Aéroport Saint-Exupéry Lyon

Vol des salaires, pas de vols dans les airs

Brève
20/06/2022

Suite à la grève bien suivie de la semaine dernière et à un appel intersyndical, une majorité des salariés de l'ensemble des services d'Avia Partner se sont mis en grève ce samedi 18 juin pour réclamer, des augmentations de salaires, l'augmentation du panier repas et une prime de transport.

"Quand on voit tout le fric qu'ils font sur notre dos, ils peuvent bien nous augmenter" affirme l'un de ceux qui se sont rassemblés ce samedi matin sur l'aéroport à plusieurs dizaines pour exprimer leur colère. Si la direction ne leur donne pas satisfaction, les grévistes ont discuté de remettre ça la semaine prochaine, voire de chercher à étendre le mouvement aux autres entreprises de l'aéroport.
A suivre !

Soitec - Bernin (près de Grenoble)

La coupe est pleine et déborde

Brève
13/06/2022

Une grève spontanée à durée indéterminée a démarré ce week-end à l’usine Soïtec de Bernin qui fabrique des substrats silicium pour l’industrie électronique. En grève totale à 80%, les grévistes soutenus par la CGT, réclament une augmentation de leur rémunération et l’amélioration des conditions de travail.

Si Soïtec annonce une hausse de 50% de son chiffre d’affaires, un résultat net quasi triplé en un an et des actions qui flambent, l’entreprise le doit avant tout à une intensification du travail et aux bas salaires.

Alors ça ne passe plus. Les 60 € par mois d’augmentation générale accordés dernièrement ne suffisent pas. Comme les cadres dirigeants qui ont bénéficié de gros paquets d’actions, l’équivalent de une à trois années de salaire, les grévistes réclament eux aussi, l’équivalent de 16 000 euros en actions gratuites. A suivre…

Agglomération de Grenoble

Un toit pour tous !

Brève
13/06/2022

Depuis le 5 juin, à l’appel du DAL (Droit Au Logement), des familles expulsables ou des mal-logés se sont installés au centre-ville de Grenoble avec barnums, banderoles et tentes. Ils exigent l’arrêt des expulsions locatives, la réquisition des logements vides, et des conditions d’hébergement et d’hygiène dignes et adaptées. Ces familles en situation de détresse sont déterminées à ne pas bouger tant que l’Etat n’aura pas donné de réponses à leurs revendications.

Dans la métropole grenobloise, nombreux sont ceux qui se retrouvent à la rue : Il y a 17 000 demandes de logements sociaux en attente. Les promoteurs construisent des logements mais les prix sont inaccessibles pour les plus pauvres. 

Car dans cette société, tout est organisé pour les plus riches. Et quand on n’a pas d’argent, même les besoins les plus élémentaires comme se loger, ne sont pas assurés.

 

Hôpital psychiatrique Saint-Jean-de-Dieu (Lyon)

Le manque de personnel devient insupportable

Brève
10/06/2022

Les grévistes de l'hôpital Saint-Jean -de-Dieu le 9 juin 2022

     Jeudi, les travailleurs de l’hôpital psychiatrique se sont mobilisés pour dénoncer la fermeture prévue pour l’été de deux services, faute de personnel, sans certitude qu’ils rouvrent en septembre.  L’hôpital subit une fuite des soignants, à cause de salaires trop bas et de conditions de travail dégradées, et peine à en recruter des nouveaux : certaines jeunes infirmières en formation qui viennent pour un stage abandonnent ensuite, après avoir constaté le manque de moyens et la maltraitance qui en résulte pour les patients.

     Alors que les besoins en santé mentale sont importants dans cette période post-covid, l’hôpital a besoin de moyens : les grévistes de Saint-Jean-de-Dieu ont montré par leur mobilisation qu’ils sont conscients qu’il leur faudra l’imposer.

Centrale nucléaire du Tricastin (Drôme)

Un voile levé sur l’opacité

Brève
10/06/2022

La centrale du Tricastin

     La justice vient d’ouvrir une enquête pour « non déclaration d’incident ou d’accident » sur le site de la centrale nucléaire du Tricastin. Cela fait suite aux dénonciations d’un ancien cadre, qui explique que plusieurs incidents ont été passés sous silence par la direction d’EDF, ainsi que par l’Autorité de Sûreté Nucléaire, l’organisme de l’État chargé de la surveillance.

     Dans la filière nucléaire, comme dans toute l’industrie dans l’économie capitaliste, c’est le règne de l’opacité, avec la complicité de l’État : il faudrait que les travailleurs imposent la transparence totale, que tous les salariés puissent rendre publics les problèmes qu’ils constatent et informer la population. C’est la seule voie pour que la santé et la sécurité des travailleurs et des riverains passe avant la soif de bénéfices des entreprises comme EDF et autres Orano.