Safran – Région lyonnaise

Les capitalistes font la manche

Brève
10/07/2019

L'usine Safran de Villeurbanne le jour de la visite de Macron

     Lors de sa venue à Lyon le 8 juillet, Macron, en visite à l’usine Safran de Villeurbanne, a annoncé comme un grand évènement l’ouverture, en 2024, d’une nouvelle usine Safran à Feyzin, avec 200 emplois prévus. Pour lui c’est la preuve d’une réindustrialisation, qui plus est écologique ! 200 emplois prévus, comparés aux centaines d’autres supprimés et toujours en cours, c’est la méthode coué…

     Mais pour obtenir de ce grand groupe de l’aéronautique qu’il investisse 230 millions d’euros pour une nouvelle usine qui va lui rapporter gros, il a fallu lui promettre 26 millions d’euros d’aides publiques de l’Etat, la Métropole et la Région. Safran a fait près de 2 milliards d’euros de bénéfices en 2018, mais les actionnaires de ces grands groupes en veulent toujours plus. Et ils ont le culot de vouloir se faire passer pour des bienfaiteurs !

Agglomération d’Annecy (Haute-Savoie)

Des subventions en rafale !

Brève
10/07/2019

     Le 6 juillet dernier, Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône Alpes,  et Eric Trappier le PDG de Dassault-Aviation se sont retrouvés sur le site de l’usine Dassault d’Argonay pour officialiser le financement par la Région, à hauteur de 10 millions d’euros, du projet « AEROPRINT » piloté par Dassault pour l’installation d’une ligne de « fabrication additive » de pièces mécaniques (c'est-à-dire par ajout de matière en « impression 3D »).

     Cela assure à ce groupe pourtant richissime, près de la moitié du financement de l’investissement nécessaire ! La technologie utilisée est sans doute «additive » mais la recherche des aides publiques par Dassault est vraiment une addiction !

Hôpital Lyon-Sud (Hospices Civils de Lyon)

Propager le virus de la lutte

Brève
10/07/2019

     En avril, comme beaucoup de services d’urgences, les urgences de l’hôpital ont rejoint le mouvement de grève commencé à Paris. Aujourd’hui, la grève s’est étendue à de nombreux services, en particulier en Réanimation et au chirurgical. Car les difficultés rencontrées par les soignants sont les mêmes partout dans les services.

     Augmentation des salaires de 300 euros, une hausse de la prime de nuit (actuellement de seulement 9 euros pour 10h de travail de nuit) et des créations de postes sont les revendications principales des grévistes qui maintiennent les initiatives pour se faire voir et entendre : distribution de tracts au personnel et aux usagers, manifestations devant et à l’intérieur de l’hôpital.

     Actuellement 25 services se déclarent en grève, soit environ les trois-quarts de l’hôpital. Malgré un taux de réquisition de 90%, les soignants continuent leur mouvement, conscients qu’il n’y a que comme cela qu’ils pourront se faire entendre.

 

Ouest lyonnais – Fret SNCF

Et après ils osent parler d’écologie…

Brève
10/07/2019

     SNCF Réseau a décidé de fermer en janvier 2020 la ligne de fret ferroviaire desservant la carrière de ballast exploitée par le groupe Lafarge près de Saint-Foy-L'Argentière. Depuis des années, cette ligne qui ne transporte plus de voyageurs depuis très longtemps, manque d'entretien. Elle permet pourtant d’éviter le passage de près de 10 000 camions par an, dans une vallée de la Brévenne déjà saturée de véhicules, voitures et poids-lourds. Voilà où aboutit la recherche effrénée d'économies : à transporter du ballast destiné aux voies ferrées… par camions !

     L’Etat et la SNCF sont bien sûrs responsables de ces décisions totalement irrationnelles pour l'intérêt collectif. Mais c’est aussi à Lafarge qu’il faudrait demander des comptes : pendant des décennies, ce type de grand groupe industriel a profité des bas prix du fret SNCF. Ces grands groupes font d’immenses profits : c’est là qu’il faudrait puiser pour entretenir les infrastructures. Pour cela, et pour empêcher la fermeture de la ligne, les travailleurs et la population devront compter sur leurs propres forces, comme ont commencé à le faire les habitants de la vallée de la Brévenne qui se mobilisent.

  

 

Chambéry

Expulsion meurtrière

Brève
08/07/2019

Une manifestation contre les expulsions locatives

     À Chambéry, un homme est mort lors de son expulsion musclée de son logement par la police. Les policiers se sont défendus en disant qu’il était énervé, mais quoi de plus normal pour un père qui se voit expulsé avec sa femme et ses quatre enfants ? Les voisins avaient pourtant prévenu les policiers de sa santé fragile.

     Des méthodes brutales pour une société inhumaine.