Lyon

Les conséquences de la politique sécuritaire du gouvernement

Brève
06/05/2009

Dimanche 3 mai, les détenus des vieilles prisons St Paul - St Joseph de Lyon ont été transférés dans une prison neuve, en banlieue, à Corbas. Ils ne regretteront probablement pas les vieux bâtiments vétustes. Mais certains soulignent le risque de manque de contacts humains, d'autant plus que le personnel reste insuffisant.

Car la surpopulation ne va pas disparaître. A St Paul - St Joseph, il y a eu jusqu'à 800 détenus pour 364 places. Et dans la nouvelle prison, prévue pour 690 places, on a installé des lits superposés dans des cellules prévues initialement pour une seule personne, afin de pouvoir loger 930 détenus.

C'est la situation de la plupart des prisons, comme St Quentin-Fallavier, où il y a 264 détenus pour 192 places ; et il y en a eu jusqu'à 350 pendant l'hiver.

C'est ce que dénoncent les gardiens qui, actuellement, manifestent et bloquent les entrées et les sorties de certaines prisons. Car avec de telles conditions, la tension monte, ce qui aggrave les conditions de vie pour les détenus et les conditions de travail pour les gardiens.

En réponse, le gouvernement leur a envoyé la police et les gaz lacrymogènes, pendant que le ministre du budget affirmait qu'il n'était pas question d'augmenter le budget de l'Administration pénitentiaire. La politique sécuritaire du gouvernement entraîne le surpeuplement, mais il réprime ceux qui en dénoncent les conséquences.

Grenoble, Echirolles

Une gifle pour les patrons de Caterpillar

Brève
28/04/2009

Ce lundi 27 avril, les travailleurs de Caterpillar ont entamé leur septième semaine de lutte par la grève. Après une période de chômage partiel, ce sont plus de 60 % des travailleurs qui ont suivi ce mot d'ordre, montrant ainsi qu'ils ne se laissaient pas impressionner par les manoeuvres de la direction.

Leur mobilisation a créé les conditions pour que le Tribunal de Grande Instance de Grenoble rejette ce jour même le recours de la direction contre le Comité d'entreprise. Le tribunal ordonne la reprise des négociations avec les représentants syndicaux dans les quinze jours afin d'achever les négociations autour du plan social.

Cette décision est clairement une victoire pour les travailleurs en lutte. Elle ne peut que les encourager à poursuivre leur combat pour des revendications plus que légitimes, dont la levée des sanctions menaçant 22 d'entre eux sous le prétexte d'entrave à la liberté du travail. Cette accusation d'entrave à la liberté du travail est d'un cynisme écoeurant alors que les travailleurs de Caterpillar luttent contre un plan de licenciement massif.

Lyon

Les travailleurs des TCL se défendent

Brève
18/04/2009

L'ensemble des syndicats des TCL (Transports en commun lyonnais) ont lancé un mot d'ordre de grève pour lundi 20 avril toute la journée et, à partir du 21, 55 minutes par jour, le matin ou le soir, jusqu'au 30 avril. Car, à l'occasion de la renégociation des accords d'entreprise, la direction de Kéolis voudrait, sous prétexte de "dépoussiérage", revenir sur des acquis sociaux, comme le paiment des temps de pause entre autres.

Le groupe Kéolis, qui gère les TCL, est le premier opérateur privé de transport public de voyageurs en France, il gère 80 réseaux urbains, avec un chiffre d'affaires de plus de deux milliards d'euros. Sous prétexte de verser toujours plus aux actionnaires, toutes les occasions sont bonnes pour s'en prendre aux conditions de travail des employés... et pour augmenter les tarifs des transports qui, à Lyon, sont particulièrement élevés. Aussi, même si la grève dérange les usagers et perturbe l'inauguration de la ligne de tramway T4, lundi, les usagers ne peuvent qu'être solidaires des grévistes.

Thonon (Haute-Savoie)

Des travailleurs en colère

Brève
14/04/2009

Le 18 mars, la liquidation judiciaire du groupe Rencast a été prononcée avec autorisation de produire jusqu'au 18 juin. Le groupe de fonderie aluminium, avec ses cinq sites, avait été racheté il y a huit mois par le groupe italien Zen. Il produit essentiellement pour l'automobile, en particulier Renault et Peugeot.

Zen, aussi bien que Rencast, ont largement bénéficié des aides du gouvernement, ce qui n'empêchera ni les licenciements, ni peut-être les fermetures de sites.

Aussi, jeudi 9 avril, les travailleurs de l'usine de Thonon, en grève depuis le 24 mars et en colère contre les négociations en cours, ont fondu une bonne partie de la production destinée à Renault et PSA : 8 tonnes de pièces déjà fabriquées ont été remises dans les fourneaux et fondues. Un moyen de pression radical !

Bellegarde (Ain)

La nuit porte conseil

Brève
12/04/2009

Après une nuit de négociations "rallongées", du 7 au 8 avril, sous la légère pression des salariés, les directeurs de Scapa à Bellegarde ont fini par doubler la prime de départ des 70 travailleurs licenciés. Ils devraient verser un total de 1,7 million d'euros. Une grosse année de salaire pour chaque salarié mis au chômage par la brutale décision de fermer cette usine qui produit de l'adhésif industriel, c'est le minimum du minimum.

Et avec un forfait week-end à l'usine pour les directeurs, ça aurait donné quoi ?