Rhône

D'un bidonville à l'autre

Brève
02/08/2007

Le bidonville du Carré de Soie, à Villeurbanne, établi sur une friche industrielle et occupé par des Roms de Roumanie, était sous la menace d'une expulsion depuis des mois. Elle a eu lieu le 1er août.

Avec un seul point d'eau et 8 sanitaires pour 400 personnes, les conditions de vie y étaient innommables et un cas de tuberculose a été détecté. Certains sont partis avant l'intervention de la police et parmi les 250 restants, une majorité a accepté de rentrer en Roumanie avec une indemnité de 150 euros par adulte et 46 euros par enfant. D'autres ont du travail mais ne trouvent pas à se loger.

Ceux qui ont déménagé sont allés rejoindre, probablement, les bidonvilles du Puisoz, à Vénissieux (150 à 200 personnes) et de Saint-Priest (100 personnes).

Régulièrement des bidonvilles, occupés par des Roms, sont évacués, pour réapparaître plus tard au même endroit ou ailleurs : Surville évacué en 2004, puis le Puisoz en mai 2006, Saint-Priest en septembre et maintenant le Carré de Soie. Les Roms de Roumanie fuient la misère et le racisme qu'ils subissent dans leur pays pour se retrouver ici, toujours sans travail et sans logement. Derrière les belles paroles sur l'Union européenne se cache beaucoup de misère, aussi bien dans les pays pauvres comme la Roumanie que dans les pays riches comme la France.

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