Dompierre-sur-mer (Charente-Maritime)

Roms : les odieuses expulsions de Sarkozy

Brève
15/08/2010

Le Préfet de Charente-Maritime annonce l'expulsion prévue cette semaine d'un campement de Roms installé depuis novembre dernier à Dompierre, près de La Rochelle, en provenance de Roumanie. L'expulsion avait été demandée par le propriétaire du terrain : le Conseil général, dirigé par Bussereau. Il a ainsi devancé l'ordre scélérat de Sarkozy de fermer 300 campements en 3 mois, et les insultes à l'égard des Roms que Sarkozy avait proférées en guise de justification.

Les Roms fuient la misère, le racisme et les pogroms dont ils sont victimes en Roumanie. La moindre des choses serait qu'ils soient accueillis dans des conditions dignes, et non sur un terrain dont le seul point d'eau est une bouche à incendie comme c'est le cas ici.

Région Poitou-Charentes

La Poste : le progrès à reculons

Brève
12/07/2010

Pour contrer la fronde de communes en lutte contre la fermeture de leur bureau postal, la direction de La Poste met en place, comme à Adriers (Vienne), des « contrats de progrès » : sous ce nom, il s'agit de soumettre les bureaux qu'elle veut fermer à une étude statistique pendant 6 mois pour vérifier leur rentabilité... et justifier leur fermeture.

La rentabilité est le seul critère qui compte pour la direction de La Poste, elle se moque des conditions de travail de ses salariés, tout autant que du service rendu au public, en particulier les personnes âgées qui ne sont plus capables de conduire pour se rendre à l'agence postale de la ville voisine.

Port autonome de La Pallice (La Rochelle – Charente Maritime)

Cargos poubelle : faire payer les armateurs et leurs assureurs

Brève
12/07/2010

Le 4 juillet 2008, le cargo « Anna » défonçait la porte-écluse d'entrée du port de La Pallice, par la faute de l'armateur : défaillance non réparée d'une télécommande du cargo, qui n'était ainsi plus pilotable depuis la passerelle. Coût des dégâts pour le port : 450 000 €, avancés par l'État, sur l'enveloppe du « plan de relance de l'économie » ! Depuis, l'armateur comme son assureur se sont défaussés, ce dernier ayant dénoncé le contrat d'assurance. Le port a donc réquisitionné le bateau, un tas de rouille qu'il ne pourra revendre qu'au prix de la ferraille, au mieux pour 320 000 €... dont il devra déduire des frais de dépollution (amiante, métaux lourds, fréon) peut-être supérieurs à ce montant !

Seul le contrôle des comptes de l'armateur, de son assureur, des clients ayant utilisé les services de ce bateau poubelle permettraient de faire payer ces dangereux chauffards, au lieu de la population via l'État.

La Rochelle (Charente-Maritime)

Un préfet trop zélé hors-la-loi

Brève
04/07/2010

Le tribunal administratif de La Rochelle vient d'annuler l'expulsion d'une jeune fille Rom, Djeljana, qui avait fui le Kosovo où, comme dans bien des pays, les Roms sont particulièrement menacés. La surdité dont Djeljana est atteinte nécessite une opération des oreilles qui, contrairement à ce que la préfecture invoquait pour lui refuser un titre de séjour, ne peut être faite correctement au Kosovo : ainsi en a jugé le tribunal. Par contre, l'expulsion de membres de sa famille proche est maintenue.

Pour se faire bien voir sur le dos des sans-papiers, les préfets font du zèle, y compris en se mettant hors la loi !

Port de La Pallice (La Rochelle, Charente-Maritime)

Les dockers font condamner l’État.

Brève
01/07/2010

La cour administrative d'appel vient de donner raison à l'Adeva 17 (Association départementale de défense des victimes de l'amiante) et au syndicat CGT, et de condamner l'État aux frais de justice : les dockers ayant travaillé sur le port de La Pallice avant 1999 auront droit à une cessation anticipée d'activité, alors que le Ministère de la Santé avait limité la période aux années 1974-1982.

Le trafic portuaire d'amiante en vrac et en sac, ainsi que celui de matériaux de construction amiantés, s'était en effet poursuivi jusqu'en 1999. Les salariés empoisonnés à l'amiante doivent arracher de haute lutte le droit de profiter d'une courte retraite, face à un État et un patronat complices.