Lyon

La lutte du personnel des urgences contre la politique cynique du gouvernement

Brève
10/01/2009

Le 9 janvier, Nicolas Sarkozy a accusé de susciter des "polémiques parfaitement déplacées" ceux qui ont dénoncé les récents accidents dans les hôpitaux en les mettant sur le compte du manque de moyens. Après Roselyne Bachelot qui préconisait "une meilleure régulation", il a dénoncé un déficit d'organisation car, selon eux, les moyens sont suffisants.

A Lyon aussi, la direction avait proposé de s'organiser autrement aux grévistes du pavillon N des urgences de l'hôpital E. Herriot.

Pourtant, s'ils sont en grève (et réquisitionnés) depuis le 8 décembre, c'est bien pour dénoncer le manque de personnel qui oblige, par exemple, des aide-soignantes à abandonner le service pour emmener les patients faire des examens, faute de brancardiers. Et c'est aussi faute de personnel que des lits sont fermés, obligeant les malades à rester plus longtemps aux urgences.

Jeudi 8, les grévistes, exaspérés par l'absence de réponses de la direction, ont occupé le siège des HCL... jusqu'à ce que la direction les fasse évacuer, à 22h30, par la police. Car elle n'a toujours rien d'autre à leur proposer que deux postes de brancardiers... pris dans d'autres services, où ils vont manquer !

Malgré la situation critique, la direction veut encore faire 2 % d'économies sur le budget du personnel l'année prochaine et va encore supprimer des postes. C'est pour combattre cette politique cynique, qui risque de provoquer encore de nouveaux accidants, que le personnel de N continue à se battre pour réclamer plus de moyens et plus de personnel.

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