Bourg-en-Bresse (Ain)

Hébergement d'urgence : les discours et la réalité

Brève
14/01/2007

Suite à l'action des "Enfants de Don Quichotte", le gouvernement a promis d'assurer 25 000 places d'hébergement aux sans-logis. Mais à Bourg-en-Bresse, les salariés et adhérents de l'association OSER sont en lutte depuis plusieurs semaines pour sauver le CHRS (centre d'hébergement et de réinsertion sociale) et deux autres structures d'accueil d'urgence qu'ils gèrent depuis des années. En effet, la DDASS a réduit de 30% en deux ans leur dotation annuelle de fonctionnement et a brutalement supprimé une subvention pour l'une de leurs structures. Déjà l'an dernier, la gestion du numéro d'appel d'urgence sociale, le 115, leur avait été retirée par la Préfecture.

Faute d'argent, le CHRS devra se déclarer en cessation de paiement avant fin janvier et supprimer des emplois, alors que c'est le seul CHRS fonctionnant 24h sur 24 dans l'Ain. Mais les autorités ne semblent pas apprécier l'engagement militant et la détermination dans leurs actions en faveur des sans-logis ou des réfugiés dont font preuve les membres d'OSER...

Entre les discours satisfaits du gouvernement et ses actes sur le terrain, il y a un gouffre. Devant la surdité de la DDASS et du Préfet, les adhérents d'OSER ont installé un campement devant la Préfecture et prévoient une nouvelle manifestation lundi 15 janvier devant la Préfecture.