Aéroport Lyon/Saint-Exupéry

Les grévistes restent déterminés

Brève
20/12/2011

A Saint-Exupéry comme à Roissy et d'autres aéroports, la grève des agents de sûreté va continuer mercredi 21 : les négociations ont échoué, les sociétés qui les emploient, telle la Brinks, ne voulant pas augmenter les salaires.

Mais le gouvernement, au lieu de s'en prendre à ces sociétés qui aggravent constamment les conditions de travail pour des salaires bien trop bas, menace les grévistes de les remplacer par des policiers et des gendarmes si la grève continue. Il choisit le camp du patronat, ce qui n'a rien d'étonnant.

Ces menaces n'ont pas entamé la détermination des 350 grévistes de Satolas et même augmenté leur colère car leurs revendications salariales sont légitimes et partagées par bien des travailleurs. Ils ont droit à toute leur solidarité.

Drôme - Ardèche

Gaz de schistes : aucune confiance dans Total ni le gouvernement

Brève
20/12/2011

Mardi 20 décembre, Nicolas Sarkozy, en visite aux Vans, en Ardèche, a affirmé qu'il n'autoriserait pas l'exploitation des gaz de schistes par la fracturation hydraulique, dangereuse pour l'environnement. C'était une réponse aux manifestants des Vans et de Vallon-Pont-d'Arc qui, au même moment, exprimaient leur méfiance.

Car il y a bien des raisons d'être méfiants. Sur 64 permis d'exploration, trois seulement ont été annulés, dont l'un, celui de Montélimar, avait été déposé par Total. Mais Total n'a pas renoncé et vient de déposer un recours en justice : il espère obtenir, l'élection présidentielle passée, l'autorisation d'agir à sa guise.

Total s'est déjà illustré par son mépris des règles de sécurité lors de la catastrophe de l'Erika ou de l'explosion de l'usine AZF de Toulouse. Et on voit bien le danger de laisser la gestion de l'énergie aux mains de groupes capitalistes comme lui, les yeux rivés sur la courbe de leurs profits.

Loire

Austérité à tous les étages

Brève
20/12/2011

Le Conseil Général a adopté son budget 2012, placé sous le signe de l'austérité. Les dépenses de personnel seront gelées, et de nombreux secteurs verront leurs crédits baisser.

Le Conseil Général souffre du désengagement de l'Etat. Par exemple, pour ce qui est du RSA, en 8 ans, il manque au département plus de 50 millions d'euros non versés par l'Etat. En plus, endetté à hauteur de près de 100 millions d'euros en emprunts toxiques, le Conseil Général va devoir rembourser des intérêts en 2012 à un taux moyen de 9 %.

Que ce soit du fait de l'Etat d'un côté ou pour rembourser les banques de l'autre, l'austérité retombe, encore et toujours, sur la population.

Entreprise CSD (Haute-Savoie)

Vite fait, bien fait

Brève
19/12/2011

Dimanche 18 décembre, à 15H00, les salariés de la Compagnie Savoyarde de Distribution (entreprise de transport des produits frais de Carrefour), à Alby sur Chéran, ont déclenché un mouvement de grève.

Lundi 19, à 6H00, après une nuit complète de grève, avec piquet de grève, ils ont obtenu :

- Augmentation de la prime mensuelle pour tous.

- Augmentation de 50 € du salaire de base pour tous

- Réouverture de négociations salariales, avec une garantie de 1 à 2 % d'augmentation du salaire de base, en plus de ce qui a été déjà négocié lors des dernières NAO.

- Paiement des heures de grève.

Encore une fois la démonstration est faite que des salariés qui décident de lutter en étant unis et déterminés peuvent faire plier leur direction !

Lyon - Aéroport de Saint-Exupéry

La grève, seul moyen de se faire respecter

Brève
18/12/2011

Les agents de sûreté de différents aéroports sont en grève depuis vendredi. Ils réclament 200 € d'augmentation et cette grève est particulièrement bien suivie à Lyon, empêchant la plupart des vols samedi et dimanche.

Dans les aéroports, le personnel est divisé entre de nombreux sous-traitants, ce qui permet aux compagnies aériennes et à la compagnie qui gère l'aéroport de faire pression sur les conditions de travail et les salaires. A Lyon, c'est la Brink's qui emploie les agents de sûreté.

Une fois de plus, les médias et les ministres dénoncent la « prise en otage » des usagers. Mais pour rétablir le trafic, la solution est simple : satisfaire immédiatement les revendications plus que légitimes des grévistes.