ORANGE

Des méthodes révoltantes

Brève
18/01/2021

Les sous-traitants d'Orange en manifestation le 18 janvier 2021

     Orange sous-traite le démarchage à domicile pour vendre des raccordements de fibre optique. L'entreprise SALES IN MOTION emploie pour cela 140 travailleurs. Ils doivent être auto-entrepreneurs donc sans contrat de travail. En cas de conflit avec leur employeur, ils se retrouvent sans travail, sans revenu et sans indemnité de chômage. Ils doivent aussi fournir leur véhicule pour travailler comme s’ils étaient indépendants. Mais ce sont les deux employeurs, SALES et ORANGE qui désignent les villes et zones à prospecter, les objectifs de vente, fixent la rémunération et sanctionnent s'ils ne sont pas satisfaits. En plus ils ne payent les vendeurs que lorsque le raccordement est effectué, par un autre sous-traitant, qu'il fonctionne et que le client a émis un avis favorable.

     Ce n'est rien d'autre que du travail à la tâche, par des travailleurs pieds et poings liés. Depuis quelques mois plusieurs d'entre eux revendiquent de meilleures conditions d'emploi. Ils manifestent devant des sites ou des boutiques Orange, malgré le confinement. Ils ont aussi entamé des démarches juridiques pour être reconnus salariés. Lundi 18 janvier ils étaient à Lyon devant le nouveau bâtiment d'Orange Lyon Lacassagne. Ils ont bien l'intention de continuer.

Lyon – ESL ex-SOFRES

Patrons voyous

Brève
07/01/2021

Affichettes de la grève de 2017

L’entreprise de sondage ESL (ex-SOFRES à Lyon) est aujourd’hui menacée de liquidation judiciaire. C’est l’aboutissement d’un plan bien huilé mis en place par le richissime groupe Kantar (30 000 salariés) pour se débarrasser du site de Lyon. En 2018, Kantar l’a ainsi revendu à l’affairiste Hichem Guerfali, patron d’ESL, qui possède des sites en Tunisie et à Nice. Dans ce dernier site, le travail est assuré par des sondeurs vacataires, moins bien payés et plus corvéables que ceux de Lyon, qui ont pour moitié le statut d’enquêteur en CDI.

Le covid et la crise ne sont pour rien dans ces licenciements : ils sont uniquement dus à la rapacité de Kantar, qui a ainsi sous-traité la fermeture du site. Guerfali et ESL n’en sont pas à leur premier mauvais coup : la même bande organisée a ainsi fermé un site BVA en 2012 à Montreuil. Kantar comme Hichem Guerfali veulent toujours plus d'argent. Chez les salariés, l’amertume est grande. Elle pourrait se changer en colère, tant la rapacité de ces patrons est écœurante.

General Electric - Villeurbanne

Des ouvriers licenciés : le PDG est récompensé

Brève
04/01/2021

Les grévistes de Villeurbanne le 10 décembre 2020

     Larry Culp, le PDG de Général Electric depuis deux ans, qui a touché un salaire de 25 millions de dollars en 2019, devrait empocher un bonus de 47 millions  de dollars cette fin d’année et ce bonus pourrait même passer à 230 millions si l’action GE dépasse 17 dollars. Tout cela pour le remercier d’avoir licencié des milliers de salariés dans le monde, et en France en particulier : Belfort, Grenoble et dernièrement dans la branche Grid à Villeurbanne.

     47 millions, cela représente environ 1000 salariés payés sur une année (charges comprises) et près de 5000 si Larry Culp touche le pactole ! De quoi alimenter de nouveau la colère des travailleurs de l’usine de Villeurbanne, qui viennent de faire 25 jours de grève pour obtenir quelques dizaines de licenciements en moins que ce qui était prévu.

     Le capitalisme est vraiment un monde de vampires.

Grenoble

Derrière la façade verdoyante, une réalité peu reluisante

Brève
29/12/2020

Depuis le 9 décembre, 50 sans logis, dont des familles avec enfants, soutenus par Droit au logement (Dal), occupent un immeuble de logements sociaux, voués à une rénovation, à l'Abbaye, une cité ouvrière de Grenoble.

Dix jours plus tard, le bailleur social Actis, dont la présidente LFI (La France Insoumise),  est la 1ère adjointe au maire de Grenoble,  y a fait couper le chauffage, l'eau et l'électricité, alors que depuis des années, ceux-ci étaient maintenus malgré les locaux inoccupés.

Le Dal demande la réquisition de cet immeuble, comme la loi le permet, dans l’attente de solutions pérennes et dignes pour ces familles.

De leur côté, préfecture, municipalité et communauté d’agglomération se renvoient la balle, refusant de faire le minimum pour qu’au moins ces 50 personnes aient le chauffage en plein hiver !

Le maire écologiste Eric Piolle, à la tête d’une coalition EELV, LFI, PCF, n’hésite pourtant pas à qualifier sa municipalité "d'arc humaniste"… Voilà un arc bien prompt à décocher ses flèches contre les plus pauvres.

Décès à l’hôpital Ed. Herriot – Lyon

Faire la peau à ce système avant qu’il ait la nôtre

Brève
26/12/2020

Un rassemblement devant l'hôpital E; Herriot en 2017

     Ce que bien des soignants redoutaient vient de se produire : un aide-soignant vient de décéder du COVID. Ce décès a profondément choqué et mis en colère le personnel car on a vu la direction lors de la deuxième vague mettre patients COVID + et - dans les mêmes services et les personnels être baladés d’un service à l’autre en fonction des besoins. Des clusters sont apparus, avec des contaminations de patients à soignants et vice-versa.

     Une enquête faite sur la première vague révèle que 95% des soignants contaminés l’ont été en service. Qu’a fait le gouvernement pour y remédier ? Rien ! Pas même reconnaître les soignants contaminés en maladie professionnelle, alors que beaucoup plus d’entre eux ont été contaminés avec la deuxième vague.

     Le gouvernement a choisi de soigner les plus riches et laisse à l’abandon l’hôpital. Une situation qui n’a que trop duré.