Cenon-sur-Vienne (Vienne)

Fenwick : Main d'œuvre à disposition !

Brève
03/07/2020

Sous prétexte de commandes à rattraper et de retards dus au confinement Covid, c'est production plein pot chez Fenwick à Cenon. Les patrons doivent mettre en place des équipes de week-end et font appel à des volontaires des Fonderies du Poitou Fonte, actuellement au chômage. Une nouvelle combine pour trouver de la main d’œuvre facile à embaucher et à renvoyer, sans même les compensations de précarité à payer aux intérimaires, quelle aubaine pour les patrons !
Ils fourmillent d'idées pour transformer un maximum d'ouvriers en nomades de l'industrie, transportables d'une usine à l'autre, d'une région à l'autre, d'un pays à l'autre même, en fonction de leurs besoins du moment. Mais pour nos besoins, à nous les travailleurs, ce qu'il faudra leur imposer, c'est un emploi et un salaire pour tous, là où on vit.

Meubles Demeyere (Angoulême – Charente)

110 emplois menacés par les patrons et les banques

Brève
29/06/2020

Les 110 salariés de l’usine de meubles en kit située à Nersac ont l’épée de Damoclès des licenciements suspendus sur leur tête : le groupe Demeyere est au bord de la faillite, et les banques tergiversent à accorder un prêt pourtant garanti par l’état ( PGE).

Pourtant disent tous les syndicats, le carnet de commande est plein ! Mais les approvisionnements sont problématiques.

Cette usine qui a compté 350 salariés en est à son quatrième patron, avec autant de menaces de fermeture et les suppressions qui vont avec.

Ça suffit les diktats patronaux et bancaires !

Châteaubernard/Cognac (Charente)

Combattre le plan de licenciements de Verallia

Brève
15/06/2020

Les patrons de l’usine Verallia (ex-Saint-Gobain) qui fabrique des bouteilles veulent supprimer 80 emplois à Cognac et 130 dans le pays. On estime qu’avec les emplois indirects, ce sont 320 emplois qui risquent de disparaître dans le Cognaçais.

Rien à voir avec la crise sanitaire. Les patrons ne veulent pas investir et reconstruire l’un des fours et disent vouloir rentabiliser en « s’adaptant au marché français » qui serait en recul.

Pourtant, selon un militant syndical, le groupe Verallia a affiché un résultat net de 123 millions d’euros en 2019 et cent millions d’euros ont été distribués aux actionnaires.

Les travailleurs se mobilisent par une assemblée générale jeudi 18 juin, à 10 h, aux portes de l’usine.

L’argent existe bel et bien. Et s’il était vrai qu’il y a moins de production à effectuer, il faut imposer que chaque travailleur garde son emploi et son salaire, en prenant sur les bénéfices patronaux pour répartir le travail.

Angoulême (Charente)

Manifestation contre les brutalités policières samedi 13 juin

Brève
15/06/2020

Samedi 13 après-midi, deux cents personnes se sont rassemblées devant le commissariat de police : cette manifestation faisait écho aux émeutes qui se déroulent aux USA après le meurtre de George Floyd par un policier, et les protestations contre le mort d’Adama Traoré dans l’Oise.

L’un des initiateurs, conseiller municipal de gauche, se montrait très conciliant vis-à-vis de la police, au point de susciter des protestations véhémentes parmi les nombreux jeunes qui étaient présents.

L’un des intervenants, militant de Lutte ouvrière, affirmait lui que pour en finir avec le racisme dans une police qui est un organe de l’État bourgeois, il fallait faire disparaître l’oppression capitaliste elle-même.

Par ailleurs, dans la matinée, devant la mairie, une soixantaine de personnes, des militants mais surtout un groupe d’Africains dynamiques ont manifesté pour demander la régularisation des sans- papiers et ont dénoncé que les démarches tardent de plus en plus à aboutir, aggravant leurs conditions de vie – travail, logement, santé. Oui, les travailleurs sans-papiers doivent pouvoir être régularisés. Ils doivent avoir le soutien de tous leurs frères de classe dans ce combat. Travailleurs de tous les pays, unissons-nous !

Hôpital d’Angoulême : tension et colère des soignants

Brève
19/05/2020

L’annonce que les soignants ne seraient pas « éligibles » à la prime de 1 500 euros et n’auraient droit qu’à la prime de 500 euros pour la prise en charge des malades du Covid-19 a fait monter d’un cran la tension qui existe déjà. Alors même que des soignants ont été eux-mêmes contaminés.

Certains hospitaliers ont d’ailleurs exprimé que « les primes on s’en fout. Ce qu’on demande depuis longtemps, ce sont des revalorisations salariales, l’arrêt des suppressions de lits et l’embauche de personnel. »

Ce qui attise la colère, c’est le fait que les heures supplémentaires ne seront pas payées ! Mais « inscrites sur une balance d’heures au bon vouloir de la hiérarchie ».

Les hospitaliers dénoncent aussi le fait que sur l’entrée et la gestion des malades dirigés aux urgences, la direction « laisse le personnel se débrouiller », et qu’ils sont traités comme « de la chair à canon ».

La colère est là, et elle monte.