Charente Libre :  Charente: Lutte ouvrière présente ses trois candidats aux législatives

Article de presse
14/05/2012

La «lutte sociale» reste leur combat. Les modestes résultats de Nathalie Arthaud à l'élection présidentielle (0,56% des voix en France, 1 450 suffrages en Charente) n'ont pas douché leur enthousiasme ni chamboulé leurs certitudes: Lutte ouvrière se lance à son tour dans la bataille des législatives en Charente.

Trois circonscriptions, trois candidats en lice: Jean-Pierre Courtois, enseignant à la retraite de 54 ans, dans la première, épaulé par Frédéric Defossez, chauffeur routier de 46 ans; Gwenaëlle Gamine, 40 ans, chercheuse en biologie, dans la deuxième, accompagnée de Laurent Bruneteau, ouvrier d'entretien; Anne Mainguy, 45 ans, employée à la Mutualité, dans la troisième, secondée par Thierry Marquet, enseignant. Toujours déterminés à plaider pour une société où «la classe ouvrière prend son destin en main», les candidats de Lutte ouvrière en Charente dénoncent «les banques et le grand patronat qui tirent les ficelles» (Jean-Pierre Courtois), fustige «ce vautour qu'est le grand capital» et «le pire ennemi du travail qu'est l'extrême droite» (Anne Mainguy).

«Il ne faut pas laisser au FN et à la droite le monopole de la contestation.» Le programme des «enfants» d'Arlette Laguiller, c'est l'interdiction des licenciements, l'embauche massive dans les services publics ou encore l'ambition d'imposer un contrôle des comptes de l'entreprise par les salariés eux-mêmes. Les candidats charentais de Lutte ouvrière ne se font guère d'illusions sur les résultats électoraux. Jean-Pierre Courtois en particulier, qui rappelle qu'il s'est présenté aux législatives «un nombre incalculable de fois», n'avait recueilli que 1% lors de la dernière échéance électorale. Même score pour la Confolentaise Anne Mainguy qui s'est déjà présentée plusieurs fois sous l'étiquette LO. C'est une grande première en revanche pour Gwenaëlle Gamine. Lutte ouvrière n'organisera pas de meeting ou de grand-messe pendant sa campagne. «Nous irons à la rencontre des travailleurs et des chômeurs, sur les marchés, à la sortie des usines, devant les boulangeries et les PMU», décrit Jean-Pierre Courtois.

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