Vaulx-en-Velin, Villeurbanne (Rhône)

Contre les expulsions de réfugiés, manifestons !

Brève
06/09/2019

L'expulsion mardi 4 septembre 2019

     Mercredi soir à Vaulx-en-Velin, une quarantaine de demandeurs d'asile qui avaient trouvé refuge dans le bâtiment d'une ancienne clinique ont été expulsés manu militari, les policiers allant jusqu'à les pourchasser sur le toit à coups de matraques. En même temps, ceux qui vivent depuis 20 mois dans le bâtiment surnommé Amphi Z à Villeurbanne sont sommés par la justice de quitter les lieux, sans proposition de relogement pour tous.

     Jeter à la rue des gens qui ont tout quitté pour fuir la guerre ou la misère, c'est la politique de l'Etat français qui se prétend pays des droits de l'homme.

     Les occupants de l'amphi Z appellent à une manifestation  de soutien samedi 7 septembre à 14h devant la Métropole (rue du Lac).

Villeurbanne

La récupération écœurante d’un drame

Brève
03/09/2019

     Le drame qui s’est déroulé samedi à la gare routière et au métro Laurent Bonnevay, à Villeurbanne, a déclenché une polémique odieuse. Sous prétexte que l’agresseur est un réfugié afghan, le Rassemblement national et la droite par la voix d’Eric Ciotti, ont distillé leurs poisons xénophobes et islamophobes.

     La folie meurtrière qui a frappé cet Afghan révèle surtout les violences psychologiques que subissent certains réfugiés. Cet homme a fui la guerre en Afghanistan, traversé clandestinement la moitié du globe livré aux passeurs, erré à travers l’Europe et vivait dans un foyer à Vaulx-en-Velin. Il y a certainement de quoi avoir l’esprit dérangé !

     Ce fait divers a aussi montré un autre visage, réjouissant, de l’humanité. C’est le courage et le sang-froid des témoins, en particulier un chauffeur de bus, qui sont intervenus pour maîtriser le forcené sans le lyncher. Il aura peut-être échappé aux xénophobes que le chauffeur est un lyonnais d’origine maghrébine !

Lyon

Enfin un accès bon marché à l’aéroport

Brève
01/09/2019

     Depuis plusieurs années, pour se rendre à l’aéroport Saint-Exupéry à Satolas, le seul transport en commun était Rhônexpress, qu’il fallait payer 15,20 €. Car Rhônexpress avait obtenu un monopole de la desserte et fait supprimer les bus qui, à une époque, se rendaient à l’aéroport.

     Face aux protestations, la concession est renégociée et, à partir de septembre, un bus desservira de nouveau Saint-Exupéry, et un deuxième en 2020. Ce sera plus long, avec des changements, mais au prix d’un ticket TCL ! Et ça change tout…

Ain

Trop de femmes responsables : quel scandale !

Brève
01/09/2019

     Une amende de 90 000 € : c’est ce qui est réclamé à la communauté de communes de Bourg-en-Bresse, comprenant 74 communes, pour avoir embauché trop de femmes à des postes de direction. Quatre femmes et un homme, cela ne respecte pas la proportion de 40/60 ou 60/40 imposée par la loi au nom de la parité.

     Un peu partout on trouve beaucoup plus d’hommes que de femmes à des postes de direction, et dans les entreprises les femmes sont presque toujours plus mal payées que les hommes, mais que pour une fois des femmes soient majoritaires à des postes dirigeants, ce n’est pas tolérable et aux yeux de l’administration, ça mérite d’être sanctionné !

General Electric - Villeurbanne

Attaques contre des militants syndicaux

Brève
05/08/2019

GE Villeurbanne lors d'une grève en février 2017

     Le plan de réorganisation de GE qui prévoit un millier de suppressions de postes à Belfort, touche aussi d’autres entreprises, dont celle de Villeurbanne. Ainsi la production qui compte environ 120 travailleurs, doit être transférée à Aix-les-Bains. Il y a donc des mutations, des démissions et des licenciements qui seront prévus d’ici août 2020.

     Des petits chefs en mal d’autorité ont profité des vacances pour « remonter les bretelles » de syndicalistes CGT, sous des prétextes futiles. La direction a pris le relais avec entretien individuel suivi d’un avertissement, enquête, justifications à fournir pour l’un d’entre eux… Voudrait-elle décourager les plus combatifs ? A ce petit jeu, elle risque d’en énerver un bon nombre d’autres.

     Début juillet, la majorité des travailleurs de la production  a débrayé pour essayer de se faire entendre lors de la venue de Macron à Safran (usine située à côté de GE) ; puis début août, ils sont allés protester contre l’avertissement donné à l’un d’entre eux. GE pensait peut-être que son plan passerait sans trop de vagues. Eh bien, c’est pas gagné !