La Rochelle (Charente-Maritime)

Quand Xavier Darcos fait de la pédagogie sur la violence à l’école

Brève
26/05/2009

Le ministre de l'éducation s'est rendu le 21 mai au congrès national de la Peep (Parents d'élèves de l'enseignement public) à La Rochelle, pour y réitérer ses propositions de gadgets sécuritaires dans les écoles, et proposer de donner des pouvoirs de police aux chefs d'établissement et inspecteurs.

Les manifestants qui étaient venus faire entendre à Darcos une autre opinion ont été reçus par les bombes lacrymogènes de la police (une personne âgée a fait un malaise et été évacuée à l'hôpital).

De la pédagogie pour expliquer aux manifestants enseignants et lycéens que la police ne les protégera pas ?

Dans le même temps, les suppressions de postes massives dans l'éducation ne peuvent que laisser les élèves et personnels plus démunis face aux actes de violence à l'école.

Ingrandes (Vienne)

Chefs à la barre du tribunal de Poitiers

Brève
17/05/2009

Le responsable local de l'entreprise de nettoyage Sanitra-Fourrier, qui intervient entre-autres aux Fonderies du Poitou et à la Snecma, ainsi qu'un chef, sont repassés en justice après avoir fait appel d'un premier jugement.

Accusés de harcèlement, d'injures racistes vis-à-vis de travailleurs, de bousculades même à l'encontre d'un des ouvriers, ces individus ont eu le culot de tenter de minorer leur comportement violent et méprisant, malgré tous les témoignages de travailleurs, notamment aux fonderies, où des délégués CGT étaient intervenus pour secourir un ouvrier qu'ils molestaient.

S'ils se sont permis de tels comportements scandaleux, c'est qu'ils se savaient soutenus par leur patron. Il ne doit pas échapper à la justice

Ingrandes (Vienne)

Fonderies du Poitou Aluminium : La direction recule

Brève
17/05/2009

Aux Fonderies du Poitou, le mouvement de grève des travailleurs du secteur Alu a obligé la direction à rétablir le paiement intégral de la prime de mai que les patrons entendaient amputer à cause des périodes de chômage partiel qu'ils avaient eux-mêmes imposées.

La menace, agitée par le responsable du personnel, de ne pas payer le 1er mai si les ouvriers restaient en grève la veille et le lendemain de ce jour férié, avait reçu pour toute réponse un vote à l'unanimité pour la reconduction de la grève. Sur ce point aussi, la direction recule.

Ingrandes (Vienne)

Les Fonderies du Poitou Aluminim en Grève

Brève
17/05/2009

Depuis le vendredi 24 avril, les ateliers de la Fonderie Alu, à Ingrandes (près de Châtellerault), sont paralysés par la grève massive des ouvriers.

Après 50 jours de chômage partiel imposés par les patrons et leur entêtement à vouloir mettre en place la modulation-annualisation des horaires (qui se traduirait par 43 heures de travail effectif, soit 48h de présence dans l'usine, avec 6 jours par semaine), l'arrivée de travailleurs intérimaires, qui avaient été licenciés en octobre 2008 alors que la direction cherche des "volontaires" pour quitter l'usine, et l'amputation -du fait du chômage - de la prime de mai ont fait éclater le ras-le-bol.

Augmenter les salaires est vital pour les travailleurs ! La réduction du temps de travail est, quant à elle, une nécessité pour répartir le travail entre tous, en réintégrant les ouvriers (ex-fonderies et intérimaires) poussés dehors par les patrons, ceci sans baisse de salaire en prenant sur les profits des actionnaires.

Cerizay (Deux-Sèvres)

Heuliez : les patrons font la manche

Brève
17/05/2009

Le sous-traitant automobile Heuliez, implanté à Cerizay dans les Deux-Sèvres, est, paraît-il, en difficulté financière. Cette entreprise, qui appartient à la richissime famille Quéveau, a souvent perçu des fonds publics notamment via des plans de formation financés en partie par la région Poitou-Charentes et votés à l'unanimité par la droite comme par la gauche. Ceci n'a pas empêché les patrons de licencier en 2006, sans avoir de comptes à rendre à quiconque.

Aujourd'hui, afin de développer un véhicule électrique, ces derniers font une nouvelle fois appel à l'argent public et sollicitent l'État, le conseil régional et un autre organisme public. On voit le sens que donnent ces capitalistes à la "prise de risque" : ils s'en gargarisent quand ils font des profits, mais perçoivent l'argent de la collectivité lorsque l'incertitude de l'économie capitaliste fait peser un risque sur leurs affaires.

Les 300 nouvelles suppressions d'emplois annoncées sont inadmissibles ! En prenant sur la fortune personnelle accumulée par ces actionnaires, il y aurait de quoi maintenir les postes de travail et développer une production utile à la population.