CHU de Poitiers (Vienne)

Il y a loin des déclarations gouvernementales à la réalité

Brève
15/03/2020

La direction du CHU de Poitiers vient d’envoyer un mail à destination des travailleurs administratifs de l’établissement qui ont des enfants, en leur demandant de se débrouiller pour assurer la garde de ceux-ci, et d’être à leur poste de travail.

Alors qu’avec la crise épidémique qui s’annonce, le gouvernement n’a cessé de communiquer pour encourager le télétravail ou pour dire, pour ceux des salariés qui sont parents et n’ont pas cette possibilité, qu’ils pourraient bénéficier « automatiquement » d’un arrêt maladie sur simple demande à l’employeur, le CHU, qui gère des effectifs à flux tendu, ne l’entend visiblement pas de cette oreille.

Et pour cause ! À force d’avoir supprimé des postes dans les hôpitaux, les différents gouvernements, de droite comme de gauche, en passant par celui de Macron, poursuivant leur politique d’austérité, portent une lourde responsabilité dans la désorganisation qui sévit dans le secteur hospitalier.

Heuliez (Deux-Sèvres)

Quéveau lègue ses archives… mais garde le pognon

Brève
15/03/2020

Gérard Quéveau, l’ancien patron de l’entreprise de carrosserie et de véhicules électriques Heuliez, qui était située à Cerizay, dans les Deux-Sèvres, vient, en grande pompe, de céder ses 8 tonnes d’archives au département. Tout y est, paraît-il, des masses de courrier, des contrats commerciaux, des documents comptables… L’ancien patron aurait eu un « pincement au cœur » en déclarant : « Il faut que ça tourne. La vie est comme ça ».

Quand il a vendu pour une bouchée de pain (30 000 euros), en 2009, l’entreprise avec les 600 travailleurs restant, épargnés par les précédents plans dits « sociaux », jugeant sûrement qu’il y avait de meilleurs profits à faire ailleurs, il n’a pas exprimé le moindre regret. Le magazine Challenges, à l‘époque, évaluait sa fortune à 100 millions d’euros.

L’entreprise, qui comptait 3 000 travailleurs en 2005, a été liquidée en 2014, après une succession de pseudo-repreneurs alléchés par les diverses subventions publiques que l’État, la région et le département versaient au prétexte de sauvegarder l’emploi... Avec quel succès !

Que ce patron, fossoyeur de l’emploi, soit courtisé par les responsables politiques du département n’est pas pour étonner. Les travailleurs, quant à eux, quand ils reprendront le chemin de la lutte collective, sauront où récupérer l’argent qui a été volé.

Angoulême (Charente)

Le maire Bonnefont : dur avec les travailleurs et les pauvres, généreux pour lui et le grand patronat.

Brève
14/03/2020

Le maire d’Angoulême, outre ses indemnités de maire, 4 182 euros brut par mois – il avait augmenté son indemnité de 62 % en arrivant à la mairie en 2014 – s’est fait verser une allocation chômage de 2 158 euros mensuelle en 2015, au titre d’une future « reconversion » ! C’est ce que vient de révéler Mediapart.

Ce politicien est issu de la droite LR, ce qu’il tente de faire oublier, et il est soutenu par LREM. Il est aussi vice-président du conseil Grand Angoulême, qu’il gère en bonne intelligence avec un maire socialiste – tendance Hamon.

En arrivant à la mairie il y a six ans, il avait affirmé sa volonté de supprimer des emplois parmi les fonctionnaires municipaux. Et fait encager des bancs publics pour les interdire aux SDF !

Un tel cynisme a de quoi révolter quand on sait avec quelle désinvolture, les allocations chômage sont supprimées à bien des chômeurs.

Et on voit que tous ces politiciens, eux, ne s’oublient pas dans le même temps où ils servent la soupe au grand patronat, par exemple aux grands groupes du BTP.

Présentation de candidat

Antoine Colin, candidat face au maire capitaliste

Brève
11/03/2020

Connue des touristes pour son centre-ville historique, La Rochelle compte de grandes cités ouvrières comme celle où je vis, Villeneuve-les-salines, où le taux de chômage atteint 32 %.

Le maire actuel, Jean-François Fountaine, se représente, avec le soutien de LREM et du PS. C’est aussi l’un des plus gros capitalistes de la région, employant près de 2 000 salariés dans ses trois usines de construction de navires de plaisance, qui affichaient 30 millions d'euros de bénéfices l'an dernier. Les conditions y sont dures, les rythmes intenses occasionnant des accidents de travail à foison, dont une chute mortelle chez un prestataire en 2019. Le maire se vante d’être « écolo » et de se déplacer à vélo. Mais ses salariés – et les riverains – respirent des vapeurs de solvants à longueur de journée, alors que des postes de travail disposent d’une aspiration largement insuffisante. À l’issue d’une récente grève pour les salaires – très bas – Fountaine-Pajot a mis fin au contrat de quatre intérimaires grévistes, pourtant très qualifiés, et promis à l’embauche.

À un récent débat entre têtes de liste, j’ai pu dénoncer cette politique à la face du maire, mis devant ses contradictions alors qu’il prétend avoir du mal à trouver de la main d’œuvre qualifiée. Celui-ci, mécontent d’être mis en accusation devant 300 personnes – dont beaucoup de ses obligés –, et les journalistes, m’a interrompu d’un « vous arrêtez », se croyant sans doute dans son entreprise. Cet éclat peu à son avantage a opportunément disparu de la vidéo du débat…

Lors du débat, j’ai pu aussi dénoncer les belles phrases du maire sur le handicap alors que des handicapés doivent ramper dans les escaliers en s’accrochant à la rampe chaque fois que leur vieil ascenseur tombe en panne. J’ai dénoncé les 55 millions utilisés pour agrandir le port de plaisance, au grand profit des entreprises nautiques, et qui manquent aux HLM. J’ai aussi dénoncé les attaques du maire et de ses alliés, le député Falorni et le Vert Soubeste – maintenant concurrents dans l’élection – contre les travailleurs territoriaux, à qui ils ont imposé, malgré une lutte d’un an, de travailler plus pour le même salaire. »

Angoulême (Charente)

Les éboueurs en grève pour 300 euros d’augmentation

Brève
03/02/2020

Trois cents euros d’augmentation, c’est que revendiquent les éboueurs de GrandAngoulême qui ont débuté une grève reconductible vendredi 31 janvier, sous l’impulsion d’un syndicaliste. Ils s‘élèvent contre des bas salaires – 1 250 euros pour un rippeur débutant ; un chauffeur, c’est 1 350 euros. Cela pour un travail pénible. Les autorités de GrandAngoulême font la sourde oreille et n’ont même pas rencontré les travailleurs, disant qu’« on ne peut pas faire plus ».

Mais quand il s’agit de financer des travaux publics qui rapportent des dizaines de millions à Vinci ou Eiffage, ces élus ne comptent pas. De l’argent, il y en a, les éboueurs ont toutes les raisons de se mettre en lutte.