Cerizay (Deux-Sèvres)

Heuliez : les financiers font leur marché

Brève
12/07/2009

L'usine Heuliez, implantée à Cerizay, dans les Deux-Sèvres, vient d'être reprise par un cabinet de conseils, Bernard Krief Consulting, pour... 30 000 euros ! Ces financiers rachètent des entreprises en difficultés, suppriment des emplois et empochent des aides publiques.

Sur les 1000 travailleurs d'Heuliez, 380 seront repris ; les fonds publics financeront les salaires et une formation pour 220 autres. Les 400 postes restants seront supprimés.

L'État amène pas moins de 10 millions d'euros, la Région Poitou-Charentes, 5 millions, sans compter le financement de la formation et des salaires. Ainsi, ces patrons empocheront plus de 15 millions d'aides contre de vagues promesses de futures embauches.

Il paraît que les capitalistes sont prêts à prendre des risques. Mais pas pour eux, pour les autres. Quant à eux ils font largement assurer par la collectivité leurs profits à venir.

CHATELLERAULT (VIENNE)

Les ouvriers de Fabris en grève

Brève
09/07/2009

Depuis le 16 juin, l'entreprise de sous-traitance automobile Fabris est placée en liquidation judiciaire avec cessation d'activité.

Entre le dernier repreneur de Fabris - le groupe Zen - qui fut plus prompt à se servir sur la bête et à récolter les aides publiques qu'à relancer la production, et les principaux donneurs d'ordre, Renault et PSA, qui ont retiré leurs commandes, les 366 travailleurs se retrouvent aujourd'hui sur le carreau.

Les ouvriers occupent l'usine et gardent sous leur contrôle les 50 000 pièces usinées et les centres d'usinage sophistiqués. Ils entendent s'en servir de monnaie d'échange pour obliger Renault et PSA à payer une indemnité de départ extra-légale de 30 000 euros par travailleur.

Les constructeurs automobiles sont responsables de cette situation. Malgré leurs profits passés et actuels, le gouvernement leur a prêté 6 milliards d'euros.

Ils peuvent et doivent payer !

Cenon (Vienne)

La parole des patrons n'engage que ceux qui y croient

Brève
15/06/2009

L'usine Fenwick, située à Cenon près de Châtellerault, est touchée par 74 suppressions d'emplois. Les patrons annoncent hypocritement chercher des « volontaires », dans une période où le chômage frappe durement les familles populaires, avant de licencier.

Cette même direction avait fait un chantage au licenciement auprès des ouvriers, en 2006, avec comme alternative, soit la porte, soit l'abandon de 17 jours annuels de RTT, afin d'« aider l'entreprise à se développer». En contrepartie, les patrons s'engageaient à pérenniser les emplois jusqu'en 2012... On voit ce que vaut leur engagement.

Le prétexte avancé aujourd'hui est une baisse des prévisions de production de chariots élévateurs. Même si cela est vrai, les bénéfices que l'entreprise engrange de façon croissante depuis des années montrent que cette situation est révoltante et inacceptable !

La Rochelle (Charente-Maritime)

L’hôpital se défait de ses moyens face aux catastrophes

Brève
05/06/2009

Le centre hospitalier de La Rochelle vient d'utiliser sa salle d'afflux massif (SAM, dite « salle des catastrophes ») pour l'accueil de patients ordinaires des urgences, qui ne trouvaient pas de lit, comme le dénonce le syndicat Sud de l'établissement.

L'hôpital se prive ainsi du moyen d'accueillir les victimes de catastrophes type gros incendie, accident de car, ou encore intoxication alimentaire collective (c'est arrivé il y a quelques années dans une classe).

Face au problème posé, la direction prévoit de réduire les séjours « très longs » des patients pour libérer des lits. En attendant, elle choisit de se démunir face aux catastrophes, de manière chronique - elle avait déjà utilisé cette SAM plusieurs semaines de suite en janvier et février. Et elle justifie cette politique en déclarant au journal Sud-ouest qu'en cas de catastrophe elle n'aura qu'à déprogrammer des hospitalisations de cas moins urgents.

Ainsi, la politique de suppression massive de moyens dans les hôpitaux, prise par les gouvernements successifs et appliquée par des directeurs à leur botte, prépare des pénuries aux effets dramatiques.

La Rochelle (Charente-Maritime)

Quand Xavier Darcos fait de la pédagogie sur la violence à l’école

Brève
26/05/2009

Le ministre de l'éducation s'est rendu le 21 mai au congrès national de la Peep (Parents d'élèves de l'enseignement public) à La Rochelle, pour y réitérer ses propositions de gadgets sécuritaires dans les écoles, et proposer de donner des pouvoirs de police aux chefs d'établissement et inspecteurs.

Les manifestants qui étaient venus faire entendre à Darcos une autre opinion ont été reçus par les bombes lacrymogènes de la police (une personne âgée a fait un malaise et été évacuée à l'hôpital).

De la pédagogie pour expliquer aux manifestants enseignants et lycéens que la police ne les protégera pas ?

Dans le même temps, les suppressions de postes massives dans l'éducation ne peuvent que laisser les élèves et personnels plus démunis face aux actes de violence à l'école.