Châteaubernard/Cognac (Charente)

Combattre le plan de licenciements de Verallia

Brève
15/06/2020

Les patrons de l’usine Verallia (ex-Saint-Gobain) qui fabrique des bouteilles veulent supprimer 80 emplois à Cognac et 130 dans le pays. On estime qu’avec les emplois indirects, ce sont 320 emplois qui risquent de disparaître dans le Cognaçais.

Rien à voir avec la crise sanitaire. Les patrons ne veulent pas investir et reconstruire l’un des fours et disent vouloir rentabiliser en « s’adaptant au marché français » qui serait en recul.

Pourtant, selon un militant syndical, le groupe Verallia a affiché un résultat net de 123 millions d’euros en 2019 et cent millions d’euros ont été distribués aux actionnaires.

Les travailleurs se mobilisent par une assemblée générale jeudi 18 juin, à 10 h, aux portes de l’usine.

L’argent existe bel et bien. Et s’il était vrai qu’il y a moins de production à effectuer, il faut imposer que chaque travailleur garde son emploi et son salaire, en prenant sur les bénéfices patronaux pour répartir le travail.

Angoulême (Charente)

Manifestation contre les brutalités policières samedi 13 juin

Brève
15/06/2020

Samedi 13 après-midi, deux cents personnes se sont rassemblées devant le commissariat de police : cette manifestation faisait écho aux émeutes qui se déroulent aux USA après le meurtre de George Floyd par un policier, et les protestations contre le mort d’Adama Traoré dans l’Oise.

L’un des initiateurs, conseiller municipal de gauche, se montrait très conciliant vis-à-vis de la police, au point de susciter des protestations véhémentes parmi les nombreux jeunes qui étaient présents.

L’un des intervenants, militant de Lutte ouvrière, affirmait lui que pour en finir avec le racisme dans une police qui est un organe de l’État bourgeois, il fallait faire disparaître l’oppression capitaliste elle-même.

Par ailleurs, dans la matinée, devant la mairie, une soixantaine de personnes, des militants mais surtout un groupe d’Africains dynamiques ont manifesté pour demander la régularisation des sans- papiers et ont dénoncé que les démarches tardent de plus en plus à aboutir, aggravant leurs conditions de vie – travail, logement, santé. Oui, les travailleurs sans-papiers doivent pouvoir être régularisés. Ils doivent avoir le soutien de tous leurs frères de classe dans ce combat. Travailleurs de tous les pays, unissons-nous !

Hôpital d’Angoulême : tension et colère des soignants

Brève
19/05/2020

L’annonce que les soignants ne seraient pas « éligibles » à la prime de 1 500 euros et n’auraient droit qu’à la prime de 500 euros pour la prise en charge des malades du Covid-19 a fait monter d’un cran la tension qui existe déjà. Alors même que des soignants ont été eux-mêmes contaminés.

Certains hospitaliers ont d’ailleurs exprimé que « les primes on s’en fout. Ce qu’on demande depuis longtemps, ce sont des revalorisations salariales, l’arrêt des suppressions de lits et l’embauche de personnel. »

Ce qui attise la colère, c’est le fait que les heures supplémentaires ne seront pas payées ! Mais « inscrites sur une balance d’heures au bon vouloir de la hiérarchie ».

Les hospitaliers dénoncent aussi le fait que sur l’entrée et la gestion des malades dirigés aux urgences, la direction « laisse le personnel se débrouiller », et qu’ils sont traités comme « de la chair à canon ».

La colère est là, et elle monte.

Angoulême (Charente)

Reprise scolaire à Angoulême : danger, école !

Brève
19/05/2020

Il a fallu attendre 48 heures après que, la semaine passée, un enseignant et un encadrant ont été détectés positifs au Covid-19 à Soyaux et à La Couronne, pour que la préfecture se décide à fermer ces écoles par une décision rendue publique dimanche après-midi 17 mai. Des syndicalistes enseignants avaient dû monter au créneau, diverses sources leur disant que l’école de Soyaux ne fermerait pas et que les cas douteux ne seraient pas testés.

Cette semaine de reprise, dans les quartiers populaires de la Grand Font, Ma Campagne et Basseau, des écoles avaient déjà fermé sur des suspicions de Covid.

Cette reprise, où une large majorité de familles n’envoie pas ses enfants en classe, se fait donc dans une situation à risque, encore aggravée par les réactions irresponsables des autorités, empressées à s’aligner sur les décisions de l’État de rouvrir des écoles, afin de renvoyer les parents au travail.

Charente

Dépistage en Charente : peu, tard, meurtrier !

Brève
21/04/2020

La préfète de Charente vient de rendre public jeudi 17 avril que des dépistages systématiques sont réalisés… un mois après le confinement, en commençant dans trois établissements du département – à Rouillac, Angoulême, et un foyer d’accueil à Barbezieux. Dans l’un des EPHAD, huit décès étaient survenus fin mars ; dans un autre, un décès.

Il y a près de 90 EPHAD et assimilés en Charente. Mais le dépistage systématique n’intervient maintenant que parce qu’’il n’y a manifestement pas de tests et de réactifs.

Or, le Covid-19 est bel et bien répandu : les tests ont montré que la moitié des résidents et un tiers du personnel sont positifs à des degrés divers.

Les délais tardifs pour ces établissements, le non-dépistage systématique ailleurs, cela revient à laisser le champ libre au virus.

Le manque de tests n’est qu’un des maillons de la pénurie qui affecte la chaîne de santé : manque de masques, manque de lits, de matériel, de personnel dans les hôpitaux. L’argent existe. Il est allé vers les secteurs où le profit est maximum pour les capitalistes. Au détriment de la santé. C’est l’organisation capitaliste qui est fautive et criminelle.