Ingrandes (Vienne)

Les Fonderies du Poitou Aluminim en Grève

Brève
17/05/2009

Depuis le vendredi 24 avril, les ateliers de la Fonderie Alu, à Ingrandes (près de Châtellerault), sont paralysés par la grève massive des ouvriers.

Après 50 jours de chômage partiel imposés par les patrons et leur entêtement à vouloir mettre en place la modulation-annualisation des horaires (qui se traduirait par 43 heures de travail effectif, soit 48h de présence dans l'usine, avec 6 jours par semaine), l'arrivée de travailleurs intérimaires, qui avaient été licenciés en octobre 2008 alors que la direction cherche des "volontaires" pour quitter l'usine, et l'amputation -du fait du chômage - de la prime de mai ont fait éclater le ras-le-bol.

Augmenter les salaires est vital pour les travailleurs ! La réduction du temps de travail est, quant à elle, une nécessité pour répartir le travail entre tous, en réintégrant les ouvriers (ex-fonderies et intérimaires) poussés dehors par les patrons, ceci sans baisse de salaire en prenant sur les profits des actionnaires.

Cerizay (Deux-Sèvres)

Heuliez : les patrons font la manche

Brève
17/05/2009

Le sous-traitant automobile Heuliez, implanté à Cerizay dans les Deux-Sèvres, est, paraît-il, en difficulté financière. Cette entreprise, qui appartient à la richissime famille Quéveau, a souvent perçu des fonds publics notamment via des plans de formation financés en partie par la région Poitou-Charentes et votés à l'unanimité par la droite comme par la gauche. Ceci n'a pas empêché les patrons de licencier en 2006, sans avoir de comptes à rendre à quiconque.

Aujourd'hui, afin de développer un véhicule électrique, ces derniers font une nouvelle fois appel à l'argent public et sollicitent l'État, le conseil régional et un autre organisme public. On voit le sens que donnent ces capitalistes à la "prise de risque" : ils s'en gargarisent quand ils font des profits, mais perçoivent l'argent de la collectivité lorsque l'incertitude de l'économie capitaliste fait peser un risque sur leurs affaires.

Les 300 nouvelles suppressions d'emplois annoncées sont inadmissibles ! En prenant sur la fortune personnelle accumulée par ces actionnaires, il y aurait de quoi maintenir les postes de travail et développer une production utile à la population.

Rochefort (Charente-Maritime)

L'État « Providence ». pour l'enseignement catholique

Brève
17/05/2009

L'école et collège Sainte-Marie de la Providence de Rochefort réclame aux communes voisines dont des enfants y sont scolarisés une participation aux frais de fonctionnement de l'établissement, comme le lui permet la loi "Libertés et responsabilités locales" du 13 août 2004.

Heureusement, bien des maires refusent d'appliquer cette loi. Mais la direction du collège, montrant par là les limites de sa confiance en la Providence pour protéger ses intérêts, attaque en justice 25 de ces communes, à qui elle réclame 93 000 euros. Elle a trouvé le soutien, sans doute providentiel, du député UMP de la circonscription, Jean-Louis Léonard.

À l'heure où l'école publique se voit retirer des moyens, où les municipalités sont contraintes par le désengagement de l'État à augmenter leurs impôts locaux, ces bonnes âmes n'hésitent pas à réclamer qu'encore plus d'argent public soit détourné au profit de l'enseignement religieux.