Ekidom – Office public de l’habitat de Grand Poitiers (Vienne)

Le ras-le-bol s'exprime avec force

Brève
18/10/2019

Plus de la moitié des 200 salariés du bailleur social Ekidom, à Poitiers, ont fait une demi-journée de grève le 8 octobre dernier. Le mécontentement vient de loin dans cette structure issue de la fusion de deux organismes HLM voici près de trois ans, car la désorganisation règne toujours.

Surcharge de travail, impossibilité de faire correctement le travail, tensions avec les locataires font craquer les salariés. De nombreux arrêts maladie et départs volontaires de CDI ont eu lieu, palliés – insuffisamment – par des contrats précaires. Si les directeurs n’ont pas été capables de ramener la structure à un fonctionnement normal, ils ne ratent par contre pas leur « mission » de serrer la vis le plus possible sur les salaires, alors que beaucoup d’employés sont sous-payés. Les locataires, quant à eux, sont moins bien servis, régulièrement victimes de retards ou d’erreurs.

Le 8 octobre, réconfortés de se retrouver si nombreux, les grévistes ont exprimé leur colère en un rassemblement dynamique devant le siège de l’office. Leur mobilisation a surpris bien du monde et contraint la directrice générale a recevoir une délégation, tandis que le président PS de Grand Poitiers accordait une entrevue l’après-midi même. Un premier pas, mais pour que les choses changent vraiment, il faudra évidemment maintenir la pression.

Angoulême (Charente)

Les chauffeurs de bus excédés en grève

Brève
30/09/2019

Vendredi 27 octobre, il n’y a pratiquement pas eu de bus de ville à Angoulême. Une grève très suivie accompagnée d’un piquet de grève a exprimé la colère des chauffeurs. Au cours d’une assemblée, les chauffeurs ont dit leur mécontentement d’une réorganisation qui a débuté en septembre (dénommée Möbius) et qui s’est avérée largement défaillante : circuits aberrants , horaires impossibles à tenir, bus articulés inadaptés aux virages serrés, bus flambant neufs qui tombent en panne, et tensions avec le public qui s’ensuivent.

Beaucoup d’esbroufe et des moyens dépensés et gaspillés, sans que jamais l’avis des travailleurs des bus ou des usagers n’ait été pris en compte !

Angoulême (Charente)

Travaux et aménagements : chaos et manne pour le BTP

Brève
30/09/2019

Cette réorganisation des circuits de bus a été précédée de grands travaux qui ont semé le désordre sur les grands axes de circulation pendant des mois. Au final, ils se concluent par des tracés de voie parfois absurdes, une signalisation à revoir. Bref ce qui était censé faciliter la circulation des transports en commun n’a pas amélioré les choses mais a coûté très cher. Quelque 88 millions d’euros d’argent public, encaissés par les entreprises du BTP, au premier rang desquelles les Eiffage, Vinci et autres…

Régie des transports communautaires rochelais (RTCR), La Rochelle (Charente-Maritime)

La mairie organise l’insécurité… et se défausse sur les travailleurs

Brève
29/09/2019

La CGT de la RTCR dénonce le manque de moyens matériels et humains du service d’entretien des bus, et ses conséquences dangereuses : ainsi un bus roulait sans clignotant et avec une porte qui ne fermait pas ; un autre sans feux de croisement.

La direction de la RTCR et l’adjointe au maire chargée des transports, l’écologiste Brigitte Desveaux, citées par Sud-Ouest, répondent en mettant en cause « les grèves » des 13 et 20 septembre et la « résistance au changement que nous impulsons »… changement qui consiste en particulier à réduire le temps de pause des chauffeurs, les poussant à rouler plus vite.

S’ajoute au problème le manque de bus, accru cette semaine par les réquisitions comme navettes pour le Grand Pavois. Ce salon nautique profite notamment au groupe nautique du maire de La Rochelle, avec ses deux entreprises Fountaine-Pajot et Dufour. C’est ainsi qu’aux heures de pointe les travailleurs et étudiants s’entassent parfois dans des bus simples, et voient des bus déjà pleins à craquer passer sans marquer l’arrêt.

La direction de la RTCR et la mairie donneuse d’ordre sont pleinement responsables de tous ces problèmes.

Hôpital de Girac (Angoulême, Charente)

Plainte en justice contre l’hôpital de Girac après le suicide d’un informaticien

Brève
15/09/2019

En novembre dernier un cadre informaticien de l’hôpital de Girac mettait fin à ses jours, après avoir subi un burn out. Il expliquait ce suicide par la pression et la surcharge de travail. Son épouse vient de porter plainte contre l’hôpital et un chef de service, incriminant le harcèlement qui a poussé son mari à bout. Les collègues et syndicalistes pointent que la direction de l’hôpital était au courant, mais n’a pas réagi.

La caisse d’assurance maladie a reconnu le suicide de ce travailleur comme accident du travail. Mais la direction de l’hôpital a formé un recours contre cette décision.

C’est pourtant bien la politique de rentabilisation et la surexploitation qui causent de tels drames, au détriment des salariés, comme, au demeurant des malades.