Oise

BASF : l'apprentissage... de la précarité

Brève
31/12/2011

Xavier Bertrand, en visite à l'usine BASF de Breuil-Le-Sec le 19 décembre, a vanté les mérites du groupe qui s'engage à doubler ses contrats d'apprentissages d'ici à 2013 sur le site. Mais le groupe ne va pas jusqu'à s'engager à les embaucher par la suite. On le sait bien, les intérimaires comme les CDD ne sont que bien rarement embauchés. Il risque d'en être de même avec les apprentis. Pour BASF, l'apprentissage est surtout un moyen de bénéficier d'une main d'oeuvre formée selon ses besoins, et pas chère payée puisque subventionnée par l'Etat.

BASF, leader mondial de l'industrie chimique, dont le chiffre d'affaires dépasse le budget de l'éducation nationale de la France, empoche l'argent public pour organiser la précarité : tout simplement scandaleux.

Oise

Le fléau du chômage s'aggrave

Brève
31/12/2011

Les statistiques du chômage viennent de confirmer ce que bien des travailleurs de la région ressentent ces dernières années : la situation s'est considérablement dégradée pour l'emploi. Ce fléau est organisé par le patronat qui impose licenciements sur licenciements, notamment dans l'industrie.

Dans l'Oise, il y a eu la fermeture de Continental à Clairoix, celle annoncée de Still à Montataire et bien d'autres (...), soit près de 5000 emplois industriels sacrifiés en 3 ans. En France, c'est près de 900 sites industriels qui ont été fermés contre seulement 500 rouverts, soit 100 000 emplois supprimés depuis 2008.

Face à cette guerre menée par les patrons pour perpétuer les profits et leurs fortunes personnelles, les travailleurs auront à imposer grâce à leur force collective, l'interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans diminution de salaires.

Laon (Aisne)

Hôpital : il faut embaucher !

Brève
13/12/2011

L'hôpital de Laon devrait 4 000 jours de RTT aux médecins qui y travaillent.

En France, pour tout le personnel travaillant à l'hôpital, ces journées représentent plus de 4 millions de jours de travail.

C'est à cause du manque de personnel que ces jours ne peuvent être pris et par manque de budget qu'ils ne peuvent être payés.

À force de vouloir gérer les hôpitaux comme des entreprises, ceux qui y travaillent courent sans arrêt tandis que les patients voient l'accès aux soins de plus en plus difficile.

Alors ce qui est nécessaire, c'est bien l'embauche dans les hôpitaux !

Laon (Aisne)

des plans de licenciements qui ne disent pas leur nom

Brève
13/12/2011

Il y a quelques mois, plus d'une centaine d'intérimaires travaillaient à Noirot ou à Crown (ex-Carnaud).

Aujourd'hui, il n'en reste presque plus.

Et si le nombre d'intérimaires a diminué à ce point-là, ce n'est pas parce qu'ils ont été embauchés, mais parce qu'ils ont été condamnés au chômage.

C'est pour cela que Noirot, Crown et bien d'autres utilisent tant d'intérimaires.

Cela n'empêche pas le chômage, mais cela leur évite d'avoir à verser les préavis et les indemnités de licenciement.

Gauchy (Aisne)

Débrayage à Soprocos

Brève
05/12/2011

Les travailleurs de Soprocos, de l'usine de Gauchy (à côté de Saint-Quentin) qui fabrique des désodorisants, ont débrayé deux heures mardi 29 novembre. Ils protestaient contre la réduction des effectifs suite au non remplacement des départs en retraite et à la mise en fin de contrats d'une trentaine d'intérimaires.

Du coup, pour ceux qui restent, les conditions se sont fortement détériorées car les cadences ont fortement augmenté.

Le chômage pour les uns et l'aggravation de l'exploitation pour les autres, c'est ainsi que Soprocos, qui fait partie de L'Oréal, un groupe florissant, maintient voire augmente ses bénéfices malgré la crise.

Cela illustre la nécessité d'interdire les licenciements et les suppressions de postes dans ces grands groupes ainsi que l'embauche des intérimaires et la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire.

Et les travailleurs ont eu bien raison d'affirmer leur refus de cette politique patronale.