Aéroport Lyon - Saint-Exupéry

Soutien aux grévistes !

Brève
21/12/2011

Selon la direction de l'aéroport, tous les vols ont été assurés ce mercredi. Mais si le trafic semble normal, c'est qu'elle a recours à des sociétés venues d'ailleurs, aux agents en CDD ou encore parce que certains vols sont déroutés vers Genève ou Grenoble - Saint-Geoirs. Car la quasi-totalité des 350 agents est toujours en grève, la majorité des cadres les ayant rejoints. Et ils restent toujours aussi déterminés.

Mardi, le médiateur du ministère des Transports a proposé aux grévistes d'accepter des discussions avec la direction locale de la Brink's, leur employeur. Les grévistes ont refusé tout net : leur mouvement est national tout comme leurs revendications, en particulier 200 € d'augmentation. Pas question de se laisser diviser en négociant aéroport par aéroport.

Le gouvernement menace toujours de faire intervenir des policiers et des gendarmes pour remplacer les grévistes, malgré les réticences des principaux syndicats de police, qui disent que leur rôle n'est pas de jouer les briseurs de grève ! Mais le but du gouvernement, c'est surtout de donner des gages à son électorat réactionnaire.

Chauffage urbain (Agglomération de Genoble)

Le compte n'y est pas

Brève
21/12/2011

Depuis au moins 2007, les actionnaires de la Compagnie de Chauffage Intercommunal (CCIAG), dont surtout la Ville de Grenoble (52 %) et la compagnie privée Delkia (42 %), se partagent 900 000 euros annuels de dividendes.

En avril dernier, un mouvement des usagers avait posé comme revendications une vraie baisse des factures, plus de transparence et le remboursement des trop-perçus depuis 2007. Début novembre, suite à ces protestations, appuyées, semble-t-il, par les petites communes autour de Grenoble, la CCIAG annonçait, à grand renfort de publicité, un « ajustement tarifaire », dont une baisse de 10 % des factures. Les Comités d'usagers l'ont considérée « ridicule », d'autant qu'il n'était pas question de rembourser le trop-perçu.

De telles injustices continueront tant que la gestion de ce service ne reviendra pas entièrement publique, et non une source de profits privés.

Aéroport Lyon/Saint-Exupéry

Les grévistes restent déterminés

Brève
20/12/2011

A Saint-Exupéry comme à Roissy et d'autres aéroports, la grève des agents de sûreté va continuer mercredi 21 : les négociations ont échoué, les sociétés qui les emploient, telle la Brinks, ne voulant pas augmenter les salaires.

Mais le gouvernement, au lieu de s'en prendre à ces sociétés qui aggravent constamment les conditions de travail pour des salaires bien trop bas, menace les grévistes de les remplacer par des policiers et des gendarmes si la grève continue. Il choisit le camp du patronat, ce qui n'a rien d'étonnant.

Ces menaces n'ont pas entamé la détermination des 350 grévistes de Satolas et même augmenté leur colère car leurs revendications salariales sont légitimes et partagées par bien des travailleurs. Ils ont droit à toute leur solidarité.

Drôme - Ardèche

Gaz de schistes : aucune confiance dans Total ni le gouvernement

Brève
20/12/2011

Mardi 20 décembre, Nicolas Sarkozy, en visite aux Vans, en Ardèche, a affirmé qu'il n'autoriserait pas l'exploitation des gaz de schistes par la fracturation hydraulique, dangereuse pour l'environnement. C'était une réponse aux manifestants des Vans et de Vallon-Pont-d'Arc qui, au même moment, exprimaient leur méfiance.

Car il y a bien des raisons d'être méfiants. Sur 64 permis d'exploration, trois seulement ont été annulés, dont l'un, celui de Montélimar, avait été déposé par Total. Mais Total n'a pas renoncé et vient de déposer un recours en justice : il espère obtenir, l'élection présidentielle passée, l'autorisation d'agir à sa guise.

Total s'est déjà illustré par son mépris des règles de sécurité lors de la catastrophe de l'Erika ou de l'explosion de l'usine AZF de Toulouse. Et on voit bien le danger de laisser la gestion de l'énergie aux mains de groupes capitalistes comme lui, les yeux rivés sur la courbe de leurs profits.

Loire

Austérité à tous les étages

Brève
20/12/2011

Le Conseil Général a adopté son budget 2012, placé sous le signe de l'austérité. Les dépenses de personnel seront gelées, et de nombreux secteurs verront leurs crédits baisser.

Le Conseil Général souffre du désengagement de l'Etat. Par exemple, pour ce qui est du RSA, en 8 ans, il manque au département plus de 50 millions d'euros non versés par l'Etat. En plus, endetté à hauteur de près de 100 millions d'euros en emprunts toxiques, le Conseil Général va devoir rembourser des intérêts en 2012 à un taux moyen de 9 %.

Que ce soit du fait de l'Etat d'un côté ou pour rembourser les banques de l'autre, l'austérité retombe, encore et toujours, sur la population.