Île de Ré (Charente-Maritime)

Quand la misère côtoie l’opulence

Brève
25/07/2020

Le Secours populaire, qui a ouvert une antenne mobile sur l’île au début du confinement, y a vu affluer jusqu’à 160 familles, dont certaines personnes vivant avec la moitié d’un RSA et ne mangeant qu’une fois par jour, alors que les prix alimentaires sur l’île sont tirés vers le haut par les riches résidents.

Pour payer le loyer de leur HLM sur l’île, ou de leur petit terrain qui héberge une cabane de chasse ou une caravane délabrée, jouxtant de somptueuses villas ou longères, beaucoup, en particulier des femmes, dépendent des petits boulots fournis par leurs riches voisins : gardiennage des résidences secondaires, repassage, heures de ménage. Et avec la crainte du coronavirus, ces dernières tâches se font rares.

Parmi les demandeurs d’aide alimentaire se trouve même une commerçante autrefois aisée, aujourd’hui en difficulté. Les bénévoles de l’association eux-mêmes sont des travailleurs qui ont du mal à s’en sortir du fait du chômage partiel.

Il s’agit de l’un des signes de la crise économique qui ne fait que commencer. Les travailleurs, pour survivre, n’auront d’autre choix que de la faire payer aux responsables, la grande bourgeoisie.

Nautitech – Rochefort (Charente-Maritime)

Nouveaux licenciements à Rochefort

Brève
25/07/2020

Après le licenciement de la moitié de l’effectif chez Métal-Chrome (105 licenciements), 95 emplois supprimés dans la filiale d’Airbus, Stelia, c’est l’entreprise du nautisme Nautitech qui licencie 46 salariés, presque un tiers de l’effectif CDI (on ne parle même plus des 8 CCD et des 40 intérimaires renvoyés). « C’est moins que ce qui était prévu », se félicite la direction ! Pourtant, dans cette dernière entreprise, il n’y a que quelques commandes retardées. Il n’est même pas question d’utiliser le chômage partiel de longue durée afin d’éviter tous les licenciements. Les éviter tous reviendrait trop cher, paraît-il.

Dans la foulée de ce nouveau plan, et en attendant les plans des propriétaires des entreprises Simair (plus de 200 salariés) et Malichaud (plus de 250 salariés), un article de Sud-Ouest, relatant les conclusions du cabinet d’expertise comptable Syndex, explique avec des mots différents ce que disent les communistes révolutionnaires : au mieux, les patrons, même sous-traitants, utilisent les fonds d’État pour rationaliser leurs entreprises, mais en aucun cas pour préserver l’emploi.

Pour les travailleurs, le seul « dialogue social » qui vaudra, c’est la grève jusqu’à l’occupation des entreprises et les manifestations afin de contraindre les patrons et leur gouvernement à consacrer et les profits passés et les subventions gouvernementales au partage du travail existant entre tous les salariés avec maintien des salaires !

Charente-Maritime

Cancers à Saint-Rogatien : quels responsables ?

Brève
23/07/2020

Depuis 2008, cinq enfants ou adolescents de Saint-Rogatien (2 000 habitants) ont déclaré une leucémie ou un lymphome. Une jeune de 15 ans en est morte l’an dernier. Une association mes en cause les pesticides utilisés dans les champs voisins et les fumées de l’une usine de bitume voisine.

Pour répondre aux questions légitimes des habitants, il n’existe aucune étude statistique d’envergure qui prenne en compte, à l’échelle nationale, les lieux d’habitation, de travail ou de scolarisation successifs des malades de cancer, la composition des pesticides épandus à proximité de leurs domiciles aux dates où ils y vivaient, la composition des produits utilisés ou rejetés par les usines alentour – protégée par le secret industriel – et la présence de polluants dans l’eau ou l’air.

Ce serait indispensable pour étudier les causes de cancers. Mais cela nécessiterait d’enfreindre le sacro-saint secret industriel qui protège les pollueurs. Une impossibilité dans cette société qui obéit à la loi du profit.

Article complet du journal Lutte ouvrière sous ce lien.

Angoulême (Charente)

Les salariés de Castorama en grève pour leur prime d’intéressement

Brève
23/07/2020

Lundi 20 juillet, une quarantaine d’employés du magasin Castorama se sont mis en grève. Ils s’opposent à ce que leur prime d’intéressement soit divisée par quatre, 900 euros au lieu de 3 600 ! Cette prime calculée sur le salaire annuel se montait à 2,4 mois de salaire et est ramenée à 0,6 !

Ils dénoncent un « hold-up » de l’employeur, alors même que le magasin n’avait pas fermé pendant le confinement et avait fait de bonnes affaires.

Les employés ont plus que raison de lutter contre cette baisse de leur rémunération, qui est, de façon inadmissible, dans l’air du temps patronal.

Et pour éviter les aléas sur cette prime, autant vaudrait l’intégrer au salaire, à son niveau le plus élevé possible.

Châtellerault (Vienne)

Les attaques patronales continuent !

Brève
17/07/2020

242 licenciement sont annoncés chez Mecafi à Châtellerault soit la moitié du personnel de cette entreprise de l’aéronautique. Après le chômage partiel, ce sale coup s'ajoute à ceux subis par les Fonderies du Poitou, Valéo, Magneti-Marelli.

La direction de Mecafi a réuni les salariés par groupes de 20 pour leur expliquer que c'était la faute à Boeing et bien sûr au Covid-19. L'élu local macroniste s'est alors plaint d'avoir accordé 10 millions d'euros à Mecafi et envisage de lui réclamer des comptes. Mais arroser le patronat, c'est toujours à fonds perdus.

Les seuls qui ne perdent rien dans cette crise, ce sont les actionnaires, dont les fortunes restent à l'abri et se placent là où ça rapporte. Les salariés privés de leurs emplois n'ont pas ce choix.