Lyon – Jeunes migrants

L’État leur rend la vie impossible

Brève
26/06/2020

Manifestation du 30 mai 2020

     Environ 80 étudiants et jeunes travailleurs africains ont manifesté avec RESF devant la Préfecture du Rhône en fin de journée, mercredi 24 juin. Ils exprimaient leur ras-le-bol des rendez-vous impossibles à obtenir, des papiers qui vous attendent sur une pile mais qu’on met des semaines et des mois à récupérer, alors que pendant ce temps les délais courent… Le résultat de ce mépris de l’État, ce sont des situations inextricables pour des mineurs étrangers avec au bout une précarité encore pire. Parmi les situations courantes, des jeunes qui n’ont plus dans les mains de papiers valables et qui perdent leur boulot et les ressources qui vont avec.

     Ils ne réclament que le droit de travailler ou d’étudier comme tout le monde, et ils ont bien l’intention de continuer à se faire entendre.

 

Chimie

Un prétexte pour réclamer des aides de l’État

Brève
23/06/2020

     Lors de sa visite à Sanofi Marcy-l’Etoile, Macron a parlé de relocaliser en France la production de paracétamol. Mais cette molécule est soumise à la loi du profit et aux rapports de force entre les capitalistes : les puissants industriels de la pharmacie comme Sanofi ou Upsa cherchent à l’acheter le moins cher possible, et les fabricants des principes actifs veulent aussi dégager des bénéfices.

     En 2008, le groupe Rhodia avait fermé la dernière unité de production de paracétamol à Roussillon, parce que l’atelier vieillissant aurait exigé des investissements pour être plus rentable, les prix du paracétamol étant trop bas au goût des actionnaires. Les dirigeants espéraient ainsi, en fermant des capacités de production, faire monter les prix de vente du paracétamol qu’ils produisaient en Chine.

     Aujourd’hui, les patrons de la chimie, comme l’entreprise Seqens qui a racheté l’activité aspirine de Rhodia,  voient dans ce débat sur la relocalisation l’occasion de négocier des aides de l’État pour financer leurs investissements et leur recherche. Les arguments de souveraineté nationale avancés par les politiciens servent de prétexte à de nouvelles aides publiques qui iront grossir  les profits privés.

 

Rhône - Conséquences de la crise

Refusons d'être poussés vers la pauvreté

Brève
22/06/2020

Dans le Rhône, le Secours Populaire a vu son activité augmenter de 30 % depuis le 15 mars, surtout pour de l’alimentaire. Sans cela, ces nouvelles personnes ne pourraient à la fois manger et payer leurs factures. Avec l’avalanche de licenciements, dans bien des petites entreprises, en intérim ou par le non-renouvellement des CDD, le budget des familles ouvrières devient impossible à boucler. De nombreux étudiants, en particulier dans la restauration, ont aussi perdu le job qui leur permettait de vivre.

Mais du travail, il y en a pour tout le monde, dans les hôpitaux, les services publics et dans bien des entreprises privées où ceux qui restent se voient imposer des heures supplémentaires et des cadences de travail accélérées. Pour ne pas devoir survivre avec la charité, il faut répartir le travail entre tous les bras, sans diminution de salaire.

Magasins La Halle – Drôme-Ardèche

Les travailleurs disent non aux fermetures et aux licenciements

Brève
22/06/2020

Samedi 20 juin, les travailleurs des magasins la Halle de Valence, Loriol, Saint-Peray et Aubenas étaient en grève, comme nombre de leur collègues dans le pays : la Halle a été placée en redressement judiciaire pour fin juin, et si des repreneurs se sont manifestés, ils fermeraient 223 magasins sur 830 (dont ceux d’Annonay et Aubenas), avec plus de 2 000 salariés sur le carreau. Quant aux travailleurs des autres sites, ils n’ont aucune garantie sur les conditions de la reprise.

Les bénéfices du groupe Vivarte, dont fait partie la Halle, ont été siphonnés depuis 2007 par plusieurs fonds d’investissements financiers ; depuis 2016, son président Patrick Puy, dont le CV comporte le massacre des emplois à Moulinex, a dépecé le groupe, en vendant les marques André, Naf Naf, Kookaï ou Pataugas. Les emplois et les salaires des travailleurs doivent passer avant les exigences de tous ces vautours.

Renault Trucks (Vénissieux – Saint-Priest)

Des suppressions d’emplois scandaleuses

Brève
18/06/2020

Manifestation de salariés de Renault Trucks lors de licenciements en 2015

     Le groupe Volvo vient d’annoncer un plan de 4100 suppressions de postes dans plusieurs pays, dont 463 en France dans sa filiale Renault Trucks, essentiellement à Lyon (Vénissieux et Saint-Priest) et aussi un peu à Bourg-en-Bresse. La direction affirme que ces départs, qui ne concerneraient que des cadres et des Atam, se feraient uniquement au volontariat. Elle veut donc faire signer aux syndicats un accord de Rupture conventionnelle collective.

     Pour justifier ce plan, la direction fait référence au ralentissement de l’activité dû à l’épidémie de Covid. Cette baisse d’activité dans les bureaux, secteurs où sont prévues les suppressions d’emplois, a été d’autant plus accentuée que la direction a mis fin à de nombreux projets. Quel que soit leur poste, les travailleurs n'ont pas à subir les conséquences d'une crise dont ils ne sont en rien responsables.

     Pendant la fermeture due au confinement, Renault Trucks a largement profité du financement du chômage partiel par l’Etat. Les actionnaires de Volvo ont accumulé des milliards d’euros de bénéfices depuis des années. Il faut que cet argent serve à maintenir tous les emplois.