Grenoble

Grand barnum

Brève
11/09/2007

Le quotidien national Libération organise à Grenoble, les 13, 14 et 15 septembre, un forum intitulé "Vive la politique !" Organisé avec le soutien des collectivités locales, dirigées par le Parti Socialiste, il prévoit des débats sur divers sujets, mettant face à face des intervenants de la droite et de la gauche socialiste ou proche des socialistes. Ainsi Michel Destot débattra avec Marielle de Sarnez, bras droit de Bayrou, ou André Vallini, président du Conseil Général, avec Rachida Dati, ministre de la justice.

Le journal Libération, fidèle soutien du Parti Socialiste et de l'économie de marché (ce qui est de moins en moins incompatible...), prétend que ce forum est une des manifestations de la démocratie. Mais des débats entre des gens (hommes et femmes politiques, économistes, et même le dirigeant de la CFDT) qui ont en commun de considérer que l'économie de marché, avec toutes ses tares, est indépassable, ne peuvent guère porter que sur des détails et ainsi tourner le dos aux vrais problèmes. D'autant plus que tout cela a lieu dans la foulée, sinon la lignée, du racolage par Sarkozy des leaders du Parti Socialiste.

Les discussions sur les problèmes urgents de la population laborieuse n'auront donc pas lieu ces trois jours, mais ailleurs, et peut-être plus tôt que ce que ces messieurs ne l'escomptent

Vénissieux (Rhône)

Evacuation d'un campement de Roms

Brève
28/08/2007

Mardi 28 août, tôt le matin, après avoir barré toutes les rues d'accès et encerclé le campement de Roms du Puisoz, plusieurs dizaines de CRS ont procédé à son évacuation. Puis un bulldozer a immédiatement rasé les habitations de fortune.

Ce bidonville, déjà évacué en mai 2006, puis reconstitué, avait grossi après l'évacuation de celui de la Soie, à Villeurbanne, début août. A Vénissieux, les conditions étaient encore pires, sans eau et sans sanitaires, pour environ 300 personnes !

De nouveau, certains sont partis la veille, rejoindre probablement d'autres campements du même type. Et environ 120, parmi ceux évacués par la police, auraient accepté l'aide au retour.

Certaines familles ont connu des évacuations successives, depuis celle de Gerland en 2004, mais elles ne résolvent rien puisque chaque fois d'autres bidonvilles réapparaissent, avec des conditions de logement et d'hygiène indignes d'êtres humains.

Même ceux qui repartent avec l'aide au retour bien souvent reviennent car, si l'Union européenne a facilité leurs déplacements, elle n'a pas amélioré leurs conditions de vie dans leur pays et ils essaient de trouver une vie meilleure en venant ici, même si bien peu y parviennent.

Région lyonnaise

A France Telecom, personnel minimum et rentrées financières maximales

Brève
22/08/2007

Cet été, à France Telecom, dans tous les services d'intervention, les salariés étaient débordés. Il était impossible de faire face à l'afflux de dérangements liés aux intempéries.

Chaque année, les travailleurs sont de moins en moins nombreux alors qu'il y a toujours autant d'orages. C'est ainsi qu'un village d'Auvergne s'est retrouvé privé de téléphone pendant trois semaines cet été.

La seule solution que trouve la direction, ce sont les heures supplémentaires ou les renforts venus d'autres régions. En aucun cas elle n'envisage d'embaucher puisqu'elle continue à prévoir 22 000 suppressions d'emplois.

Mais si les caprices de la météo pénalisent les usagers, ils sont une aubaine en or pour les finances de France Telecom car les interventions sont facturées très cher. Entre les salariés de moins en moins nombreux et les usagers qui payent toujours plus (avec aussi une nouvelle augmentation de l'abonnement en juillet), il n'est pas étonnant que les résultats trimestriels de France Telecom s'envolent !

Rhône

Pas de cadeaux pour les plus précaires

Brève
22/08/2007

Depuis plusieurs années, le maire de Vénissieux prend des arrêtés anti-coupures d'eau, de gaz et d'électricité à l'intention des personnes en difficulté de sa commune, arrêtés qui, tous les ans, sont annulés par le tribunal.

Sauf cette année où, le 20 juillet, le tribunal administratif a refusé la demande de suspension faite par le préfet. C'en était trop pour ce dernier qui a immédiatement fait appel, et, le 21 août, le tribunal lui a cette fois-ci donné raison.

Que les plus pauvres puissent bénéficier d'eau, de gaz et d'électricité alors qu'ils n'ont pas les moyens de payer la note, c'est un scandale que le préfet ne pouvait pas supporter. Il est bien dans la ligne du gouvernement Sarkozy : les cadeaux, c'est pour les plus riches !

Manifestation contre la loi sur le service minimum

Brève
02/08/2007

Mardi 31 juillet, malgré la date choisie par le gouvernement pour faire passer sa loi sur le "service minimum" dans les transports, plusieurs centaines de cheminots et de militants ont manifesté devant la Préfecture du Rhône pour protester contre cette atteinte au droit de grève.

Le gouvernement dit vouloir défendre les usagers. Mais en fait, les grèves ne représentent qu'une toute petite partie des dysfonctionnements à la SNCF : d'après la CGT, dans la région de Lyon, le nombre de trains supprimés au 1er trimestre s'élève à 848, dont seulement 44 pour fait de grève.

Le service minimum, c'est tous les jours que les usagers de la SNCF doivent le subir, faute de personnel suffisant pour faire marcher et entretenir le matériel. Ceux qui prennent le train pour aller travailler entre Lyon et Saint-Etienne, Ambérieu ou Roanne peuvent en témoigner !

Le but du gouvernement, qui envisage de restreindre encore les budgets des services publics, n'est pas de défendre les usagers, mais de s'attaquer au droit de grève dans les transports, en attendant les autres services publics, puis l'ensemble des salariés. Mais une loi votée n'est pas définitive, et les luttes peuvent la faire remettre au placard, comme ce fut le cas avec le CPE !