Haute-Savoie

D'un pays à l'autre

Brève
11/11/2011

Des émissions de télévision nous ont montré comment la main d'œuvre peut être mobile d'un pays à l'autre. Pour ce qui concerne le personnel hospitalier, les infirmières en particulier, la Suisse est demandeuse : des candidates viennent de France, et trouvent de meilleurs salaires en passant la frontière.

Certains hôpitaux français, qui ont des problèmes de recrutement (voir les salaires et les conditions de travail hexagonales), courtisent du personnel espagnol et mettent en place des cours de français quand ils les accueillent !

Que ces déplacements deviennent des occasions de mélange entre diverses couches de la population laborieuse, de comparaison de leurs sorts respectifs et qu'il puisse en sortir une conscience des intérêts communs des travailleurs de tous les pays, ce serait un juste retour de bâton pour des Etats ou des patrons avides d'aligner les situations par le bas.

Photowatt - Bourgoin-Jallieu (Isère)

Ce n'est pas aux travailleurs de payer

Brève
09/11/2011

Le tribunal de commerce de Vienne a décidé, mardi 8 novembre, le placement en redressement judiciaire de l'entreprise Photowatt, qui fabrique des panneaux solaires, avec une période d'observation de six mois pour trouver un repreneur.

Les difficultés de Photowatt ne datent pas d'aujourd'hui : annoncée en février, la fermeture d'un des deux sites de Bourgoin sera effective fin décembre, avec plus de 300 postes supprimés, l'assemblage étant délocalisé en Chine. L'actionnaire canadien de Photowatt, ATS, a cherché toute l'année un repreneur pour son pôle solaire, mais rien n'a abouti. Du chômage partiel, annoncé en septembre, est prévu en novembre et décembre, 17 jours en moyenne par salarié. Les 441 travailleurs restants craignent pour leur emploi.

Photowatt accuse la surproduction mondiale, la concurrence chinoise et le moratoire sur l'obligation de racheter l'énergie solaire par EDF. Les difficultés sont-elles réelles ? Il est bien difficile de le savoir en l'absence de possibilité, pour les travailleurs, d'examiner les comptes de Photowatt. Ce qui est sûr, c'est que les travailleurs ne sont responsables ni des bas salaires en Chine (dont Photowatt va profiter), ni de la gestion de l'entreprise : ils doivent conserver leur travail et leur salaire.

Chômage en Rhône-Alpes

Toujours en hausse

Brève
07/11/2011

Les chiffres du chômage dans la région, pour le mois de septembre, montrent que la dégradation de la situation de l'emploi se poursuit.

Les chômeurs de catégorie A (n'ayant effectué aucune heure de travail) sont 256 186, soit 2,2 % de plus en un an. Le total des catégories A, B (moins de 87 h dans le mois) et C (plus de 87 h dans le mois) se monte à 383 170, soit 4,5 % de plus en un an.

Ce qui est significatif : les situations de cumul d'un emploi à temps réduit et de chômage. Les chômeurs concernés (ou les précaires concernés, si on veut les appeler autrement) sont près de 127 000, c'est à dire une forte proportion du total.

Alors, il devient urgent de placer l'exigence d'une répartition du travail entre tous les travailleurs, sans perte de salaire, en tête des revendications ouvrières

Rhodia (France et Chine)

Aides made in China

Brève
07/11/2011

Une Unité mixte public-privé internationale vient d'être inaugurée à Shanghaî, dans les locaux du centre de recherche Rhodia. A cette entreprise, sont associés le CNRS, l'Ecole Nationale Supérieure de Lyon et l'East China National University, Etaient présents des dirigeants de ces entités, un sous-ministre chinois et la ministre française de l'écologie (qui n'a pas craint les voyages, semble-t-il, pour aider un trust hexagonal).

On sait que Rhodia bénéficie ici de millions d'euros via les Crédits Impôts Recherche. Mais les champions de la libre entreprise ne crachent pas sur l'assistance des Etats, quels qu'ils soient.

Haute-Savoie

Qui sème les bas salaires...

Brève
03/11/2011

Un article du « Dauphiné libéré » rapportait la colère d'un patron d'une entreprise de décolletage, industrie principale de la vallée de l'Arve. Son motif : des salariés abandonnent son usine et vont se faire embaucher en Suisse.

Il n'y a pas besoin de sortir de Polytechnique pour en connaître la raison : des salaires bien plus élevés au-delà de la frontière.

Et contrairement à tous les exploiteurs bien de chez nous qui affirment que relever les salaires les étranglerait, il ne semble pas que les patrons suisses soient sur la paille.

Alors ces patrons n'ont qu'à supporter stoïquement les conséquences de leur pingrerie ...ou augmenter les salaires qu'ils versent, peut-être ?