Hôpital de Girac (Angoulême, Charente)

Plainte en justice contre l’hôpital de Girac après le suicide d’un informaticien

Brève
15/09/2019

En novembre dernier un cadre informaticien de l’hôpital de Girac mettait fin à ses jours, après avoir subi un burn out. Il expliquait ce suicide par la pression et la surcharge de travail. Son épouse vient de porter plainte contre l’hôpital et un chef de service, incriminant le harcèlement qui a poussé son mari à bout. Les collègues et syndicalistes pointent que la direction de l’hôpital était au courant, mais n’a pas réagi.

La caisse d’assurance maladie a reconnu le suicide de ce travailleur comme accident du travail. Mais la direction de l’hôpital a formé un recours contre cette décision.

C’est pourtant bien la politique de rentabilisation et la surexploitation qui causent de tels drames, au détriment des salariés, comme, au demeurant des malades.

Civaux (Vienne)

Centrale nucléaire de Civaux : Le danger vient de la course au fric

Brève
10/09/2019

Un des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Civaux a connu un arrêt brutal, le 25 août dernier, à 4 heures du matin. D'après la direction du site, il s'agit d'une « bourde » d'un travailleur de la centrale qui aurait malencontreusement appuyé sur le mauvais bouton. Elle ajoute vouloir prendre des mesures contre lui et insiste sur le manque à gagner dû à cet incident.

Une centrale nucléaire dépendrait donc d'une éventuelle mauvaise manœuvre d'un seul salarié ? C'est la direction qu'il faut alors incriminer, qui n'assure pas la présence nécessaire d'une équipe avec un contrôle collectif des opérations.

Si l'énergie nucléaire nécessite des mesures de sécurité draconiennes, le danger vient également de la direction qui n'hésite pas à mégoter sur les effectifs dans une optique de rentabilité.

Collège de Ruffec (Charente)

Les fausses notes de la rentrée

Brève
09/09/2019

Mardi 3 septembre, rentrée bruyante au collège de Ruffec : parents d’élèves et professeurs faisaient un tintamarre et dénonçaient le sureffectif de classes de sixième et de troisième. L’une des professeurs disait : « en plus de 28 élèves, j’avais dans ma classe trois AVS ( accompagnants à la vie scolaire qui assistent des élèves handicapés), une éducatrice et une place réservée avec un ordinateur indispensable à l’un des élèves handicapés. Il aurait fallu que j’installe une table devant l’issue de secours. J’ai refusé ».

Ils exigent la création de classes supplémentaires et les moyens nécessaires. C’est la bonne note.

Angoulême (Charente)

Payer, payer toujours : ras-le-bol

Brève
09/09/2019

Le parking situé au bas de l’hôpital d’Angoulême (Girac) a été refait à grands frais par l’entreprise de BTP Eiffage. Déjà, il y a moins de places disponibles. Mais surtout, espace libre et gratuit jusqu’ici, il devient payant (sauf pour les abonnés des bus).

Il est scandaleux de faire des travaux qui coûtent très cher et dont les entreprises du BTP profitent, et de faire payer les automobilistes qui laissent leur voiture lorsqu’ils font du covoiturage ou ne trouvent pas de place sur les parkings de l’hôpital.

Angoulême (Charente)

Castaner en visite : des habitants lui lancent des vérités

Brève
09/09/2019

Le ministre de l’Intérieur Castaner est venu vendredi 6 septembre à Angoulême pour faire la promotion de l’arrivée de 11 policiers en renfort au commissariat prétendument pour lutter contre l’insécurité, notamment dans les quartiers populaires.

Un déploiement de gendarmes armés de fusils mitrailleurs avait été disposé sur son itinéraire.

Il a eu droit à se faire interpeller par des habitants de la ville sur la dangerosité de certains quartiers à cause des trafics de drogue. L’un des habitants du quartier de la Grand Font a mis en avant les difficultés dues au chômage : « c’est la mère de toutes les batailles ».

Le directeur de la MJC du quartier de la Grande Garenne, où du personnel été licencié à cause de la réduction des subventions a affirmé : « il y a de la casse dans le monde associatif et socio-culturel » ; insistant « pour la vie et la sécurité dans les quartiers, il faut des moyens humains, c’est important que les jeunes soient accueillis par des personnels qualifiés ».

Des vérités bien sûr. Mais il en faudra plus pour changer la situation face à un gouvernement au service des riches et du grand patronat, qui organise la précarité et le chômage.