Région Poitou-Charentes

Bigoteries aux frais du contribuable

Brève
15/04/2010

Le maire de Saint-Jouin-de-Marnes (Deux-Sèvres), comme d'autres élus de la région, a reçu un courrier signé de Jean-Pierre Raffarin et Élisabeth Morin, anciens présidents de la région Poitou-Charentes : il est invité à une pèlerinage à Lourdes avec l'association Chrétiens élus publics pour « vivre sa vie d'élu dans la foi, guidé par l'approche théologique de notre archevêque ».

Ce maire, interviewé par France 3, se dit à juste titre scandalisé par le courrier, envoyé dans une enveloppe à entête du Sénat, affranchie par la maison, alors que les petites communes sont invitées à une gestion rigoureuse. Raffarin n'a pas dû voir le problème, habitué qu'il a été à subventionner à la louche et en toute légalité républicaine l'enseignement religieux, dans sa région puis à la tête du gouvernement.

Charente Maritime

Dégâts de Xynthia : Bussereau veut faire payer la population

Brève
09/04/2010

Réunis le 6 avril, plusieurs présidents de conseils généraux ont dénoncé le manque de moyens, et la dette d'au moins un milliard d'euros qu'a l'État envers les départements. Dominique Bussereau, président du Conseil général de Charente-Maritime, n'est pas de ceux-là. Il est vrai qu'en tant que Ministre des transports, il représente aussi Sarkozy et Fillon. Alors il s'en prend à la population, en augmentant les impôts locaux - pourtant très injustes car leur taux est le même pour tous les contribuables imposables.

La crise était déjà le prétexte d'une augmentation de 5,5%, votée en décembre dernier. Les dégâts causés par la tempête Xynthia aux infrastructures sont maintenant invoqués pour une hausse supplémentaire de 6%. La gauche propose de faire plutôt des économies. Mais personne dans ces institutions ne réclame qu'on prenne sur les bénéfices des géants du BTP, qui vont pourtant faire des profits en reconstruisant les digues et la voirie après en avoir fait en bâtissant en zone inondable, ni sur ceux des banques qui ont financé leurs projets.

Aytré (Charente-Maritime) Senoble

La direction condamnée suite à un nouvel accident de travail

Brève
31/03/2010

Le 18 mars, Senoble (production d'entremets) a été condamné à 2000€ d'amende (et son directeur à 1000€ avec sursis) pour leur responsabilité dans un accident de travail survenu le 16 octobre 2008. Deux techniciens avaient été brûlés par une solution de soude à 80° en intervenant sur une électrovanne en panne, sans attendre la fin de l'opération de lavage en cours. L'inspection du travail dénonce des lacunes sur l'information et la formation aux risques.

Senoble est un dangereux récidiviste. Le 12 février 2003, quatre salariés avaient été brûlés (dont l'un grièvement) par du chocolat bouillant sous pression. Ils intervenaient sur une panne d'un stérilisateur. Dans cet accident déjà, le principe de précaution requérait d'attendre que l'appareil refroidisse. Combien d'accidents du travail ont pour cause les pressions patronales, qui conduisent les salariés à risquer leur santé ou leur vie pour le rendement ?

Poitou-Charentes

Mobilisations contre des fermetures de classes

Brève
31/03/2010

L'annonce le 23 mars de fermetures de classes à la prochaine rentrée dans les écoles primaires de l'Académie ne passe pas. Des parents se mobilisent, en centre-ville (école Réaumur à La Rochelle) comme en zone rurale : manifestations à Champagne-Mouton (Charente), où la fermeture de classes de maternelle obligerait les enfants à aller à Confolens ou Ruffec, à 20 km.

Le rectorat justifie ces « ajustements » par les variations d'effectifs. Pourtant, à la dernière rentrée, des parents en lutte contre une fermeture à Saintes notaient qu'une école privée voisine, scolarisant exactement le même nombre d'enfants, gardait sa classe car les réajustements de septembre ne s'appliquent qu'au public !

Cette mobilisation des parents rejoint celle des salariés pour les créations d'emplois publics. Les uns et les autres ont mille fois raison !

Cerizay (Deux-Sèvres)

Heuliez : Culot patronal

Brève
27/03/2010

Paul Quéveau, ex-PDG d'Heuliez, a engagé une procédure aux prud'hommes contre cette entreprise, à qui il réclame 755 000 € de dommages et intérêts pour son licenciement par BKC (à l'époque où ce groupe avait racheté Heuliez). Il le fait alors qu'Heuliez avait invoqué des difficultés pour justifier le licenciement de 400 salariés.

Le cynisme indécent de ce rejeton de la famille Quéveau, ancien propriétaire d'Heuliez, montre une chose : ces patrons savent très bien que l'entreprise et ses repreneurs ont de quoi payer, y compris des indemnités faramineuses. Alors pourquoi les salariés accepteraient-ils de croire qu'il n'y pas d'argent pour maintenir leurs emplois et leurs salaires ?