Marseille

Contre les franchises médicales

Brève
28/09/2007

Cela fait plus de trente ans que, sous prétexte de "responsabiliser" les malades ou de colmater le trou de la Secu, les gouvernements exigent des assurés sociaux qu'ils payent toujours plus de leur poche pour se soigner.

Le collectif national contre les franchises médicales appelle à la mobilisation. Lutte ouvrière, signataire de cet appel s'y associe.

Samedi 29 septembre à partir de 10h30 devant la Foire de Marseille. (Métro Rond point du Prado)

Mézériat (Ain)

Licenciements à La Bresse : les actionnaires doivent payer

Brève
20/09/2007

Après plus d'un an de rumeurs entretenues, la direction de la charcuterie industrielle La Bresse vient d'annoncer 128 suppressions d'emplois sur les 288 de l'usine. C'est une véritable catastrophe pour cette commune.

La Bresse n'est pas une petite entreprise familiale en difficulté mais la 15ème entreprise de salaison française. Pendant des décennies, des centaines de travailleurs, à l'abattage ou au conditionnement, ont enrichi la famille actionnaire principal.

Mais à la suite de rivalités parmi les héritiers et leur refus de réinvestir dans l'usine les profits accumulés, la nouvelle direction annonçait qu'il manquait 8 millions d'euros pour relancer l'activité.

Pendant plus d'un an, sous prétexte du secret des affaires, les travailleurs de La Bresse n'ont pas pu savoir à quelle sauce ils allaient être mangés. Aujourd'hui ce sont eux qui payent brutalement pour les choix des actionnaires qui exercent ainsi une véritable dictature sur la vie de tout un canton et même au-delà. Ces derniers doivent payer et maintenir tous les emplois.

Vienne (Isère)

Touche pas à mon planning

Brève
20/09/2007

Telle est la revendication de plus d'un millier de membres du personnel soignant de l'hôpital de Vienne : la direction a décidé de leur supprimer leurs jours de repos les jours fériés, leurs RTT et les congés annuels, tout cela pour le mois de septembre. Le prétexte invoqué : un déficit des comptes, qui serait plus fort que prévu à cause des absences ou des départs de médecins, qui ont entraîné une sous-activité.

Ceci est inacceptable : au delà des raisons immédiates, tous les hôpitaux sont victimes du manque de personnel, les gouvernements réduisant les effectifs, comme ils l'ont fait et le font encore dans tous les services publics.

Lyon

Le cirque médiatique du ministère du logement

Brève
18/09/2007

La place Bellecour est devenue le symbole de l'habitat précaire. Après les tentes des "Don Quichotte" l'hiver dernier, ce sont maintenant les Algeco du ministère du logement qui sont là pour dix jours.

Christine Boutin, ministre du logement, est venue s'y installer lundi 17 septembre avec ses collaborateurs et le portrait du président, en prétendant que ce remue-ménage médiatique était nécessaire pour faire aboutir l'objectif de Sarkozy de construire 500 000 logements par an. Comme si cela ne dépendait pas d'abord de la volonté du gouvernement !

De toute façon, sur ces 500 000 logements promis, combien seront des logements sociaux ?

Dans le Rhône, la construction de 12 000 logements sociaux est prévue sur la période 2006/2009 alors qu'il y a 50 000 demandes de HLM non satisfaites, et que les besoins sont certainement encore plus grands, vu l'augmentation constante des prix des loyers dans le privé.

Les effets de manche du gouvernement ne trompent personne, et surtout pas ceux qui attendent un logement depuis des années.

Isère

Le mal-logement

Brève
14/09/2007

Une étude d'Epergos, l'organisme isèrois qui gère le 1% patronal pour le logement des salariés du privé, vient de publier une étude sur les besoins à l'horizon 2015. On y apprend qu'en mai de cette année, en Isère, il y avait près de 25 000 demandes de logement social pour un parc de seulement 75 140 logements de ce type, ce qui veut dire 33 demandeurs pour 100 logements existants.

Bien évidemment, la situation des demandeurs de logement dans le parc privé n'est pas plus facile, en tout cas en ce qui concerne le montant des loyers demandés. Si l'on en juge les petites annonces du Dauphiné libéré : pour un appartement de type F4, dans l'agglomération grenobloise, il faut compter entre 700 et 800 euros par mois, pour des surfaces souvent proches des 80m2 et la plupart du temps sans compter les charges.

Le mal-logement, dénoncé déjà dans les années 1950, revient frapper à la porte des couches populaires. Cela seul suffit à juger notre société et ses règles de fonctionnement.