Verreries de Givors (Rhône)

Victimes de la loi du profit

Brève
05/12/2011

Un ancien ouvrier des verreries de Givors, qui se bat pour faire reconnaître son cancer comme maladie professionnelle, verra son cas examiné par le tribunal des affaires sociales de Lyon le mercredi 7 décembre. Mais ni l'entreprise BSN Glasspack de l'époque, ni le repreneur OI-Manufacturing, le plus grand fabricant d'emballages en verre d'Europe, n'acceptent de lui fournir une liste officielle des produits toxiques auxquels il a été exposé : plomb, chrome, hydrocarbures...

Tous ces industriels, qui ont sacrifié la santé des travailleurs, peuvent continuer à amasser du profit ailleurs sans même avoir de comptes à rendre. C'est abject.

Vénissieux (Rhône)

Promesses électorales d’un ministre

Brève
05/12/2011

Le ministre du travail, Maurice Leroy, est venu à Vénissieux le 1er décembre pour signer un avenant au CUCS des Minguettes (contrat urbain de cohésion sociale), avant d'aller en signer dans 33 autres quartiers dits « sensibles ». Il n'a pas été avare de compliments pour la ville qui, en 1981, avait connu les premières émeutes urbaines, et son évolution depuis. Et il a promis des actions pour l'éducation, l'emploi et la sécurité.

D'un côté des promesses, et de l'autre la réalité des mesures prises par son gouvernement qui continue à démolir les services publics (enseignement, santé, etc...) et à faire peser toute l'austérité sur les plus pauvres en se contentant d'égratigner les plus riches. Quant à l'emploi, comment le chômage pourrait-il régresser alors que le patronat a toute latitude pour licencier et que c'est lui qui dicte sa politique au gouvernement ?

Veninov - Vénissieux (Rhône)

La justice a tout son temps, pas les travailleurs licenciés

Brève
01/12/2011

Les ex-salariés de la fabrique de nappes plastifiées Veninov pensaient avoir enfin, le 30 novembre, une réponse du tribunal de commerce de Nanterre. Après deux reports successifs et une audience finalement tenue le 8 novembre, ils devaient savoir si les conditions dans lesquelles le fond d'investissement Gordon Brothers avait, suite à un prêt en décembre 2010, mis la main sur tous les avoirs de l'entreprise Alkor-Venilia, étaient légales ou non, le groupe étant déjà en cessation de paiement.

Les travailleurs, licenciés fin juillet, occupent leur usine depuis cette date, pour la maintenir prête à redémarrer, car l'annulation de la cession permettrait de chercher un repreneur. Mais la réponse n'a pas été celle attendue : le tribunal nomme un expert qui aura trois mois pour se prononcer sur la réalité de la cessation de paiement au moment du prêt !

Les travailleurs craignent que les machines à l'arrêt finissent par être hors d'usage et que les anciens clients, toujours demandeurs, se découragent. Pendant ce temps, tous ceux qui ont conduit l'entreprise à la liquidation peuvent continuer leurs manœuvres en toute impunité.

Rhône

Mercier fait du zèle contre les allocataires du RSA

Brève
30/11/2011

Michel Mercier, ministre et président du Conseil général du Rhône, s'est porté volontaire pour expérimenter dans le département le nouveau dispositif obligeant les allocataires du RSA à travailler 7 heures par semaine. Payés au Smic horaire, ils toucheront ainsi 130 € par mois... qui seront partiellement déduits de leurs 460 € d'allocation !

Si Mercier voulait vraiment sortir du chômage et de la pauvreté les 43 000 bénéficiaires du RSA dans le Rhône, il les embaucherait en CDI, à temps complet et surtout avec un vrai salaire. Ce ne sont pas les besoins qui manquent, dans les collèges, les cantines scolaires, l'équipement ou autres services gérés par le département.

Mais Mercier et ses amis du gouvernement se fichent de l'emploi des chômeurs. Ce qu'ils veulent, c'est en faire des boucs-émissaires pour détourner l'attention des véritables responsables de la crise que sont les capitalistes.

Rhône-Alpes

Toujours plus de chômeurs

Brève
30/11/2011

En octobre, le chômage a une nouvelle fois augmenté dans la région Rhône-Alpes, portant le nombre de chômeurs sans aucun emploi, même partiel, à presque 260 000, en hausse de 4,2% depuis un an. Tous les plans de licenciements décidés froidement par les actionnaires - et qui se succèdent dans la région, de Photowatt à Lejaby - contribuent à cette hausse du chômage. Mais ce sont les fins de missions d'intérim ou de contrats à durée déterminée qui augmentent le plus. Quand des groupes comme Renault Trucks renvoient les intérimaires et programment du chômage partiel, ils fabriquent ainsi des chômeurs.

Il est vital d'interdire les licenciements et d'imposer la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire, non seulement à l'intérieur d'un même groupe, mais en incluant les intérimaires, les sous-traitants et les fournisseurs.