Marseille

Éradiquer la pauvreté pour éradiquer la tuberculose

Brève
08/05/2008

Les cas de tuberculose sont en hausse importante à Marseille. D'après un rapport de la Direction Départementale de l'Action Sanitaire et Sociale, la tuberculose à Marseille dépasse de beaucoup la moyenne nationale.

Cette hausse est encore plus marquée dans les quartiers pauvres de la ville, les quartiers Nord et le Centre ville. Cette maladie de la pauvreté se développe plus facilement dans les logements insalubres. Contagieuse, elle prolifère avec la promiscuité due au manque d'espace, de lumière, de soleil de ces logements malsains des quartiers pauvres. Elle se développe d'autant plus vite et plus fort qu'il est plus difficile de se soigner pour cause de pauvreté et de clandestinité.

Cette maladie de la pauvreté et de la précarité peut être soignée, bien entendu, mais elle ne pourra vraiment être éradiquée que par la disparition de la pauvreté et de la misère.

Qui tient les grues...

Brève
08/05/2008

Un des proches de Bolloré, le premier employeur français du continent africain (dont un gros effectif temporaire) déclarait : "L'Afrique est comme une île, reliée au monde par les mers. Donc, qui tient les grues tient le continent !".

Et qui tient les grues tient l'économie. C'est ce qui explique la fringale qui agite les milieux patronaux pour s'accaparer des ports.

Liée aussi aux intérêts de Bolloré, la CMA-CGM, une des compagnies maritimes les plus importantes du monde, dont le siège est à Marseille, attend avec impatience ce riche cadeau. Veolia serait aussi un des destinataires de ces cessions d'outillage et de ces transferts de personnel.

Les travailleurs des ports ne veulent pas faire les frais de l'enrichissement de ces sociétés. Comme ils ont raison !

Marseille

Du vent pour les travailleurs, des cadeaux pour les patrons

Brève
08/05/2008

Les employés des ports continuent leur mouvement pour s'opposer à la privatisation des travaux portuaires. Privatisation qui d'après Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux transports, amènerait un fort investissement de l'État pour la modernisation des ports et ce qu'il appelle "une nouvelle gouvernance" qui permettrait aux patrons de faire travailler le personnel comme ils le voudraient ainsi que l'"unicité du commandement".Le résultat en serait, promet-il, un formidable développement des ports, ainsi que la création de 30 000 emplois.

Il y avait eu les mêmes promesses de création de milliers d'emplois en 1992 lors du changement de statut des dockers : en fait de 8000, le nombre des dockers est passé à la moitié, 4000 !

Donner carte blanche aux patrons ne peut qu'inquiéter les travailleurs : le nombre d'accidents et de morts au travail sur les ports est aujourd'hui important. Qu'en sera-t-il demain lorsque les patrons feront ce qu'ils voudront ?

Augmenter la rentabilité des ports, fadaises !

Tel quel , bien qu'il n'y ait eu depuis des années ni investissements en nouveaux matériels ni entretien suffisant des installations, le Port Autonome de Marseille ne fonctionne pas si mal puisque, entre janvier et la fin mars, le trafic, tous secteurs confondus, a progressé de 12 %.

Lyon

HCL en déficit : il faut donner des moyens aux hôpitaux !

Brève
08/05/2008

D'après les audits qui viennent d'être effectués sur les finances des Hospices Civils de Lyon, ils vivraient au-dessus de leurs moyens. Mais la réalité, c'est que les moyens accordés sont bien au-dessous des besoins !

Déjà aujourd'hui, les hôpitaux publics manquent de lits et de personnel. Mais avec ce que promettent le Directeur général des HCL et le Directeur de l'ARH (Agence régionale d'hospitalisation) cela va encore empirer.

Le nouveau financement "à l'activité" est fait pour favoriser les cliniques privées, qui ne font que ce qui est rentable, laissant aux hôpitaux publics tout ce qui est coûteux, sans le financement nécessaire. L'argent de la Sécurité sociale, au lieu d'être entièrement consacré aux malades, va de plus en plus dans les poches des actionnaires des cliniques privées.

La politique actuelle consiste à pousser les malades vers ces cliniques privées... s'ils peuvent payer les dépassements d'honoraires ! Pour les autres, il restera les délais d'attente des HCL, puisque les économies qu'on leur demande de faire vont encore réduire les possibilités de soigner, tout en aggravant les conditions de travail du personnel.

Beaucoup, aujourd'hui, n'ont déjà plus les moyens de se faire soigner, y compris parmi ceux qui travaillent et cotisent à la Sécurité sociale. Mais c'est la politique du gouvernement dans tous les domaines : prendre dans les poches des pauvres pour enrichir ceux qui n'en ont pas besoin.

Saint-Fons

Le traitement des déchets : ça rapporte aux actionnaires !

Brève
25/04/2008

Prochainement, à la limite de Feyzin et Saint-Fons, sur le site de Belle-Etoile, doit s'installer un centre de traitement de déchets d'équipements électriques et électroniques et de déconstruction de véhicules hors d'usage, par la société SITA France, qui promet la création d'une centaine d'emplois. Souhaitons que, pour ces travailleurs, SITA soit plus regardant sur les conditions de travail qu'elle ne l'est dans d'autres entreprises du groupe déjà existantes.

Mais, si le retraitement des déchets est utile à la collectivité, c'est surtout pour SITA une opération rentable. SITA va en effet profiter d'aides à l'installation et créer, pour partie, des "emplois aidés". Et, comme cette activité s'inscrit dans le cadre du pôle de compétitivité Axelera (dans lequel s'inscrivent aussi Rhodia, Arkema etc...), SITA va toucher des subventions de l'État, de la Région et du Grand Lyon.

Le groupe Suez, dont SITA est une filiale, n'est pourtant pas une PME en difficulté : il a déclaré officiellement 3,9 milliards de bénéfices pour l'année 2007. Une fois de plus, l'argent de la collectivité, qui aurait dû servir au fonctionnement des services publics, va passer dans les poches des actionnaires.