Autoliv-Isodelta (Poitiers – Vienne)

L'argent public versé… pour licencier !

Brève
18/11/2019

Le président PS de la région Nouvelle-Aquitaine se pencherait donc au chevet d'Autoliv-Isodelta, usine régulièrement touchée par des suppressions de postes, dont 110 dernièrement, en envoyant un vice-président chargé de la restructuration économique. Pas moins !... Gageons que cet envoyé spécial ne va pas réclamer le remboursement des centaines de milliers d'euros annuellement perçus par Autoliv-Isodelta, versés par l’État au titre du CICE (Crédit impôt compétitivité emploi), soi-disant pour préserver l'emploi.

Ce dispositif, mis en place par le précédent gouvernement PS de Hollande, et poursuivit par celui de Macron, consistait, les années passées, à verser – à fonds perdus – des subventions au grand patronat et s'est transformé, en 2019, en exonérations de cotisations sociales permanentes pour celui-ci, à hauteur de 20 milliards d'euros.

Les gouvernements se succèdent et poursuivent la même politique au service des capitalistes.

Autoliv (Poitiers – Vienne)

Les dividendes avec la peau des travailleurs

Brève
12/11/2019

La direction de l'usine Autoliv, située à 15 km de Poitiers, et produisant des volants pour l'industrie automobile vient d'annoncer 110 suppressions de postes.

L'usine poitevine fait partie de la multinationale américano-suédoise éponyme qui affiche des centaines de millions de dollars de bénéfices annuellement. Pour les neuf premiers mois de 2019, si les 307 millions de dollars de profits du groupe accusent une baisse de 163 millions par rapport à la période similaire de 2018, c'est principalement dû à une amende de 210 millions que ce groupe capitaliste doit payer pour avoir formé un cartel avec d'autres groupes du secteur. Cette entente, visant à maximiser leurs profits, avait été dénoncée par un groupe concurrent y participant pourtant, dans l'espoir d'échapper à l'amende, au demeurant bien minime par rapport aux sur-profits engrangés grâce à cet accord.

La direction poitevine argue du rétrécissement du marché automobile pour justifier son plan. Les actionnaires du groupe, quand à eux, se sont versés, jusqu'à fin septembre, 163 millions de dollars de dividendes (en légère hausse par rapport à l'an passé). Quels que soient les arguments des patrons, invérifiables de toute façon par les travailleurs, cette nouvelle casse des emplois est inacceptable !

Châtellerault (Vienne)

À la poubelle !

Brève
02/11/2019

Le président de l’agglomération de Châtellerault annonce la guerre contre les déchets dans l’éditorial de son dernier bulletin. Mais c’est contre la population qu’il part en guerre, et pas avec le dos de la cuillère : la taxe de 12 € par tonne passe à 65 € et celle sur l’incinération de 5 € à 25 € par tonne entre 2021 et 2025, soit 100 % d’augmentation par an ! Évidemment, la population a droit aux habituelles remontrances : « nous » sommes tous acteurs, « nous » en mettons trop dans les poubelles, et donc c’est à « nous » de payer ! Pas un mot dans ces discours sur la responsabilité des industriels qui multiplient les emballages, fabriquent des produits délibérément prévus pour être jetés le plus vite possible. C’est pourtant bien eux qu’il faudrait taxer au maximum pour leurs nuisances, mais il ne faut pas attendre cela de politiciens à la sauce Abelin.

Ekidom – Office public de l’habitat de Grand Poitiers (Vienne)

Le ras-le-bol s'exprime avec force

Brève
18/10/2019

Plus de la moitié des 200 salariés du bailleur social Ekidom, à Poitiers, ont fait une demi-journée de grève le 8 octobre dernier. Le mécontentement vient de loin dans cette structure issue de la fusion de deux organismes HLM voici près de trois ans, car la désorganisation règne toujours.

Surcharge de travail, impossibilité de faire correctement le travail, tensions avec les locataires font craquer les salariés. De nombreux arrêts maladie et départs volontaires de CDI ont eu lieu, palliés – insuffisamment – par des contrats précaires. Si les directeurs n’ont pas été capables de ramener la structure à un fonctionnement normal, ils ne ratent par contre pas leur « mission » de serrer la vis le plus possible sur les salaires, alors que beaucoup d’employés sont sous-payés. Les locataires, quant à eux, sont moins bien servis, régulièrement victimes de retards ou d’erreurs.

Le 8 octobre, réconfortés de se retrouver si nombreux, les grévistes ont exprimé leur colère en un rassemblement dynamique devant le siège de l’office. Leur mobilisation a surpris bien du monde et contraint la directrice générale a recevoir une délégation, tandis que le président PS de Grand Poitiers accordait une entrevue l’après-midi même. Un premier pas, mais pour que les choses changent vraiment, il faudra évidemment maintenir la pression.

Angoulême (Charente)

Les chauffeurs de bus excédés en grève

Brève
30/09/2019

Vendredi 27 octobre, il n’y a pratiquement pas eu de bus de ville à Angoulême. Une grève très suivie accompagnée d’un piquet de grève a exprimé la colère des chauffeurs. Au cours d’une assemblée, les chauffeurs ont dit leur mécontentement d’une réorganisation qui a débuté en septembre (dénommée Möbius) et qui s’est avérée largement défaillante : circuits aberrants , horaires impossibles à tenir, bus articulés inadaptés aux virages serrés, bus flambant neufs qui tombent en panne, et tensions avec le public qui s’ensuivent.

Beaucoup d’esbroufe et des moyens dépensés et gaspillés, sans que jamais l’avis des travailleurs des bus ou des usagers n’ait été pris en compte !