Lyon

Les hôpitaux touchés par les crédits "pourris"

Brève
21/06/2010

Pour financer leur déficit, la plupart des hôpitaux sont contraints d'emprunter auprès des banques. Mais certains de ces emprunts sont à risques. La banque Dexia a ainsi proposé à plus de 300 hôpitaux et établissements de santé des crédits à risques dépendant des fluctuations des devises étrangères.

Les Hospices Civils de Lyon n'y échappent pas et comptaient, fin 2009, une dette à risques de 195 millions d'euros. Ces crédits "pourris" leur coûteraient 22 millions s'ils voulaient s'en défaire.

D'un côté, le gouvernement ne donne pas les moyens suffisants pour équilibrer le budget des hôpitaux, les obligeant à s'endetter lourdement. De l'autre, les banques en profitent pour placer des capitaux qui leur rapportent gros.

La santé des patients et les conditions de travail des hospitaliers pèsent peu dans ces spéculations financières dans lesquelles le gouvernement est totalement complice.

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