Lyon

Les uns s'enrichissent sur la santé des autres

Brève
07/04/2008

D'après la Caisse Primaire d'Assurance Maladie de Lyon, les remboursements des arrêts de travail dus à des accidents du travail ont augmenté de 18,7 % en 2007.

Ces accidents du travail touchent davantage les jeunes salariés. Et les accidents et maladies professionnelles sont plus fréquents dans le BTP, l'alimentation et les entreprises intérimaires. Les plate-formes téléphoniques sont également montrées du doigt pour les maladies psychiques.

Cette augmentation intervient malgré les réticences de bien des médecins à donner des arrêts maladie, et les pressions, dans certaines entreprises, pour accepter un poste "aménagé" au lieu de s'arrêter en cas d'accident du travail.

Mais ce n'est pas surprenant, avec l'augmentation des cadences, du stress, des heures supplémentaires qui aggravent la fatigue, du nombre d'intérimaires, plus vulnérables quand ils ne connaissent pas bien leur nouveau travail. Les salariés s'usent au travail, la Sécurité sociale aggrave son déficit... et les actionnaires empochent !

Saint-Priest (Rhône)

Centre de tri de Saint-Priest : un coup de semonce

Brève
07/04/2008

Les employés du centre de tri et de la nouvelle Plateforme Industrielle Courrier (PIC) ont fait cinq jours de grève, jusqu'au 4 avril, avec une participation de 20 à 60 % selon les services.

Sur cette plateforme fusionnant les centres de tri du courrier de la région lyonnaise et de Bourg-en-Bresse la mécanisation va faire passer le nombre d'agents de 1200 (dans les différents centres) à 650, en juin. Les conditions de travail sont considérablement aggravées (plus de travail de nuit, cadences, surveillance, temps de trajet...) et pour les autres il faudra se trouver un emploi parmi ceux proposés à la "bourse de l'emploi".

Quant aux salaires, malgré ses bénéfices en hausse, la Poste ne propose qu'une prime de 102 euros bruts.

Malgré la grève et une manifestation à la direction départementale à Lyon, la direction est restée muette. Les grévistes ont suspendu leur mouvement, laissant à la direction le temps de revoir sa copie d'ici le mois de juin. Sinon, la colère sera encore plus grande à ce moment-là.

Région Rhône-Alpes

Les élus de Lutte Ouvrière en Rhône-Alpes

Brève
21/03/2008

Dans la région Rhône-Alpes,

7 candidats de Lutte Ouvrière ont été élus au 1er tour :

- sur des listes Lutte Ouvrière :

Jean-Luc Renault a été réélu à Oullins (Rhône)

et Chantal Gomez a été élue à Echirolles (Isère)

- sur des listes d'union :

Nathalie Arthaud (porte-parole régionale de LO), Stéphane Guyon et Marie-Andrée Marsteau élus à Vaulx-en-Velin (Rhône) sur la liste de Maurice Charrier

Marie-Christine Seemann élue à Vénissieux (Rhône) sur la liste d'André Gerin

et Christine Tulipe élue à Saint-Martin-le-Vinoux (Isère) sur la liste de Yannick Ollivier.

et 6 candidats ont été élus au 2ème tour :

Christian Prada et Christine Estero à Saint-Fons (Rhône) sur la liste de Christiane Demontès

et à Saint-Chamond (Loire), André Moulin (réélu), Carmen Montet, Sauveur Cuadros et Marie-France Khamed sont élus sur la liste conduite par Philippe Kizirian.

Soit 13 élus au total.

Saint-Priest (Rhône)

Face aux grévistes, Arvin Meritor a dû reculer

Brève
21/03/2008

Après trois jours de grève, les travailleurs d'Arvin Meritor ont fait reculer leur direction de manière significative sur les salaires.

Ce qui a provoqué la colère, c'est d'apprendre que les travailleurs de Renault Trucks, à Vénissieux, allaient toucher un intéressement de 1600 euros alors qu'eux devraient se contenter de 1,4 % d'augmentation générale. C'était considéré comme une injustice supplémentaire, après avoir perdu une bonne partie de leurs acquis (les RTT entre autres) quand l'usine Ponts-Essieux de Saint-Priest a été vendue à Arvin Meritor au lieu de rester Renault Trucks.

La grève a démarré mercredi 19 mars à 9h et les grévistes (la quasi totalité des ouvriers embauchés) ont bloqué l'entrée et la sortie des camions, les équipes se relayant de jour comme de nuit. Vendredi il n'y avait plus de travail, et les usines de montage de Bourg-en-Bresse et de Blainville, n'étant plus approvisionnées, étaient bloquées.

La direction a reculé progressivement et a finalement proposé une augmentation générale de 2,2 % avec un talon de 30 euros et une prime de 500 euros en avril. C'est loin de ce qui serait nécessaire pour rattraper les retards de salaires et pouvoir vivre correctement. Mais les grévistes ont décidé de reprendre le travail après le week-end de Pâques car ils considèrent que c'est une première victoire d'avoir fait reculer cette direction qui fait travailler toujours plus pour des salaires toujours aussi bas. Et ils sortent de la grève avec un moral renforcé.

Jura - Ain

Smoby : les travailleurs trinquent, les héritiers prospèrent

Brève
05/03/2008

Après des mois de rumeurs et tractations secrètes entre actionnaires, banquiers et repreneurs potentiels, le tribunal de commerce vient d'annoncer que Smoby-Majorette sera repris par Simba et Ecoiffier, un tandem franco-allemand, avec la suppression de 679 emplois sur les 1080 du groupe.

C'est une véritable catastrophe pour tous les salariés des usines Smoby, Berchet ou Majorette, mais aussi pour les communes du Haut-Jura ou de la "plastic vallée" à Oyonnax, déjà durement touchée par les licenciements.

Cette hémorragie d'emplois est présentée localement comme une quasi-fatalité de la vie économique, conséquence de la concurrence ou de l'endettement du groupe. Tout cela a bon dos !

Smoby, comme Berchet racheté par le premier il y a trois ans, ont rapporté beaucoup d'argent à leurs anciens propriétaires, les familles Breuil et Berchet. Ces dernières années ils ont réalisé des montages juridiques et financiers complexes, toujours guidés par le profit à court terme sans se préoccuper des conséquences pour les travailleurs. Sentant le vent tourner, ils ont revendu leurs entreprises aux plus offrants. Aujourd'hui ce sont les travailleurs qui paient au prix fort.

C'est une triste illustration de la nécessité de lever le secret industriel et le secret bancaire et de rendre transparents les comptes comme les décisions des actionnaires.

De plus, pendant des années les communes de la région ont subi un véritable chantage à l'emploi : pour que Berchet ou Smoby reste dans ces communes, elles devaient mettre la main à la poche. Certaines communes se sont endettées pour financer des travaux. Aujourd'hui, non seulement il n'est pas question du remboursement des sommes versées mais des centaines d'habitants de ces communes se retrouvent sur le carreau.