Châtellerault (Vienne)

Mecafi : la lutte continue !

Brève
06/10/2020

Les travailleurs de Mecafi en sont à leur troisième semaine de grève contre les 242 licenciements annoncés. Ils tiennent bon face aux menaces et chantages de toute sorte, conscients que tout recul aujourd'hui conduira à subir de nouveaux sacrifices demain.
Les patrons ont accumulé des profits pendant des années. C'est là qu'il faut prendre de quoi garder tous les emplois, maintenir tous les salaires, quitte à travailler moins et répartir le travail entre tous.

Semat (La Rochelle – Charente-Maritime)

Débrayage contre un licenciement

Brève
06/10/2020

Vendredi 2 octobre au matin, une trentaine des travailleurs présents ont débrayé pour protester contre le licenciement d’un magasinier, survenu suite à une altercation avec un chef.

Ce travailleur de 42 ans, qui avait 10 ans d’ancienneté, a une famille à charge avec 2 enfants. Cela fait dire à beaucoup qu’aucun travailleur n’est aujourd’hui à l’abri d’un licenciement, dans cette entreprise de métallurgie de 240 salariés spécialisée dans la construction de véhicules de nettoyage urbain et de camions poubelles. Et c’est pourquoi beaucoup ont tenu à marquer le coup et à montrer qu’ils ne sont pas prêts à laisser attaquer l’un des leurs sans réagir. L’indignation contre ce licenciement vient s’ajouter au mécontentement accumulé, qui n’est pas prêt de retomber.

Mecafi – Châtellerault (Vienne)

La seule arme des travailleurs, c'est la grève !

Brève
22/09/2020

Les travailleurs de Mecafi, menacés de 242 licenciements, soit près de la moitié des effectifs, sont entrés en grève depuis lundi 21 septembre. Depuis près de deux mois, la direction a lanterné les travailleurs en multipliant les réunions de prétendues négociations avec les organisations syndicales, exigeant d'elles le
huis-clos et le silence sur ces tractations. Tout cela a abouti au maintien de la quasi-totalité des licenciements annoncés dès le départ et à des indemnités de départ égales à zéro euro.
Mecafi, qui fait partie du groupe Nexteam, a pourtant largement les moyens de payer. Ces requins, comme bien d'autres, n'ont en vue que la rentabilité de leurs capitaux pour leurs actionnaires. Pour sauver leur peau et leurs emplois, les travailleurs n'ont d'autre choix que de le leur imposer, en se faisant craindre.

Verallia (ex-Saint-Gobain) – Cognac (Charente)

La lutte contre les licenciements commence face aux requins capitalistes

Brève
12/09/2020

Mercredi 10 septembre, près de 200 salariés et militants ont manifesté pour exprimer leur indignation et leur refus du plan de 80 suppressions d’emploi rendu public en juin. Un mouvement de grève avait précédé.

Verallia veut fermer un four, sur trois en fonctionnement, et licencier un tiers des ouvriers. La charge de travail est importante. Les bénéfices aussi – les actionnaires se sont vu attribuer 100 millions d’euros par le conseil d’administration en juin également. L’actionnaire majoritaire, un fond d’investissement américain (Apollo) se taillait la plus grosse part de la galette, mais il y a mais aussi la Banque d’investissement public de France qui dépend de l’État, et le PDG ne s’était pas oublié – il faut dire que c’est l’ancien directeur de Goodyear qui s’était rendu célèbre pour un plan social à Amiens !

Tous ces requins ne se contentent pas d’exploiter les travailleurs, puis les mettre dehors ensuite. Un expert financier a dévoilé que le groupe Apollo avait mis au point des montages financiers entre des sociétés basées au Luxembourg et aux îles Caïmans et transférer des centaines de millions d’euros à son profit.

Et, cerise sur le gâteau capitaliste, Verallia devrait bénéficier du plan de relance gouvernemental et de la forte baisse des impôts de production !

Pour empêcher ces licenciements « à vomir » comme dit un responsable syndical, barrer la route à ces prédateurs, la lutte ne fait que commencer. Une nouvelle mobilisation est prévue le 17 septembre.

La Rochelle (Charente-Maritime)

Ammonitrates à Chef-de-Baie

Brève
23/08/2020

Deux entrepôts de nitrate d’ammonium dans la zone industrielle de Chef-de-Baie sont hautement explosifs : l’un, Borealis, est classé Seveso « seuil haut » car il stocke plus de 2 500 tonnes ; l’autre, Poitou-Charentes Engrais, Seveso « seuil bas », stocke plus de 350 tonnes, à côté de Borealis. La quantité stockée exacte n’est pas connue. Une association de riverains la chiffre à 6 250 tonnes minimum, soit 2,3 fois la quantité qui vient de raser Beyrout, et 20 fois celle qui a explosé à AZF Toulouse en 2001.

Chaque semaine, deux convois ferroviaires de 1 200 tonnes traversent La Rochelle pour approvisionner Borealis. Et de multiples convois routiers en partent. Et la zone portuaire de Chef-de-Baie-La Pallice compte 4 autres sites Seveso « seuil haut ».

Il va sans dire que l’explosion de ces sites raserait l’agglomération de La Rochelle. Et l’explosion du plus petit entraînerait celle de l’autre !

D’une part, il est aberrant de stocker ces engrais agricole dans une agglomération. Et pour une raison d’économie, car l’alternative serait d’ouvrir une gare de fret ferroviaire en zone rurale.

D’autre part, les riverains ont raison de ne pas être rassurés par les discours officiels selon lesquels la France n’est pas le Liban, alors qu’une visite de la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) en 2016 avait signalé des équipements abandonnés sur le site de Borealis et des documents ne permettant pas de connaître les engrais stockés. Et en 2005, un incendie avait touché une usine d’engrais classée Seveso à Parthenay (Deux-Sèvres). Les leçons de l’accident d’AZF n’ont manifestement pas été tirées.