ROCHEFORT (CHARENTE-MARITIME)

Clinique privée. Secours publics.

Brève
17/01/2010

Depuis des années les mesures prises par les gouvernements successifs favorisent l'hospitalisation privée tout en minant l'hôpital public. Pourtant, malgré cette politique, le trust qui possède la clinique Kapa a jugé qu'il avait plus à gagner en renvoyant ses salariés à peu de frais.

Des cinquante et quelques salariés de la clinique, dix-huit sont repris peu à peu par l'hôpital sans qu'ils soient licenciés par Kapa... ; seize partent ou sont licenciés, toujours afin d'éviter un plan de licenciements que Kapa ne veut pas payer ; 11 sont payés par l'hôpital en attendant soit, que Kapa juge sa future activité rentable et les reprenne, soit, une reprise par l'hôpital, toujours sans frais pour Kapa. Reste en suspend le reclassement de trois déléguées de SUD dont tout indique qu'elles sont victimes de vengeances patronale et/ou directoriales.

Pour la santé privée c'est toujours : face je gagne ; pile tu perds.

POITIERS (VIENNE)

Branché sur l'argent public

Brève
24/11/2009

Ségolène Royal, présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, n'a de cesse de jouer le rôle de VRP pour faire la promotion d'un véhicule électrique, à destination des collectivités locales dans un premier temps, qui devrait être fabriqué chez Heuliez à Cerizay, dans les Deux-Sèvres.

Ce modèle, baptisé « Simplicity », a été développé à Chauvigny, près de Poitiers, dans une petite PME - Eco&Mobilité - dont le patron connaît les ficelles pour toucher des subventions.

En mars 2007 déjà, il avait fait ouvertement un chantage à l'emploi au prétexte qu'il ne voulait pas payer un bâtiment communal dont l'estimation des Domaines - sous-évaluée -, lui paraissait inacceptable.

Le prix de ce véhicule électrique, dont les études ont été soutenues à hauteur de 1.7 million d'euros par la Région et qui doit faire l'objet de commandes fermes de la part de celle-ci, s'élèvera à 11 000 euros, desquels il faudra retrancher 6 000 euros de subventions supplémentaires (Région et Ademe, agence pour la maîtrise de l'énergie).

Après ces multiples aides publiques, gageons que les éventuels profits, eux, resteront une affaire privée...

BRESSUIRE (DEUX-SEVRES) :

Esclavage moderne

Brève
12/11/2009

Dans l'entreprise Mondial Prestation, qui compte 46 travailleurs, essentiellement originaires du Maroc et des Comores, le patron a des méthodes dignes du XIXème siècle.

Celui-ci, en effet, a mis en place un système d'amendes dont il a affiché le barème dans une note de service : ainsi, 3 retards non-justifiés, outre le fait d'être sanctionnés d'un avertissement, coûtent 200 euros ; être considéré comme non-sérieux dans le travail est facturé, si l'on peut dire, des mêmes pénalités ; une absence injustifiée - par le patron, bien évidemment - écope de peines identiques.

Dans cette société de service, travaillant dans un abattoir de poulets, les journées peuvent être à rallonge suivant les volontés patronales : il n'est pas rare qu'un travailleur de l'équipe du matin, commençant à 2h et finissant à 9h, doive poursuivre en équipe d'après-midi, de 9 à 16h... pour reprendre dans la foulée à 2h du matin. En plus de conditions de travail éprouvantes, le paiement des heures de nuit et des heures supplémentaires laisse à désirer.

Alors, à l 'approche des élections professionnelles, des travailleurs se sont présentés sous l'étiquette CGT. Malgré l'hostilité et les manoeuvres de ce patron, ils n'ont pas renoncé à défendre leur dignité !

BRESSUIRE (DEUX-SEVRES)

Esclavage moderne

Brève
12/11/2009

Dans l'entreprise Mondial Prestation, qui compte 46 travailleurs, essentiellement originaires du Maroc et des Comores, le patron a des méthodes dignes du XIXème siècle.

Celui-ci, en effet, a mis en place un système d'amendes dont il a affiché le barème dans une note de service : ainsi, 3 retards non-justifiés, outre le fait d'être sanctionnés d'un avertissement, coûtent 200 euros ; être considéré comme non-sérieux dans le travail est facturé, si l'on peut dire, des mêmes pénalités ; une absence injustifiée - par le patron, bien évidemment - écope de peines identiques.

Dans cette société de service, travaillant dans un abattoir de poulets, les journées peuvent être à rallonge suivant les volontés patronales : il n'est pas rare qu'un travailleur de l'équipe du matin, commençant à 2h et finissant à 9h, doive poursuivre en équipe d'après-midi, de 9 à 16h... pour reprendre dans la foulée à 2h du matin. En plus de conditions de travail éprouvantables, le paiement des heures de nuit et des heures supplémentaires laisse à désirer.

Alors, à l 'approche des élections professionnelles, des travailleurs se sont présentés sous l'étiquette CGT. Malgré l'hostilité et les manoeuvres de ce patron, ils n'ont pas renoncé à défendre leur dignité !

INGRANDES (VIENNE)

Tapis rouge pour les patrons

Brève
21/09/2009

Début septembre, Estrosi, le ministre de l'industrie, est venu annoncer en grandes pompes, à Ingrandes (au nord de Châtellerault), la création hypothétique de ... 150 emplois d'ici fin 2015 !

En effet, l'entreprise Délipapier (spécialisée dans le papier sanitaire), une filiale du groupe italien Sofidel, envisage d'y délocaliser une usine (située jusqu'à présent à Buxeuil, à 16km de là) avec la bénédiction des pouvoirs publics, mais surtout - ce qui intéresse les actionnaires - 3,7 millions d'euros de subventions.

Dans une zone, durement touchée par la crise, où 3 500 travailleurs sont au chômage, les politiciens n'hésitent pas à arroser les patrons d'argent public, dès que ceux-ci font mine de créer des emplois.