Saint-Martin-le-Vinoux (agglomération de Grenoble)

Les poireaux sont bien gardés !

Brève
24/09/2020

L’intervention de la BAC en juin

Samedi 19 septembre, les riverains des jardins de la Buisserate, quartier populaire de Saint-Martin-le-Vinoux, ont eu la surprise de voir débarquer plusieurs dizaines de CRS qui se sont positionnés pour y interdire l'accès. Déjà, en juin, la police y était intervenue, surarmée et arrogante. Lutte contre le grand banditisme ? Non, cela vise des associations qui se mobilisent pour que ces jardins perdurent :

Cultivés par des ouvriers retraités jusqu'en 2018, ils ont été rachetés, selon le vœu de la mairie, par un Etablissement Public Foncier (EPFL) pour les vendre à un promoteur immobilier, la Cogedim, dans le but d'y construire 4 immeubles.

Les pouvoirs publics, eux, mettent tous les moyens pour défendre la sacro-sainte propriété privée, y compris en payant des vigiles nuit et jour, alors même que les travaux de construction n'ont pas commencé.

En tous les cas, samedi dernier, les CRS ont dû trouver le temps long : les manifestants qu'ils attendaient, partis de Grenoble en vélo, les ont laissé poireauter plusieurs heures avant d'arriver…

Clinique Mutualiste – Saint-Étienne

Colère dans le cathéter

Brève
24/09/2020

Rassemblement devant la clinique mutualiste de Saint-Etienne le 23 septembre 2020

     Lundi 21 septembre, une centaine de salariés de la Clinique Mutualiste de Saint-Étienne se sont rassemblés sur le parvis de l'établissement. En grève illimitée, ils dénoncent des salaires trop bas et leur épuisement, situation due à des années de non remplacement des départs en retraite et de gel des salaires, et accentuée par la première vague de l'épidémie. Une pétition a rassemblé 200 signatures sur les 450 salariés de la clinique.

     Les grévistes réclament des augmentations de salaire (au moins celles promises au "Ségur de la santé" pour l'hôpital public), le versement d'une prime de treizième mois et la récupération des jours fériés. Ils ont adressé un courrier à la direction pour faire entendre leurs revendications, resté sans réponse. Les grévistes sont décidés à faire entendre la colère dans le cathéter !

Région lyonnaise

Une fête réussie !

Brève
21/09/2020

La fête lyonnaise de Lutte ouvrière, les 19 et 20 septembre, a été un succès en dépit de l'épidémie de Covid et des mesures sanitaires qu'elle impose à tous.

Des centaines de travailleurs, des jeunes et des moins jeunes, ont pu se retrouver dans une ambiance fraternelle pour discuter du programme de défense que les travailleurs doivent mettre en avant face à la crise du capitalisme.

Entre deux concerts, de musique kabyle ou de blues, un spectacle de Break Dance, ils ont pu écouter les interventions de nos porte-parole, Nathalie Arthaud et Olivier Minoux. Les révoltes populaires au Liban ou en Biélorussie, la violence policière et le racisme, en France ou aux États-Unis, l'industrie pharmaceutique, la pandémie et les vaccins, la situation en Chine, sont parmi les sujets qui ont été débattus.

L'énergie, la révolte et les idées échangées lors de ce week-end seront utiles pour les combats et les discussions à mener dans les prochains mois.

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Lyon

La solidarité n’est pas un délit !

Brève
18/09/2020

Rassemblement de soutien à Pierre-Alain Mannoni

Mercredi 23 septembre à partir de 13h

Devant la cour d’appel – Quai Romain Rolland – M° Vieux Lyon

     De nombreuses associations et organisations, dont Lutte ouvrière, appellent à venir soutenir Pierre-Alain Mannoni, qui en est à sa 5ème audience en 4 ans. Il risque 5 ans de prison et 30 000 euros d’amende pour avoir porté secours à trois jeunes femmes érythréennes, blessées et perdues dans la montagne près de chez lui.

     Non seulement l’Etat français ferme ses frontières aux migrants qui fuient les guerres et la misère, mais de plus il poursuit ceux qui font preuve d’humanité à leur égard. Cette politique juge ceux qui nous gouvernent.

Hôpital Nord – Saint-Étienne

Exploitation au labo

Brève
18/09/2020

     Les techniciennes de laboratoire du CHU de Saint-Étienne étaient nombreuses à la manifestation du 17 septembre. Elles protestaient contre la surcharge énorme de travail due aux tests PCR depuis des mois, sans moyens suffisants. Elles ne sont que quatre affectées pour faire les tests, toutes les autres doivent venir les aider dès leur propre travail fini. En plus, elles n'ont pas les machines modernes. « C'est l'usine avec des moyens artisanaux », a dit l'une d'elles. Elles sont épuisées, rentrent cassées chez elles, ayant mal au dos, aux épaules…

     Cerise sur le gâteau, elles ont un surcroît de travail car les laboratoires privés leur envoient des tests. Les laboratoires privés les facturent 75 € aux patients, mais paient 53 € à l'hôpital… soit 22 € de bénéfice pour eux sans rien faire, sur le dos des techniciennes !

     Six mois après le début de la crise sanitaire, encore un exemple qui montre que le gouvernement n'a rien fait pour donner les moyens de combattre la pandémie.