LEP Marc Seguin - Vénissieux (Rhône)

Mobilisation pour soutenir Moetez

Brève
24/11/2010

Mardi 15 novembre, Moetez, lycéen en Bac Pro au lycée professionnel Marc Seguin, a été arrêté dans Lyon et, n'ayant pas de papiers, la police l'a envoyé au centre de rétention de Saint-Exupéry. Il est sous le coup d'une "Obligation de quitter le territoire" et risque l'expulsion du jour au lendemain. Il n'a commis aucun délit : il a 18 ans et est arrivé en france à l'âge de 15 ans pour rejoindre son père, travailleur tunisien résidant en France depuis des années.

Les enseignants et élèves du lycée se sont mobilisés pour le faire savoir, lui rendre visite au centre et organiser pétition, distribution de tracts et manifestation. Mardi 23 novembre, ils se sont retouvés une centaine devant le lycée, rejoints par d'autres enseignants, des élus municipaux et le père de Moetez. C'était important de montrer au père et au fils qu'ils ne sont pas seuls face à l'arbitraire de la Préfecture.

Comme le gouvernement, par démagogie, a accéléré les procédures d'expulsion des étrangers sans papiers, une manifestation aura lieu mercredi 24 sous les fenêtres du Préfet pour exiger la libération de Moetez. Soyons nombreux pour le soutenir !

Lyon

Un maire très "social"

Brève
15/11/2010

Après trois semaines de grève, les agents des cantines scolaires de la ville de Lyon ont repris le travail vendredi 12 novembre. Sur 125 cantines d'écoles maternelles et primaires, 72 étaient fermées. Les raisons de la grève, c'étaient les mauvaises conditions de travail par manque de personnel, encore aggravées par l'augmentation du nombre d'enfants dans les cantines ; et l'insuffisance des salaires. Le 18 octobre, un premier accord avait été signé avec la seule CGT, accordant 80 postes à mi-temps supplémentaires, moitié titulaires et moitié emplois saisonniers, pour un coût de 500 000 euros. L'intersyndicale Unsa/Sud/CFTC avait poursuivi la grève.

Après de multiples réactions de parents d'élèves et l'interpellation de Gérard Collomb par une centaine de parents samedi 6 novembre, le maire de Lyon a fini par daigner rencontrer les représentants des grévistes. Il a proposé 1,5 million d'euros supplémentaires, sur 3 ans, pour augmenter, progressivement, la prime mensuelle des agents de catégorie C, les plus mal payés : "à prendre ou à laisser". Bien que ce soit au-dessous de leur attente, les agents ont finalement accepté.

Collomb est moins regardant sur les dépenses quand il s'agit de payer ses voyages ou ceux de ses élus pour aller jouer les représentants de commerce à l'étranger, avec les chefs d'entreprise de la région. Ces voyages coûtent, au Grand Lyon et à la ville de Lyon, 2,5 millions d'euros par an !

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Hospices Civils de Lyon (HCL)

Côté cuisine, c'est la galère

Brève
08/11/2010

La nouvelle cuisine centrale des HCL, présentée comme la plus grande cuisine de France, ne brille pas par les conditions de travail que subit le personnel.

Pour assurer la réalisation des 11 000 repas quotidiens à servir au personnel hospitalier et aux patients, 150 agents travaillent debout devant les chaînes avec une seule pause de 10 minutes. A la mise en barquettes, les heures supplémentaires sont quasiment quotidiennes. Les agents travaillant aux produits frais passent plus de 8 heures à 8°C, les cuisiniers passant continuellement de 4°C à 35°C. Tout cela au milieu du bruit des souffleries, sans parler des installations telles que barquetteuses, chaîne de longue conservation ou machines de compactage qui ne fonctionnent pas correctement. Pas étonnant que dans ces conditions les douleurs articulaires se multiplient.

La direction des HCL se vante auprès des médias d'avoir réalisé une cuisine digne d'un restaurant : salades fraîches, potages maison, plats en sauce mijotés. Mais ce qui se mijote parmi le personnel, c'est d'arrêter la production et ne pas continuer à subir ces conditions de travail usantes.

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Lyon

Encore un bidonville de Roms évacué

Brève
03/11/2010

La cinquantaine de personnes occupant encore le bidonville de la Part-Dieu a été évacuée par la police aujourd'hui. Depuis plus d'un an, une centaine de Roms, évacués de campements et squats successifs, avaient échoué sur ce terrain-décharge entre tramway et voie ferrée, où ils vivaient dans des conditions indignes, dans les cabanes fragiles qu'ils s'étaient construites. Les enfants étaient scolarisés dans le quartier.

Certains avaient anticipé l'évacuation annoncée, le Conseil général voulant récupérer son terrain pour y construire les Archives départementales. Mais ceux qui s'étaient réfugiés dans un atelier vide suite à un incendie, ont été délogés, le toit risquant de s'écrouler.

L'errance de ces personnes va donc continuer, les associations les soutenant n'ayant pas trouvé de solution de logement, car les autorités se renvoient la balle. Les familles se sont installées sur une place pour la nuit. Mais pour le secrétaire général du Conseil général, intervenant sur France 3, le fait que les familles de Roms demandent au Conseil général de leur trouver un logement, c'est "un coup médiatique" des associations ! Et la démolition du campement par les pelleteuses sous l'oeil des médias, c'est quoi ?

Marseille

Pour solde de tout compte.

Brève
01/11/2010

La grève des éboueurs s'est vue et bien vue dans les rues de Marseille. Cela prouve au moins que lorsque les éboueurs se croisent les bras, cela se voit et cela a du poids.

Le journal "La Provence" a poussé de hauts cris sur le coût du nettoyage de la ville après cette grève. Il titrait : "Cela va nous coûter 500 000€ !".

La note c'est bien au gouvernement et à lui seul qu'il faut l'envoyer !

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