Lyon

« Livreurs Uber, on est en colère »

Brève
07/02/2021

     Après Saint-Étienne, Nancy, Reims, les livreurs des plateformes de livraison de nourriture (Uber Eats, Deliveroo…) ont manifesté leur colère à Lyon en se rassemblant le 29 janvier devant le siège d'Uber Eats.

     Du fait du confinement, ces plateformes ont vu leur activité augmenter avec de plus en plus de livreurs : pour le seul Deliveroo, le nombre de livreurs est passé de 700 à 900 à Lyon en un an, de 11 000 à 14 000 au niveau national. La plateforme Just Eat annonce l'embauche de 4500 livreurs et, nouveauté, sous la forme de contrats salariés en CDI.

     Mais pour la majorité des livreurs, le statut reste celui d'autoentrepreneurs, payés à la course. L'un d'entre eux témoigne dans l'Humanité : « Pour gagner 1200 euros par mois, je travaille 30 jours sur 30 ». Les rémunérations par course ont baissé, et certains ont vu leur compte bloqué sans raison.

Face à ces conditions dignes du "XIXème siècle 2.0", les livreurs réagissent collectivement dans de plus en plus de villes. C'est bien de cette façon qu’ils pourront se faire respecter.

Crèches

« Pas de bébés à la consigne »

Brève
03/02/2021

     Ils étaient 250 à Lyon, une cinquantaine à Saint-Étienne : comme un peu partout en France, des travailleurs des crèches – municipales comme associatives – ainsi que des parents solidaires, se sont rassemblés pour dénoncer les dégradations des conditions d'accueil des bébés : le taux d'encadrement va passer d'une professionnelle pour cinq bébés à un pour six, la surface minimale par bébé va baisser de 7 m² à 5,5, et le nombre de travailleurs qualifiés par rapport aux non qualifiés va diminuer.

     Des crèches aux Ehpad en passant par les écoles, c'est à tout âge que la dégradation des services publics se fait sentir, pour les travailleurs comme pour les usagers.

Boehringer – Lentilly (Rhône)

Une première grève d’avertissement

Brève
01/02/2021

Les grévistes de Boehringer Lentilly le 1er février 2021

     Depuis 2017 que le groupe Boehringer Ingelheim a acquis auprès de Sanofi l’ensemble de sa branche santé animale (Mérial), les restructurations et les ventes de sites se succèdent. Un des projets en cours est le transfert de la production du site de Lentilly (40 personnes) sur celui de Saint-Priest et, alors que rien n’est officiellement annoncé, l’avenir de la partie conditionnement, expéditions (100 personnes) est incertain.

     La plupart des salariés vivent avec leur famille non loin du site et n’imaginent pas faire deux heures de trajet supplémentaire par jour ni de voir remises en cause leurs garanties collectives en étant vendus à un sous-traitant.

     En tout cas cette première grève, rassemblant près de 80 % du personnel, a montré la détermination des travailleurs face à la famille Boehringer et à son conseil Mac Kinsey.

Hospices civils de Lyon

Quel gâchis !

Brève
30/01/2021

Un rassemblement devant l'hôpital E; Herriot en 2017

     Une transplantation des deux membres supérieurs a eu lieu à l’hôpital E. Herriot : une prouesse médicale qui a fait la Une de la presse et dont les HCL se sont très largement congratulés. Et en moins d’un an, des chercheurs ont été capables de trouver un vaccin contre le Covid.

     À côté de ces prouesses, on manque de lits d’hospitalisation, de matériel, de personnel et de vaccins pour endiguer cette pandémie. Car dans ce système capitaliste, on privilégie les profits privés au détriment de l’intérêt général.

     Ce système est vraiment à renverser !

Fontaine (agglomération de Grenoble)

Le préfet de l'Isère a dû céder devant la mobilisation

Brève
28/01/2021

Début janvier, la grève de la faim d'un boulanger de Besançon, et une importante mobilisation, avaient obtenu de la préfecture la régularisation de son apprenti guinéen ; comme des milliers de jeunes étrangers en France, il était tombé en situation irrégulière le jour de sa majorité.

Le même scénario vient de se produire pour un jeune Malien qui avait dû arrêter son apprentissage dans une boulangerie de Fontaine. Devenu majeur, la préfecture refusait de lui accorder un titre de séjour. Malgré les multiples démarches du boulanger, le préfet de Grenoble restait ferme sur sa décision.

"Faudrait-il que moi aussi je fasse une grève de la faim ?", avait-il déclaré, en référence à son collègue de Besançon. Eh bien là aussi, la mobilisation qui s'est mise en place pour le jeune Mamadou a fait céder le préfet, qui vient de lui délivrer un titre de séjour d'un an !

Ce combat doit continuer, car des milliers d'autres jeunes se retrouvent en situation irrégulière le jour de leurs 18 ans.