Hospices Civils de Lyon (HCL)

Côté cuisine, c'est la galère

Brève
08/11/2010

La nouvelle cuisine centrale des HCL, présentée comme la plus grande cuisine de France, ne brille pas par les conditions de travail que subit le personnel.

Pour assurer la réalisation des 11 000 repas quotidiens à servir au personnel hospitalier et aux patients, 150 agents travaillent debout devant les chaînes avec une seule pause de 10 minutes. A la mise en barquettes, les heures supplémentaires sont quasiment quotidiennes. Les agents travaillant aux produits frais passent plus de 8 heures à 8°C, les cuisiniers passant continuellement de 4°C à 35°C. Tout cela au milieu du bruit des souffleries, sans parler des installations telles que barquetteuses, chaîne de longue conservation ou machines de compactage qui ne fonctionnent pas correctement. Pas étonnant que dans ces conditions les douleurs articulaires se multiplient.

La direction des HCL se vante auprès des médias d'avoir réalisé une cuisine digne d'un restaurant : salades fraîches, potages maison, plats en sauce mijotés. Mais ce qui se mijote parmi le personnel, c'est d'arrêter la production et ne pas continuer à subir ces conditions de travail usantes.

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Lyon

Encore un bidonville de Roms évacué

Brève
03/11/2010

La cinquantaine de personnes occupant encore le bidonville de la Part-Dieu a été évacuée par la police aujourd'hui. Depuis plus d'un an, une centaine de Roms, évacués de campements et squats successifs, avaient échoué sur ce terrain-décharge entre tramway et voie ferrée, où ils vivaient dans des conditions indignes, dans les cabanes fragiles qu'ils s'étaient construites. Les enfants étaient scolarisés dans le quartier.

Certains avaient anticipé l'évacuation annoncée, le Conseil général voulant récupérer son terrain pour y construire les Archives départementales. Mais ceux qui s'étaient réfugiés dans un atelier vide suite à un incendie, ont été délogés, le toit risquant de s'écrouler.

L'errance de ces personnes va donc continuer, les associations les soutenant n'ayant pas trouvé de solution de logement, car les autorités se renvoient la balle. Les familles se sont installées sur une place pour la nuit. Mais pour le secrétaire général du Conseil général, intervenant sur France 3, le fait que les familles de Roms demandent au Conseil général de leur trouver un logement, c'est "un coup médiatique" des associations ! Et la démolition du campement par les pelleteuses sous l'oeil des médias, c'est quoi ?

Marseille

Pour solde de tout compte.

Brève
01/11/2010

La grève des éboueurs s'est vue et bien vue dans les rues de Marseille. Cela prouve au moins que lorsque les éboueurs se croisent les bras, cela se voit et cela a du poids.

Le journal "La Provence" a poussé de hauts cris sur le coût du nettoyage de la ville après cette grève. Il titrait : "Cela va nous coûter 500 000€ !".

La note c'est bien au gouvernement et à lui seul qu'il faut l'envoyer !

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Payen - Saint-Julien-en-Saint-Alban (Ardèche)

Une mobilisation payante

Brève
21/10/2010

Depuis le 28 septembre, des salariées de l'entreprise Payen à Saint-Julien-en-Saint-Alban, se relayaient jour et nuit devant l'usine, sur leur temps de repos, pour en bloquer l'entrée.

Elles s'opposaient au projet de restructuration de la direction qui, dans cette entreprise de 240 salariés fabriquant du fil synthétique haut de gamme, voulait supprimer 34 emplois : 14 supprimés et 20 délocalisés dans une autre de ses usines à Berrias, toujours en Ardèche, mais à 70 km.

Après trois semaines de mobilisation, et malgré une décision de justice ordonnant de lever le blocage, la direction a finalement annoncé, mercredi 20 octobre, qu'elle renonçait à son projet de restructuration. Du coup, la manifestation de travailleurs en lutte pour les retraites, prévue jeudi pour venir les soutenir, s'est transformée en manifestation fêtant leur victoire.

Lejaby - Rhône-Alpes

Répit pour les ouvrières de Lejaby

Brève
20/10/2010

Le tribunal de Grande Instance de Lyon vient d'annuler le plan social qui prévoyait la suppression de 197 emplois et la fermeture de trois usines dans l'Ain et en Ardèche. Motif : le nouveau propriétaire, le groupe Palmers a intenté un procès contre l'ancien, l'américain Warnaco, sans en informer les représentants du personnel. Pendant qu'ils organisent les licenciements, les actionnaires se disputent comme des charognards les profits tirés des travailleurs.

Cette décision, sur la forme et pas sur le fond, ne fera sans doute que retarder le plan initialement prévu. Mais c'est un répit pour les ouvrières qui ont occupé le siège de Rillieux pendant deux semaines pour contester ce plan.