La Rochelle (Charente-Maritime)

Quand Estrosi vient pavoiser

Brève
15/09/2010

Le ministre de l'Industrie Estrosi, venu se montrer au Grand Pavois (salon nautique de La Rochelle), a dû traverser la haie formée par une centaine de manifestants en colère. S'étant arrêté pour s'expliquer, il a eu le culot de se prétendre « ministre des ouvriers », car en venant à ce salon-vitrine des intérêts des patrons du nautisme, voyez-vous, il défendrait l'emploi des ouvriers du secteur. Mais il n'avait rien à dire quand un manifestant lui a crié qu'un de ses collègues était mort à 58 ans, et que reculer l'âge de la retraite c'est mourir au travail.

Malgré notre petit nombre, nous étions contents d'avoir dit ses quatre vérités au ministre, et en préparation de la grève du 23 septembre, répété nos slogans comme « prendre sur les profits pour payer les retraites ».

Éducation nationale (Charente-Maritime)

Mobilisations contre le manque de postes

Brève
15/09/2010

L'Inspecteur d'académie a beau se vanter de quelques créations, celles-ci sont bien insuffisantes face à l'augmentation des effectifs sur le département. La FCPE de Charente-Maritime pointe les classes surchargées à cette rentrée : 31 enfants en classe double niveau maternelle-CP à Saint-Hippolyte, 36 élèves en seconde dans les lycées de La Rochelle.

Les réactions s'organisent, comme à Sainte-Marie-de-Ré : une quarantaine de parents et d'enseignants, soutenus par la maire, ont manifesté devant l'Inspection pour réclamer une quatrième classe de maternelle. Des banderoles dénonçaient les classes à 31 ou 32 élèves : « Classes surchargées, enfants sacrifiés, enseignants méprisés ». Ils ont obtenu un demi-poste d'enseignant supplémentaire, le maximum possible d'après l'inspecteur, qui déclara que l'enveloppe était bouclée. Cette demi-mesure a renforcé leur détermination. Vingt-quatre heures d'occupation de l'école aidèrent l'inspecteur à réfléchir : il a trouvé de quoi ouvrir une classe avec un poste entier.

Charente-Maritime

Xynthia : la tempête continue de faire des vagues…

Brève
15/09/2010

Une lettre du Préfet rendue publique dimanche soir 12 septembre, provoque un bel émoi localement car elle illustre combien les autorités font peu de cas de l'avis de la population : des habitations non inondées sont classées en zone désormais inconstructible. Le Préfet prétend avoir pris l'avis des maires pour déterminer ces zones, ce que ceux-ci démentent fortement. A tous les niveaux l'arbitraire le plus complet est de mise dans ces décisions, d'autant plus que, comme le dit le Préfet lui-même : «« les experts n'interviendront que plus tard » ! Le seul véritable impératif reste les économies financières !

La lettre du Préfet quand à la détermination des zones noires est datée du 27 Août. Mais elle n'a été rendue publique que le 13 septembre. Le candidat, battu, aux élections municipales de Charron du 12 septembre qui l'a enfin rendue publique, dit que cela n'avait pas été fait avant parce qu' « il ne fallait pas troubler les élections ». Une preuve, s'il en fallait, que tous ces notables pensent sincèrement que les élections ne sont pas faites pour discuter des problèmes importants de la population !

Rochefort (Charente-Maritime)

La Poste supprime des tournées.

Brève
05/09/2010

Sur l'agglomération de Rochefort, plusieurs tournées de facteurs sont régulièrement « à découvert »... ce qui veut dire que ces jours-là, aucun courrier n'est distribué.

La solution de la Poste : embaucher les facteurs qui manquent ? Non, supprimer 7 des 65 tournées de l'agglomération à partir du 19 octobre, et allonger les tournées restantes. Comme le dénoncent des facteurs, les lettres aujourd'hui distribuées vers midi le seront dorénavant à 15h30.

Les facteurs du centre de distribution de La Rochelle-Périgny avaient fait reculer leur hiérarchie en mars dernier, et obtenu des embauches après une semaine de grève. La direction de La Poste en redemande ?

Saintes (Charente-Maritime)

Mobilisation contre une fermeture de classe.

Brève
05/09/2010

Plusieurs dizaines de parents, prévenus par une maîtresse qui a fait le tour des maisons du quartier, ont manifesté avec pétition, tracts et banderole le 2 septembre devant l'école Pasteur de Saintes, où la fermeture d'une classe de CP était envisagée.

Cette fermeture, décidée à la dernière minute au vu des effectifs de rentrée, aurait obligé à créer sur le champ une classe à double niveau CP-CE1, sans que l'instituteur en charge ait eu le temps de s'y préparer.

L'inspectrice, accueillie par les parents mobilisés, a recompté les élèves de l'école et déclaré que l'effectif était suffisant pour maintenir la classe.

Sa décision doit être confirmée par une commission. Bien des parents penseront - avec raison - que leur mobilisation a curieusement aidé l'inspectrice à bien compter !