Boffres (Ardèche)

Les fermetures d’entreprises continuent

Brève
24/04/2012

Samedi 21 avril, plus de 600 personnes ont manifesté contre le projet de fermeture de l'usine Aoste à Boffres. C'est autant que la population du village. La suppression de 65 emplois est une catastrophe qui touche les salariés, mais aussi, par contre coup, l'ensemble de la population. Le groupe Campofrio qui possède Aoste, l'un des cinq groupes mondiaux de la transformation de viande, dispose de 120 millions de « cash flow ». Mais visiblement ce n'est pas assez.

Quelques dizaines de km plus loin, aux Ollières, c'est la petite société textile Inofils qui ferme. Là, 15 salariés ne perçoivent plus de salaire depuis février et risquent de perdre leur emploi.

Pour que les suppressions d'emplois cessent, il faudra bien plus que des élections : seule une lutte d'ensemble permettra d'imposer l'interdiction des licenciements.

SwissTex - Valence (Drôme)

Des suppressions d’emplois inacceptables

Brève
20/04/2012

Le tribunal de commerce de Romans a décidé, le 18 avril, de céder l'usine SwissTex de Valence à un groupe ardéchois, Reyes. Depuis la mise en liquidation judiciaire de l'usine par le groupe allemand Baikap (Bavaria Industriekapital), les salariés étaient inquiets pour leur emploi. Certes, l'usine est sauvée, mais neuf salariés sur les 91 vont être licenciés.

Ils étaient même encore 140, avant la reprise par Baikap en 2010. Plusieurs dizaines de travailleurs ont donc perdu leur travail, à cause de l'irresponsabilité et de la rapacité de ces capitalistes voyous, qui osent se vanter, sur leur site Internet, d'un chiffre d'affaires en hausse en 2011 et de 2,4 millions d'euros de bénéfices. Ces profiteurs devraient être soumis au contrôle des travailleurs, les seuls qui jouent un rôle utile dans la société.

Région lyonnaise

Saint-Jean Industries : un licencieur bien connu à Vénissieux

Brève
17/04/2012

Nicolas Sarkozy a annoncé que le repreneur des fonderies du Poitou pourrait être Saint-Jean Industries (groupe originaire de Saint-Jean d'Ardières, près de Belleville/Saône) qui, à cette occasion, toucherait 12 millions d'euros de la part de l'Etat, en ne reprenant que 392 salariés sur 455, avec une garantie de commandes de Renault jusqu'à 2015 seulement.

Saint-Jean Industries avait racheté en 2005 les fonderies aluminium Duranton-Sicfond de Vénissieux, en supprimant déjà 137 emplois. Mais quand, en 2009, le principal client de cette fonderie, Renault Trucks, a décidé d'aller se fournir en Inde, Saint-Jean Industries a purement et simplement fermé l'usine en licenciant les 108 salariés. Malgré une grève d'un mois en janvier 2009, les travailleurs n'ont pas pu empêcher la fermeture, et il n'y a pas eu de repreneur.

Saint-Jean, qui a des usines dans différents pays, et était largement bénéficiaire, aurait pu chercher d'autres clients et répartir le travail entre ses différentes fonderies pour maintenir l'usine et les emplois. Mais il a préféré au contraire répartir ailleurs le travail restant de Vénissieux, et fermer. Alors, les travailleurs des fonderies du Poitou ont toutes les raisons de se méfier de Saint-Jean s'il devient leur nouveau patron !

STMicroelectronics (Crolles - 38 ; Rousset - 13)

Un (petit) pas en avant

Brève
16/04/2012

Les négociations sur les salaires au sein de ce groupe richissime s'étaient conclues sur la proposition patronale suivante : aucune augmentation générale, mais augmentation « au mérite » de 2,5 % en moyenne.

Le PDG de cette entreprise du CAC 40 vient d'augmenter son salaire de 73 % en 2011. Les bénéfices de 650 millions de dollars ont permis aux actionnaires de toucher 360 millions de dollars de dividendes, en hausse encore cette année. Par contre pour les salariés, c'est la pression pour la productivité et plusieurs semaines de chômage partiel depuis fin 2011.

Mécontents de cette situation, les opérateurs et techniciens en fabrication des usines de Crolles, près de Grenoble et de Rousset, près d'Aix-en-Provence, ont démarré des débrayages et des blocages de la production. La revendication principale : 100 euros pour tous.

Après deux semaines et demie de conflit, la direction a lâché 70 euros

pour tous les opérateurs et techniciens.

Il y en a donc qui ne comprennent pas tout de suite ce que veut dire « besoins des travailleurs ». Il faut donc leur expliquer clairement.

SET - Site du Tricastin (Drôme)

Y a pas que l’uranium qui a le droit d’être enrichi

Brève
12/04/2012

Les salariés de la Société d'Enrichissement du Tricastin (SET), filiale d'Areva, sont en grève depuis le 27 mars, et bloquaient, mercredi 11 et jeudi 12, les trois entrées de l'immense site Areva. Ils revendiquent, entre autres, une prime pour compenser les efforts consentis depuis quatre ans pour l'ouverture de la nouvelle usine d'enrichissement d'uranium Georges Besse II.

Areva, qui a pourtant fait des centaines de millions d'euros de profits chaque année depuis une décennie, a annoncé pour cette année le gel des salaires pour tout le groupe, et refuse de céder. Il a largement les moyens d'accorder ce que réclament les grévistes, qui en sont déjà à 18 jours de grève et restent déterminés.