Angoulême (Charente)

La culture : une marchandise comme une autre pour les capitalistes

Brève
01/02/2021

Vendredi 29 janvier, le palmarès du festival de BD d’Angoulême était dévoilé mais le festival en lui-même est prévu fin juin. De nombreux auteurs de BD envisagent de le boycotter pour rendre publique leur situation : près de la moitié vivent sous le seuil de pauvreté et nombre d’entre eux touchent le RSA.

Pourtant, comme disent les journalistes, « l’industrie de la BD se porte bien ». Des ventes en progression de 9 % en 2020 malgré le (ou peut-être à cause du) confinement.

Une poignée de grands éditeurs s’enrichissent pendant que ceux qui « produisent » les BD touchent seulement moins de 10 % du prix du livre soit des sommes nettement insuffisantes pour vivre. En bref, une industrie comme une autre où ceux qui possèdent les moyens de production exploitent, toujours plus, des milliers de travailleurs.

Rochefort (Charente-Maritime)

Accident de car mortel : Eiffage mis en examen mais pas encore condamné…

Brève
30/01/2021

En février 2016 à Rochefort, un camion du groupe Eiffage, roulant ridelle gauche ouverte à l’horizontale, sectionnait le côté d'un car scolaire qu'il croisait, tuant six jeunes de 15 à 18 ans ; le camion ne disposait d’aucune alerte d’ouverture de la ridelle.

Le chauffeur du camion avait été immédiatement poursuivi pour homicide involontaire. Mais pour le groupe Eiffage, qui avait évidemment contesté sa responsabilité, il fallut attendre cinq ans pour que l’éventualité de celle-ci soit retenue ! Et d’après le procureur chargé de l’affaire, « il n’est pas sûr » que le groupe se retrouve au tribunal.

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » disait Jean de La Fontaine en 1678. Ça n’a pas beaucoup changé !

Lycée hôtelier de La Rochelle (Charente-Maritime)

Débrayage contre les coupes budgétaires

Brève
22/01/2021

Le personnel du lycée hôtelier de La Rochelle a débrayé mercredi 20 janvier contre une suppression massive d’heures de cours à la prochaine rentrée, annoncée par le rectorat, et s’est rassemblé devant le lycée, accompagné d’élèves.

Les arts plastiques, l’allemand et les sciences et technologies de service disparaîtraient de 1re année à la rentrée, puis à terme de toutes les formations.

Le gouvernement, avec ses relais rectoraux, profite décidément de la crise du Covid pour aggraver ses attaques contre les secteurs publics les plus utiles à la population, au moment où ils auraient au contraire besoin de plus de moyens. Le personnel du lycée et ses élèves ont donné la seule réponse qui vaille et restent mobilisés.

Angoulême (Charente)

Arts Energy (ex-Saft) – En grève !

Brève
23/12/2020

Mardi 15 décembre, les travailleurs se sont mis en en grève, quasi unanimement, et ont formé un piquet d’une centaine de personnes. Ils disaient non à l’annonce par la direction de cette usine qui fabrique des batteries de manipuler le temps de travail en diminuant le nombre de RTT ; en supprimant le paiement des pauses et la prime de vacances. Il faut dire que les nerfs sont tendus dans cette usine de 206 personnes, dont la Saft – filiale de Total – vient de se séparer. En deux ans, 80 emplois ont disparu, d’autres suppressions sont prévues. Mais « la charge de travail reste la même et il y a un vrai ras le bol », estime  un syndicaliste.
Après quelques concessions des patrons sur les RTT, les travailleurs ont voté la reprise du travail. Un coup de colère salutaire avant un nouveau rendez-vous avec la direction début 2021.

Fonderie du Poitou fonte (Ingrandes – Vienne)

La colère, pas la résignation

Brève
08/12/2020

La direction de la fonderie fonte Liberty vient d'annoncer la fin de l'activité pour juin 2021 avec la suppression des 292 emplois. Lundi 14 décembre débuteront les premières discussions du plan de licenciement PSE entre la direction et les syndicats. Elles porteront sur les mesures de reclassement et d'éventuelles primes extra-légales de Renault et de Liberty.

Pendant des années, les patrons ont lanterné ces ouvriers ; et les notables politiques locaux, du maire de Châtellerault au sénateur, en passant par le député macroniste, n'ont cessé de prêcher la résignation aux travailleurs, en arguant de leur influence pour « faire avancer le dossier ». Avec quel succès !

Ces ouvriers ne pourront compter que sur eux-mêmes et la solidarité de ceux de leur camp pour vendre chèrement leur peau !