Fonderie du Poitou Fonte, Ingrandes-sur-Vienne (Vienne)

Un député chahuté et dépité !

Brève
06/07/2020

C’est de pied ferme que les grévistes de la fonderie du Poitou fonte attendaient le député macroniste de la Vienne, Turquois, à leur rassemblement devant l’usine. En colère, les fondeurs à Ingrandes redoutent une fermeture de leur site, un peu plus d'un an après sa reprise par le groupe Liberty du milliardaire anglo-indien Gupta, et des mois d’activité au ralenti. Le directeur du site est même intervenu pour tenter d’apaiser le climat et proposer des pseudo-solutions qui visent à étaler une éventuelle production sur quelques mois supplémentaires pour janvier et février 2021.

Pendant une heure et demie, le député a tenté de se faire entendre : « Tu parles tout le temps, nous on travaille ! » « Vous nous avez emmenés avec un groupe de merde, vous êtes responsable de cette politique de merde. » « On veut savoir si on va fermer ! ». Interpellé, il a même répondu a un ouvrier : « Je n'ai pas quitté en douce la réunion du comité de suivi à la préfecture parce que j'avais piscine ! J’avais un bail à signer pour l’appart de ma fille, j’ai une famille, je ne suis pas que député ». Mais les travailleurs ont aussi des familles et le lui ont fait savoir, il a dû ravaler sa morgue et rester bouche bée et bras ballants devant la colère des fondeurs !

Il a enfin tenté de prôner, sans convaincre, qu’il fallait un « dialogue apaisé », et que « Le diesel c’est terminé, la seule solution passe par une reconversion totale ou partielle du site ». « Pour réussir, l'actionnaire Liberty doit mettre clairement les moyens à la hauteur des enjeux et cela n'a pas été suffisamment fait jusque-là ».

Peine perdue pour ce baratineur perçu par les grévistes comme le VRP local des intérêts patronaux et sûrement pas comme leur sauveur !

Cenon-sur-Vienne (Vienne)

Fenwick : Main d'œuvre à disposition !

Brève
03/07/2020

Sous prétexte de commandes à rattraper et de retards dus au confinement Covid, c'est production plein pot chez Fenwick à Cenon. Les patrons doivent mettre en place des équipes de week-end et font appel à des volontaires des Fonderies du Poitou Fonte, actuellement au chômage. Une nouvelle combine pour trouver de la main d’œuvre facile à embaucher et à renvoyer, sans même les compensations de précarité à payer aux intérimaires, quelle aubaine pour les patrons !
Ils fourmillent d'idées pour transformer un maximum d'ouvriers en nomades de l'industrie, transportables d'une usine à l'autre, d'une région à l'autre, d'un pays à l'autre même, en fonction de leurs besoins du moment. Mais pour nos besoins, à nous les travailleurs, ce qu'il faudra leur imposer, c'est un emploi et un salaire pour tous, là où on vit.

Meubles Demeyere (Angoulême – Charente)

110 emplois menacés par les patrons et les banques

Brève
29/06/2020

Les 110 salariés de l’usine de meubles en kit située à Nersac ont l’épée de Damoclès des licenciements suspendus sur leur tête : le groupe Demeyere est au bord de la faillite, et les banques tergiversent à accorder un prêt pourtant garanti par l’état ( PGE).

Pourtant disent tous les syndicats, le carnet de commande est plein ! Mais les approvisionnements sont problématiques.

Cette usine qui a compté 350 salariés en est à son quatrième patron, avec autant de menaces de fermeture et les suppressions qui vont avec.

Ça suffit les diktats patronaux et bancaires !

Châteaubernard/Cognac (Charente)

Combattre le plan de licenciements de Verallia

Brève
15/06/2020

Les patrons de l’usine Verallia (ex-Saint-Gobain) qui fabrique des bouteilles veulent supprimer 80 emplois à Cognac et 130 dans le pays. On estime qu’avec les emplois indirects, ce sont 320 emplois qui risquent de disparaître dans le Cognaçais.

Rien à voir avec la crise sanitaire. Les patrons ne veulent pas investir et reconstruire l’un des fours et disent vouloir rentabiliser en « s’adaptant au marché français » qui serait en recul.

Pourtant, selon un militant syndical, le groupe Verallia a affiché un résultat net de 123 millions d’euros en 2019 et cent millions d’euros ont été distribués aux actionnaires.

Les travailleurs se mobilisent par une assemblée générale jeudi 18 juin, à 10 h, aux portes de l’usine.

L’argent existe bel et bien. Et s’il était vrai qu’il y a moins de production à effectuer, il faut imposer que chaque travailleur garde son emploi et son salaire, en prenant sur les bénéfices patronaux pour répartir le travail.

Angoulême (Charente)

Manifestation contre les brutalités policières samedi 13 juin

Brève
15/06/2020

Samedi 13 après-midi, deux cents personnes se sont rassemblées devant le commissariat de police : cette manifestation faisait écho aux émeutes qui se déroulent aux USA après le meurtre de George Floyd par un policier, et les protestations contre le mort d’Adama Traoré dans l’Oise.

L’un des initiateurs, conseiller municipal de gauche, se montrait très conciliant vis-à-vis de la police, au point de susciter des protestations véhémentes parmi les nombreux jeunes qui étaient présents.

L’un des intervenants, militant de Lutte ouvrière, affirmait lui que pour en finir avec le racisme dans une police qui est un organe de l’État bourgeois, il fallait faire disparaître l’oppression capitaliste elle-même.

Par ailleurs, dans la matinée, devant la mairie, une soixantaine de personnes, des militants mais surtout un groupe d’Africains dynamiques ont manifesté pour demander la régularisation des sans- papiers et ont dénoncé que les démarches tardent de plus en plus à aboutir, aggravant leurs conditions de vie – travail, logement, santé. Oui, les travailleurs sans-papiers doivent pouvoir être régularisés. Ils doivent avoir le soutien de tous leurs frères de classe dans ce combat. Travailleurs de tous les pays, unissons-nous !