Angoulême (Charente)

« Hôpital de Confolens en sous-France »

Brève
28/10/2020

C’est avec ce slogan-jeu de mot que les hospitaliers de Confolens (médecins, infirmières, personnels de restauration) ont manifesté le 17 octobre : le confinement et la crise ont fait perdre à l’hôpital une partie de ses ressources du fait de l’annulation de consultations externes. Cela génère un déficit important. Et donc une menace pour l’emploi, voire pour l’existence de l’hôpital. L’État dit avoir mis en place un mécanisme de garantie des recettes. Mais cela ne s’applique pas aux hôpitaux de proximité comme celui de Confolens ! Cela alors même que sept infirmières étaient parties en renfort à Paris au plus fort de la crise.

Qui dit que l’État ne fait pas assez face à la crise sanitaire ? C’est pire, il laisse les hôpitaux s’enfoncer.

Université de La Rochelle (Charente-Maritime)

Étudiants privés de restaurant

Brève
09/10/2020

L’université de La Rochelle comptait quatre restaurants universitaires : un dans chaque faculté (sciences, lettres et droit-gestion), et un à l’IUT. Mais le restaurant de l’IUT est maintenant réservé aux enseignants (plus de tarif étudiant) et celui de la faculté de sciences a fermé définitivement en 2018. De ce fait, les étudiants se reportent sur les deux restaurants restants (droit et lettres), occasionnant des queues démesurées. Le problème est aggravé par les nouveaux horaires de cours liés à la pandémie : les étudiants arrivent nombreux peu avant la fermeture et beaucoup doivent renoncer à manger faute de place pour tous.

Les autorités se vantent d’avoir mis en place à la rentrée un tarif à 1 € pour les boursiers (au lieu de 3,30 €), mais beaucoup d’étudiants boursiers non seulement ne peuvent pas en profiter mais doivent se reporter sur des sandwicheries beaucoup plus chères que le « resto U »… ou rater des cours.

Les effets d’annonce sans moyen ne coûtent pas cher au gouvernement, qui se moque éperdument de la réalité vécue par les étudiants pauvres, qui sont nombreux aussi à faire la queue aux distributions de colis alimentaires par des associations comme l’Afev ou les Restos du cœur.

Châtellerault (Vienne)

Mecafi : la lutte continue !

Brève
06/10/2020

Les travailleurs de Mecafi en sont à leur troisième semaine de grève contre les 242 licenciements annoncés. Ils tiennent bon face aux menaces et chantages de toute sorte, conscients que tout recul aujourd'hui conduira à subir de nouveaux sacrifices demain.
Les patrons ont accumulé des profits pendant des années. C'est là qu'il faut prendre de quoi garder tous les emplois, maintenir tous les salaires, quitte à travailler moins et répartir le travail entre tous.

Semat (La Rochelle – Charente-Maritime)

Débrayage contre un licenciement

Brève
06/10/2020

Vendredi 2 octobre au matin, une trentaine des travailleurs présents ont débrayé pour protester contre le licenciement d’un magasinier, survenu suite à une altercation avec un chef.

Ce travailleur de 42 ans, qui avait 10 ans d’ancienneté, a une famille à charge avec 2 enfants. Cela fait dire à beaucoup qu’aucun travailleur n’est aujourd’hui à l’abri d’un licenciement, dans cette entreprise de métallurgie de 240 salariés spécialisée dans la construction de véhicules de nettoyage urbain et de camions poubelles. Et c’est pourquoi beaucoup ont tenu à marquer le coup et à montrer qu’ils ne sont pas prêts à laisser attaquer l’un des leurs sans réagir. L’indignation contre ce licenciement vient s’ajouter au mécontentement accumulé, qui n’est pas prêt de retomber.

Mecafi – Châtellerault (Vienne)

La seule arme des travailleurs, c'est la grève !

Brève
22/09/2020

Les travailleurs de Mecafi, menacés de 242 licenciements, soit près de la moitié des effectifs, sont entrés en grève depuis lundi 21 septembre. Depuis près de deux mois, la direction a lanterné les travailleurs en multipliant les réunions de prétendues négociations avec les organisations syndicales, exigeant d'elles le
huis-clos et le silence sur ces tractations. Tout cela a abouti au maintien de la quasi-totalité des licenciements annoncés dès le départ et à des indemnités de départ égales à zéro euro.
Mecafi, qui fait partie du groupe Nexteam, a pourtant largement les moyens de payer. Ces requins, comme bien d'autres, n'ont en vue que la rentabilité de leurs capitaux pour leurs actionnaires. Pour sauver leur peau et leurs emplois, les travailleurs n'ont d'autre choix que de le leur imposer, en se faisant craindre.