La Rochelle (Charente-Maritime)

Débrayage aux concessions Renault et Citroën

Brève
23/09/2018

Face au manque de places de parking pour accueillir leurs clients, les concessions Renault et Citroën (groupe Michel) du quartier de Villeneuve-les-salines à La Rochelle ont demandé à leurs salariés de… se passer de leur propre voiture ! et de prendre le bus ou un vélo pour venir travailler.

La direction obtint avec une rapidité inespérée deux résultats : la création d’un syndicat CGT sur le site, et un débrayage d’une heure de soixante salariés. Les travailleurs de leur côté obtinrent immédiatement un premier recul de la direction, qui ne parle plus que de prendre 15 des 93 places du parking du personnel. Et surtout, ce qui comptera pour l’avenir, ils ont fait l’expérience de la lutte collective.

Nautitech Rochefort (Charente-Maritime)

Les travailleurs ne pourront compter que sur eux-mêmes

Brève
23/09/2018

L’usine Nautitech (250 salariés, construction de catamarans de haut de gamme) est aujourd’hui menacée. La trésorerie du groupe de plaisance Allemand Bavaria, dont fait partie Nautitech, a été siphonnée par le fond Bain Capital qui l’avait racheté en 2007.

De ce fait, Bavaria a été mis en redressement judiciaire. Mais les commandes, en particulier pour le haut de gamme, sont à un excellent niveau selon la presse capitaliste, et Nautitech ne cesse d’embaucher.

Le groupe vient d’être racheté par un nouveau fond allemand, CMP, spécialisé dans les entreprises en difficultés. Un Tapie allemand en quelque sorte.

La direction locale de Nautitech se veut rassurante, mais cela ne rassure réellement personne. En effet, l’éventualité d’une revente par morceau du groupe afin de dégager du « cash » comme disent les capitalistes, est une pratique courante de ce genre de repreneur. D’autant plus que la marque Nautitech intéresserait bien des constructeurs de renom, sans qu’ils soient obligés de reprendre les salariés de Rochefort.

Le capitalisme se moque de la production, fût-elle de luxe. Seuls les dividendes immédiats comptent.

Angoulême (Charente)

Les capitalistes polluent, les politiciens les couvrent

Brève
13/09/2018

Le site d’une ancienne usine SAFT, aujourd’hui une friche industrielle, est gravement pollué par la présence à un niveau très élevé de trichloréthylène, un solvant cancérigène et toxique pour le système nerveux. Le sol de tout un quartier de la ville et les eaux souterraines sont contaminés. Les riverains et une conseillère municipale ont soulevé ce problème et il s’avère que, dès 2006, un cabinet d’experts avait communiqué une étude alarmante. Elle fut remise au président socialiste du Conseil général qui avait repris le site, et celui-ci avait observé un silence complet…

Le ministère de l’écologie parle d’« aider à la recherche des responsabilités ». Le propriétaire de cette usine SAFT, c’était Alcatel. Alcatel est parti après avoir empoisonné le site, et depuis des années, jouit, en toute irresponsabilité, d’une impunité révoltante, bénéficiant du silence complice des politiciens et de la passivité de l’État.

Cognac (Charente)

L’hôpital de Cognac amputé… de 15 lits et 20 emplois

Brève
13/09/2018

Le directeur de l’hôpital de Cognac vient d’annoncer la fermeture de 15 lits, après sa rencontre avec l’Agence régionale de santé (ARS). Celle-ci pointe un déficit aggravé et une baisse des recettes liée à une fréquentation insuffisante selon elle. Du coup, 20 emplois vont être supprimés dans un établissement qui compte 600 salariés dont un tiers de contractuels. Le secteur des soins aux cancéreux, la maternité sont menacés.

L’obsession virale de la rentabilité et de la recherche d’économies portent atteinte à l’offre de soins, dégradent l’emploi et c’est inadmissible.

Angoulême (Charente)

Échec à l’expulsion d’une mère de famille

Brève
07/07/2018

Lundi 2 juillet, une jeune femme albanaise installée en France avec son mari depuis 5 ans a été séparée de ses quatre enfants de 10, 8, 4 ans et 14 mois et envoyée en centre de rétention à Toulouse. La police municipale, intervenue pour une poubelle déposée hors délai, constatant un récépissé périmé, a appelé la police nationale et, sur le champ, le préfet a ordonné une obligation immédiate de quitter le territoire et le transport vers un centre de rétention.

Des parents de l’école primaire ont alerté un collectif de défense des sans-papiers, qui lui-même a alerté une association présente dans le centre toulousain (la Cimade). Mardi une trentaine de personnes se sont rassemblées devant le commissariat d’Angoulême. La presse locale a rendu l’affaire publique. À ce moment un juge, constatant que le préfet avait omis de mentionner la qualité de mère de famille de cette personne, ordonna de la libérer et elle put rejoindre sa famille.

Ce jeudi, le collectif a réuni une centaine de personnes, notamment des jeunes parents d’élèves des écoles qui vont continuer de s’exprimer. Tous restent mobilisés.

Une victoire de la solidarité face à une politique violente et inhumaine inspirée par l’État.