Haute-Savoie

'RER' Genève –Annemasse : "Miction impossible"

Brève
22/04/2019

Ne pas pouvoir satisfaire un besoin naturel, c’est ce qui attend les futurs usagers du CEVA (navette ferroviaire rapide entre Genève Cornavin et Annemasse) : il n’y aura pas de toilettes dans les cinq gares intermédiaires. Seule celle de Genève Eaux Vives sera équipée, mais il faudra payer. Lancy Pont Rouge, déjà en service, sans toilettes donc, n’a même pas la solution boiteuse de remplacement d’autres gares, à savoir les bars voisins : il n’y aucune construction à proximité.

Les exploitants, CFF (Chemins de fer suisses) et SNCF, justifient ces économies en répondant qu’il y a des toilettes dans les rames, aux passages fréquents. Mais les temps d’alerte pour les enfants, certaines personnes âgées ou handicapées, peuvent être très courts et les ennuis tout à fait inacceptables.

Le réseau se dit futuriste, mais, question hygiène et sevice au public, c’est plutôt le retour au Moyen-Age.

Saint Etienne

Les migrants, derniers du culte

Brève
22/04/2019

Suite à l'expulsion des migrants qui occupaient la Bourse du travail puis l'université, un curé de Saint-Étienne a appelé à fermer les églises en dehors des offices, de peur que les migrants ne les occupent. Au-delà du fait que c'est un fantasme, puisque personne, en dehors de lui et du préfet, n'y avait pensé, cela dénote d'une haute conception de la "charité chrétienne".

Lorsque le père Riffard, curé de Montreynaud, avait accueilli des migrants dans son église pour protester contre le sort qui leur est réservé, il n'avait d'ailleurs pas été beaucoup soutenu par sa hiérarchie, y compris lorsqu'il avait été attaqué en justice.

Pourtant, tous les étrangers ne gênent pas l'Église. Lorsque de riches donateurs du monde entier ont versé pour la reconstruction de Notre-Dame, elle n'a pas protesté…

Pizzorno - Vénissieux

une reprise la tête haute

Brève
19/04/2019

En grève depuis le 2 avril, les éboueurs de Pizzorno, sous traitant privé de la Métropole de Lyon, ont décidé de reprendre le travail vendredi 19 avril. C’était la première grève à laquelle se trouvait confrontée cette direction qui méprise ses ouvriers et impose des conditions de travail indignes.

Elle a opté pour le bras de fer, assignant 10 éboueurs au tribunal pour « entrave au travail », « insultes et blessures involontaires ». Les rapports des huissiers étaient tellement outranciers que le tribunal a disculpé les éboueurs, les autorisant à rester devant le site. Cette première victoire a renforcé le moral des éboueurs qui ont scandé « on est chez nous » !

L’après-midi, la direction lâchait une prime mensuelle de 65 euros bruts, 6 jours de grève payés, la possibilité de poser 4 jours de repos et le reste échelonné sur plusieurs mois. Les éboueurs n’auront plus à laver l’intérieur du camion ; les tenues de travail vont être améliorées ; la pause de 20 minutes va être rallongée ; des interphones réinstallés dans les camions entre les ripers et les chauffeurs…

Ces concessions sont loin des 300 € réclamés mais elles sont bien réelles. Même si cela ne solde pas les comptes, les grévistes ont collectivement décidé d’arrêter la grève. Ils reprennent le travail avec un sentiment de fierté : celle d’avoir imposé le respect, la dignité à cette direction, celle d’avoir su rester soudés jusqu’au bout.

Jeumont Schneider Transformateurs - Lyon

La lutte pour les salaires continue

Brève
16/04/2019

Piquet devant JST empêchant la sortie d'un camion

     Débutée le 2 avril, la grève pour 100 € d'augmentation se poursuit. Les grévistes tiennent bon et s'organisent pour assurer les permanences du piquet de grève, fournir la nourriture et organiser leur présence la nuit sous des tentes. L'usine est située dans la partie populaire du 8ème arrondissement de Lyon, et le voisinage ne manque pas une occasion de soutenir les grévistes, tout comme les véhicules qui passent devant les tentes et les drapeaux.

     La direction, accompagnée de cadres et d’un huissier, est venue plusieurs fois la nuit pour tenter d’intimider le piquet de grève qui bloque la sortie d’un gros appareil de 200 tonnes. Sans résultat. Même si elle a proposé, en fin de semaine, de payer les jours de grève si le travail reprenait, les grévistes réclament toujours les 100 euros revendiqués depuis le début. Alors il faudra que la direction cède si elle veut que le travail reprenne.

Hospices Civils de Lyon (HCL)

La dette, ce n'est pas à nous de la payer

Brève
13/04/2019

La direction des HCL a annoncé il y a quelques jours le retour à l’équilibre financier pour la deuxième année consécutive. En 2017, 7 millions avaient été économisés, ce qui s’était soldé par la suppression de 140 postes l’année suivante. Pour l’exercice 2018, ce sont 5 millions d’excédents avec à la clé 160 postes en moins en 2019 et pour conséquence une augmentation de la productivité car le nombre d’hospitalisations et de consultations ne fait qu’augmenter.

   En 2012,  les HCL ont été contraints, comme tous les hôpitaux, de s’endetter auprès des banques pour pouvoir se moderniser. Et chaque année, ce sont près de 50 millions qui vont dans les caisses des banquiers pour rembourser les emprunts et les intérêts d’une dette de plus de 800 millions.

   Mais cette dette, ce sont les hospitaliers et les usagers qui la payent par des suppressions de lits et de postes.