SNCF - Ain

Passages à niveau, trains bondés : des économies criminelles

Brève
05/11/2019

Un passage à niveau

     Dimanche 3 novembre, deux personnes sont mortes dans leur voiture, percutée par le TER Belfort-Lyon au passage à niveau de Tossiat. On ne connaît pas les circonstances exactes de l’accident mais ce passage à niveau est classé « prioritaires à sécuriser » par l’État. En 2007, un chauffeur routier y était décédé et de nombreux passagers avaient été blessés dans un choc avec un TGV. Ne pas tout mettre en œuvre pour sécuriser les passages à niveau est scandaleux : il y a régulièrement des accidents à des passages à niveau, avec des morts.

     Le train impliqué était totalement bondé, avec 620 voyageurs les uns sur les autres. C’est bien souvent le cas lors des départs et retours de week-end, ou encore au quotidien, pour les usagers qui viennent travailler à Lyon en TER. Les couloirs sont alors totalement bourrés, gênant même le passage du contrôleur, comme cela a été le cas dimanche dans l’Ain. Cet  accident est un nouvel exemple du caractère criminel de la politique d’économies menée depuis des années par la SNCF et les autorités.

Migrants - Lyon

La Métropole contre les migrants

Brève
04/11/2019

L'ancien collège Maurice Scève à la Croix-Rousse

Depuis l’été 2018, des migrants, principalement de jeunes Africains, occupent les locaux de l’ancien collège Maurice Scève à la Croix-Rousse. Alors que les autorités ont fait expulser d’autres squats, notamment l’Amphi Z à Villeurbanne, les habitants de ce lieu sont de plus en plus nombreux. Ils sont environ 450, dont une soixantaine de mineurs, alors qu’il était prévu pour 150 personnes. Et le 15 novembre, la mission attribuée par la Métropole à deux associations qui aident les migrants doit s’arrêter.

Depuis l’ouverture de ce lieu, la Métropole de Lyon, dirigée par le politicien « en marche » Kimelfeld,  s’est défaussée sur les associations.  Elle est pourtant responsable de l’hébergement d’urgence. Pire, dans cette situation chaotique, alors que la Justice a décidé leur maintien dans les lieux jusqu’à l’automne 2020, la Métropole a fait appel de cette décision. Il faut dire que le terrain est promis au promoteur immobilier Vinci...

 

Hospices Civils de Lyon (HCL)

La société capitaliste, quel gâchis !

Brève
03/11/2019

Les urgences de l'hôpital Edouard Herriot

     Samedi soir 2 novembre, on a pu voir au journal de France 3 un reportage sur l’utilisation de la 3D au service de la médecine, en particulier dans les hôpitaux des HCL. Par exemple, à l’HFME (Hôpital Femme Mère Enfant), un chirurgien s’entraînait, pour une opération délicate, sur une impression 3D du thorax et du poumon du bébé ; ou encore à  HEH (Hôpital Edouard Herriot) on utilisait la bioimpression 3D de peau directement sur des patients brûlés. Tout cela en liaison avec des chercheurs de l’Université de la Doua.

     Cela montre quels progrès extraordinaires la science peut permettre à la médecine d’accomplir.

     Mais à côté de ça, les HCL, comme tous les hôpitaux publics, sont contraints de faire des économies par ceux qui nous gouvernent en fermant des lits et en supprimant des emplois. Le résultat, c’est des opérations reportées, des patients qu’on garde le moins longtemps possible, et des attentes aux urgences, et parfois même très longtemps quand il faut trouver un lit pour hospitaliser le patient.

     C’est tout cela que les employés des hôpitaux dénoncent. Et cela montre le fossé entre ce qui serait possible dans une société au service de la population et la réalité imposée par la société capitaliste.

Renault Trucks - Lyon

Journée de solidarité… pour remplir les poches des actionnaires !

Brève
29/10/2019

     Suite à la canicule de 2003, le gouvernement avait imposé une « journée de solidarité » pour prétendument financer la prise en charge des anciens. Les travailleurs doivent donner une journée à ce titre et les entreprises verser 0,3 % de leur masse salariale comme « contribution solidarité autonomie ». Mais pour les capitalistes, la somme versée comme contribution peut être inférieure à l’argent qu’ils tirent d’une journée de travail de l’ensemble de leurs salariés.

     C’est le cas à Renault Trucks, qui verse à l’État un peu plus d’un million d’euros au titre de la journée de solidarité. Mais les 7 h de travail de cette journée représentent 1,5 million d’euros. Au final, le patron se garde donc 500 000 euros. De quoi écœurer les salariés, qui ont été plus nombreux cette année à répondre à l’appel à la grève de la CGT pour le vendredi 25 octobre, date de cette journée de prétendue « solidarité ».

FerroPem Savoie

Chômage partiel = pas d'accord !

Brève
28/10/2019

L’entreprise productrice de silicium FerroPem, ex-Pechiney, maintenant partie du groupe Ferroglobe, vient de mettre 210 travailleurs de deux de ses usines en Savoie (Château-Feuillet et Le Bochet) en chômage partiel, peut-être jusqu’en avril 2020 !

Prétexte invoqué par les employeurs : l’effondrement du prix du silicium. Celui-ci aurait diverses causes : les bas prix chinois, les taxes à l’importation décidées par Trump, le ralentissement économique mondial.
Clairement, ces raisons sont liées au fonctionnement même de l’économie capitaliste : les profits avant tout.

Ce n’est pas aux travailleurs de payer pour les problèmes des possédants.