Angoulême

Nidec Leroy-Somer : restructuration et fermetures de sites

Brève
25/05/2019

Le PDG en France du groupe japonais Nidec, qui a acheté à l’Américain Emerson en 2017 les usines qui produisent les moteurs électriques Leroy-Somer, annonce la fermeture de plusieurs sites (ceux des Agriers, de Rabion et de Champniers) à Angoulême. Il veut transférer la production sur les autres usines déjà existantes dans la ville (Sillac et Gond-Pontouvre). Il dit vouloir moderniser celles-ci et investir 30 millions d’euros. Le but est d’accroître la production et la rentabilité.

Il affirme que cela se fera sans suppressions d’emploi.

Parmi les 1 800 salariés – Nidec Leroy-Somer est le plus gros employeur du département –, c’est l’expectative.

Paroles de patron, bien fol est qui s’y fie… Le contrôle ouvrier sur la production, les conditions de travail et la gestion, voilà ce qui est nécessaire.

Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime)

Mobilisation pour la ligne ferroviaire Niort-Saintes

Brève
20/03/2019

Quatre cents personnes se sont rassemblées samedi 16 mars devant la gare de Saint-Jean-d’Angély, dont des militants syndicaux, des gilets jaunes et des élus, pour dénoncer la dégradation de leur ligne ferroviaire.

Déjà touchée par des ralentissements, elle est menacée d’une nouvelle réduction de vitesse à 40 km/h et de fermeture à terme.

La ministre des transports ne propose que des fonds insuffisants pour rénover la ligne, à prendre sur les 120 millions d’euros initialement prévus pour le projet abandonné d’électrification de la ligne Angoulême-Royan, et en concurrence avec la rénovation des autres lignes régionales : Saintes-Bordeaux et Saintes-Angoulême.

L’État et la SNCF sont moins avares des deniers publics quand il s’agit de verser des péages exorbitants à Vinci avec le partenariat public-privé de la LGV de Bordeaux.

Saint-Sever-de-Saintonge (Charente-Maritime)

Nouvelle collision à un passage à niveau

Brève
20/03/2019

Un automobiliste a été blessé, samedi 16 mars après la collision de sa voiture avec un TER à un passage à niveau. Sa voiture a été traînée sur cent mètres par le train. Le conducteur a eu la vie sauve par chance et du fait de la vitesse réduite des trains (60 km/h) sur cette voie dégradée.

Cet accident a eu lieu sur la même ligne La Rochelle-Bordeaux qu’un précédent, mortel celui-là, au passage à niveau de Taillebourg le 25 octobre dernier. Et il y a cinq ans, une voiture avait été broyée sur un passage à niveau de la même commune de Saint-Sever.

Malgré ces accidents récurrents, les 15 000 passages à niveau du pays ne sont remplacés par des ouvrages d’art qu’à un rythme de tortue… quand le gouvernement et la SNCF ne règlent pas le problème plus radicalement en fermant les lignes !

Charente-Maritime

Catastrophes maritimes sans fin

Brève
19/03/2019

Le Grande America a sombré le 12 mars, à 300 km à l'ouest de La Rochelle, avec 365 containers, dont au moins 45 remplis de matières dangereuses. Et 2 200 tonnes de fioul sont en train de se répandre dans la mer.

Ces catastrophes maritimes se suivent et se ressemblent : un bateau fait naufrage en mer tous les 3 jours. Des navires, dont certains sont de véritables poubelles, sillonnent les océans et, pas plus que les autres entreprises capitalistes, les sociétés qui les affrètent ne sont véritablement contrôlées par les États. Elles échappent souvent à toute sanction quand leur recherche de profit les a conduites à sacrifier la sécurité des équipages et de l'environnement. Comment admettre que ces accidents seraient dus à la seule fatalité ?

Politique agricole commune (Charente-Maritime)

Les aides vont aux plus gros

Brève
25/02/2019

À l’occasion du salon de l’agriculture, la presse régionale publie la répartition des aides européennes versées au nom de la PAC. Sans surprise, 33 grosses sociétés touchent plus de 100 000 € d’aide chacune alors que le quart des 5 200 bénéficiaires touchent moins de 6 200 €, sur les 110 millions versés en Charente-Maritime.

Mais c’est pire encore chez les voisins. Ainsi en Gironde, sur 95 millions d’euros d’aide, un quart des 4 000 bénéficiaires touchent moins de 3 500 € alors que cinq gros pinardiers touchent plusieurs millions chacun. Sans parler des champions, Lactalis : 21,5 millions d’euros d’aide à l’échelle nationale, et la Sucrière de La Réunion, qui porte bien son nom avec 31,5 millions.

L’Union européenne, comme l’État français au service des plus riches, laisse mourir les petits agriculteurs, et fait payer aux travailleurs les aides aux plus gros.