La Rochelle (Charente-Maritime)

Alstom : la précarité au top !

Brève
24/03/2011

Sur le site de La Rochelle, plus de 850 ouvriers - sans compter les techniciens et les autres salariés -, fabriquent des wagons pour la SNCF, les tramways et les métros.

Sur ce total, un peu plus de 300 ont des contrats Alstom. En plus des sous traitants travaillant sur le site, il y a des intérimaires (220) et des travailleurs déplacés temporairement d'autres sites Alstom de France, mais aussi d'Espagne, d'Italie et d'Autriche.

Au lieu d'embaucher le personnel nécessaire à la bonne marche de l'entreprise, la direction préfère multiplier les statuts et les situations de précarité. Diviser pour régner...

Le cynisme de la direction ne s'arrête pas là puisqu'elle demande «ce petit effort temporaire» à des travailleurs dont les sites sont visés par des plans de licenciements au moins en Espagne et Italie. Et tandis qu'elle refuse d'embaucher les intérimaires qui le souhaitent ainsi que les détachés d'autres sites de France, elle vient de proposer l'embauche à des Italiens de la banlieue de Rome sous prétexte d'atténuer l'impact d'une fermeture de leur site. Ceux-ci ont refusé et on les comprend !

Des débrayages ont eu lieu pour exiger l'embauche d'intérimaires et les syndicats ont demandé une intervention de l'inspection du travail, qui a eu lieu... sans succès !

Mais, à force de tirer sur la corde la direction va bien finir par transformer l'écœurement devant tant de mépris en explosion de colère.

Angoulème (Charente)

Amiante : la "faute inexcusable" des patrons

Brève
15/03/2011

Le quotidien Sud-Ouest du 11 mars rapporte la victoire juridique remporté sur le groupe Saint-Gobain par la veuve d'un ouvrier de l'usine Saint-Gobain de Cognac, mort à 60 ans d'une maladie liée à l'amiante. En effet, le 17 février, la cour d'appel de Bordeaux a condamné Saint-Gobain pour «faute inexcusable» commise au détriment de ce salarié exposé pendant des années à l'amiante.

Pendant dix ans, sa femme, soutenue par la CGT, s'est battue contre un groupe capitaliste qui a écoulé de l'amiante, et exposé ses propres salariés ; un groupe qui a fait des bénéfices considérables et a été l'un des lobbies qui a retardé l'interdiction pendant 20 ans, et qui, au présent, refusait de reconnaître ses responsabilités. Ce combat ne rendra pas la vie à son mari, mais elle encourage tous ceux qui sont victimes de l'amiante à demander des comptes au patronat.

Charente-Maritime

Un an après Xynthia rien n'est réglé

Brève
23/02/2011

Un an après la tempête Xynthia qui fit, rappelons-le 47 morts, le gouvernement a fait beaucoup de bruit sur son nouveau « plan de prévention des risques naturels ». La ministre de l'écologie parle d'un « avant et d'un après Xynthia ».

Pourtant, pour les communes sinistrées, ce n'est pas la même chanson. A Aytré, à côté de La Rochelle, la municipalité attend toujours les 4.3 millions d'euros promis par l'État pour la réfection du littoral (ce qui représente tout de même 40% du coût total). Aux Boucholeurs, juste à côté, la digue devant protéger le village n'est pas commencée. À Fouras, la mairie estime que si une tempête similaire survenait aujourd'hui, la seule différence serait la meilleure organisation de l'alerte au sein de la commune... Et on pourrait relever de nombreux autres exemples.

Dans une interview, la ministre de l'écologie regrettait qu'en France « nous ne soyons pas très bon dans la culture du risque ». Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est l'État qui, par son incurie et sa politique d'économies criminelle, fait courir un vrai risque à la population.

ROYAN (CHARENTE-MARITIME)

l’État complice des violences faites aux femmes

Brève
23/02/2011

Une jeune marocaine de Royan vient d'être expulsée. Mariée depuis 3 ans, elle bénéficiait d'un titre de séjour. Mais celui-ci n'a pas été renouvelé à temps, alors qu'elle déposait plainte contre son mari pour « viol et séquestration ». Les démarches qu'elle a entreprise n'y ont rien fait ; elle a été expulsée vendredi 18 février par avion vers Casablanca.

Il y a quelques années, Sarkozy nous parlait de la France terre de refuge des femmes du monde entier. On voit ce qu'il en est : la démagogie contre les sans papiers place les autorités françaises du côté du bourreau, et sanctionne la victime.

Charente-Maritime

L’île de Ré, réservée à ceux qui peuvent payer.

Brève
20/02/2011

Le 1er janvier 2012, quatorze ans après sa construction, le pont reliant l'île de Ré à La Rochelle sera remboursé : une facture de 600 millions d'euros payée en grande partie par les péages du pont. Pour autant, le passage ne deviendra pas gratuit. Le Conseil Général de Charente-Maritime, propriétaire de l'ouvrage, compte remplacer le droit de passage pour les automobilistes (9 euros en hiver, 16,5 euros en été), par... une écotaxe d'un montant « au moins équivalent », d'après le vice-président du Conseil Général, et ceci sous prétexte de défense de l'environnement !

En fait, c'est une manière de réserver l'accès de l'île à ceux qui peuvent payer, et donc d'écarter les milieux populaires de La Rochelle ou des environs qui ne se voient pas débourser près de 17 euros pour aller à la plage. Le racket est d'autant plus scandaleux qu'il touche également les salariés qui vont travailler sur l'île !