Angoulême (Charente)

Hôpital psychiatrique d’Angoulême : la colère du personnel

Brève
16/10/2021

Jeudi 14 octobre, plus de cinquante infirmiers, aide-soignants, médecins, membres du personnel technique ont manifesté pendant que se tenait un colloque, un grand bla-bla pérorant sur « l’addiction des adolescents ». Ils s‘élèvent contre la suppression de dix lits du centre de crise et la fermeture probable du service admission. 34 lits sur 200 sont sur la sellette. Sans compter le manque de médecins – il manque 15 psychiatres.

Tout cela alors qu’avec le Covid et le confinement, de nouveaux profils de patients sont apparus. Même le directeur dit que « les effectifs sont trop faibles » et que « nous sommes à un point de rupture ».

Ce qui est fou, c’est de laisser les rênes de la santé publique à ceux qui, pour des raisons budgétaires, suppriment des lits, des services, et imposent la pénurie de médecins ! À bas !

Dragon 17 (Charente-Maritime)

La sécurité n’est pas la priorité du gouvernement

Brève
21/08/2021

La Rochelle, avec son hélicoptère Dragon 17, était l’une des six bases de sécurité civile menacées de fermeture pour manque de pièces détachées ou autres problèmes techniques affectant leur hélicoptère. In extremis, un hélicoptère a été emprunté à Lacanau, ce qui a évité à la base de La Rochelle d’être mise hors-circuit comme Montpellier… ou Lacanau.

Le 28 juillet, quand un nageur s’est noyé dans une baïne au Porge (Gironde), un hélicoptère a donc dû venir de Mimizan (à 75 km) au lieu de Lacanau (à 13 km).

Et dans l’urgence, faute de moyens, la Sécurité civile en est réduite à louer au prix fort des appareils à des sociétés privées, comme le dénonce le syndicat des navigants de l’aviation civile.

Ces économies criminelles aux dépens de la sécurité jugent cette société, où les moyens vont bien davantage aux avions et hélicoptères de guerre, et aux marchands de mort qui les vendent.

SNCF (Charente-Maritime)

Ligne La Rochelle-Nantes : réouverture au rabais

Brève
21/08/2021

La ligne La Rochelle-La Roche-sur-Yon, que l’État avait laissé pourrir pendant des décennies, vient de rouvrir après 19 mois de travaux. Une bonne chose. Mais le remplacement de la double voie par une voie unique limitera forcément le trafic. Aujourd’hui, seuls trois trains par jour circulent dans chaque sens, ce qui est insuffisant pour utiliser le train pour se rendre à son travail. Et les trains existants sont déjà remplis, ce qui montre que la demande existe. Mais la direction de la SNCF et les gouvernements donneurs d’ordre continuent de vouloir faire préférer… la route.

Charente

Charente libre : grève contre la fermeture de l’imprimerie et les licenciements

Brève
07/07/2021

Mardi 6 juillet, le quotidien Charente libre n’a pas paru. La plus grande partie des salariés ont fait grève contre l’annonce faite par le directeur au conseil économique et social (CSE) du groupe Sud-Ouest, propriétaire de Charente libre, de fermer l’imprimerie d’Angoulême en 2022, ce qui menace plus d’une vingtaine d’emplois. Le contenu rédactionnel serait envoyé et imprimé à Bordeaux, puis les exemplaires acheminés quotidiennement par trois camions à Angoulême. Ce qui retarde d’ailleurs le bouclage du journal. Il en irait de même d’ici 2023 pour le quotidien La République des Pyrénées à Pau, aussi propriété du groupe Sud-Ouest.

Le directeur argue de la baisse des ventes du journal papier et des recettes publicitaires, disant que « trois imprimeries (Angoulême, Bordeaux, Pau), c’est trop ». Et prétextant une « forte dégradation des indicateurs financiers, conduisant à des pertes d’ici 4 ou 5 ans ».

C’est une allégation biaisée, alors même que le groupe est notoirement bénéficiaire actuellement.

Quant aux travailleurs, on leur propose une mutation à Bordeaux – d’autant plus inacceptable pour eux que beaucoup ont dépassé la cinquantaine, ont une famille, une maison sur place… dit un syndicaliste– ou des licenciements négociés.

Pourquoi la précipitation de cette décision ? Le directeur ne cache pas que cela découle « des délais très courts imposés par le gouvernement pour bénéficier d’aides dans le cadre du plan de restructuration des imprimeries des journaux ».

En somme, le groupe Sud-Ouest veut faire plus d’argent en se débarrassant des travailleurs, et en plus, empocher pour cela l’argent de l’État !

Ce plan contre l’emploi des salariés est scandaleux. Il doit être mis en échec. Le groupe Sud-Ouest a de l’argent et si la charge de travail diminue, il faut répartir le travail en préservant l’emploi et les salaires.

Hôpital d'Angoulême (Charente)

On ferme la cancérologie et la pneumologie !

Brève
02/07/2021

Ces derniers jours, les malades du cancer ont été informés qu’ils ne seraient plus pris en charge et soignés à l’hôpital de Girac à Angoulême. Ils devront se déplacer à plus de cent kilomètres, à Poitiers ou Bordeaux, généralement en ambulance, quel que soit l’état de fatigue où les chimiothérapies et d’autre soins les mettent. La raison ? Il n y a plus de médecins oncologues – certains sont partis à la retraite et pas remplacés, d’autres sont en congé maladie, ou ont quitté l’hôpital. Une patiente, âgée, s’insurge : « je l’ai lu, relu (le courrier). Ils ne vont pas me faire un coup comme ça, c’est dangereux »..

Pour les mêmes raisons, le service de pneumologie ferme pour l’été. Seuls huit lits devaient rester ouverts sur une vingtaine à la suite de départs de médecins oncologues. Finalement, le service ferme faute de praticiens. Et le personnel est réaffecté ailleurs. Il a à noter que c’est ce service dont relevaient les malades du Covid, avant qu’ils ne soient dispatchés dans d’autres services.

Bien entendu, les départs et les arrêts maladie des médecins sont liés à leur ras-le-bol face à la charge de travail et aux contraintes qui leur sont imposées. Et la direction de l’hôpital s’est bien gardée d’anticiper, de recruter, obsédée qu’elle est par les économies de personnel et la recherche de la rentabilité, sur le modèle capitaliste.

Alors oui, aujourd’hui : hôpital = danger.