Charente

« Ils ferment des écoles, ils ferment des usines, ras le bol de ces guignols »

Brève
06/02/2019

Dans le cadre de la préparation de la prochaine rentrée scolaire, des classes sont déjà menacées de fermeture pour parfois un élève en moins. C’est le cas à l’école de Bouëx, notamment ou bien à la maternelle Comtesse de Ségur en centre-ville d’Angoulême. Eh bien, les parents d’élèves de Bouëx montrent la voie : celle du refus et de la mobilisation.

Mardi 5 février, lors du comité départemental, la directrice de l'éducation, certainement devant la mobilisation des parents d'élèves de Bouëx, a renoncé à supprimer une classe. Par contre ce sont onze classes qui sont menacées de fermeture, presque toutes en secteur rural : C'est scandaleux et ne doit pas passer !

Futuroscope (Vienne)

Centres d’appels : ce n’est pas l’eldorado au bout du fil

Brève
23/01/2019

La préfète de la Vienne a visité une plateforme de recrutement officiant pour huit centres d'appels installés sur le site du Futuroscope. Le « community manager RH », lui faisant faire le tour du propriétaire, vantait la croissance du secteur et se targuait des centaines de postes à pourvoir en CDD, CDI ou à temps partiel. Conscient que les centres d'appels ont mauvaise presse, il soulignait la possibilité d'avoir un emploi à la carte pour répondre « aux besoins des candidats en recherche de poste ».

La réalité est bien moins idyllique avec des salaires au ras des pâquerettes, des journées de travail pouvant atteindre 12 heures et des RTT de récupération à la discrétion des patrons, des (rares) temps de pause chronométrés, etc... Tout cela explique le « turn-over » important qui sévit dans ces entreprises.

Ceci n'empêche pas certains journalistes de titrer sur les opportunités d'emploi à saisir, faisant mine de s'étonner des difficultés de recrutement du secteur. Quant aux responsables politiques de la communauté de communes de Poitiers, de la région Nouvelle-Aquitaine ou de l’État (via la Direccte), ils mettent à disposition des patrons de l'argent public... qui ira directement grossir leurs fortunes.

Chasseneuil-du-Poitou (Vienne)

La Poste : La solidarité ça paye !

Brève
22/01/2019

La semaine passée, au bureau de Poste de Chasseneuil-du-poitou, 88 % des 35 facteurs ont fait grève pour soutenir un des leurs qui faisait l'objet d'un avertissement de la part de la direction.

Alors que ce postier avait eu un accident de vélo, lors de sa tournée, qu'il avait poursuivie malgré une fracture au coude (lui valant deux mois d'arrêt), le directeur lui reprochait son imprudence. Il fallait oser, alors qu'il met une pression continuelle sur chaque facteur pour faire toujours plus avec toujours moins.

Seules cinq des trente-cinq tournées ont pu être assurées tant la mobilisation fut soudaine et déterminée. La direction ne s'y est d'ailleurs pas trompée et, quelques heures après le début des actions de filtrage des camions par les grévistes, a reculé en muant son avertissement en simple mise en garde.

C'est la bonne méthode pour se faire respecter des patrons !

Fonderies du Poitou (Ingrandes, Vienne)

Les rats ont quitté le navire, les requins sont à l’affût !

Brève
21/01/2019

Les grandes manœuvres se multiplient après le départ précipité de St-Jean Industries de la fonderie Alu. Les patrons de la fonderie Fonte s'activent aussi. Ces derniers ont mis en place un plan de licenciements qui concerne la quasi-totalité des 80 travailleurs intérimaires et procèdent à des mutations, suite à la suppression de l’équipe de nuit.

Comme tous les patrons qui veulent casser l'emploi, ceux des fonderies reprennent le refrain éculé des grosses difficultés qu'ils rencontreraient, pour imposer de lourds sacrifices aux travailleurs. Mais, pendant toutes ces années où les fondeurs ont sué des profits, les actionnaires se sont gavés : ceux de la Fonte, de St-Jean, sans oublier le donneur d'ordre principal, Renault, qui a affiché, en 2017, pas moins de 5 milliards d'euros de bénéfices. C'est cette richesse, créée par les ouvriers, qui permettait, entre autres, d'assurer à son PDG, un certain Carlos Ghosn, un revenu de 45 000 €... par jour !

Les capitalistes qui sont sur les rangs pour éventuellement reprendre les Fonderies espèrent évidemment qu'elles leur rapporteront au moins autant qu'à leurs prédécesseurs.

 

Angoulême (Charente)

Débrayage chez Schneider Electric pour les salaires.

Brève
20/01/2019

Une quarantaine de salariés ont débrayé et bloqué les portes des deux usines Télémécanique à Angoulême et I’Isle-d’Espagnac alors que s’engagent les négociations annuelles obligatoires (NAO). Les patrons proposent des miettes : 0,8 % d’augmentation générale et 0,9 % à titre individuel. Et ils ne sont pas gênés de dire que les salariés qui gagnent moins de 2 500 euros brut ont déjà perçu la prime Macron !

Les syndicalistes eux demandent 3 % d’augmentation générale et 1,5 % pour l’enveloppe individuelle.

L’entreprise se porte à merveille, a fait des bénéfices qui dépassent le milliard d’euros et a largement servi les actionnaires.

Oui, de l’argent, il y en a dans les caisses du grand patronat pour de vraies augmentations des salaires, pour leur indexation sur la hausse du coût de la vie et pour créer des emplois.