Lyon

Un exemple à suivre

Brève
08/06/2008

Fin mai, des services de l'hôpital Henry Gabrielle à Saint-Genis-Laval, où se font les réadaptations, étaient en grève. Ils réclamaient des effectifs supplémentaires. Car les patients qui viennent de l'hôpital Neurologique arrivent au bout de 5 jours au lieu de 10 auparavant, ce qui rend la charge de travail de plus en plus lourde.

La grève partie d'un service s'est propagée à d'autres services. Un virus qui pourrait atteindre d'autres hôpitaux des HCL.

Lyon

Priorité à l'hôpital public

Brève
08/06/2008

Jeudi 5 mai, une centaine des employés des HCL (Hospices Civils de Lyon) ont envahi la salle où devait se tenir le Conseil d'administration devant voter le budget et ont ainsi obligé Paul Castel, directeur général, et Gérard Collomb, maire de Lyon et président des HCL, à répondre à leurs questions.

Les hospitaliers voulaient protester contre les économies supplémentaires qu'il est prévu d'imposer aux hôpitaux : économies en personnel et en médicaments en particulier.

Le personnel est déjà en nombre notoirement insuffisant (il n'est qu'à voir le nombre invraisemblable d'heures supplémentaires non payées et non récupérées) et il est encore question de le diminuer en supprimant un nombre de contrats en CDD équivalent à 350 postes.

On nous dit que le déficit des HCL viendrait d'une mauvaise gestion. Mais sur les 31 CHU du pays, 29 sont en déficit ! C'est donc bien d'abord un problème de financement des hôpitaux qui est en cause.

Les hospitaliers qui ont manifesté jeudi ont voulu montrer leur colère devant la mise en danger de l'avenir de l'hôpital public et de l'accès aux soins pour tous.

Rhône

Pénurie d'instituteurs remplaçants

Brève
08/06/2008

Dans l'Education nationale, malgré les grèves et mobilisations d'enseignants, d'élèves et de parents d'élèves, le gouvernement ne veut pas revenir sur les suppressions de postes prévues.

Pourtant, les conséquences sont désastreuses, comme dans le Rhône où, déjà maintenant, il n'y a pas assez d'instituteurs remplaçants pour remplacer les absences.

Ainsi à Vénissieux, dans trois écoles maternelles, des institutrices ne sont actuellement pas remplacées. Au groupe scolaire Henri-Wallon, dont l'institutrice est en congé maternité depuis le 9 mai, les parents ont organisé une classe "sauvage" pour s'occuper des enfants puisque l'Education nationale n'est pas capable de le faire.

Ce sont pourtant des écoles en ZEP, où la prise en charge des enfants dès l'école maternelle est fondamentale pour la scolarité des enfants. Et Sarkozy voudrait nous faire croire qu'il se préoccupe de leur avenir !

Marseille

Éradiquer la pauvreté pour éradiquer la tuberculose

Brève
08/05/2008

Les cas de tuberculose sont en hausse importante à Marseille. D'après un rapport de la Direction Départementale de l'Action Sanitaire et Sociale, la tuberculose à Marseille dépasse de beaucoup la moyenne nationale.

Cette hausse est encore plus marquée dans les quartiers pauvres de la ville, les quartiers Nord et le Centre ville. Cette maladie de la pauvreté se développe plus facilement dans les logements insalubres. Contagieuse, elle prolifère avec la promiscuité due au manque d'espace, de lumière, de soleil de ces logements malsains des quartiers pauvres. Elle se développe d'autant plus vite et plus fort qu'il est plus difficile de se soigner pour cause de pauvreté et de clandestinité.

Cette maladie de la pauvreté et de la précarité peut être soignée, bien entendu, mais elle ne pourra vraiment être éradiquée que par la disparition de la pauvreté et de la misère.

Qui tient les grues...

Brève
08/05/2008

Un des proches de Bolloré, le premier employeur français du continent africain (dont un gros effectif temporaire) déclarait : "L'Afrique est comme une île, reliée au monde par les mers. Donc, qui tient les grues tient le continent !".

Et qui tient les grues tient l'économie. C'est ce qui explique la fringale qui agite les milieux patronaux pour s'accaparer des ports.

Liée aussi aux intérêts de Bolloré, la CMA-CGM, une des compagnies maritimes les plus importantes du monde, dont le siège est à Marseille, attend avec impatience ce riche cadeau. Veolia serait aussi un des destinataires de ces cessions d'outillage et de ces transferts de personnel.

Les travailleurs des ports ne veulent pas faire les frais de l'enrichissement de ces sociétés. Comme ils ont raison !