Lycée Hector Guimard – Lyon 7ème

Mobilisation contre les suppressions de postes

Brève
30/04/2021

Les grévistes devant le lycée Hector Guimard le 29 avril 2021

     Jeudi 29 avril les personnels de toutes catégories du lycée professionnel Hector Guimard étaient mobilisés nombreux et dynamiques devant leur établissement. Ils protestaient contre le déclassement du lycée en catégorie 2 (ce qui détermine les dotations en personnel entre autres) et la suppression du poste de proviseur adjoint, première conséquence de ce déclassement.

     Dans tous les lycées professionnels la situation économique et sanitaire a des répercutions très dures pour les élèves et pour leur gestion. Aussi l’annonce de suppressions de postes dans ce lycée qui forme principalement des jeunes pour l’industrie de la métallurgie, mais aussi de la plasturgie et d’autres secteurs comme la prothèse dentaire ou la maintenance SNCF ne passe pas. Le mécontentement est d’autant plus fort que de nouvelles sections ont été ouvertes et que les effectifs par classe augmentent. Il n’y a donc aucune raison d’accepter une réduction des moyens.

     Depuis décembre ils demandaient à être reçus au rectorat pour faire entendre leurs arguments, mais finalement cette mobilisation a permis d’obtenir en un jour ce qui n’était pas possible depuis 4 mois. Maintenant que les responsables acceptent de les écouter il reste à obtenir l’engagement du maintien de tous les postes pour les années à venir. Rendez-vous est pris lundi 3 mai à 13h devant le rectorat pour accompagner la délégation des personnels, un préavis de grève a été déposé en cas de refus.

Valence

"on bosse ici, on vit ici, on reste ici " !

Brève
25/04/2021

Rassemblement de soutien à Valence, samedi 24 avril

Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées à Valence à l’appel de l’ASTI (association de solidarité avec tous les immigrés) pour dénoncer les OQTF (obligations de quitter le territoire français) reçues récemment par un couple de jeunes kosovars et une travailleuse marocaine.  Tous trois sont victimes, depuis des années, de multiples tracasseries administratives dans la quête de la régularisation de leur situation.  La jeune femme kosovare a fui un mariage forcé, et est ici depuis 2015. Mais la situation de violence qu’elle a subie se poursuit ici sous une autre forme, celle du   parcours du combattant éreintant pour pouvoir rester, alors qu’elle a obtenu un CDI et son compagnon une promesse d’embauche  ! Même galère pour une femme de ménage marocaine qui travaille en France depuis dix ans, qui y paie ses impôts, mais qui ne parvient pas à obtenir sa carte de séjour !

Ces travailleurs font tourner la société comme tous les travailleurs français. Ils doivent avoir les mêmes droits. Régularisation de tous les sans-papiers !  

Usine Solvay Saint-Fons (Rhône)

Une victoire pour les travailleurs sous-traitants de Rhenus

Brève
23/04/2021

     A l’usine chimique Solvay de Saint-Fons, une petite quarantaine de travailleurs du sous-traitant Rhenus, qui s’occupent de la logistique, du conditionnement et de l’expédition des produits, se sont mis en grève mardi 20 avril. Partie des expéditions, la grève s’est rapidement étendue à presque tous les travailleurs Rhenus de l’usine, pour exiger une prime mensuelle de 100€ net.
     La colère grandissait depuis longtemps. Elle était proportionnelle à l’augmentation de la charge de travail. Alors qu'il fanfaronnait le matin, le patron de Rhenus a dû reculer au bout d'une journée : il a lâché une prime de 80 euros plus 45 euros brut, plus l'intégration sur le salaire de base d'une prime existante de 200€ brut, ce qui n’est pas négligeable, et le payement de la journée de grève.
     Les grévistes sont fiers d'avoir fait reculer leur patron et le donneur d’ordre Solvay. Comme l’a dit l'un d'entre eux : Rhénus a été vaincu par KO !

Usine Socla (Méry, Savoie)

Les travailleurs contre la fermeture

Brève
21/04/2021

Devant l'usine, mercredi 21 avril

Mercredi 21 avril, hormis quelques intérimaires, la totalité des travailleurs du site de Méry, qui appartient au groupe américain Watts, étaient en grève et ont manifesté pour dire leur colère. Ils ont reçu le soutien d’élus locaux et de militants CGT des environs. La fermeture de l’usine leur a été brutalement annoncée fin mars, alors même que cette multinationale a encore accru ses profits l’an passé !

En 2016, une première saignée avait supprimé des dizaines d’emplois. Cette fois, c’est la porte, hormis une trentaine de soi-disant propositions de reclassement à Châlons-sur-Saône pour une trentaine de salariés. Comme l’affirme leur tract : « Les patrons de Socla eux ne connaissent pas la crise, tout va bien pour eux, ils ferment notre usine et en récompense, c’est un coup de pied au cul et nous devrions accepter cela et dire merci. Il viendra un jour où nous serons obligés de nous unir, nous ne pouvons et devons plus accepter que des entreprises qui font du fric et en plus touchent par l’Etat des fonds, se tirent en laissant derrière eux la misère !!! »

Dans ce combat qui s’engage, les travailleurs devront compter sur leurs propres forces et sur leur détermination.

Kem One - Saint-Fons

Le personnel du secteur PVC en colère

Brève
18/04/2021

Les grévistes de Kem One Saint-Fons en assemblée générale en avril 2021

     Depuis fin mars, un ou deux débrayages de 4 heures ont lieu chaque semaine dans ce secteur pour exprimer la colère. Car des bons cadeaux de 300 euros sont donnés à certains secteurs et pas à d’autres, et l’ensemble des salariés n’a obtenu que 0,7%  d’augmentation générale alors que les résultats financiers n’ont jamais été aussi bons et qu’ils ont appris que leur patron s’est accordé 4 millions de dividendes pour 2021. Ils revendiquent donc 120 euros d’augmentation générale et l’amélioration de leurs conditions de travail.

     En effet, les conditions de travail sont pénibles et la fiabilité des installations, le sous-investissement chronique cristallisent le mécontentement, tout comme les écarts de salaires toujours significatifs par rapport à d’autres sites du groupe. Aussi les travailleurs ont-ils décidé l’application stricte des procédures et mesures de sécurité avec appel systématique à l’astreinte. Fini de jouer aux MacGyver, de courir à gauche, à droite. La conséquence ce sont des tonnes de PVC non produites chaque semaine, seul moyen de faire entendre raison au patron.

     Les grévistes se réunissent régulièrement en assemblée pour prendre les décisions pour la semaine suivante.