Lyon

Nouvelles technologies, vieille exploitation

Brève
08/02/2019

Les trottinettes électriques en location d’une nouvelle entreprise privée encombrent un peu partout les trottoirs. Si elles peuvent être utiles pour se déplacer, c’est à un prix onéreux : environ 3,5 euros pour 10 minutes. Surtout, les travailleurs qui les récupèrent afin de les recharger sont « auto-entrepreneurs ». Leur gagne-pain : courir derrière les trottinettes entre 21h et 4h30 pour les brancher chez eux.

Ces petits boulots « ubérisés », c’est l’exploitation à l’état brut : pas de salaire minimum garanti, pas de congés payés,… Des reportages ont montré que pour avoir un revenu décent, il faut accumuler des heures et des heures (de nuit) pour traquer les trottinettes, en concurrence avec les autres « hunters » ou « juicers », le nouveau terme pour désigner ces prolétaires 2.0.

Derrière la vitrine commerciale et les arguments écolos fallacieux, c’est toujours l’exploitation.