Angoulême (Charente)

Arts Energy (ex-Saft) – En grève !

Brève
23/12/2020

Mardi 15 décembre, les travailleurs se sont mis en en grève, quasi unanimement, et ont formé un piquet d’une centaine de personnes. Ils disaient non à l’annonce par la direction de cette usine qui fabrique des batteries de manipuler le temps de travail en diminuant le nombre de RTT ; en supprimant le paiement des pauses et la prime de vacances. Il faut dire que les nerfs sont tendus dans cette usine de 206 personnes, dont la Saft – filiale de Total – vient de se séparer. En deux ans, 80 emplois ont disparu, d’autres suppressions sont prévues. Mais « la charge de travail reste la même et il y a un vrai ras le bol », estime  un syndicaliste.
Après quelques concessions des patrons sur les RTT, les travailleurs ont voté la reprise du travail. Un coup de colère salutaire avant un nouveau rendez-vous avec la direction début 2021.

Fonderie du Poitou fonte (Ingrandes – Vienne)

La colère, pas la résignation

Brève
08/12/2020

La direction de la fonderie fonte Liberty vient d'annoncer la fin de l'activité pour juin 2021 avec la suppression des 292 emplois. Lundi 14 décembre débuteront les premières discussions du plan de licenciement PSE entre la direction et les syndicats. Elles porteront sur les mesures de reclassement et d'éventuelles primes extra-légales de Renault et de Liberty.

Pendant des années, les patrons ont lanterné ces ouvriers ; et les notables politiques locaux, du maire de Châtellerault au sénateur, en passant par le député macroniste, n'ont cessé de prêcher la résignation aux travailleurs, en arguant de leur influence pour « faire avancer le dossier ». Avec quel succès !

Ces ouvriers ne pourront compter que sur eux-mêmes et la solidarité de ceux de leur camp pour vendre chèrement leur peau !

Cognac (Charente)

Veolia (eau potable) : « escroquerie, faux, usage de faux et détournement de fonds publics »

Brève
08/12/2020

C’est la plainte déposée par la communauté d’agglomération de Cognac à l’encontre de Veolia. Le contrat d’une douzaine d’années de la multinationale Veolia pour l’eau potable à Cognac s’est terminé en 2019. Et cela laisse un arrière-goût nauséabond : l’eau à Cognac était l’une des plus chères du département ; Veolia n’a pas entretenu le réseau ; Veolia a masqué une fuite équivalente… à 500 piscines olympiques, conséquence de cette dégradation.

Un collectif de défense des services publics avait dénoncé cette situation dès 2007, mais les autorités municipales ne se sont pas vraiment mouillées tout ce temps-là.

Le comble, c’estque Veolia fait en ce moment même une campagne de communication sur internet sur le thème « fuir les fuites », intitulée « sauvons des litres ».

C’est plutôt « arrosons les actionnaires ». Il n’y a que l’expropriation que ces capitalistes n’auront pas volée !

Verallia (ex-Saint-Gobain) – Cognac (Charente)

Contre la violence du patronat, lutter.

Brève
25/11/2020

Ce début de semaine, les lettes de licenciements – une soixantaine – arrivent chez les ouvriers de l’usine Verallia visés par un PSE .

C’est un drame. L’un d’eux, en recevant cette lettre a fait une tentative de suicide et n’a eu la vie sauve que par l’arrivée de sa famille.

Les patrons – un groupe financier bénéficiaire – ont le cynisme d’inviter certains à se trouver un emploi à l’intérieur du groupe, ce qui revient à mettre les travailleurs en concurrence les uns avec les autres.

Les syndicalistes appellent à une assemblée générale et à la grève. C’est la seule réponse, collective, pour les travailleurs conscients.

Angoulême (Charente)

Soignants positifs au Covid-19, et maintenus au travail !

Brève
17/11/2020

Des soignants avérés positifs au Covid-19, sans symptômes, doivent continuer à travailler au contact des patients à l’hôpital, dans des Ehpad, des centres pour handicapés, voilà la réalité des faits, dénoncée par la CGT locale ces derniers jours. C’est « une « doctrine nationale, lorsqu’ils sont indispensables au service » » explique la direction de l’Agence régionale de santé.

La réalité, dénoncée par le syndicat, c’est le manque de personnel, aggravé parce que après plusieurs mois de crise sanitaire, pas de recrutement à la hauteur, ni de formation de personnel n’ont eu lieu. Cette pénurie est le résultat des limitations budgétaires des hôpitaux pratiquées par les gouvernements successifs, alors que les milliards pleuvent pour les grandes entreprises. Encore pire que le virus, ce gouvernement (et les précédents), au service des capitalistes.