La Rochelle (Charente-Maritime)

SNCF : Voleur de grand chemin… de fer

Brève
08/07/2019

Depuis le 9 mai, sous prétexte de simplifier ses tarifs TGV, la SNCF les a alignés par le haut, sur les tarifs heures de pointe, et en catimini. Ainsi l’aller simple La Rochelle-Paris, qui coûtait 80 € en heures normales, passe à 94 € quelle que soit l’heure, soit une augmentation de 17,5 %. Les tarifs réduits (famille, abonnés, etc.) augmentent dans la même proportion.

La SNCF argue que c’est moins cher si on achète les billets à l’avance, mais ce n’est pas forcément vrai au final car en cas d’imprévu l’échange de ces billets est payant.

Voudrait-elle aussi nous inciter à utiliser le train intercité qu’elle rétablit entre La Rochelle et Paris-Austerlitz (2 allers par semaine, trajet de 5 h 25 min)…mais sous forme de trains de jour, car elle se refuse à rétablir les trains couchettes supprimés il y a quinze ans ?

Par quelque bout qu’on prenne le problème, elle veut surtout que chaque train lui rapporte plus. Cette logique de profits rend la SNCF incapable d’offrir au plus grand nombre les conditions de voyage d’il y a vingt ans.

Angoulême (Charente)

Contre les suppressions d’emploi, les salariés des magasins Brice et Jules en grève

Brève
05/07/2019

Depuis le 26 juin, les employés des magasins Brice et Jules de la galerie marchande d’Auchan-La Couronne – certains en CDI, d’autres en CDD – sont en grève. Ils refusent le plan social national que le groupe Happychic veut imposer. Il veut se débarrasser de 400 travailleurs en fermant 86 magasins – dont les deux de La Couronne.

Ce plan de licenciement doit s’étaler sur trois ans, et du coup les salariés sont dans l’angoisse parce qu’ils ne savent même pas ce qu’il adviendra d’eux dans les semaines et les mois qui viennent.

L’entrepôt du Mans est aussi en grève, et une grève de la faim a lieu à Roubaix.

Le groupe Happychic entend se restructurer au détriment des travailleurs. Ce groupe est lié au richissime groupe Mulliez (Auchan, Décathlon, Flunch etc…) : ce n’est pas aux salariés d’être les sacrifiés de la restructuration.

La ministre Pénicaud a commenté cyniquement ce plan social : « Demain, on ne peut pas garder les métiers du passé. On ne peut pas garder la bougie quand l'électricité arrive» ».

Mais il arrive qu’une étincelle mette le feu à la plaine si les travailleurs s’unissent.

Charente-Maritime

Pénibilité et dangerosité du travail en hausse

Brève
26/06/2019

Selon l’Assurance maladie, les arrêts de travail ont augmenté de 5,6 % en 4 ans sur le département, soit un tiers de plus que la hausse nationale déjà élevée.

Pas étonnant, avec le recul des départs en retraite, qui se traduit par une hausse de 20 % en 3 ans du nombre de seniors de plus de 60 ans au travail sur le département.

Cela ne surprendra pas non plus tous ceux qui endurent l’augmentation des pressions, la généralisation du travail en équipes (comme à Fountaine-Pajot La Rochelle), les tentatives d’imposer le lean management (comme à Dufour Périgny). Les conséquences en sont aussi les accidents de travail qui se multiplient, parfois mortels (chute d’un toit à Fountaine-Pajot en avril).

Face au gouvernement qui incrimine les salariés qui s’arrêtent, il faut au contraire dénoncer les responsables, le patronat et un gouvernement complice.

Bureau de poste de Soubise (Charente-Maritime)

Chronique d’une mort annoncée ? Pas sûr…

Brève
28/05/2019

Samedi 25 mai au matin, il y avait une longue file d’attente devant le bureau de poste de Soubise pour apporter un soutien à la postière du bureau. Cela faisait suite à la réunion publique de lundi 20 mai, organisée par la mairie, qui a rassemblé 70 personnes, très inquiètes de la disparition de leur bureau de poste.

À l’origine, le projet de la poste de fermer le bureau pendant les vacances d’été, en pleine période touristique, a suscité bien des inquiétudes parfaitement justifiées vu la politique de la Poste partout en France : les fermetures ponctuelles, obligeant les usagers à trouver d’autres solutions, servent à préparer la fermeture tout court.

La Poste prétend qu’à Soubise, bourg d’environ 3 000 habitants, l’activité du bureau ne serait que de 13 heures par semaine, sur une amplitude de 30 heures hebdomadaires. Le maire de la commune lui-même dit que « ces chiffres sont, bien sûr, ceux de la Poste et il est impossible de les contrôler ». Et c’est bien cela qui est inadmissible : la Poste décide, sur ses seuls critères de rentabilité financière, de s’en prendre à un service public utile à la population, sans tenir le moindre compte des intérêts des postiers et des habitants.

Mais, pour le moment, la mesure ne passe pas et d’autres actions sont prévues.

Angoulême

Nidec Leroy-Somer : restructuration et fermetures de sites

Brève
25/05/2019

Le PDG en France du groupe japonais Nidec, qui a acheté à l’Américain Emerson en 2017 les usines qui produisent les moteurs électriques Leroy-Somer, annonce la fermeture de plusieurs sites (ceux des Agriers, de Rabion et de Champniers) à Angoulême. Il veut transférer la production sur les autres usines déjà existantes dans la ville (Sillac et Gond-Pontouvre). Il dit vouloir moderniser celles-ci et investir 30 millions d’euros. Le but est d’accroître la production et la rentabilité.

Il affirme que cela se fera sans suppressions d’emploi.

Parmi les 1 800 salariés – Nidec Leroy-Somer est le plus gros employeur du département –, c’est l’expectative.

Paroles de patron, bien fol est qui s’y fie… Le contrôle ouvrier sur la production, les conditions de travail et la gestion, voilà ce qui est nécessaire.