Somme

Somme : fermetures massives des centres des impôts

Brève
25/07/2019

Le ministère des finances prévoit de fermer des centaines de centres des impôts en France, dont une quinzaine dans le département de la Somme : des centres des impôts comme ceux de Péronne et de Montdidier, des trésoreries dont celles de Roye, Moreuil, Rosière-en Santerre et Ham. Ils seraient remplacés, ou pas, par des points accueil-public aux horaires restreints.

Peu importe au gouvernement que des contribuables soient obligés de faire plusieurs dizaines de kilomètres pour demander des renseignements ou déposer un formulaire. Et tant pis pour ceux qui n'ont pas de voiture ou du mal à se déplacer!

Le gouvernement entend supprimer des postes afin de faire des économies et trouver ainsi l'argent qu'il donne à profusion aux plus riches : suppression de l'impôt sur la fortune, crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi, crédit d'impôt recherche.

Les habitants n'ont pas à faire les frais des cadeaux fiscaux fait à des riches de plus en plus riches.

Somme

Procter & Gamble - Amiens : dénonciation d’optimisation fiscale

Brève
24/06/2019

Les syndicats du CE de l’usine Procter & Gamble d’Amiens ont assigné la multinationale en justice.

Ils contestent le calcul du montant de la participation versée aux salariés et réclament un rattrapage qui pourrait atteindre jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros pour chacun.

En cause : le montage d’optimisation fiscale du groupe. Il se débrouille pour ne déclarer en France qu’une partie du bénéfice réalisé par sa filiale française : le reste est déclaré en Suisse. Le groupe réduit ainsi ses impôts et la participation versée aux salariés puisque leur calcul est basé sur les bénéfices déclarés.
« Nous restons sereins quant à la légalité de notre modèle économique », a
déclaré un porte-parole de Procter & Gamble.

Sereins, ils le sont face aux lois et aux tribunaux à leur service.

Ils le seront moins lorsque les travailleurs s'organiseront eux-mêmes pour contrôler leurs comptes et verront alors qu’il y a de quoi augmenter largement tous les salaires.

Somme

Sucrerie - Eppeville : les travailleurs débraient

Brève
05/06/2019

La quasi totalité des salariés a fait grève le mardi 4 juin devant le refus de la direction d'accorder des primes pour la dernière campagne sucrière avant la fermeture de la sucrerie. Ils exigent des primes de départ et des primes pour compenser les trajets supplémentaires que tous ceux qui seront mutés à Roye devront faire.

Il s’agit en moyenne de 50 kilomètres supplémentaires. Entre le prix de l’essence, les frais sur la voiture et la fatigue engendrée, les travailleurs font leur compte et ne veulent pas que cela pèse sur leur revenu.

C’est en comptant sur eux mêmes et par leur solidarité que les travailleurs pourront obtenir satisfaction.

Somme

Whirlpool-Amiens : la mascarade de Macron se conclut par la fermeture

Brève
03/06/2019

Le tribunal d'Amiens a placé l'ex-usine Whirlpool en redressement judiciaire.

Macron était venu juste avant le second tour de l'élection présidentielle promettre qu'il n'y aurait pas de licenciement.

Il y a un an, un petit industriel local, Nicolas Decayeux, propriétaire d'une usine de fabrication de boites aux lettres et patron du Medef du département, réembauchait sur le site 162 ex-salariés de Whirlpool.

Un an plus tard, le rideau tombe sur cette farce et la nouvelle est tombée juste après les élections européennes, comme pour Alsthom-Belfort.

Et c'est l'État, au travers de son préfet, qui a signifié la fin de la partie. L’État a décidé de ne plus soutenir Decayeux et de s'orienter vers la recherche de reclassement des salariés.

C’est la mobilisation des salariés qui avaient braqués les projecteurs sur eux lors de la campagne présidentielle.

Pour lutter contre les licenciements, les travailleurs ne peuvent compter sur le bla-bla-bla de politiciens en recherche de publicité.

C’est tous ensemble que les travailleurs, par leurs luttes collectives, pourront faire reculer le patronat et contester le pouvoir qu’il a de licencier à son gré en jetant les travailleurs au chômage.

Aisne

Crèche – Saint-Quentin : pas de bébés à la consigne

Brève
26/05/2019

Dans le cadre de la journée de grève nationale du 23 mai, les professionnelles d'une crèche de Saint-Quentin se sont mobilisées contre le projet de réforme qui détériore les conditions d'accueil des tous petits.

La place moyenne octroyée à chaque enfant passerait de 7 m² à 5,5 m², les places en micro crèche augmenteraient de 10 à 16 avec le même nombre d'encadrants et dans les crèches, une petite modification tenant compte uniquement de l'âge des enfants mais pas de leur capacité à marcher, réduirait le nombre de professionnelles nécessaires.

Lorsqu'un gouvernement parle de priorité à l'éducation...il vaut mieux se méfier.