Hôpital Edouard Herriot (Lyon)

La lutte des urgences a payé

Brève
11/02/2009

La loi Bachelot, discutée en ce moment au Parlement, va accélérer le démantèlement des hôpitaux publics. Dans son intervention télévisée, Sarkozy a dit clairement qu'il n'était pas question de donner plus de moyens aux hôpitaux, et que les suppressions de postes allaient continuer, alors que le personnel croule sous le travail et les difficultés liées aux fermetures de lits, et qu'il est de plus en plus difficile de se faire soigner.

C'est pour lutter contre cette politique que le personnel des urgences de l'hôpital E. Herriot a fait grève. Au bout de 8 semaines, il a obtenu satisfaction sur une partie de ses revendications : du personnel supplémentaire (aides-soignants, brancardiers, infirmière, préparateur en pharmacie) et le remplacement de tous les congés maternité.

Cependant, une partie des postes obtenus l'est par redéploiement de personnel et requalification de lits, qui vont donc manquer ailleurs.

Et comme le plan de réduction de personnel, correspondant à 2 % de la masse salariale, imposé par le ministère de la Santé, est maintenu, le problème à l'échelle de l'hôpital reste entier comme dans les autres hôpitaux des HCL. Pour empêcher cette dégradation programmée, c'est donc une lutte à l'échelle de l'ensemble des hôpitaux publics qui est nécessaire, avec le soutien de la population, qui est directement concernée.

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