Adrexo (Poitiers – Vienne)

Une colère qui ne retombe pas

Brève
14/02/2022

Les grévistes en manifestation dans Poitiers

Les travailleurs du site de Poitiers d’Adrexo, entreprise de distribution de colis – filiale du groupe Hopps –, ont fait deux semaines de grève. Ce mouvement fait suite à un précédent conflit, en septembre, qui s’était conclu par l’attribution d’une prime repas de 9,50 € par jour travaillé (pouvant représenter de 200 à 300 euros par mois).

Comme rien n’a été versé, la colère a explosé de nouveau et les conditions de travail se sont ajoutées aux griefs vis-à-vis de la direction. Sous-équipement en moyens matériels (2 transpalettes pour 32 travailleurs, des tables de travail bricolées avec des palettes), journées à rallonge : la coupe a largement débordé et la grève s’est propagée à d’autres site (Saint-Étienne, Avignon,…).

Si des améliorations des conditions de travail ont été obtenues (en moyens matériels), le versement de la prime de panier est toujours hypothétique. Gageons que ces travailleurs n’hésiteront pas à user de nouveau du seul langage que comprennent les patrons : le rapport de force.

La Rochelle (Charente-Maritime)

C’est la précarité qu’il faut combattre

Brève
10/02/2022

Une dizaine de livreurs à vélo Uber Eats ont boycotté les commandes au McDonald’s des Minimes dimanche 6 février. Ils se plaignent d'une attente trop longue : une trentaine de minutes au lieu de 8 à 10 dans les restaurants classiques.

Le dimanche précédent une altercation entre un de ces livreurs et un employé du McDo en est venue aux mains.

Ces travailleurs, aussi précaires les uns que les autres, ont des salaires tout aussi minables. Attendre, pour les uns, c'est faire moins de rotations et moins de « recettes » ; aller plus vite, pour les autres, est infernal, voire impossible. Ils n'ont pas le même patron, mais leurs intérêts sont les mêmes : s'unir contre leurs patrons respectifs pour de meilleurs revenus et conditions de travail.

Meubles Demeyere

Les vautours d’hier et de demain

Brève
07/02/2022

L’entreprise Demeyere, fabricant de meubles, a été placée en redressement judiciaire. Des offres de reprise ont été annoncées. Elles prévoient des licenciements parmi les 750 salariés, dans le Nord et à Nersac en Charente.

La famille Demeyere s’est enrichie sur l’exploitation de plusieurs générations de travailleurs. Tout comme se sont enrichis les propriétaires de la grande distribution, comme ceux de Conforama, client des meubles Demeyere.

Il n’y a pas de raison que les travailleurs soient bradés dans les grandes manœuvres entre actionnaires d’hier et de demain. Tous ces actionnaires sont riches à millions, voire à milliards. C’est en récupérant cet argent, en fait le leur, que les travailleurs pourront s’assurer un avenir.

SAFT (Angoulême, Charente)

50 ans de pollution industrielle, il est urgent de rien faire…

Brève
13/01/2022

Pendant 50 ans, à Angoulême, la SAFT a fabriqué des batteries en empoisonnant les sols et les eaux d’un quartier urbain, en particulier au trichloréthylène. Les faits n’ont été reconnus qu’en 2011, occultés par le Conseil général socialiste, et rendus publics seulement huit ans plus tard. Depuis, à part une coûteuse étude préparant des travaux de dépollution, rien n’a été fait.

Département, Agence régionale de santé (ARS), direction de l’aménagement, préfecture, ville, tous rivalisent dans la course de lenteur pour remédier à ce site empoisonné. Quant à la SAFT, aujourd’hui propriété de Total, ça fait belle lurette qu’elle dit ne plus rien à voir avec cette pollution, ayant vendu le site au département.

Ruffec (Charente)

Des millions pour aménager la gare et… accueillir moins de trains

Brève
13/01/2022

La gare de Ruffec, sous-préfecture au nord d’Angoulême, a été aménagée à grands frais – plus de 5 millions d’euros sur des fonds de la région et de l’État. Néanmoins, sur cet axe Bordeaux-Paris, les TGV ne s’arrêteront pas. Le prétexte est que les quais sont trop courts pour faire stationner des TGV qui mesurent plus de 200 mètres de long ! Seuls les TER peuvent marquer un arrêt.

Beaucoup d’argent et moins de trains, il faut le voir pour le croire !