Niort (Deux-Sèvres)

Non aux suppressions d'emploi

Brève
08/11/2010

Les salariés du magasin Lapeyre de Niort ont fait grève pour défendre leurs emplois jeudi, vendredi et samedi 16 Octobre. Ils ont conduit la manifestation contre la réforme des retraites à Niort le samedi . Le magasin est passé en un an de 18 à 12 salariés, et il est prévu de supprimer la moitié des emplois restants.

D'après la direction, le chiffre d'affaires ne serait pas suffisant, le magasin aurait été « surdimensionné ».

Pourtant, Lapeyre fait partie du florissant groupe Saint Gobain dont les profits eux sont vraiment « surdimensionnés » ... et pourraient parfaitement permettre de maintenir les emplois. Alors les travailleurs de Lapeyre ont trouvé le bon chemin pour maintenir les emplois : celui de la lutte.

Charente-Maritime

Economies criminelles

Brève
08/11/2010

Début octobre, un enfant de 11 ans est mort renversé par une voiture, alors qu'il traversait la D 137, route à 4 voies qui relie Niort à La Rochelle. Cette route jouxte à cet endroit un village, sans protections spéciales pour les riverains, alors que la vitesse, certes limitée à 70 km/h aux abords du village, l'est à 110 km/ h sur l'ensemble de la route.

Cela fait des années que les élus locaux demandent au Conseil Général et à l'Etat l'aménagement d'un tunnel. Sans succès. Le conseil général est pourtant dirigé par Dominique Bussereau, ministre des transports de l'actuel gouvernement.

Dans l'immédiat des aménagements pour signaler le danger et la proximité d'enfants seraient la moindre des choses. Mais le Conseil général fait la sourde oreille et la société Kéolis, qui assure le ramassage scolaire, n'accepte de donner que ... 4 gilets jaunes pour les écoliers des alentours.

Sur son site internet, Kéolis, société privée de transport, annonce 3.4 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2009. Ce n'est donc pas le coût dérisoire de quelques gilets jaunes qui serait un problème. Quand on dit que l'avarice des capitalistes est criminelle...

La Rochelle (Charente-Maritime)

Des cliniques privées qui soignent bien leurs profits et mal leurs salariés

Brève
12/10/2010

Le groupe Capio vient de fermer la clinique du Parc à La Rochelle. Ses activités sont reprises par les autres cliniques qu'il possède sur la ville, mais pas tous les salariés : économiser des postes est l'un des buts recherchés. Parmi d'autres, un comptable se voit licencier pour refus de deux offres de reclassement au sein du groupe : une à mi-temps (600€) ; l'autre... à Lyon.

Avec plus de 100 cliniques en Europe et 1,4 milliard € de chiffre d'affaires, Capio a de quoi maintenir les emplois. Il se soucie aussi peu de santé que de ses salariés. Seuls ses profits comptent, et ils sont faits avec l'argent de la sécurité sociale alors que le gouvernement nous impose des restrictions drastiques sur les remboursements.

Rochefort (Charente-Maritime)

La lutte des classes c’est plein de rebondissements !

Brève
12/10/2010

Les salariés de la SIMAIR, entreprise d'aéronautique de Rochefort, viennent d'enfoncer un coin dans les cadeaux aux patrons contenus dans la loi Aubry. Celle-ci prévoyait que désormais, seul « le temps effectivement travaillé » devait être payé. En un mot, que les temps de pause ne le seraient plus. Depuis cette loi, des centaines de milliers de travailleurs en équipe ont vu leur salaire baisser ou leurs conditions de travail se dégrader à cause de ce recul social. La cour de cassation vient de condamner l'entreprise Rochefortaise à payer les temps de pause. Malgré les limites de cet arrêt, nombre d'entreprises, en particulier petites et moyennes, devraient pouvoir en profiter.

Poitiers (Vienne)

Les politiciens aident les patrons nécessiteux

Brève
12/10/2010

Les patrons du centre d'appels Laser-Contact, situé sur la technopole du Futuroscope, et qui emploie 1 200 employés, prévoient paraît-il de créer 150 emplois. Qu'à cela ne tienne, les élus du Conseil général ont voté, à l'unanimité, une subvention (ce n'est pas la première) de 150 000 €.

Cette entreprise, qui affichait 2,3 millions d'euros de bénéfices en 2008, appartient, entre autres, à la richissime banque BNP (sauvée par les fonds publics lors de la crise financière).

Alors, plutôt que de servir à gonfler les profits des capitalistes, l'argent public doit aller aux besoins de la collectivité !