Schneider (Angoulême, Charente)

Décision cauteleuse

Brève
03/04/2020

Pour se justifier, les patrons de Schneider prennent prétexte que la production de leur matériel électrique est « nécessaire au bon fonctionnement des hôpitaux ». Mais qui, et où, a-t-on entendu les hospitaliers angoissés réclamer haut et fort, en urgence, du matériel de distribution électrique, de traitement de l’eau potable, de l’équipement informatique… ?

L’utilité vitale de certaines productions, ce sont les travailleurs qui doivent la contrôler et en décider. Car la sollicitude patronale, elle, va aux profits des actionnaires.

Cognac (Charente)

Les firmes du cognac passent par-dessus le confinement

Brève
03/04/2020

Il y a 15 jours, les firmes de Cognac-Hennessy (LVMH), Martell, Meukow avaient arrêté leurs chaînes et leur production devant la progression de l’épidémie. Celle-ci continue, mais cela n’empêche pas désormais ces marques du cognac et du luxe de remettre en route leurs activités hautement profitables : Martell a continué les livraisons d’eau-de-vie et même les dégustations quotidiennes.

L’ivresse des profits pour Bernard Arnaud et ses pairs doit continuer, virus mortel ou pas, quoiqu’il en coûte en possibles dégâts humains...

Hôpital d’Angoulême (Charente)

La misère de Girac : à votre bon cœur, M’ssieurs-Dames

Brève
23/03/2020

Dans Charente libre de samedi 21 février, un article fait état des préparatifs pour accueillir des malades du covid-19, et des efforts faits par les hospitaliers pour faire face. L’article mentionne aussi : « l’hôpital d’Angoulême lance un appel aux dons pour trouver des masques, du gel hydroalocoolique, des lunettes de protection ». Voila à quoi est réduit l’hôpital public, à faire appel à la charité pour assurer le minimum pour les patients et les soignants !

Tout ça parce que l’argent part depuis des années vers les riches et les capitalistes, au lieu d’aller vers la santé.

Hôpital d’Angoulême (Charente)

Soignants en danger : la colère

Brève
23/03/2020

Dans le même numéro du journal, un article fait écho à la colère des infirmières qui n’ont ni masques, ni gel – « aucune protection », dit l’une d’elle. Quand elle appelle le centre national d’information sur le covid-19, on lui explique que les simples gestes barrières suffisent : « Bref un grand délire » dit-elle. Et d’ajouter : « ce qui nous fait peur, c’est que notre hiérarchie soit incapable de prendre les décisions urgentes ». Oui, et il faut que les travailleurs de la santé et de partout prennent les choses en main. C’est une urgence sociale.

Hôpital d’Angoulême (Charente)

Pas de masques, pas de matériel ? Une politique de classe criminelle

Brève
23/03/2020

L’incroyable pénurie de masques et de moyens médicaux a une cause : la politique d’économies et de restrictions mises en œuvre par tous les gouvernements depuis des années. Dans les années 90, il y avait plus d’un milliard de masques stockés sous la responsabilité de l’État. Le stock n’a pas été renouvelé, s’est périmé sous les ministres de la Santé, de droite ou de gauche, qui se sont succédé. Et Macron s’est inscrit dans la continuité de cette politique : tout pour les riches et le capital. Pour faire de sordides économies, l’État a cessé d’acheter des masques et s’en est déchargé sur les hôpitaux, eux-mêmes à court de moyens.

Le virus du capitalisme, c’est le danger permanent.