BAYER - Villefranche sur Saône (Rhône)

La force des travailleurs, c’est la grève

Brève
09/12/2022

Lors des négociations annuelles sur les salaires dans le groupe Bayer, la direction proposait une augmentation de seulement 4 %, en dessous de l'inflation, avec un minimum de 80€, exprimant son mépris face aux besoins réels des travailleurs. En même temps, le groupe Bayer annonce presque 2,2 milliards de bénéfices au dernier trimestre 2022. À l’appel de la CGT, il y a eu plusieurs jours de grève dans le groupe, suite à laquelle la direction a finalement lâché une augmentation générale de 120€ ainsi qu'une prime de 1200€.

Sur le site de Villefranche, qui emploie 300 travailleurs, une cinquantaine de salariés, essentiellement de la production, ont fait grève à partir du 23 novembre pour mettre la pression sur la direction. Pour certains, c'était leur première grève et des liens se sont tissés entre syndiqués ou non syndiqués, entre postés ou en journée. Certains disaient après ce mouvement : « en janvier, au moment des grosses commandes, on remet ça car le compte n'y est pas ! »

Samedi 17 décembre – Manifestations migrants

Liberté d’installation et de circulation pour tous

Brève
06/12/2022

            Comme lors du récent épisode de l’Ocean Viking, les migrants font l’objet d’un marchandage odieux entre pays européens. Cette politique  criminelle a conduit à la mort de plus de 3 200 naufragés rien qu’en mer Méditerranée en 2021.

            Pourtant, les capitalistes ont toujours déplacé les travailleurs selon leurs besoins. Au Qatar, les ouvriers venus du Népal, du Pakistan ou d’Inde, ont construit les stades. Ici, pas un chantier, une usine ou un Ehpad ne pourrait fonctionner sans les immigrés. Aujourd’hui, le gouvernement parle de régulariser en cas de pénurie de main-d’œuvre. Mais, sous pression de l’extrême-droite, les papiers seront délivrés au compte-goutte, et en traquant toujours davantage ceux parmi eux qui n’entreront pas dans les critères définis par l’État.

            Les immigrés sont tous des travailleurs et beaucoup de travailleurs sont des immigrés. La fraternité de classe doit nous conduire à être du côté des migrants contre nos exploiteurs et nos gouvernants.

Manifestons nombreux le samedi 17 décembre :

Lyon : 14h30 place Bellecour

Saint-Etienne : 10h30 Place du Peuple

Grenoble : 14h Place Félix Poulat

Gare routière de Lyon-Perrache

Les écolos jouent les briseurs de grève

Brève
05/12/2022

     Les agents de nettoyage de la gare de Perrache sont en grève depuis le 10 octobre contre leur licenciement, dû à un nouvel appel d’offre de la Métropole de Lyon, qui écartait d’office le sous-traitant qui les emploie.

     La Métropole de Lyon, dirigée par l’écologiste Bruno Bernard, a finalement décidé de leur répondre à sa façon, en envoyant un autre prestataire pour évacuer les déchets accumulés dans la gare, sous la protection de la police.  Par contre, toujours aucune proposition de maintien de leurs emplois. La semaine précédente, c’est le maire Les Républicains du 2ème arrondissement de Lyon, Pierre Oliver, qui était venu se faire photographier en train de remplir péniblement quelques sacs poubelles.

     Ces politiciens bourgeois ont leur propre notion de l’urgence : pour eux l’important, c’est de faire place nette pour la fête des Lumières et le marché de Noël de la place Carnot. Pour les travailleurs, l’urgence c’est de garder un emploi et un salaire !

     Un rassemblement de soutien aux grévistes est prévu mercredi 7 décembre à 18h place des Terreaux devant la Mairie : venez nombreux !

Agglomération grenobloise

Grenoble et le trafic de drogue

Brève
05/12/2022

La semaine dernière, le journal "Le Dauphiné Libéré" a consacré 2 pages entières au trafic de drogue qui gangrène l’agglomération grenobloise et empoisonne la vie des quartiers.

On y apprend que les gros bonnets seraient connus, qu’ils sont souvent à la tête d'entreprises ou de commerces pour recycler l’argent de leurs trafics. Mais, contrairement aux petits revendeurs ou voleurs de scooters, aucun nom n’est donné dans l'article. Rien d'étonnant car cette mafia a finalement les mêmes mœurs et les mêmes méthodes que les maîtres du système dans lequel elle prospère : exploitation des plus petits, surexploitation des migrants, magouilles et paradis fiscaux, violences, guerres et mépris pour les pauvres.

Ils ne font que singer bien plus gros qu’eux, les parrains capitalistes et leurs porte-flingues au sommet de l'Etat.

Établissements scolaires : sous le racket des géants de l'énergie

Brève
04/12/2022

Dans les collèges et lycées, les budgets 2023 votés en ce moment prévoient une explosion des dépenses pour le gaz, l'électricité et le chauffage. Les factures pourraient tripler voire quintupler. Ainsi, un collège de Lyon 3° qui a payé 58 000 euros en 2022, prévoit 280 000 euros pour 2023. Un lycée de Lyon 8e qui avait payé 200 000 euros en 2021 pour le chauffage urbain, géré par Dalkia, prévoie plus de 600 000 euros pour 2023.

La Métropole, qui gère les collèges, a choisi de financer ces hausses astronomiques. La région qui gère les lycées, a gelé les budgets et promet des rallonges ponctuelles en cours d'année.

Dans les deux cas, pour enrichir les Engie, TotalEnergie et autres fournisseurs d'énergie qui rackettent la société, les collectivités territoriales vont tailler dans des budgets utiles à la population et ferment déjà des installations sportives ou autres.