Sud-Ouest - Poitou-Charentes :  Lutte ouvrière part seule au combat

Article de presse
23/01/2010

RÉGIONALES : Ludovic Gaillard, enseignant à Poitiers, est tête de liste régionale. Jean-Pierre Courtois guidera la liste charentaise

Après avoir frôlé le psychodrame, le Front de gauche (PC et Parti de gauche de Mélenchon) émerge avec Gisèle Jean en figure de proue pendant que le NPA se cherche encore. Il n'y a qu'à Lutte ouvrière où les choses sont claires. Ludovic Gaillard, 44 ans, un enseignant de l'IUT de Poitiers, est tête de liste régionale. L'intéressé assure que les listes départementales sont pratiquement bouclées. En Charente, seulement quatre noms ont cependant été jetés dans l'arène.

L'inoxydable retraité de l'Éducation nationale, Jean-Pierre Courtois, mènera à nouveau la liste avec derrière lui, en ordre d'apparition, Anne Mainguy (vendeuse), Laurent Bruneteau (ouvrier qualifié) et Paul Montastruc (ouvrier-monteur). Pour le reste, il faudra attendre encore quelques jours. « Nos listes seront représentatives du monde du travail avec notamment une vingtaine d'ouvriers », assure Ludovic Gaillard. Il ne manquerait plus que ça.

En attendant de finaliser tout ça, l'heure est à la préparation du grand soir, « celui où on expropriera les banques qui ont joué au casino et qui ont perdu et où les bourgeois auront peur de perdre leurs fortunes personnelles en raison de l'explosion sociale. »

À boulets rouges sur le PS

Et Lutte ouvrière ne compte pas sur la présidente de Région socialiste Ségolène Royal pour les aider à l'organiser. « Elle n'a rien à envier à la droite », insiste l'enseignant poitevin. « Elle fait voter des subventions aux entreprises qui licencient comme Heuliez et New-Fabris. »

Jean-Pierre Courtois n'est pas plus tendre avec le PS local. « La Charente est entièrement dirigée par des socialistes qui n'ont rien fait pour empêcher les licenciements », assure celui qui espère bien récupérer des camarades déçus. Les copains du Parti de gauche, « seulement préoccupés par leurs élus », et du NPA de Besancenot, « qui ont une politique différente par région », ne sont pas non plus épargnés. Pour eux, le seul recours pour engager la lutte des classes, c'est LO.

Stéphane Durand