Agglomération de Grenoble

un élu contre le séparatisme… catholique

Brève
18/04/2021

Le maire, divers-gauche, de la commune de Meylan, s’oppose à la construction programmée sous son prédécesseur d’une église dans l’enceinte d’une école hors-contrat dépendant des catholiques intégristes de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, proche de Civitas et de l’extrême droite identitaire.

Wauquiez et tous les réactionnaires, prompts à dénoncer, avec le gouvernement, le séparatisme quand il désigne les musulmans, intégristes ou non, se sont bien gardé de s’exprimer sur le sujet. Ces bigots défenseurs des écoles privées sont mal placés pour donner des leçons de laïcité et se poser en défenseur de la liberté !

 

Renault Trucks - Vénissieux

Condamné... à payer le minimum

Brève
13/04/2021

     Les travailleurs des sites lyonnais (Vénissieux et Saint-Priest) de Renault Trucks, qui avaient attaqué leur employeur pour préjudice d’anxiété, concernant l’exposition aux poussières d’amiante, ont reçu la notification du jugement.

     Pour 474 d’entre eux, l’entreprise a été condamnée à verser des indemnités (entre 200 € et 10 000 €), mais les 665 autres ont été déboutés. Le juge départiteur s’en est tenu aux arguments de la direction, considérant que deux secteurs seulement des sites de Vénissieux avaient utilisé de l’amiante : la fonderie et l’atelier cars et bus. Ceci malgré de nombreux témoignages prouvant le contraire.

     C’est en effet dans beaucoup d’autres ateliers que ce matériau était utilisé avant 1996, quand l’entreprise s’appelait Berliet, puis RVI. Les travailleurs de l’usine Ponts à Saint-Priest, dont le site n’avait pas été classé en 2016, contrairement à celui de Vénissieux, ceux de la forge, du montage camions, du montage moteurs, des ateliers de maintenance, des secteurs emboutissage et soudure à Vénissieux… ont de quoi être révoltés par ce jugement.

     Renault Trucks veut bien laisser partir en préretraite amiante, aux frais de la Sécurité sociale, des travailleurs usés, mais ne veut surtout pas payer pour ses responsabilités dans l’exposition des travailleurs à ce poison. La condamnation est une reconnaissance de sa responsabilité et c'est un premier acquis, mais c'est encore insuffisant. Alors ce combat continue.  

Agglomération de Grenoble

Mépris vaccinal

Brève
12/04/2021

Au vaccinodrome d'Alpexpo à Grenoble, lundi 12 avril

Après avoir eu l’information indiquant que la vaccination serait ouverte aux enseignants à partir de ce lundi au vaccinodrome d’Alpexpo, de nombreux enseignants ont pu effectivement prendre des rendez-vous téléphoniques, confirmés ensuite par la plateforme Keldoc. Celle-ci comportait d'ailleurs de très nombreuses plages de rendez-vous encore disponibles.

Mais ces vaccinations ont été annulées : sans en avoir été informés pour la plupart, les enseignants ont été refoulés du centre de vaccination, alors que certains avaient fait des dizaines de kilomètres.

Un énième cafouillage qui en dit long sur ce gouvernement, qui avait initialement annoncé le début des vaccinations pour le personnel de l’Éducation pour la mi-avril. Incapable de faire ce qu’il promet et surtout d'imposer quoi que ce soit aux laboratoires pharmaceutiques.

Agglomération de Grenoble

Transports publics : la galère !

Brève
09/04/2021

Depuis des mois, le Syndicat mixte des mobilités de l'aire grenobloise (SMMAG, qui gère les transports en commun) a revu à la baisse l’offre de transport en commun sur l’agglomération. Il invoque les difficultés financières dues à la baisse de fréquentation liée au Covid et au manque de compensation de l’État. Résultat : les usagers subissent des temps d'attente plus longs et s'entassent aux heures de pointe dans des rames forcément plus bondées. Et ce en pleine crise du Covid !

Les élus de la métropole (dirigée par la gauche) avaient fait de belles promesses mais acceptent de gérer la misère au mépris de ses conséquences pour la population. Il en va de même des écologistes et de leurs alliés, à la tête de la municipalité de Grenoble, qui protestent pour la forme, tout en étant impuissants sur le fond.

Il faut des transports publics en nombre et gratuits pour tous !

Lyon

Le luxe côtoie la grande pauvreté

Brève
08/04/2021

     Cette année, la France compte quatre milliardaires de plus, et ils étaient déjà nombreux. À Lyon, les propriétaires de commerces de luxe (bijoux, Hermès, Vuitton, Porsche…) se vantent dans la presse d’avoir maintenu leur chiffre d’affaires malgré l’absence de touristes étrangers. Des boutiques de luxe vont être agrandies et de nouvelles vont ouvrir.

     Pendant ce temps les plus pauvres subissent la crise de plein fouet. D’après le rapport de la fondation abbé Pierre, dans la Métropole de Lyon, en 2019 plus de 18500 personnes étaient dépourvues de domicile personnel, dont 5500 sans abri ou en squats/bidonvilles, et cela a probablement augmenté depuis. Le nombre d’allocataires du RSA a augmenté de 10% sur la Métropole entre mars et novembre 2020, et les associations caritatives (Restos du cœur, Secours populaire, Secours catholique etc…) ont vu affluer de nouvelles personnes.

     Mais pendant que les travailleurs, les retraités, les chômeurs, les précaires galèrent pour survivre au jour le jour, les milliards débloqués par le gouvernement finissent dans les poches des actionnaires qui, pour se consoler du confinement, « se font plaisir » en achetant des produits de luxe. De quoi se révolter !