Mecafi – Châtellerault (Vienne)

La seule arme des travailleurs, c'est la grève !

Brève
22/09/2020

Les travailleurs de Mecafi, menacés de 242 licenciements, soit près de la moitié des effectifs, sont entrés en grève depuis lundi 21 septembre. Depuis près de deux mois, la direction a lanterné les travailleurs en multipliant les réunions de prétendues négociations avec les organisations syndicales, exigeant d'elles le
huis-clos et le silence sur ces tractations. Tout cela a abouti au maintien de la quasi-totalité des licenciements annoncés dès le départ et à des indemnités de départ égales à zéro euro.
Mecafi, qui fait partie du groupe Nexteam, a pourtant largement les moyens de payer. Ces requins, comme bien d'autres, n'ont en vue que la rentabilité de leurs capitaux pour leurs actionnaires. Pour sauver leur peau et leurs emplois, les travailleurs n'ont d'autre choix que de le leur imposer, en se faisant craindre.

Verallia (ex-Saint-Gobain) – Cognac (Charente)

La lutte contre les licenciements commence face aux requins capitalistes

Brève
12/09/2020

Mercredi 10 septembre, près de 200 salariés et militants ont manifesté pour exprimer leur indignation et leur refus du plan de 80 suppressions d’emploi rendu public en juin. Un mouvement de grève avait précédé.

Verallia veut fermer un four, sur trois en fonctionnement, et licencier un tiers des ouvriers. La charge de travail est importante. Les bénéfices aussi – les actionnaires se sont vu attribuer 100 millions d’euros par le conseil d’administration en juin également. L’actionnaire majoritaire, un fond d’investissement américain (Apollo) se taillait la plus grosse part de la galette, mais il y a mais aussi la Banque d’investissement public de France qui dépend de l’État, et le PDG ne s’était pas oublié – il faut dire que c’est l’ancien directeur de Goodyear qui s’était rendu célèbre pour un plan social à Amiens !

Tous ces requins ne se contentent pas d’exploiter les travailleurs, puis les mettre dehors ensuite. Un expert financier a dévoilé que le groupe Apollo avait mis au point des montages financiers entre des sociétés basées au Luxembourg et aux îles Caïmans et transférer des centaines de millions d’euros à son profit.

Et, cerise sur le gâteau capitaliste, Verallia devrait bénéficier du plan de relance gouvernemental et de la forte baisse des impôts de production !

Pour empêcher ces licenciements « à vomir » comme dit un responsable syndical, barrer la route à ces prédateurs, la lutte ne fait que commencer. Une nouvelle mobilisation est prévue le 17 septembre.

La Rochelle (Charente-Maritime)

Ammonitrates à Chef-de-Baie

Brève
23/08/2020

Deux entrepôts de nitrate d’ammonium dans la zone industrielle de Chef-de-Baie sont hautement explosifs : l’un, Borealis, est classé Seveso « seuil haut » car il stocke plus de 2 500 tonnes ; l’autre, Poitou-Charentes Engrais, Seveso « seuil bas », stocke plus de 350 tonnes, à côté de Borealis. La quantité stockée exacte n’est pas connue. Une association de riverains la chiffre à 6 250 tonnes minimum, soit 2,3 fois la quantité qui vient de raser Beyrout, et 20 fois celle qui a explosé à AZF Toulouse en 2001.

Chaque semaine, deux convois ferroviaires de 1 200 tonnes traversent La Rochelle pour approvisionner Borealis. Et de multiples convois routiers en partent. Et la zone portuaire de Chef-de-Baie-La Pallice compte 4 autres sites Seveso « seuil haut ».

Il va sans dire que l’explosion de ces sites raserait l’agglomération de La Rochelle. Et l’explosion du plus petit entraînerait celle de l’autre !

D’une part, il est aberrant de stocker ces engrais agricole dans une agglomération. Et pour une raison d’économie, car l’alternative serait d’ouvrir une gare de fret ferroviaire en zone rurale.

D’autre part, les riverains ont raison de ne pas être rassurés par les discours officiels selon lesquels la France n’est pas le Liban, alors qu’une visite de la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) en 2016 avait signalé des équipements abandonnés sur le site de Borealis et des documents ne permettant pas de connaître les engrais stockés. Et en 2005, un incendie avait touché une usine d’engrais classée Seveso à Parthenay (Deux-Sèvres). Les leçons de l’accident d’AZF n’ont manifestement pas été tirées.

Île de Ré (Charente-Maritime)

Quand la misère côtoie l’opulence

Brève
25/07/2020

Le Secours populaire, qui a ouvert une antenne mobile sur l’île au début du confinement, y a vu affluer jusqu’à 160 familles, dont certaines personnes vivant avec la moitié d’un RSA et ne mangeant qu’une fois par jour, alors que les prix alimentaires sur l’île sont tirés vers le haut par les riches résidents.

Pour payer le loyer de leur HLM sur l’île, ou de leur petit terrain qui héberge une cabane de chasse ou une caravane délabrée, jouxtant de somptueuses villas ou longères, beaucoup, en particulier des femmes, dépendent des petits boulots fournis par leurs riches voisins : gardiennage des résidences secondaires, repassage, heures de ménage. Et avec la crainte du coronavirus, ces dernières tâches se font rares.

Parmi les demandeurs d’aide alimentaire se trouve même une commerçante autrefois aisée, aujourd’hui en difficulté. Les bénévoles de l’association eux-mêmes sont des travailleurs qui ont du mal à s’en sortir du fait du chômage partiel.

Il s’agit de l’un des signes de la crise économique qui ne fait que commencer. Les travailleurs, pour survivre, n’auront d’autre choix que de la faire payer aux responsables, la grande bourgeoisie.

Nautitech – Rochefort (Charente-Maritime)

Nouveaux licenciements à Rochefort

Brève
25/07/2020

Après le licenciement de la moitié de l’effectif chez Métal-Chrome (105 licenciements), 95 emplois supprimés dans la filiale d’Airbus, Stelia, c’est l’entreprise du nautisme Nautitech qui licencie 46 salariés, presque un tiers de l’effectif CDI (on ne parle même plus des 8 CCD et des 40 intérimaires renvoyés). « C’est moins que ce qui était prévu », se félicite la direction ! Pourtant, dans cette dernière entreprise, il n’y a que quelques commandes retardées. Il n’est même pas question d’utiliser le chômage partiel de longue durée afin d’éviter tous les licenciements. Les éviter tous reviendrait trop cher, paraît-il.

Dans la foulée de ce nouveau plan, et en attendant les plans des propriétaires des entreprises Simair (plus de 200 salariés) et Malichaud (plus de 250 salariés), un article de Sud-Ouest, relatant les conclusions du cabinet d’expertise comptable Syndex, explique avec des mots différents ce que disent les communistes révolutionnaires : au mieux, les patrons, même sous-traitants, utilisent les fonds d’État pour rationaliser leurs entreprises, mais en aucun cas pour préserver l’emploi.

Pour les travailleurs, le seul « dialogue social » qui vaudra, c’est la grève jusqu’à l’occupation des entreprises et les manifestations afin de contraindre les patrons et leur gouvernement à consacrer et les profits passés et les subventions gouvernementales au partage du travail existant entre tous les salariés avec maintien des salaires !