Patron voyou et insultant

Châtellerault - Vienne

Brève
03/12/2019

AMPC, une entreprise de mécanique de précision de la ZI Nord, a fermé, mettant 36 ouvriers à la rue. Le patron semble prendre bien des libertés avec les règlements : plusieurs redressements judiciaires, disparition de matériel industriel, accumulation de livraisons défectueuses, etc. Mais en plus, il s'est répandu dans la presse en accusant les ouvriers d'incompétence et d'être responsables de la fermeture : « une équipe de foot ne peut pas gagner si 40 % de l'équipe ne joue pas », a-t-il osé dire. Gageons que ce triste sire, lui, ne va pas perdre 40 % de ses revenus, alors que les travailleurs qu'il vire perdront beaucoup plus. Et souhaitons qu'ils arrivent à lui faire payer au maximum.

Angoulême (Charente)

Main basse sur une école

Brève
02/12/2019

« L’école normale devient une école de de riches », telle est la banderole que les enseignants et agents ont accrochée sur les grilles d’une école publique qui forme des professeurs d’école. Le département de la Charente veut attribuer cet imposant bâtiment ancien à un lycée privé. Celui-ci accueillerait des élèves acquittant 70 000 euros – selon la presse locale – de frais de scolarité pour préparer un «  baccalauréat international ».

Quant aux professeurs – soit enseignant, soit en formation –, ils seraient envoyés dans des Algécos a trois kilomètres de là, dans l’attente d’un bâtiment qui reste à construire pour 3,6 millions d’euros !

La colère ne fait que commencer à s’exprimer devant cette insupportable pratique des requins de la politique et de l’argent.

Cliniques (Poitiers – Vienne)

L'art de faire les poches des patients

Brève
22/11/2019

Les trois cliniques de Poitiers viennent de se faire rappeler à l'ordre par la direction de la concurrence. En effet, celles-ci proposaient à leurs patients (mieux vaudrait dire clients) un « forfait parcours patient » de 12 € pour vérifier la prise en charge de leur mutuelle et les accompagner vers la sortie de leur établissement.

Alors que ce type de démarches fait partie intégrante des « missions habituelles d'un établissement de santé », tel que le formulait l'administration, enjoignant à ces établissements privés d'abandonner ces pratiques, ces derniers avaient déposé un recours devant le tribunal administratif, finalement rejeté par celui-ci.

Les capitalistes du secteur s'y entendent pour... soigner leurs profits.

Angoulême (Charente)

La Manufacture charentaise liquidée : 104 chômeurs de plus

Brève
19/11/2019

Le tribunal de commerce d’Angoulême vient de prononcer la liquidation de «  Manufacture charentaise » qui produisait les charentaises, des pantoufles de feutre bien connues. 104 salariés de plus jetés au chômage dans la petite ville de La Rochefoucauld, déjà sinistrée il y a quelques années par la fermeture d’usines qui avaient employé plus d’un millier de salariés il y a quelques années.

L’usine de pantoufle avait été rachetée à une famille de patrons locaux – les Rondinaud, et l’actionnaire le plus notoire était Renaud Dutreil, ancien ministre de Raffarin. Tous ces gens, soutenus jusqu’il y a quelques mois par une visite du premier ministre Philippe ont joué la comédie aux salariés, histoire de les endormir, pendant qu’eux-mêmes ne s’oubliaient pas. Tel le directeur, mis en place par Renaud Dutreil, qui se rétribuait grassement à hauteur de 14 500 euros par mois, en tant que prestataire d’une société basée aux Seychelles… Et tous de repartir maintenant, qui à Londres, qui à New York ou à Paris.

La prochaine journée de mobilisation du 5 décembre est l’occasion de manifester notre colère contre tous ces patrons licencieurs et profiteurs !

Attaque contre les employés territoriaux

Dangé St Romain –Vienne 86

Brève
18/11/2019

Selon un article du journal local, les employés du CCAS de Dangé (23 agents de l'Ehpad et 6 au foyer Le Floreal) se voient imposer par la municipalité leur transfert à une association qui s'occuperait de gérer ces établissements.
L'association leur propose tout bonnement une baisse de salaire en cas de transfert ! Ils peuvent aussi garder leur statut, mais pour quel emploi ? Ou « se mettre en disponibilité », mais avec quels revenus ?
Les travailleurs ont seulement quelques jours pour se prononcer… La municipalité de Dangé, comme bien d'autres, s'apprête à offrir un service public à une entreprise privée. Mais il n'y a aucune raison que des salariés y perdent un seul euro !