Lyon

La solidarité n'est pas un délit

Brève
23/11/2007

François Auguste, vice-président PCF de la Région, est convoqué lundi 26 novembre devant le Tribunal correctionnel de Lyon. Son crime ? Avoir retardé le vol d'un avion à Satolas en octobre 2006, alors qu'il pensait qu'une famille en voie d'expulsion était à bord. Lui-même empruntait ce vol pour une mission de la Région. Bloqué par les policiers, puis mis en garde à vue, il encourt une peine de prison et une forte amende.

Une manifestation de solidarité partira de la Place Gabriel Péri (Lyon 3e) ce lundi 26 à12 h, pour se rendre devant le Palais de justice, 67, rue Servient, Lyon 3e et y attendre le verdict. Lequel ne devrait être que la relaxe pure et simple.

Non aux poursuites contre les militants solidaires de la lutte des sans-papiers !

Meyzieu (Rhône)

Eduquer plutôt que réprimer

Brève
14/11/2007

Mercredi 7 novembre, les personnels éducatifs de l'EPM (Etablissement Pénitentiaire pour Mineurs) ont fait grève à la quasi unanimité pour dénoncer leurs conditions de travail et de salaires.

Ouvert en juin 2007, l'établissement incarcère des mineurs multirécidivistes, et les faits démontrent que, dans ce type d'établissement, priorité est donnée au répressif sur l'éducatif. Les pressions sur les personnels éducatifs se multiplient, sans compter les problèmes de salaires. C'est pourquoi les personnels ont bien l'intention, si l'administration ne bouge pas, de continuer à revendiquer par la grève les moyens nécessaires pour pouvoir faire leur travail dans l'intérêt des jeunes et des familles.

Satolas - Corbas (Rhône-Alpes)

Grève à Cogedem-Conforama Distribution

Brève
14/11/2007

Les employés des plates-formes logistiques de Conforama, situées à Satolas (Isère) et Corbas (Rhône), qui sont environ 150, se sont mis en grève le 29 octobre pour 200 euros d'augmentation, une prime de transport, et l'intégration de la prime de rendement dans le salaire de base, entre autres. Leur grève a considérablement perturbé l'approvisionnement de nombreux magasins.

Après 11 jours de grève, la plupart des grévistes de Satolas ont repris le travail, la CGC ayant signé un accord prévoyant de verser les 120 euros de prime de productivité mensuels en salaire fixe, ce qui permettra d'avoir un salaire moins aléatoire.

Mais à Corbas, bien que les salariés soient bien moins nombreux, la grève s'est poursuivie avec la CGT. Car les grévistes estiment ne pas avoir obtenu l'augmentation de salaire fixe qu'ils demandaient et ils craignent, lors d'une probable fermeture de leur plate-forme et de leur transfert à Satolas, en 2008, d'avoir une perte financière, comme cela s'est déjà produit pour d'autres travailleurs transférés.

Dans bien des entreprises, les salaires de base sont très faibles et ce sont les primes qui permettent d'avoir un salaire un peu meilleur. Mais elles peuvent être réduites ou supprimées sous n'importe quel prétexte. Alors, au moment où tous les travailleurs voient les prix augmenter et le pouvoir d'achat se réduire, il est vital de vouloir s'assurer un salaire fixe permettant de vivre.

Roussillon (Isère)

Rhodia cesse de fabriquer le paracétamol

Brève
14/11/2007

Le 6 novembre, 300 travailleurs de Rhodia, venus de différents sites de la région Rhône-Alpes, ont envahi le CE, à Roussillon, pour protester contre le projet d'arrêt de la production du paracétamol dans cette usine, fin 2008, qui va entraîner 45 suppressions de postes, et au moins autant d'emplois indirects.

Rhodia est portant le seul producteur européen de cette molécule et l'un des premiers mondiaux, dont on ne peut pas dire que les besoins manquent ! Mais cette production ne rapporte plus assez pour les actionnaires du groupe, alors qu'importent les besoins...

Cet arrêt de production s'ajoute à des fermetures d'usines, d'ateliers, à la vente d'installations comme les Silicones, la mise en plate-forme de services préparant l'externalisation. Et de nouvelles installations, encore, sont menacées. Alors, il y a un ras-le-bol chez les salariés de Rhodia, qu'ils sont venus exprimer à Roussillon.

Vénissieux (Rhône)

A SETELEN, les travailleurs s'organisent, la direction recule

Brève
10/11/2007

Cette entreprise sous-traite les travaux des lignes de France Telecom. Après trois jours de grève, les travailleurs de SETELEN ont obtenu une prime de 150 euros et la réorganisation des élections professionnelles, car il n'y en avait pas eu depuis que l'entreprise est passée d'un effectif de moins de 200 à plus de 400 personnes. En plus, la direction accepte de discuter des qualifications et des conditions de travail.

Bien qu'étant dispersés par petites équipes sur des sites différents dans plusieurs départements, les travailleurs de SETELEN ont trouvé les moyens de se contacter, de s'organiser et de faire reculer leur direction.