Régie des transports communautaires rochelais (RTCR), La Rochelle (Charente-Maritime)

La mairie organise l’insécurité… et se défausse sur les travailleurs

Brève
29/09/2019

La CGT de la RTCR dénonce le manque de moyens matériels et humains du service d’entretien des bus, et ses conséquences dangereuses : ainsi un bus roulait sans clignotant et avec une porte qui ne fermait pas ; un autre sans feux de croisement.

La direction de la RTCR et l’adjointe au maire chargée des transports, l’écologiste Brigitte Desveaux, citées par Sud-Ouest, répondent en mettant en cause « les grèves » des 13 et 20 septembre et la « résistance au changement que nous impulsons »… changement qui consiste en particulier à réduire le temps de pause des chauffeurs, les poussant à rouler plus vite.

S’ajoute au problème le manque de bus, accru cette semaine par les réquisitions comme navettes pour le Grand Pavois. Ce salon nautique profite notamment au groupe nautique du maire de La Rochelle, avec ses deux entreprises Fountaine-Pajot et Dufour. C’est ainsi qu’aux heures de pointe les travailleurs et étudiants s’entassent parfois dans des bus simples, et voient des bus déjà pleins à craquer passer sans marquer l’arrêt.

La direction de la RTCR et la mairie donneuse d’ordre sont pleinement responsables de tous ces problèmes.

Hôpital de Girac (Angoulême, Charente)

Plainte en justice contre l’hôpital de Girac après le suicide d’un informaticien

Brève
15/09/2019

En novembre dernier un cadre informaticien de l’hôpital de Girac mettait fin à ses jours, après avoir subi un burn out. Il expliquait ce suicide par la pression et la surcharge de travail. Son épouse vient de porter plainte contre l’hôpital et un chef de service, incriminant le harcèlement qui a poussé son mari à bout. Les collègues et syndicalistes pointent que la direction de l’hôpital était au courant, mais n’a pas réagi.

La caisse d’assurance maladie a reconnu le suicide de ce travailleur comme accident du travail. Mais la direction de l’hôpital a formé un recours contre cette décision.

C’est pourtant bien la politique de rentabilisation et la surexploitation qui causent de tels drames, au détriment des salariés, comme, au demeurant des malades.

Civaux (Vienne)

Centrale nucléaire de Civaux : Le danger vient de la course au fric

Brève
10/09/2019

Un des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Civaux a connu un arrêt brutal, le 25 août dernier, à 4 heures du matin. D'après la direction du site, il s'agit d'une « bourde » d'un travailleur de la centrale qui aurait malencontreusement appuyé sur le mauvais bouton. Elle ajoute vouloir prendre des mesures contre lui et insiste sur le manque à gagner dû à cet incident.

Une centrale nucléaire dépendrait donc d'une éventuelle mauvaise manœuvre d'un seul salarié ? C'est la direction qu'il faut alors incriminer, qui n'assure pas la présence nécessaire d'une équipe avec un contrôle collectif des opérations.

Si l'énergie nucléaire nécessite des mesures de sécurité draconiennes, le danger vient également de la direction qui n'hésite pas à mégoter sur les effectifs dans une optique de rentabilité.

Collège de Ruffec (Charente)

Les fausses notes de la rentrée

Brève
09/09/2019

Mardi 3 septembre, rentrée bruyante au collège de Ruffec : parents d’élèves et professeurs faisaient un tintamarre et dénonçaient le sureffectif de classes de sixième et de troisième. L’une des professeurs disait : « en plus de 28 élèves, j’avais dans ma classe trois AVS ( accompagnants à la vie scolaire qui assistent des élèves handicapés), une éducatrice et une place réservée avec un ordinateur indispensable à l’un des élèves handicapés. Il aurait fallu que j’installe une table devant l’issue de secours. J’ai refusé ».

Ils exigent la création de classes supplémentaires et les moyens nécessaires. C’est la bonne note.

Angoulême (Charente)

Payer, payer toujours : ras-le-bol

Brève
09/09/2019

Le parking situé au bas de l’hôpital d’Angoulême (Girac) a été refait à grands frais par l’entreprise de BTP Eiffage. Déjà, il y a moins de places disponibles. Mais surtout, espace libre et gratuit jusqu’ici, il devient payant (sauf pour les abonnés des bus).

Il est scandaleux de faire des travaux qui coûtent très cher et dont les entreprises du BTP profitent, et de faire payer les automobilistes qui laissent leur voiture lorsqu’ils font du covoiturage ou ne trouvent pas de place sur les parkings de l’hôpital.