Hôpital d’Angoulême (Charente)

La misère de Girac : à votre bon cœur, M’ssieurs-Dames

Brève
23/03/2020

Dans Charente libre de samedi 21 février, un article fait état des préparatifs pour accueillir des malades du covid-19, et des efforts faits par les hospitaliers pour faire face. L’article mentionne aussi : « l’hôpital d’Angoulême lance un appel aux dons pour trouver des masques, du gel hydroalocoolique, des lunettes de protection ». Voila à quoi est réduit l’hôpital public, à faire appel à la charité pour assurer le minimum pour les patients et les soignants !

Tout ça parce que l’argent part depuis des années vers les riches et les capitalistes, au lieu d’aller vers la santé.

Hôpital d’Angoulême (Charente)

Soignants en danger : la colère

Brève
23/03/2020

Dans le même numéro du journal, un article fait écho à la colère des infirmières qui n’ont ni masques, ni gel – « aucune protection », dit l’une d’elle. Quand elle appelle le centre national d’information sur le covid-19, on lui explique que les simples gestes barrières suffisent : « Bref un grand délire » dit-elle. Et d’ajouter : « ce qui nous fait peur, c’est que notre hiérarchie soit incapable de prendre les décisions urgentes ». Oui, et il faut que les travailleurs de la santé et de partout prennent les choses en main. C’est une urgence sociale.

Hôpital d’Angoulême (Charente)

Pas de masques, pas de matériel ? Une politique de classe criminelle

Brève
23/03/2020

L’incroyable pénurie de masques et de moyens médicaux a une cause : la politique d’économies et de restrictions mises en œuvre par tous les gouvernements depuis des années. Dans les années 90, il y avait plus d’un milliard de masques stockés sous la responsabilité de l’État. Le stock n’a pas été renouvelé, s’est périmé sous les ministres de la Santé, de droite ou de gauche, qui se sont succédé. Et Macron s’est inscrit dans la continuité de cette politique : tout pour les riches et le capital. Pour faire de sordides économies, l’État a cessé d’acheter des masques et s’en est déchargé sur les hôpitaux, eux-mêmes à court de moyens.

Le virus du capitalisme, c’est le danger permanent.

CHU de Poitiers (Vienne)

Il y a loin des déclarations gouvernementales à la réalité

Brève
15/03/2020

La direction du CHU de Poitiers vient d’envoyer un mail à destination des travailleurs administratifs de l’établissement qui ont des enfants, en leur demandant de se débrouiller pour assurer la garde de ceux-ci, et d’être à leur poste de travail.

Alors qu’avec la crise épidémique qui s’annonce, le gouvernement n’a cessé de communiquer pour encourager le télétravail ou pour dire, pour ceux des salariés qui sont parents et n’ont pas cette possibilité, qu’ils pourraient bénéficier « automatiquement » d’un arrêt maladie sur simple demande à l’employeur, le CHU, qui gère des effectifs à flux tendu, ne l’entend visiblement pas de cette oreille.

Et pour cause ! À force d’avoir supprimé des postes dans les hôpitaux, les différents gouvernements, de droite comme de gauche, en passant par celui de Macron, poursuivant leur politique d’austérité, portent une lourde responsabilité dans la désorganisation qui sévit dans le secteur hospitalier.

Heuliez (Deux-Sèvres)

Quéveau lègue ses archives… mais garde le pognon

Brève
15/03/2020

Gérard Quéveau, l’ancien patron de l’entreprise de carrosserie et de véhicules électriques Heuliez, qui était située à Cerizay, dans les Deux-Sèvres, vient, en grande pompe, de céder ses 8 tonnes d’archives au département. Tout y est, paraît-il, des masses de courrier, des contrats commerciaux, des documents comptables… L’ancien patron aurait eu un « pincement au cœur » en déclarant : « Il faut que ça tourne. La vie est comme ça ».

Quand il a vendu pour une bouchée de pain (30 000 euros), en 2009, l’entreprise avec les 600 travailleurs restant, épargnés par les précédents plans dits « sociaux », jugeant sûrement qu’il y avait de meilleurs profits à faire ailleurs, il n’a pas exprimé le moindre regret. Le magazine Challenges, à l‘époque, évaluait sa fortune à 100 millions d’euros.

L’entreprise, qui comptait 3 000 travailleurs en 2005, a été liquidée en 2014, après une succession de pseudo-repreneurs alléchés par les diverses subventions publiques que l’État, la région et le département versaient au prétexte de sauvegarder l’emploi... Avec quel succès !

Que ce patron, fossoyeur de l’emploi, soit courtisé par les responsables politiques du département n’est pas pour étonner. Les travailleurs, quant à eux, quand ils reprendront le chemin de la lutte collective, sauront où récupérer l’argent qui a été volé.