Saint-Fons - Vallée de la chimie (Rhône)

Publicité mensongère !

Brève
28/06/2019

L'usine Solvay à Saint-Fons

     Dans le Progrès, les patrons de la chimie se vantent d'une opération de recrutement organisée le 27 juin, en collaboration avec la Métropole de Lyon, la ville de Saint-Fons et la société privée Aglae Events, qui fait ses choux gras sur les chômeurs. Une opération aux frais du contribuable, sans doute?

     Le titre trompeur ("le secteur recrute près de 300 postes") masque une réalité sociale moins idyllique. L'essentiel des emplois proposés sont précaires, et sur les sites chimiques il y a plus d'emplois supprimés que d'embauches. Alors pourquoi les patrons ne commencent-ils pas par embaucher tous les travailleurs précaires et les sous-traitants qui font tourner les usines de la vallée de la chimie depuis des années ?

     C'était surtout une opération de recrute… MENT.

 

Placoplatre, Chambéry (Savoie)

La coupe est pleine

Brève
25/06/2019

Photo Le DL/Guy JACQUEMARD

Plusieurs dizaines de travailleurs de l’usine Placoplatre, qui fait partie du géant Saint-Gobain (180 000 employés et plus de 40 milliards de chiffre d’affaires), se sont mis en grève lundi 23 juin. L’arrêt a touché toutes les équipes, intérimaires compris, et a reçu le soutien d’agents du nettoyage qui interviennent sur le site.

Les grévistes protestent contre le chronométrage mis en place, les changements d’organisation sur les postes, le manque d’effectifs, les heures supplémentaires imposées et les lignes qui tournent après la fin de poste. Une façon aussi d’exprimer leur ras-le-bol de ne pas être écoutés par la direction. Certains sont bien conscients que les profits de Saint-Gobain sont le fruit pourri de toutes ces attaques et disent leur écœurement de ce système dans lequel les actionnaires raflent toute la mise, alors que toute la richesse est produite par les travailleurs.

Par ce coup de semonce envers la direction, les grévistes affirment : « même si vous ne voulez pas nous écouter, nous on se fera entendre ».

Famar - Saint-Genis-Laval (Rhône)

Menace de fermeture par un fonds vautour

Brève
23/06/2019

Quand l'usine Famar était à Saint-Fons, et s'appelait Rhône-Poulenc Spécia

     L'usine Famar, qui produit des médicaments pour un certain nombre de grands groupes pharmaceutiques comme Sanofi ou Merck, est mise en redressement judiciaire depuis le début du mois de juin.

     Jusqu'en 2004, cette entreprise faisait partie du groupe Sanofi, qui l'a vendue pour 2 euros à un groupe grec, Famar, spécialiste dans le façonnage des médicaments. C’était tout bénéfice pour Famar qui a encaissé les bénéfices sans rien investir, usant jusqu'au bout les équipements. Avec la crise de 2008, Famar s'est retrouvée fortement endettée auprès des banques. Ces dettes ont été récemment rachetées par un fonds américain KKR.
     Pour ce fonds vautour, l'idée était de revendre les différentes usines. Cela est vrai en particulier à Saint-Genis-Laval, dont le groupe veut se débarrasser rapidement. Alors que plusieurs centaines de médicaments sont en rupture de stock dans les pharmacies, on voit que le but de KKR et au delà des grands groupes pharmaceutiques donneurs d'ordre, n'est pas de produire des médicaments utiles à la population mais de faire des profits immédiats.
     Quant aux salariés de l'entreprise, ils n'ont pas dit leur dernier mot. 

Agglomération de Grenoble

Education : deux journées de grève dynamiques

Brève
18/06/2019

La journée de grève dans l’Éducation du 17 juin contre la loi Blanquer lancée à la faveur de la première journée du baccalauréat a été suivie par de nombreux enseignants de l’agglomération iséroise et de l'académie, avec des taux de plus de 50% de grévistes dans plusieurs établissements. 300 se sont retrouvés en assemblée générale où la reconduction de la grève a été votée.

Ce 18 juin, ils étaient encore plus de 200 à se réunir pour affirmer leur colère et leur détermination. Après être entrés par surprise à l’intérieur du Rectorat, ils ont demandé à être reçus à 35 par la rectrice pour montrer une petite idée des effectifs actuels dans nombre de classes. Une façon aussi de dénoncer les propos du ministre annonçant avant même le début de la journée du 17 que seuls 5 % des enseignants étaient en grève. D’autres actions ont été annoncées.

Agglomération lyonnaise

Réformes Blanquer : c'est toujours Non !

Brève
17/06/2019

devant le rectorat le 17 juin

Tandis que le gouvernement a fait voter la loi dite « école de la confiance », de nombreux enseignants continuent de refuser les réformes en cours dans les lycées, généraux ou professionnels. Ces réformes vont aggraver la ségrégation sociale entre les élèves, entre les lycées et les quartiers. Elles vont réduire les moyens pour travailler en petits groupes et plus généralement dégrader les conditions de travail des enseignants.

Ce lundi 17 juin, premier jour du bac, un nouvel appel à la grève a été lancé par plusieurs syndicats. A Lyon, quelque 600 enseignants ont manifesté. Certains lycées comme Jacques Brel, Marcel Sembat mais aussi René Descartes étaient particulièrement mobilisés. Une assemblée générale a voté la reconduction de cette grève des surveillances pour le 18 juin.