Fret : la SNCF se désengage au profit du privé

Brève
05/02/2008

La direction de la SNCF annonce 2000 suppressions d'emplois dans sa branche fret, et elle va fermer entre 2 et 300 gares fret.

Le prétexte, c'est que le fret irait mal. Mais en réalité, c'est la SNCF qui refuse des marchés : elle ne veut plus transporter le bois, ni les eaux minérales, ni d'autres marchandises encore. Si bien que, même dans un triage important comme celui de Sibelin, près de Lyon, l'activité diminue.

Cela revient à donner le marché à des transporteurs routiers, à des filiales de la SNCF ou à des compagnies de chemin de fer privées, qui feront le transport dans des conditions bien moins bonnes pour le personnel et pour la sécurité.

Vénissieux (Rhône)

Mobilisation dans la grande distribution

Brève
05/02/2008

Vendredi 1er février, les salariés de la grande distribution étaient nombreux en grève pour protester contre les salaires au SMIC, le travail à temps partiel et les conditions de travail.

A Carrefour - Vénissieux, les grévistes étaient 260, au lieu de 93 en décembre, et des rayons sont restés fermés, signe que le mécontentement grandit. Ils se sont adressés aux clients en distribuant des tracts et faisant signer des pétitions.

L'accueil a été bon, car bien des clients ont les mêmes problèmes de fin de mois que les salariés de Carrefour et pourraient reprendre eux aussi leur slogan : "On n'est pas des premiers prix" !

Lyon

F. Auguste condamné à une peine symbolique

Brève
22/01/2008

Le 14 janvier, le Tribunal correctionnel de Lyon a condamné François Auguste, vice-président (PCF) de la Région Rhône - Alpes, a une peine symbolique de 500 euros d'amende avec sursis, pour "tentative d'entrave à la circulation d'un aéronef".

Le 2 décembre 2006, alors qu'il embarquait pour Paris à l'aéroport de Lyon - Saint - Exupéry, il s'était opposé au décollage de son avion dans lequel se trouvait une famille kosovare en voie d'expulsion. Arrêté sans ménagement par la police, l'élu avait passé plusieurs heures en garde à vue.

François Auguste a estimé qu'il s'agit là d'une "condamnation embarrassée." C'est le moins que l'on puisse dire : gageons que toutes celles et tous ceux prêts à s'opposer à de telles expulsions y verront plutôt un encouragement.

Lyon

L'hôpital malade des politiques gouvernementales

Brève
17/01/2008

Depuis le 24 décembre, des médecins urgentistes sont en grève aux HCL (Hospices Civils de Lyon) comme ailleurs, et ils ont été rejoints par les anesthésistes. Bien sûr, ils assurent quand même les soins puisqu'ils sont réquisitionnés.

Ils veulent dénoncer la pénurie de médecins et de personnel dans les hôpitaux, où la plupart ne peuvent pas prendre leurs jours de RTT, qui sont cumulés sur leur Compte Epargne Temps. Ainsi, à l'Hôpital de la Croix-Rousse, certains personnels de nuit ont 3 ou 400 heures cumulées non payées et qu'ils ne peuvent pas récupérer non plus... sauf quand ils partent en retraite !

Aux urgences, les horaires sont à rallonge et la fatigue s'accumule. Il était prévu que les urgences de la Croix-Rousse ouvrent 24h/24, mais faute de médecins, elles continuent à demeurer ouvertes de 8h à 19h. Et bien souvent, alors que la sortie est prévue à 21h, c'est à 23 ou 24h qu'elle a lieu.

Des dizaines de lits ont été fermés dans certaines spécialités, qui manquent maintenant pour hospitaliser des malades venant aux urgences. Aussi, tous les jours, la direction impose l'hospitalisation de malades dans des services ne correspondant pas à leur pathologie, ce qui n'est pas les meilleures conditions pour être soigné.

Et plus la situation s'aggrave, plus il sera difficile de trouver des médecins prêts à travailler dans ces conditions.

Bron (Rhône)

Un militant au tribunal

Brève
15/01/2008

Le 10 janvier, Marc Auray, militant CGT à l'hôpital psychiatrique du Vinatier, est passé en appel au tribunal pour une affaire remontant à 2005.

A l'époque, suite à l'assassinat d'une infirmière et d'une aide-soignante à l'hôpital psychiatrique de Pau, Douste-Blazy, alors ministre de la Santé, avait promis un moratoire des fermetures de lits en psychiatrie. Mais au Vinatier, la direction annonçait quand même la fermeture d'une centaine de lits ! Pour protester, des militants étaient allés participer à une manifestation à Vienne à l'occasion d'une visite de Douste-Blazy à l'hôpital.

Un incident s'était produit quand Marc Auray avait refusé de bouger sa voiture sono : trois CRS l'avaient violemment malmené, menotté et humilié. Mais ce sont eux qui ont obtenu un arrêt de travail pour "douleurs articulaires" aux doigts et porté plainte ! Marc Auray a été condamné à 15 jours de prison et 5 ans de sursis et 3700 euros d'amende pour "violences et insultes".

Le 10 janvier, au procès d'appel à Grenoble, plus de 200 manifestants sont venus demander sa relaxe, persuadés qu'il a été condamné en tant que représentant des travailleurs qui se battent pour défendre la Santé publique.