La Rochelle (Charente-Maritime)

Pourquoi le chauffage coûte si cher

Brève
22/08/2019

Quartier de Port-Neuf à La Rochelle

Un habitant du quartier de Mireuil a enquêté sur les tarifs exorbitants pratiqués par Dalkia, premier groupe privé français de réseaux de chaleur, auquel l’agglomération de La Rochelle a délégué le chauffage des quartiers de Mireuil et Port-Neuf.

Le résultat de son enquête, livré par Sud-Ouest, est que Dalkia a prêté à sa filiale chargée de l’exploitation 9,7 millions d’euros (pour les travaux d’installation), à un taux de 6,27 %, que doivent au final rembourser les habitants de ces quartiers ! Comme les intérêts courent sur 24 ans, ils vont payer plus de deux fois le prix de l’installation.

David Caron, vice-président LR de l’agglomération chargé de cette « délégation de service public » – traduire : profits privés sur un service publique –, interrogé sur ces taux usuraires au moment où l’État prête aux banques à 0 %, les justifie sans rire ainsi : ils rémunéreraient la « prise de risques ». Éternel argument mensonger pour cacher la raison du profit des capitalistes : leur position dominante dans l’économie, avec la complicité de l’État toujours, et celle des collectivités locales parfois.

Angoulême (Charente)

Les employés des magasins Brice et Jules ont gagné

Brève
24/07/2019

Après 22 jours de grève (lire Contre les suppressions d’emploi, les salariés des magasins Brice et Jules en grève), les salariés des magasins Brice et Jules, dans la galerie marchande Auchan à Angoulême ont obtenu gain de cause contre la menace de fermeture. La syndicaliste CGT a indiqué que « personne ne sera licencié ; les contrats CDD passeront en CDI et les contrats CDI passeront de 30 heures à 32 » ; elle-même reste responsable des deux boutiques.

Une détermination sans faille qui a payé.

Ruelle-sur-Touvre (Charente)

Naval Group : échec au licenciement

Après un débrayage en soutien à un collègue sur le point d’être licencié, la direction annule la procédure

Brève
22/07/2019

Mardi 16 juillet, une centaine de travailleurs du site Naval Group de Ruelle ont débrayé trois-quarts d’heure à l’appel de plusieurs syndicats. C’était une réaction d’émotion à la convocation pour un entretien préalable à licenciement d'un camarade technicien en fin de carrière, très estimé. La direction lui reprocherait son manque d'efficacité à son poste.

Le lendemain même, mercredi 17, à l’issue d’une rencontre direction-syndicats, la direction reculait : elle annulait la procédure purement et simplement, indiquant que « des éléments nouveaux concernant le salarié et sa situation personnelle nous ont été communiqués ».

Cette tentative de frapper un travailleur n’est pas un fait isolé. Cela fait des mois que, sur les travailleurs anciens en particulier, mais aussi sur l’ensemble des personnels – ouvriers et ingénieurs et techniciens –, la pression s’accentue. Lors des entretiens individuels avec les « managers », comme au quotidien, les exigences et la pression augmentent. Ce qui se solde par de la fatigue, des conflits, des démissions, des arrêts-maladie, des burn-out.

Le marché de l’armement et de la destruction se porte bien, les actionnaires se frottent les mains. Mais pour les travailleurs, cela se traduit par une charge de travail qui s’alourdit.

Cela se fait en embauchant au minimum, et donc en aggravant les contraintes, les exigences, en clair l'exploitation des salariés de Naval Group. Et aussi en recourant massivement à des entreprises sous-traitantes.

La direction de Naval Group Ruelle a pensé se débarrasser d’un camarade ancien impunément. Mais elle a dû reculer devant la réaction des travailleurs qui ont senti qu’il fallait s’opposer à l’agressivité patronale de façon collective.

Lien vers l'article du journal de Lutte ouvrière sur le même sujet.

La Rochelle (Charente-Maritime)

Hôpital de La Rochelle : Chahutée, la ministre !

Brève
22/07/2019

Vendredi 12 juillet, alors que l’hôpital de La Rochelle est en grève depuis plusieurs semaines, la ministre Buzyn est venue « se rendre compte », selon le journal Sud-Ouest, de l’état des services.

Un comité d’accueil formé de soignants en grève de l’hôpital Saint-Louis, très remontés, en repos ou en congé car tous sont assignés, mais aussi des délégations de ceux de Niort et Cognac, quelques gilets jaunes ainsi que quelques dizaines de représentants des syndicats CGT, SUD, FO, l’a reçue avec force sifflets et slogans : « hôpital en danger », « honte à vous ! », « hôpital en colère ! ». C’est grâce à l’imposant dispositif policier, que la ministre a pu faire un petit tour avant de se sauver sous les huées des manifestants.

Angoulême (Charente)

Les patrons nous empoisonnent à bon marché

Brève
11/07/2019

Le conseil départemental de la Charente, dirigé par la droite, vient de conclure un accord avec Alcatel Lucent (ALP), héritière de la SAFT, qui a laissé le site de Saint-Cybard empoisonné au trichloréthylène. En gros, l’accord porte sur un partage des frais de dépollution entre 2,5 et 5 millions d’euros. C’est le principe du « pollué-payeur », ont dénoncé des élus de gauche ! Sauf que pendant 15 ans la gauche, qui dirigeait le département auparavant, n’a rien dit, rien fait, pas plus que l’État d’ailleurs !
On nous inonde de bla-bla et de taxes au nom de la lutte antipollution. Mais le patronat sait qu’il peut empoisonner et polluer impunément, et c’est le contribuable qui en fera les frais. Jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus !