Port de La Pallice (La Rochelle, Charente-Maritime)

Les dockers font condamner l’État.

Brève
01/07/2010

La cour administrative d'appel vient de donner raison à l'Adeva 17 (Association départementale de défense des victimes de l'amiante) et au syndicat CGT, et de condamner l'État aux frais de justice : les dockers ayant travaillé sur le port de La Pallice avant 1999 auront droit à une cessation anticipée d'activité, alors que le Ministère de la Santé avait limité la période aux années 1974-1982.

Le trafic portuaire d'amiante en vrac et en sac, ainsi que celui de matériaux de construction amiantés, s'était en effet poursuivi jusqu'en 1999. Les salariés empoisonnés à l'amiante doivent arracher de haute lutte le droit de profiter d'une courte retraite, face à un État et un patronat complices.

Cerizay (Deux-Sèvres)

HEULIEZ : LA VALSE DES « REPRENEURS » CONTINUE

Brève
14/06/2010

Lorsqu'en juillet 2009, le cabinet de conseil BKC avait repris Heuliez - pour 30 000 euros -, licenciant au passage 400 travailleurs sur les mille d'alors (220 autres alternant les périodes de chômage partiel avec celles de formations dans l'usine, payées par des fonds régionaux), Louis Petiet, son PDG, était présenté comme le sauveur de l'emploi.

Près d'un an après, le « sauveur » n'a pas apporté les fonds promis, mais il a par contre bien empoché les aides directes - près de 5 millions d'euros - de la région, présidée par Ségolène Royal, et revendu (cher) ses actions à un autre homme d'affaires.

Aujourd'hui, de nouveaux « repreneurs » sont sur les rangs : un fonds d'investissement asiatique - Delamore -, un conglomérat d'industriels franco-allemand (BGI et Con Engergy), le troisième larron étant l'homme d'affaires C.H. Mircher. Dans ce nouvel épisode, il n'y aurait plus que 420 travailleurs repris.

De l'argent, il y en aurait pourtant pour maintenir l'emploi et développer, sous le contrôle de la population, une production utile. Les anciens propriétaires d'Heuliez - la famille Quéveau - sont à la tête d'une fortune de près de 100 millions d'euros. C'est cette richesse, créée par le travail des ouvriers, qu'il faut mettre à contribution !

Jaunay-Clan (Vienne)

La grève surprise fait reculer la direction

Brève
12/06/2010

A CCA International (ex-Qualiphone), un des centres d'appels de la zone du Futuroscope, un mouvement largement suivi a éclaté jeudi 10 juin.

Suite à un précédent mouvement, pour dénoncer la détérioration des conditions de travail, le directeur avait crû bon d'envoyer des courriers de convocation à des salariés, spécifiant que « débrayer pouvait aller jusqu'au licenciement ».

En solidarité avec leurs camarades concernés et face à un patron qui estime que les employés sont taillables et corvéables à merci, la colère a éclaté sous la forme d'un débrayage surprise. La direction ne s'attendait pas à cela et, face à l'ampleur de la colère, a préféré reculer en renonçant à ses menaces.

Pour faire manger son chapeau à un patron et se faire respecter, rien ne vaut la force collective des travailleurs.

Marennes (Charente-Maritime)

Saint-Gobain empoisonne la population

Brève
15/05/2010

Le groupe Saint-Gobain a produit un poison, l'amiante, dont les premières victimes furent ses propres salariés. Son site d'engrais chimiques à Marennes, fermé en 1958, secrète d'autres poisons : des métaux lourds, dont l'arsenic et le mercure. La nappe phréatique est contaminée, même les promenades sont déconseillées à cause de l'inhalation de poussières d'arsenic, ce qui n'a pas empêché l'État d'autoriser en 2004 l'urbanisation de la zone.

La municipalité de Marennes, qui a dû payer les analyses sur ses propres fonds, se mobilise : organisation d'une manifestation le 5 mai, tentative de faire payer la dépollution à Saint-Gobain, et dépôt d'une plainte contre l'État qui refuse de s'adresser à Saint-Gobain - le Ministère de l'environnement de Borloo explique même que la pollution est sans doute prescrite, alors que l'empoisonnement continue !

La population de Marennes et son maire ont conscience que Saint-Gobain ne veut pas d'un précédent qui s'appliquerait à ses nombreux sites pollués dans le monde. Ils ont mille fois raison de lutter pour faire payer cet empoisonneur.

Charente-Maritime et Vendée

Colère des sinistrés de Xynthia

Brève
15/04/2010

Des « zones noires » dans lesquelles toutes les habitations sont destinées à être rasées ont été définies par les préfectures, sans aucune concertation avec les habitants concernés, et sans leur laisser le choix. Certains voudraient rester, quitte à être protégés par une digue renforcée et entretenue. D'autres voudraient au contraire, à la suite du raz-de-marée, bénéficier du statut « zone noire », incluant le rachat de leur maison au prix du marché d'avant Xynthia, mais ils en sont exclus. L'État, qui a déjà une grande part de responsabilité dans les morts de l'inondation, montre maintenant son mépris des victimes.