Charente

Charente libre : grève contre la fermeture de l’imprimerie et les licenciements

Brève
07/07/2021

Mardi 6 juillet, le quotidien Charente libre n’a pas paru. La plus grande partie des salariés ont fait grève contre l’annonce faite par le directeur au conseil économique et social (CSE) du groupe Sud-Ouest, propriétaire de Charente libre, de fermer l’imprimerie d’Angoulême en 2022, ce qui menace plus d’une vingtaine d’emplois. Le contenu rédactionnel serait envoyé et imprimé à Bordeaux, puis les exemplaires acheminés quotidiennement par trois camions à Angoulême. Ce qui retarde d’ailleurs le bouclage du journal. Il en irait de même d’ici 2023 pour le quotidien La République des Pyrénées à Pau, aussi propriété du groupe Sud-Ouest.

Le directeur argue de la baisse des ventes du journal papier et des recettes publicitaires, disant que « trois imprimeries (Angoulême, Bordeaux, Pau), c’est trop ». Et prétextant une « forte dégradation des indicateurs financiers, conduisant à des pertes d’ici 4 ou 5 ans ».

C’est une allégation biaisée, alors même que le groupe est notoirement bénéficiaire actuellement.

Quant aux travailleurs, on leur propose une mutation à Bordeaux – d’autant plus inacceptable pour eux que beaucoup ont dépassé la cinquantaine, ont une famille, une maison sur place… dit un syndicaliste– ou des licenciements négociés.

Pourquoi la précipitation de cette décision ? Le directeur ne cache pas que cela découle « des délais très courts imposés par le gouvernement pour bénéficier d’aides dans le cadre du plan de restructuration des imprimeries des journaux ».

En somme, le groupe Sud-Ouest veut faire plus d’argent en se débarrassant des travailleurs, et en plus, empocher pour cela l’argent de l’État !

Ce plan contre l’emploi des salariés est scandaleux. Il doit être mis en échec. Le groupe Sud-Ouest a de l’argent et si la charge de travail diminue, il faut répartir le travail en préservant l’emploi et les salaires.

Hôpital d'Angoulême (Charente)

On ferme la cancérologie et la pneumologie !

Brève
02/07/2021

Ces derniers jours, les malades du cancer ont été informés qu’ils ne seraient plus pris en charge et soignés à l’hôpital de Girac à Angoulême. Ils devront se déplacer à plus de cent kilomètres, à Poitiers ou Bordeaux, généralement en ambulance, quel que soit l’état de fatigue où les chimiothérapies et d’autre soins les mettent. La raison ? Il n y a plus de médecins oncologues – certains sont partis à la retraite et pas remplacés, d’autres sont en congé maladie, ou ont quitté l’hôpital. Une patiente, âgée, s’insurge : « je l’ai lu, relu (le courrier). Ils ne vont pas me faire un coup comme ça, c’est dangereux »..

Pour les mêmes raisons, le service de pneumologie ferme pour l’été. Seuls huit lits devaient rester ouverts sur une vingtaine à la suite de départs de médecins oncologues. Finalement, le service ferme faute de praticiens. Et le personnel est réaffecté ailleurs. Il a à noter que c’est ce service dont relevaient les malades du Covid, avant qu’ils ne soient dispatchés dans d’autres services.

Bien entendu, les départs et les arrêts maladie des médecins sont liés à leur ras-le-bol face à la charge de travail et aux contraintes qui leur sont imposées. Et la direction de l’hôpital s’est bien gardée d’anticiper, de recruter, obsédée qu’elle est par les économies de personnel et la recherche de la rentabilité, sur le modèle capitaliste.

Alors oui, aujourd’hui : hôpital = danger.

 

Angoulême (Charente)

Grève des travailleurs sociaux du département

Brève
14/06/2021

Une quarantaine de travailleurs sociaux du département de la Charente font grève. Il manque des effectifs – 8 postes sur 22 sont des départs non remplacés. Les arrêts-maladies ne sont pas compensés. Par ailleurs les contractuels n’ont pas de primes, et leurs salaires sont bas – autour de 1 300 euros à peine alors qu’ils ont les mêmes responsabilités. « On n’arrive plus à accompagner le public en difficulté », dit un syndicaliste.

Les ressources des départements sont réduites à la portion congrue par l’État, qui réserve ses milliards aux grandes entreprises capitalistes. Et les service publics, comme le sort des travailleurs sociaux, ne cessent de se dégrader – ce qu’acceptent au fond les politiciens qui les dirigent.

Il faut au contraire plus d’argent pour les besoins sociaux, en prenant sur les subventions et les profits des grandes entreprises.

Centre éducatif fermé (Le Vigeant – Vienne)

Le député à la ville, le député aux champs

Brève
09/06/2021

Un rassemblement était organisé par la CGT, mardi 8 juin, pour soutenir un travailleur veilleur de nuit au centre éducatif fermé (CEF) du Vigeant, dans le sud du département, accusé, par la direction de l’association Nouvel horizon qui l’emploie, d’avoir filmé avec son téléphone portable une altercation entre jeunes.

Contestant les faits, ce travailleur, par ailleurs récemment responsable syndical CGT au sein de l’association, dénonce, avec des collègues, des conditions de travail dégradées liées à des tensions avec des jeunes pensionnaires, une pression constante de la direction qui licencie sans hésiter et un sous-encadrement chronique pour assurer les multiples tâches. Tout cela se traduit par des arrêts de travail fréquents et trois procédures aux prud’hommes à l’encontre du CEF.

Alerté par ces problèmes récurrents, le président de l’association, qui n’est autre que le député du secteur, Jean-Michel Clément, longtemps encarté au PS, puis rallié, un temps, à la vague macroniste, et roulant pour son propre compte maintenant, n’a jamais daigné répondre aux sollicitations des syndicalistes. Il est vrai qu’il est bien occupé à rédiger ses petites questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, pour les publier ensuite sur son portail Internet, comme le 2 mars dernier, où l’injustice sociale du gouvernement liée aux attaques contre l’assurance chômage faisait mine de le préoccuper. Poser quelques questions sans suite à un gouvernement qui n'en a rien à faire, ça ne sert évidemment à rien, sinon à ajouter une petite touche de couleur au portrait d'un politicien en mal de visibilité. De là à répondre aux préoccupations des travailleurs de l'association qu'il préside… n'exagérons rien !

Nouvelle-Aquitaine

Conseil régional : Une unanimité au service du grand patronat

Brève
01/06/2021

Le Conseil régional de la Nouvelle-Aquitaine, à l’instar des autres conseils régionaux, est un pourvoyeur de subventions publiques à destination du grand patronat.

Ainsi, pour ne citer qu’un exemple, les conseillers régionaux, dans une belle unanimité (qui caractérise d’ailleurs l’écrasante majorité des votes), ont attribué, en novembre 2019, 2,6 millions d’euros à la SAFT, filiale du groupe Total, alors que celui-ci distribuait plus de 8 milliards en dividendes et rachats d’actions à ses actionnaires pour l’exercice 2019 ! Les conseillers régionaux, toute tendance politique confondue, savent aider les « nécessiteux ».

Pour que l’argent public cesse d’enrichir les capitalistes et aille aux besoins de la collectivité, les travailleurs devront mettre le holà !