Région Rhône-Alpes

Choisissez le train... vous prendrez le bus !

Brève
15/09/2008

Depuis début septembre, dans toutes les gares de la région, de nouveaux bus au nom de la Région Rhône-Alpes sillonnent les routes. Ces véhicules remplacent les trains aux heures creuses de la journée, mais ils peuvent aussi, aux heures chargées, se substituer aux trains pour une partie de leur parcours.

Dans ces cas-là, si des voyageurs du train ne trouvent pas de place dans le car, la SNCF n'a d'autre solution que de leur proposer d'attendre le train suivant ! Si ces derniers toussent trop fort devant une prestation aussi peu conséquente, on leur propose un taxi.

Promouvoir les transports en commun pour aller travailler, c'est bien, mais encore faudrait-il que les usagers qui souhaitent les prendre se voient offert un service public digne de ce nom.

Région lyonnaise

SNCF : encore des accidents de caténaires

Brève
02/09/2008

Lundi 1er septembre, deux caténaires rompues ont sérieusement perturbé la circulation des trains dans l'agglomération lyonnaise.

Une première rupture a eu lieu à La Valbonne, sur la ligne Lyon - Ambérieu (qui a déjà connu bien des déboires), qui a ainsi été privée de trains de 3h à 17h. Les cars de remplacement mis en place étaient bien incapables de transporter les 10 000 usagers quotidiens.

La deuxième rupture était à Lyon - Guillotière, avec des incidences sur les lignes de Saint-Etienne, Valence et Grenoble. Là encore, les usagers ont été obligés d'attendre la fin des réparations à 13h, entassés dans la gare de la Part-Dieu.

La SNCF invoque, comme cause possible, les variations brutales de températures et le vent, ou un train dont le pantographe abîmé aurait endommagé les câbles. Ces causes sont plausibles, mais si le matériel était moins usé ou mieux entretenu, ces accidents seraient beaucoup moins fréquents. La multiplication des ruptures de caténaires, et des autres pannes, ressemble surtout à une conséquence de la politique d'économies de la SNCF en matière de maintenance.

Arles

Passagers en rade : la SNCF au quotidien

Brève
02/09/2008

Ceux qui doivent faire le trajet sur la ligne Arles Marseille pour leur travail se rendent compte que la SNCF se moque ouvertement d'eux : elle gère la pénurie au détriment des voyageurs.

Quand le train de Narbonne arrive à Arles vers 16h20 en direction de Marseille il est la plupart du temps déjà bondé et les voyageurs sur les quais sont nombreux.

Il est évident que tout le monde ne tiendra pas dans les wagons. Les passagers incrédules ne peuvent même plus rentrer dans ces trains. Et ceux qui restent sur le quai prennent souvent à parti les agents présents qui ont bien du mal à expliquer leur impuissance devant le manque d'initiative de leur Direction. Et pour cause : eux mêmes ne sont informés de la suppression d'un train qu'un quart d'heure avant.

Il faut donc attendre le train suivant, lui aussi bondé. Ce qui se traduit pour les passagers par une bonne heure d'attente supplémentaire ainsi que toutes les conséquences pour les correspondances aux gares du parcours. La SNCF ne transporte pas ses passagers, elle les roule !

Des économies qui coûtent cher

Brève
02/09/2008

Parce qu'un poste de travail d'après midi a été supprimé sur la gare d'Arles le train des ordures ne peut plus changer de sens à Arles. Ce train très lourdement chargé ramasse les ordures de Marseille et les emmène dans l'après midi à la décharge d'Entressen dans la plaine de la Crau, près d'Arles.

Ce train passe à Arles dans un sens, il doit ensuite monter jusqu'à Avignon pour effectuer sa manoeuvre et enfin redescend par Cavaillon puis Miramas pour rejoindre la décharge. Un détour d'une centaine de kilomètres qui aurait pu être évité si le poste de travail avait été conservé !

En voulant faire des économies, la SNCF paye un prix fort qu'elle sait d'ailleurs répercuter sur l'usager.

Pierre-Bénite (Rhône)

Grève contre les licenciements à Kemira

Brève
02/09/2008

Le 25 août, la direction de Kemira a annoncé la suppression de 1000 emplois sur 5500 dans le monde.

A Pierre-Bénite, où une partie de l'usine Arkema a été vendue à Kemira, la direction veut passer les salariés de 3x8 en 5x8 et supprimer la moitié des postes, soit licencier tous les intérimaires et trois salariés ex-Arkema.

En juin déjà, les salariés avaient fait grève contre les pertes de salaires entraînées par la réorganisation et avaient obtenu des promesses. De nouveau, la grève a été immédiate. Elle s'est arrêtée au bout de quelques jours, après l'annonce qu'Arkema reprendrait ses ex-salariés licenciés par Kemira.

Il reste à faire appliquer cette promesse. Et il reste le problème des conditions de travail à Kemira, déjà lamentables, et qui risquent de s'aggraver encore avec les nouvelles mesures.