Cenon (Vienne)

La parole des patrons n'engage que ceux qui y croient

Brève
15/06/2009

L'usine Fenwick, située à Cenon près de Châtellerault, est touchée par 74 suppressions d'emplois. Les patrons annoncent hypocritement chercher des « volontaires », dans une période où le chômage frappe durement les familles populaires, avant de licencier.

Cette même direction avait fait un chantage au licenciement auprès des ouvriers, en 2006, avec comme alternative, soit la porte, soit l'abandon de 17 jours annuels de RTT, afin d'« aider l'entreprise à se développer». En contrepartie, les patrons s'engageaient à pérenniser les emplois jusqu'en 2012... On voit ce que vaut leur engagement.

Le prétexte avancé aujourd'hui est une baisse des prévisions de production de chariots élévateurs. Même si cela est vrai, les bénéfices que l'entreprise engrange de façon croissante depuis des années montrent que cette situation est révoltante et inacceptable !

La Rochelle (Charente-Maritime)

L’hôpital se défait de ses moyens face aux catastrophes

Brève
05/06/2009

Le centre hospitalier de La Rochelle vient d'utiliser sa salle d'afflux massif (SAM, dite « salle des catastrophes ») pour l'accueil de patients ordinaires des urgences, qui ne trouvaient pas de lit, comme le dénonce le syndicat Sud de l'établissement.

L'hôpital se prive ainsi du moyen d'accueillir les victimes de catastrophes type gros incendie, accident de car, ou encore intoxication alimentaire collective (c'est arrivé il y a quelques années dans une classe).

Face au problème posé, la direction prévoit de réduire les séjours « très longs » des patients pour libérer des lits. En attendant, elle choisit de se démunir face aux catastrophes, de manière chronique - elle avait déjà utilisé cette SAM plusieurs semaines de suite en janvier et février. Et elle justifie cette politique en déclarant au journal Sud-ouest qu'en cas de catastrophe elle n'aura qu'à déprogrammer des hospitalisations de cas moins urgents.

Ainsi, la politique de suppression massive de moyens dans les hôpitaux, prise par les gouvernements successifs et appliquée par des directeurs à leur botte, prépare des pénuries aux effets dramatiques.

La Rochelle (Charente-Maritime)

Quand Xavier Darcos fait de la pédagogie sur la violence à l’école

Brève
26/05/2009

Le ministre de l'éducation s'est rendu le 21 mai au congrès national de la Peep (Parents d'élèves de l'enseignement public) à La Rochelle, pour y réitérer ses propositions de gadgets sécuritaires dans les écoles, et proposer de donner des pouvoirs de police aux chefs d'établissement et inspecteurs.

Les manifestants qui étaient venus faire entendre à Darcos une autre opinion ont été reçus par les bombes lacrymogènes de la police (une personne âgée a fait un malaise et été évacuée à l'hôpital).

De la pédagogie pour expliquer aux manifestants enseignants et lycéens que la police ne les protégera pas ?

Dans le même temps, les suppressions de postes massives dans l'éducation ne peuvent que laisser les élèves et personnels plus démunis face aux actes de violence à l'école.

Ingrandes (Vienne)

Chefs à la barre du tribunal de Poitiers

Brève
17/05/2009

Le responsable local de l'entreprise de nettoyage Sanitra-Fourrier, qui intervient entre-autres aux Fonderies du Poitou et à la Snecma, ainsi qu'un chef, sont repassés en justice après avoir fait appel d'un premier jugement.

Accusés de harcèlement, d'injures racistes vis-à-vis de travailleurs, de bousculades même à l'encontre d'un des ouvriers, ces individus ont eu le culot de tenter de minorer leur comportement violent et méprisant, malgré tous les témoignages de travailleurs, notamment aux fonderies, où des délégués CGT étaient intervenus pour secourir un ouvrier qu'ils molestaient.

S'ils se sont permis de tels comportements scandaleux, c'est qu'ils se savaient soutenus par leur patron. Il ne doit pas échapper à la justice

Ingrandes (Vienne)

Fonderies du Poitou Aluminium : La direction recule

Brève
17/05/2009

Aux Fonderies du Poitou, le mouvement de grève des travailleurs du secteur Alu a obligé la direction à rétablir le paiement intégral de la prime de mai que les patrons entendaient amputer à cause des périodes de chômage partiel qu'ils avaient eux-mêmes imposées.

La menace, agitée par le responsable du personnel, de ne pas payer le 1er mai si les ouvriers restaient en grève la veille et le lendemain de ce jour férié, avait reçu pour toute réponse un vote à l'unanimité pour la reconduction de la grève. Sur ce point aussi, la direction recule.