Lyon

La solidarité n’est pas un délit !

Brève
18/09/2020

Rassemblement de soutien à Pierre-Alain Mannoni

Mercredi 23 septembre à partir de 13h

Devant la cour d’appel – Quai Romain Rolland – M° Vieux Lyon

     De nombreuses associations et organisations, dont Lutte ouvrière, appellent à venir soutenir Pierre-Alain Mannoni, qui en est à sa 5ème audience en 4 ans. Il risque 5 ans de prison et 30 000 euros d’amende pour avoir porté secours à trois jeunes femmes érythréennes, blessées et perdues dans la montagne près de chez lui.

     Non seulement l’Etat français ferme ses frontières aux migrants qui fuient les guerres et la misère, mais de plus il poursuit ceux qui font preuve d’humanité à leur égard. Cette politique juge ceux qui nous gouvernent.

Hôpital Nord – Saint-Étienne

Exploitation au labo

Brève
18/09/2020

     Les techniciennes de laboratoire du CHU de Saint-Étienne étaient nombreuses à la manifestation du 17 septembre. Elles protestaient contre la surcharge énorme de travail due aux tests PCR depuis des mois, sans moyens suffisants. Elles ne sont que quatre affectées pour faire les tests, toutes les autres doivent venir les aider dès leur propre travail fini. En plus, elles n'ont pas les machines modernes. « C'est l'usine avec des moyens artisanaux », a dit l'une d'elles. Elles sont épuisées, rentrent cassées chez elles, ayant mal au dos, aux épaules…

     Cerise sur le gâteau, elles ont un surcroît de travail car les laboratoires privés leur envoient des tests. Les laboratoires privés les facturent 75 € aux patients, mais paient 53 € à l'hôpital… soit 22 € de bénéfice pour eux sans rien faire, sur le dos des techniciennes !

     Six mois après le début de la crise sanitaire, encore un exemple qui montre que le gouvernement n'a rien fait pour donner les moyens de combattre la pandémie.

Jtekt- Irigny (Rhône) 

Des emplois détruits pour gaver les actionnaires de Toyota

Brève
17/09/2020

Sur le site d’Irigny de l’équipementier automobile Jtekt, la direction voudrait supprimer 450 emplois sur 970 travailleurs en production (dont 150 intérimaires présents en permanence), sous forme de retraites anticipées, ruptures conventionnelles, démissions, licenciements, ou en poussant dehors des ouvriers devenus « inaptes » à cause de leur travail. Quant aux 900 salariés du centre de recherche voisin, plus de 300 sont visés par un mal nommé « plan de sauvegarde de l’emploi ».

Dans toute la filière automobile, le patronat est à l’offensive contre les travailleurs, et veut leur faire payer la baisse des ventes de voitures, qui a commencé dès 2019, bien avant l’épidémie. Mais si l’activité baisse, pourquoi baisser les horaires ou les cadences, pour que tout le monde garde son emploi et son salaire complet ? Le groupe Jtekt appartient à Toyota, 1er groupe automobile mondial en terme de profits, avec la bagatelle de 22,7 milliards de dollars de bénéfices en 2019 ! Par ailleurs, il s’est gavé d’argent public, avec plus de 7 millions d’euros de CICE touché depuis 2013.

Aucun travailleur ne doit perdre son gagne-pain pour sauver la machine à profits.

Université de Grenoble

La direction à l'offensive

Brève
16/09/2020

La direction de L'université Grenoble Alpes, qui se gargarise d’avoir gravi des échelons dans le classement international des universités, se fait plus discrète sur son plan qui prévoit le gel de 55 postes, les départs à la retraite n’étant pas remplacés.

Pourtant, comme dans bien des secteurs, cette rentrée y est placée sous le signe de la surchauffe et nécessiterait au contraire des créations d’emplois tant du point de vue du personnel que des étudiants. Alors qu’il manque des bras dans tous les services, la direction veut encore aggraver la situation, au prétexte de combler un déficit de 9 millions d'euros.

Comme si l’État, qui vient de déverser 100 milliards dans les caisses du patronat au nom de son « plan de relance », ne pouvait pas combler cette somme et maintenir tous les emplois !

 

Lyon - Hôpital de la Croix-Rousse

La seule solution : embaucher

Brève
15/09/2020

Rassemblement devant l'hôpital de la Croix-Rousse en février 2020

     En mars, lors du premier épisode de l’épidémie, la direction avait  fermé de nombreux services pour accueillir les malades. Les autres patients avaient été contraints de remettre à plus tard les examens et les soins dont ils avaient pourtant besoin…

     Aujourd’hui, face à la deuxième vague de l’épidémie, la direction fait au contraire le choix de maintenir à tout prix tous les services ouverts. Mais comme il n’y a pas eu d’embauches et que les moyens sont toujours aussi limités, les conditions de travail sont encore pires qu’en mars. Dans les nombreux services qui doivent accueillir en même temps les patients atteints du COVID et tous les autres, les soignants doivent jongler avec les différentes maladies… et avec les mesures sanitaires pour limiter les risques de contagion.

      Au final, alors que la progression de nos connaissances sur le covid devrait permettre de mieux le traiter, il n’y a toujours pas les moyens de soigner correctement les malades !