Charente

Rassemblement contre des suppressions inadmissibles de postes dans les écoles

Brève
17/03/2021

Lundi 16 mars, une quarantaine de parents d’élèves de différentes écoles d’Angoulême se sont rassemblés devant la préfecture d’Angoulême, accompagnés de syndicalistes. Ils s’opposent à des suppressions de postes envisagées. iIci, dans un quartier populaire (Jean-Moulin à Ma Campagne) où disparaitrait la possibilité des faire travailler des élèves en petits groupes, car le dispositif « plus de maîtres que de classes » est menacé. Des parents ont fait signer avec succès une pétition qu’ils vont remettre aux autorités académiques. Là (école Condorcet), ils refusent la suppression qui entraînerait des classes à 30 élèves. Ailleurs (à la ferme des Valettes), ce sont les projets de faire travailler les élèves à l’extérieur, dans un cadre de verdure magnifique, qui sont compromises. On le voit, les réactions de parents qui avaient commencé dans les communes du Nord Charente, à Luxé et Cellefrouin, avec participation du maire, ont fait… école.

Lors de la discussion sur la carte scolaire, les autorités académiques avaient annoncé la suppression de 28 postes (alors que 15 ouvertures sont annoncées). La plupart des parents pointent que la promesse d’un surcroît d’efforts faite après le confinement était ainsi piétinée. Des postes de remplaçants sont aussi supprimés – « une catastrophe », disent des syndicalistes, « parce que cela ne répond pas au protocole sanitaire ».

Et derrière tout cela, la recherche funeste de la rentabilité…

Cadmium à la Saft :

les empoisonneurs courent toujours

Brève
13/03/2021

Vendredi 12 mars, 40 salariés et ex-salariés de Saft à Nersac en Charente (maintenant filiale de Total) se sont déplacés à Bordeaux pour assister à l’audience de la cour d’appel. Ils s’étaient donnés rendez-vous pour suivre le procès qu’ils ont engagé contre leur patron pour les avoir exposé au cadmium pendant des années.

Le Cadmium est un métal lourd et très toxique utilisé dans la fabrication de batteries haute technologie. En 2014, ils étaient plus de 400 à manipuler ce produit. Plusieurs d’entre eux ont développé des cancers atteignant les organes vitaux (foie, rein, pâncreas) et certains sont décédés.

Les travailleurs de Saft ont engagé le combat en 2012. Leur patron a utilisé tous les recours juridiques pour ne pas reconnaitre sa responsabilité dans l’empoisonnement de leurs collègues. En 2016 le tribunal correctionnel d’Angoulême a reconnu la responsabilité de Saft Nersac et a condamné l’employeur et son dirigeant de l’époque à payer une amende de… 10 000 euros.

Mais Saft Nersac a fait appel et a obtenu la relaxe. Les salariés ont alors fait un pourvoi en cassation, qui a effectivement a cassé l’arrêt de la cour d’appel et renvoyé l’affaire devant une autre cour d’appel. C’est cette audience qui devait se tenir ce vendredi 12 Mars à Bordeaux.

Mais aucun dirigeant de Saft Nersac ne s’est déplacé et la cour a renvoyé le procès au 2 juillet prochain. Cela n’a pas entamé le moral des travailleurs qui ont conscience que leur combat risque d’être long. Ils ont tenu une assemblée générale devant  le tribunal et se sont donnés pour objectif de revenir le 2 juillet.

Comme pour l’amiante les patrons ne reconnaissent jamais leurs responsabilités d’empoisonneurs mêmes quand les faits sont avérés. Ils utilisent tous les recours possibles pour faire trainer les procès en comptant sur la lassitude des plaignants ou… de leurs descendants !

Incinérateur Soval (Échillais, Charente-Maritime)

Plastique et métaux dans le compost agricole

Brève
07/03/2021

Le groupe Soval, filiale de Veolia qui exploite l’incinérateur d’Échillais, propriété du Syndicat intercommutautaire (SIL), a vendu comme compost à des agriculteurs, 5 € la tonne, des centaines de tonnes de déchets non conformes, issus d’un « tri mécano-biologique » (TNB) préalable à l’incinération. Ces déchets dépassaient largement des normes pourtant bien permissives.

Alors que la préfecture a interdit en 2018 cette technique du TNB, Soval s’appuie sur des recours juridiques pour continuer à produire ces prétendus composts agricoles.

Le groupe Soval est incapable de trier les déchets comme il l’a prétendu pour obtenir un marché lucratif, mais tout à fait capable de faire payer, avec la complicité du SIL et de l’État, les agriculteurs, les usagers par la taxe sur les ordures… et peut-être de mettre en danger les consommateurs.

Hôpital de La Rochelle (Charente-Maritime)

Le Covid, révélateur de la misère

Brève
04/02/2021

Mobilisation à l'hôpital le 30 juin 2020

Alors que la région avait été épargnée jusqu’à fin 2020, depuis mi-janvier des foyers de Covid se sont constitués dans plusieurs services de l’hôpital, avec de nombreux patients gravement atteints. Les services de réanimation se sont retrouvés subitement saturés. Des lits sont ouverts en urgence, et le bureau d’un cadre de santé a même dû être utilisé.

Face aux besoins, le personnel manque cruellement. De nombre de soignants sont eux-mêmes atteints du Covid, les arrêts surchargent de travail le personnel restant et tout cela oblige à reporter des opérations chirurgicales.

Le répit que le Covid a laissé jusqu’ici à la région n’a même pas été mis à profit pour mieux se préparer à l’arrivée attendue du virus. Ce gouvernement, qui réserve « l’argent magique » aux milliardaires et autres marchands d’armes, laisse crever le système de santé.

Article plus complet du journal Lutte ouvrière sous ce lien.

Angoulême (Charente)

Non à la dégradation de l’accueil de la petite enfance et des conditions de travail

Brève
02/02/2021

Une cinquantaine de salariées de la petite enfance ont manifesté ce mardi 2 février devant l’hôtel de ville d’Angoulême, venant de tout le département. Avec une banderole affichant « pas de bébés à la consigne », elles répondaient à un appel national de la fédération des éducatrices de jeunes enfants et d’un collectif local. Le projet gouvernemental prévoit notamment de faire passer à 6 bébés (au lieu de 5 aujourd’hui) la prise en charge par chaque éducateur des enfants qui ne marchent pas – ce qui ingérable quand il faut s’occuper des enfants (par exemple pour les alimenter). La réforme prévoit aussi d’augmenter la possibilité d’accueil en surnombre qui passerait de 10 % actuellement à 15 %). Elle diminue le pourcentage de puéricultrices dans chaque structure par rapport au personnel présent.

En bref, alors que la demande de places d’accueil augmente, le gouvernement diminue les moyens disponibles, au détriment des enfants et au prix d’un alourdissement de la charge de travail des personnels.

Cette attaque sur ce service public comme sur les autres appelle une mobilisation d’ampleur unissant tous les travailleurs de ces secteurs.