La Rochelle (Charente-Maritime)

Les manifestants s’invitent aux vœux du maire

Brève
16/01/2020

Jeudi 16 janvier, c'est un bon millier de manifestants qui se sont invités aux vœux que le maire de la Rochelle devait présenter aux « acteurs économiques » de la communauté d'agglomération.

Lorsque ces messieurs les chefs d'entreprise sont arrivés, ils se sont retrouvés dans la foule joyeuse des grévistes, cheminots, enseignants, retraités, qui avaient déjà vidé une bonne partie des bouteilles prévues pour l'occasion.

Une manière comme une autre de veiller à ce que nos impôts soient pour une fois bien utilisés, disaient certains. Et pour tous, une action réussie, dans la bonne humeur, face à un maire soutenu par Macron, qui est lui même un des plus gros patrons de la ville.

Angoulême (Charente)

Les salariés de la clinique privée Saint-Joseph en grève

Brève
13/01/2020

Votée à mains levées en fin de semaine, la grève des agents, aide-soignantes, infirmières de la clinique privée Saint-Joseph a commencé lundi 13. La plupart se sont rassemblés devant l’entrée, salués par les klaxons des bus de ville et parfois des automobilistes. Première grève dans cet établissement centenaire qui a été vendu par une famille patronale à la chaîne de cliniques Vivalto, troisième groupe d’hospitalisation privée, propriétaire de 34 cliniques.

Tous les soignants sont à juste titre révoltés par des « salaires de misère », inférieurs à ceux de l’hôpital public ou celui d’un centre clinical proche. Ils réclament une hausse de salaire de 300 euros, un treizième mois. Et aussi des travaux d’entretien indispensables.

Certains médecins sont venus saluer les grévistes. La direction, elle, esquive les revendications. Et met le mécontentement sur le compte du « contexte social actuel qui a joué un rôle ».

Eh oui, le climat (social) chauffe aussi !

SNCF (La Rochelle – Charente-Maritime)

Ligne Bordeaux-Nantes : de mal en pis

Brève
08/01/2020

Lundi 6 janvier, le tronçon La Rochelle – La Roche-sur-Yon a fermé pour travaux, pour une durée annoncée de 17 mois. Le défaut d’entretien et le sous-investissement depuis des décennies sont à l’origine de cette longue fermeture. On pourrait cependant penser « il était temps », tant la ligne s’était dégradée, les trains mettant 2 h pour parcourir les 100 km séparant ces deux villes, et 5 h pour joindre Nantes à Bordeaux.

Mais ces travaux, loin de rétablir la ligne dans son état d’il y a 40 ans, vont commencer par remplacer les deux voies par une voie unique, ne permettant qu’un flux limité de trains – seules deux zones de croisement seront prévues – et ceci par souci d’économie.

Et puis les 150 millions d’euros de travaux annoncés sont entièrement financés sur fonds publics (État et collectivités), alors qu’il est déjà prévu que la ligne rénovée sera ouverte à la concurrence, donc aux profits privés.

Il y a 15 ans, cette ligne était encore un tronçon d’une ligne directe Quimper-Menton via Nantes, Bordeaux, Toulouse, Marseille, sur laquelle un train de nuit permettait de s’endormir à Nantes et se réveiller à Nice. Même quand l’État et la SNCF se vantent de grands travaux, c’est pour régresser.

Fountaine-Pajot – Aigrefeuille d’Aunis (Charente-Maritime)

Grève à l’usine du maire de La Rochelle

Brève
17/12/2019

Lundi 16 décembre, l’équipe du matin et la normale ont débrayé à 120 ouvriers, bloquant ainsi la production, et débarquant dans les bureaux de la direction pour réclamer du salaire.

Aux NAO (négociations annuelles obligatoires), la direction proposait 1,9 % avec un talon de 32 €. Elle propose maintenant 35 € brut si les syndicats signent et les ouvriers reprennent le travail. Face à ce chantage, les travailleurs ont décidé de rester en grève, et d’attendre tous ensemble l’équipe d’après-midi pour assurer la jonction. C’est parti pour que la grève se poursuive mardi 17, avec participation à la manifestation contre la réforme Macron.

 

Patron voyou et insultant

Châtellerault - Vienne

Brève
03/12/2019

AMPC, une entreprise de mécanique de précision de la ZI Nord, a fermé, mettant 36 ouvriers à la rue. Le patron semble prendre bien des libertés avec les règlements : plusieurs redressements judiciaires, disparition de matériel industriel, accumulation de livraisons défectueuses, etc. Mais en plus, il s'est répandu dans la presse en accusant les ouvriers d'incompétence et d'être responsables de la fermeture : « une équipe de foot ne peut pas gagner si 40 % de l'équipe ne joue pas », a-t-il osé dire. Gageons que ce triste sire, lui, ne va pas perdre 40 % de ses revenus, alors que les travailleurs qu'il vire perdront beaucoup plus. Et souhaitons qu'ils arrivent à lui faire payer au maximum.