Chanel (Oise) :  la communication et la réalité

Echo d'entreprise
31/03/2020

Pendant la grève de 2011

Toutes les usines Chanel du département ont fermé. La direction de Chanel se vante dans la presse de payer intégralement les salaires et de ne pas utiliser le chômage partiel pour « ne pas peser sur les comptes publics ».

C’est en fait de la publicité qui ne leur coûte pas bien cher, car ce qui n’est pas dit, c’est qu’elle prend 5 jours de congés payés aux salariés. Et encore 5 autres jours de repos sur les RTT et les compteurs d'heures… si le confinement se prolonge.

Avec la fortune accumulée au fil des années sur le dos des travailleurs en CDI, en intérim ou en sous-traitance, les deux actionnaires de Chanel sont classés 5ème fortune professionnelle en France. Ils auraient donc largement les moyens en prenant sur cette fortune de maintenir les salaires sans toucher aux congés.

Colgate-Palmolive (Compiègne) :  Des moyens pour la sécurité des ouvriers !

Echo d'entreprise
31/03/2020

À l'usine, plus de 400 salariés produisent des produits d'hygiène et d'entretien : savon liquide, gel douche, liquide vaisselle et autres. L'usine a été déclarée d'utilité publique par le préfet de l'Oise et la production continue.

La direction dit mettre tout en œuvre pour protéger les travailleurs. Mais on en est loin. Les ouvriers sont accueillis par des pompiers en combinaison intégrale qui prennent leur température. Mais dans les ateliers, s’il y a du savon, il n’y a pas de masques. Et par moment le travail se fait à moins d'un mètre les uns des autres.

Produire du savon et des produits d'entretien qui sont effectivement indispensables pour lutter contre l'épidémie devrait se faire avec les conditions de sécurité maximum. De plus, la production de ce qui n’est pas indispensable, comme la Soupline, qui continue pourtant, devrait être arrêtée.

Les ouvriers ne doivent pas être sacrifiés pour que Colgate continue à faire marcher la pompe à profits.  

Aisne :  ALM Systems – Hirson : plainte contre la direction

Echo d'entreprise
29/03/2020

Le 19 mars les délégués CGT ont porté plainte pour mise en danger de la vie d’autrui. Ils accusent la direction de ne pas assez respecter les consignes de sécurité face à l’épidémie de coronavirus.

Dans cette entreprise de plus de 240 salariés, sous-traitante de l’automobile, qui fabrique des équipements liés à l’éclairage des véhicules, la direction a seulement annoncé une baisse d’activité et un roulement pour les services où le télétravail n’est pas possible.

L’avocat du CSE au nom duquel la plainte a été déposée fait valoir qu’il est « inadmissible qu'un employeur prenne des risques avec la santé de ses salariés en obligeant ces derniers à travailler dans un secteur non essentiel ».

« On a l'impression d'être dans une lutte des classes, tous ceux qui peuvent être en télétravail, les cadres, le sont, et les manutentionnaires, au charbon » a déclaré un délégué CGT.

Les clients français de l’entreprise sont fermés mais les entreprises de l’automobile cherchent à redémarrer leurs usines et AML Systems, en ne fermant pas, tente de se placer dans les starting-blocks.

Mais pour les travailleurs, la santé doit passe avant les profits !

Centre Hospitalier de Beauvais :  masques à durée de vie variable

Echo d'entreprise
28/03/2020

Le manque de matériel, et notamment de masques FFP2 est choquant.

Nous utilisons ceux de 2008 datant du H1N1. Évidemment, ils sont périmés, les élastiques pètent, mais certains charlatans n’hésitent pas à revoir la date de péremption à leur sauce et disent qu’ils sont utilisables au moins 10 ans.

Mais c’est faux car, avec le temps, la charge électrostatique qui contribue à l’effet de filtration de ce type de masque diminue progressivement.

Pour pouvoir les utiliser en toute sécurité plus de cinq ans après leur fabrication, il faudrait s’assurer qu’ils ont été stockés dans de bonnes conditions et réaliser un certain nombre de tests.

Cette utilisation met en danger les patients comme les soignants et c’est la conséquence des politiques criminelles d’économies des différents gouvernements.

Oise :  Clermont : au Centre Hospitalier

Echo d'entreprise
24/03/2020

Guerre sans soldats

D’ordinaire les ASH sont en nombre à peine suffisant pour assurer toutes leurs tâches et notamment le maintien de l’hygiène.

A présent qu’il faut tout nettoyer et renettoyer, y compris les poignées de porte, il crève les yeux que nous avons besoin de plus d’ASH. Comment combattre le virus sans assez de « soldats », pour reprendre le vocabulaire guerrier de Macron ?

Il faut d’urgence en embaucher.

Politiques criminelles

Le nombre de lits d’hospitalisation est passé en France de 11,5 pour 1 000 habitants à 6,5 en 40 ans.

Dans le pays, à 20h, des gens ouvrent leurs fenêtres et applaudissent les soignants qui luttent en première ligne pour sauver des vies.

Cela ne dédouane absolument pas tous ces ministres et présidents qui ont supprimé ces lits d’hospitalisation.

Les héros ne vivent pas que d’eau fraîche

Le gouvernement a sorti des milliards par centaines pour les banques, les spéculateurs et les grandes entreprises, avant même que ces capitalistes ne souffrent de la situation actuelle.

Mais pour augmenter les salaires des hospitaliers qui revendiquent depuis des mois, il n’y a que de vagues promesses…

Pour les 300 € par mois, il faudra se mobiliser.

Cartonnerie Allard - Compiègne (Oise) :  ras le carton

Echo d'entreprise
22/03/2020

carton rouge !

L’usine Allard qui emploie moins de cent ouvriers, produit du carton, entre autre pour les sociétés de déménagement. Depuis le début du confinement cette production n’a pas été arrêtée. Le samedi 21 mars, la direction a même demandé aux salariés de venir travailler en heures supplémentaires le matin, ce que beaucoup ont refusé.

Or à Compiègne et ailleurs, les agences de déménagement tournent au ralenti quand elles ne sont pas tout simplement fermées pour quinze jours au moins.

Le patron en profite en fait pour faire du stock en vue de la sortie du confinement. Il accumule surtout de quoi faire monter la colère des ouvriers.

Somme :  Valéo – Amiens : le capitalovirus sévit à l’usine

Echo d'entreprise
20/03/2020

Il y a eu un cas avéré de coronavirus sur le site d'Abbeville, 8 sur celui d’Amiens.

L’usine va finalement fermer ce vendredi 20 mars, mais pas par souci de la santé des ouvriers : ce sont les difficultés d’approvisionnement en matières premières qui ont motivé cette décision des actionnaires.

Jusqu’au bout, alors que la consigne générale est au confinement le plus strict, les patrons ont exigés que les salariés concentrés à plus de mille dans l’enceinte de l’usine produisent des embrayages automobiles absolument pas indispensables actuellement,.

Le virus du profit est tellement fort, que la direction a trouvé et distribué des masques - qui manquent tant au personnel hospitalier - pour parer l’action des salariés qui exerçaient leur droit de retrait.