Auvergne – Rhône-Alpes

Le gouvernement s’en prend au Planning familial

Brève
02/08/2019

     Les déclarations d’intention du gouvernement n’ont jamais rien à voir avec ce qu’il fait dans la réalité. Et au moment où il se vante de vouloir mener la lutte contre les violences faites aux femmes, il décide de diminuer les subventions de l’une des associations qui milite contre ces violences depuis longtemps, le Planning familial.

     En Auvergne – Rhône-Alpes, les subventions devraient diminuer globalement de 10%. Pour le département du Rhône en particulier, la subvention 2019 passera de 122 136 à 109 624 €, et le solde 2018 de 30 966 € ne sera pas versé, ce qui fera près de 43 500 € de moins que prévu.

     Depuis 60 ans, le Planning assure, en plus de ses entretiens d’écoute et de consultations, des interventions de prévention dans les établissements scolaires. Il risque de devoir diminuer ses activités faute d’argent.

     Les sommes ainsi économisées sont dérisoires comparées aux milliards dépensés pour fabriquer des armes ou subventionner des grandes entreprises déjà richissimes. Mais pour ce qui est social, tout est toujours trop cher. Et le gouvernement prétend lutter pour l’égalité entre les hommes et les femmes !

Lyon

Immonde agression raciste

Brève
23/07/2019

     Vendredi 19 juillet, alors que des supporters fêtaient la victoire de l'équipe de foot algérienne, une vingtaine d'individus cagoulés ont violemment agressé dans sa voiture une famille à proximité du vieux Lyon. Le père agressé a dû aller aux urgences et a eu 6 jours d'ITT. Le caractère raciste de cette agression semble clair. D'autres agressions ont eu lieu dans le même quartier, où la présence de groupes identitaires est connue.
     Les succès électoraux du RN, mais aussi la chasse aux migrants du gouvernement, encouragent ces énergumènes. Derrière l'image policée de Le Pen, il y a aussi ces groupes profondément réactionnaires et violents. Ils sont certes peu nombreux et n'ont que le courage de s'attaquer à des personnes isolées, mais ils représentent une menace contre les immigrés et donc contre toute la classe ouvrière.

Agglomération de Grenoble

Syntertech, la colère monte

Brève
18/07/2019

Les grévistes de Syntertech devant le tribunal à Grenoble

Mercredi 17 juillet, pour la troisième fois depuis l’annonce de la mise en liquidation de leur entreprise, des grévistes de Syntertech se sont rassemblés devant le tribunal de Grenoble, à l’appel de la CGT.

Depuis des mois, les travailleurs attendent un repreneur pour cette entreprise sous-traitante de l’automobile. La justice a encore prolongé les délais pour permettre d’étudier les offres d’éventuels repreneurs dont les travailleurs ne connaissent ni les noms, ni les conditions de reprise et si reprise il y a. Secret industriel, leur dit-on, sans honte ! Trois cent familles sont menacées mais l’ex-patron Thierry Morin, actionnaire principal, s’est dégagé de toute responsabilité, aidé par l’Etat et la justice complices.

Bien des travailleurs partagent le sentiment de se faire mener en bateau et savent que seule leur colère et leur mobilisation obligeront tous ces margoulins à répondre à leur propres revendications.

SUEZ – Feyzin (Rhône)

Les travailleurs relèvent la tête

Brève
12/07/2019

Les grévistes de l'entreprise Suez de Feyzin, en juillet 2019

     Les salariés d’une petite entreprise de 53 salariés du groupe Suez, spécialisée dans le recyclage, principalement des réfrigérateurs, viennent de faire grève deux semaines pour 150 euros de plus par mois - la plupart étant payés à peine au dessus du SMIC - et l’amélioration des conditions de travail, qui sont lamentables.

    Pendant leur mouvement ils sont allés s’adresser à des salariés d’autres unités du groupe, ont distribué des tracts devant une usine chimique voisine ainsi qu’aux ronds-points, dénonçant « des salaires de misère, le travail galère et le mépris patronal au quotidien ». Le barbecue organisé a rassemblé en plus des grévistes de nombreux militants syndicaux des alentours.

    Jeudi 11 juillet, les discussions en étaient toujours à 30 euros d’augmentation générale avec des incidences sur des primes liées au salaire de base ainsi qu’avec effet rétroactif au 1er février, ce qui paie en partie les heures de grève. La majorité des salariés a décidé de continuer le mouvement de grève à nouveau lundi pour laisser le temps du week-end à la direction de « réfléchir » aux propositions faites du paiement des jours de grève… Depuis neuf années d’existence du site, c’est la première fois que les salariés relèvent la tête collectivement. En étant unis face à la direction, ils ont réussi à la faire un peu reculer, même si c’est loin du compte, malgré la puissance du groupe Suez.

 

Famar - Saint-Genis-Laval (Rhône)

Deux mobilisations réussies

Brève
11/07/2019

La manifestation du 4 juillet à Saint-Genis-Laval

     Après que la grande majorité des salariés ait manifesté dans les rue de Saint-Genis-Laval jeudi 4 juillet, ils se sont à nouveau rassemblés ce jeudi 11 juillet devant le siège lyonnais du groupe pharmaceutique Merck.

     Celui-ci est le principal donneur d'ordre de l'entreprise Famar Lyon qui produit encore un grand nombre de médicaments pour son compte. Un grand groupe parmi d'autres comme Sanofi, Abbot... qui, ont fait produire  pendant des années leurs spécialités à moindre coût. Les travailleurs en manifestant devant Merck dénoncent le fait que les grands groupes pharmaceutiques sont tout autant responsables que le fonds d'investissement KKR qui a récemment décidé de se débarrasser des 12 usines du groupe Famar. Dont celle de Lyon en redressement judiciaire depuis la fin du mois de juin. 
     Les salariés entendent défendre leurs emplois, leur mobilisation ne fait que commencer.