Charente-Maritime

Fermetures de classes : l’hémorragie continue

Brève
13/04/2011

La nouvelle carte scolaire fait apparaître 43 classes menacées dans le département dont 27 fermées « ferme ». L'ampleur du coup indigne largement. Par exemple dans un quartier pauvre de Rochefort, qui accueille entre autre, les enfants des gens du voyage, une classe ferme après que d'autres ont déjà fermé les années précédentes. Dans ce quartier l'école est classée comme prioritaire. Et pourtant, cette décision augmente le nombre d'élèves par classe et abaisse le temps à consacrer à chacun. Une façon de vider de son sens ce classement qui devrait se traduire par des moyens supplémentaires.

Le dépeuplement du département est mis en avant à cause d'un chômage supérieur à la moyenne nationale depuis des années. Mais là où la population augmente il y a aussi des fermetures de classes, justifiées par d'autres arguments.

Les enseignants et parents d'élèves ont donc raison de dire que c'est uniquement pour faire des économies sur le dos de la population que ces décisions sont prises.

Cerizay (Deux-Sèvres)

Mia Electric (ex-Heuliez) : Débrayage pour les salaires

Brève
03/04/2011

La toute nouvelle entreprise franco-allemande a connu ses premiers mouvement de grève les 29 et 30 mars. Les salariés, dont 70% ont débrayé, ne veulent pas revenir sur les acquis d'Heuliez. Et ils réclament une augmentation de salaire générale, pas des augmentations individuelles ou au mérite.

Le scandale Heuliez continue : après les subventions publiques à une entreprise qui licencie, voilà un repreneur qui veut bien d'une partie des salariés mais à des conditions dégradées. La production de la voiture électrique n'est prévue qu'en juin, mais il y a déjà de l'électricité dans l'air...

CONSEIL GÉNÉRAL DES DEUX-SÈVRES

À l’image d’une société machiste…

Brève
03/04/2011

Les militantes du collectif féministe « la Barbe », portant barbe postiche, ont interrompu l'élection du président du Conseil général pour dénoncer le fait que cette assemblée est devenue entièrement masculine après les dernières élections cantonales. Les élus, tous partis confondus, n'ont pas du tout apprécié cette manifestation pourtant bien pacifique. Pendant que certains tentaient de les empêcher de parler et les bousculaient, d'autres tentaient de leur arracher leurs affichettes. Mais elles tinrent bon et dénoncèrent ces hommes qui trouvent normal que les femmes soient exclues de la représentation politique.

Saint Savin (Vienne)

Des licenciées d'Aubade toujours dans l'incertitude

Brève
28/03/2011

Suite à la deuxième vague de licenciements dans l'usine de St Savin, en décembre 2009, dans laquelle 104 travailleurs - essentiellement des ouvrières - se retrouvaient à la porte, une cellule de reclassement avait été mise en place.

Quinze mois après, celle-ci vient de rendre un bilan peu flatteur : sur les 83 travailleurs qui s'étaient inscrits à cette cellule, moins de 50% ont retrouvé un CDI, les autres sont précaires (CDD, formations) ou se sont lancés dans la périlleuse aventure de l'artisanat. Sur la totalité des licenciés, 27 n'ont toujours rien.

Cela n'empêche pas le cabinet privé, qui s'est chargé de ce reclassement, et la préfecture de qualifier ces résultats de « bon bilan ». Comme le souligne un conseiller général du PCF « les promesses de revitalisation du site n'ont duré que le temps des évènements  ».

Les rodomontades d'alors de Ségolène Royal - sous les flashes des médias - ou des politiciens de droite à l'encontre des actionnaires n'ont rien changé à l'affaire : ceux qui dirigent le pays siègent dans les conseils d'administration des groupes capitalistes ; les politiciens ne sont qu'à leur service.

LAGORD, AGGLOMÉRATION DE LA ROCHELLE (CHARENTE-MARITIME)

Un maire attaché aux traditions guerrières

Brève
24/03/2011

Le maire divers droite J.-F. Douard, déjà remarqué pour avoir qualifié la gestion de la région par Royal de « dictature du prolétariat », récidive. Invoquant la loi de 2003 instaurant l'outrage à hymne national, il s'oppose à ce que le chanteur Graeme Allwright, en concert dans sa ville, chante avec le public sa Marseillaise pacifiste. Les paroles : « contre toutes les haines et les guerres, l'étendard d'espoir est levé », ou « La flamme qui nous éclaire traverse les frontières  » le mettent hors de lui : « j'ai dit [...] que je ne voulais pas entendre cette chanson dans ma commune, je suis peut-être un vieux con mais c'est comme ça  » affirme-t-il à Sud-Ouest.

Qu'il se rassure, il y en a eu d'autres avant lui ; Prévert en son temps les brocardait ainsi :

Ceux qui tricolorent,

Ceux qui inaugurent,

Ceux qui debout les morts,

Ceux qui baïonnette... on,

Ceux qui donnent des canons aux enfants,

Ceux qui donnent des enfants aux canons.