Transports en Commun Lyonnais

Des tarifs toujours plus chers

Brève
01/01/2011

Les TCL ont annoncé leurs hausses de tarifs au 1er janvier. La plupart des hausses sont d'un peu plus de 2% et ils se vantent que le ticket à l'unité n'augmentera pas... si on l'achète à un distributeur automatique ou dans un point TCL. Car pour les utilisateurs occasionnels, souvent des personnes âgées, qui ne peuvent pas acheter leur ticket ailleurs que dans le bus, il passera de 1,60 à 2€, soit 25% d'augmentation, alors que Lyon est déjà parmi les villes où les transports en commun coûtent le plus cher.

Les TCL veulent diminuer le nombre de tickets achetés dans les bus sous prétexte de sécurité et de faire gagner du temps. C'est pourtant bien la direction qui a supprimé les receveurs et voulu que le conducteur fasse tout, et qu'il se retrouve seul à bord en cas d'incident. Comme hypocrisie, on ne fait pas mieux.

Carrefour - Vénissieux (Rhône)

Les grévistes font sa publicité à Carrefour !

Brève
23/12/2010

Depuis une semaine, la direction du magasin tente de convaincre les salariés du service "Produits de grande consommation" du bien-fondé de son projet : "le nouveau modèle organisationnel". Pour ces travailleurs, une centaine, cela veut dire une spécialisation des tâches, des postes de cadres supprimés et commencer à 23h au lieu de 4h du matin pour une cinquantaine d'entre eux, au détriment de leurs conditions de vie, de famille ainsi que de santé. Et d'autre part c'est ressenti comme une véritable déqualification.

Pour la direction, il s'agit de faire encore plus d'économies de personnel, un personnel payé au Smic, alors que Carrefour a fait 3 milliards d'euros de résultat opérationnel en 2010 et que Bernard Arnaud, le principal actionnaire, est la première fortune européenne.

Mercredi 22, une soixantaine de travailleurs a débrayé et a décidé la grève pour jeudi 23 et vendredi 24 décembre. Jeudi, après s'être adressés à tous les employés du magasin, ils se sont retrouvés 150 en grève pour s'adresser aux consommateurs et aux médias. A la direction de comprendre le message si elle veut maintenir son chiffre d'affaires à la veille de Noël !

Bosch - Vénissieux (Rhône)

Usine maintenue, mais pas tous les emplois

Brève
15/12/2010

L'usine Bosch de Vénissieux devrait se reconvertir, fin 2011 - début 2012, dans l'assemblage de panneaux photovoltaïques. Cela assurerait la pérennité de l'usine, alors qu'elle était menacée de fermeture, les fabrications actuelles de pompes à injection pour l'automobile étant destinées à être arrêtées.

Les travailleurs sont rassurés que l'usine ne ferme pas, mais pour les emplois, cela ne fait pas le compte. Suite à plusieurs plans sociaux, les effectifs ont déjà fondu pour atteindre 500 actuellement. Et dans le futur, la direction parle d'un sureffectif d'une centaine de personnes.

Bosch est un groupe largement bénéficiaire. Il a les moyens financiers de maintenir tous les salariés au travail !

Hôpitaux - Lyon

De l'argent il y en a

Brève
15/12/2010

Le crédit Agricole vient de faire un don de plus de 360 000 euros aux HCL pour la rénovation de la chapelle de l'Hôtel-Dieu. C'est plus que la prime d'urgence qui va être supprimée à plus de 2 000 agents.

On nous fait payer la crise des banquiers en diminuant les budgets des services publics. Pendant ce temps, eux, jouent les grands seigneurs !

Veninov - Vénissieux (Rhône)

Salariés en danger

Brève
06/12/2010

L'usine Veninov, plus que centenaire, est en difficulté. Ex Maréchal, puis Venilia, elle a connu des rachats successifs par différents groupes et appartient actuellement à Alkor Venilia gmbh (554 salariés), qui dépend de la société Eilich. Suite à plusieurs plans sociaux, les 1200 salariés des années 60 ne sont plus aujourd'hui que 90.

Les travailleurs ont connu 6 semaines de chômage partiel en septembre et octobre, et actuellement aucune production ne sort : il y a des commandes, mais la direction dit ne pas d'argent pour acheter les matières premières ! Et elle n'en avait pas non plus pour payer les salaires fin novembre.

Les salariés n'ont pas accepté d'être traités ainsi, et ont décidé de bloquer l'usine... ce qui a débloqué une partie des salaires vendredi 2 décembre, mais pas la totalité. Les travailleurs craignent la fermeture de l'usine, malgré les dénégations de la direction qui dit ne pas être en cessation de paiement. Pour savoir ce qu'il en est, il faudrait pouvoir imposer le contrôle des comptes de ces groupes dont le seul souci est le profit des actionnaires, quelles qu'en soient les conséquences pour les salariés.

Les travailleurs n'ont aucune confiance dans les déclarations du directeur et continuent à se battre. Ils ont bien raison !