Nord-Isère

Bravo les femmes de chambre !

Brève
15/11/2011

Des femmes de chambre, employées par Onet et travaillant dans une dizaine d'hôtels du Nord-Isère, ont fait grève lundi matin 14, en proclamant : « les femmes de ménage ne sont pas des esclaves » !

Reçues par leur direction, elles ont obtenu satisfaction sur toutes leurs revendications : cadences (plus d'obligation de faire quatre chambres par heure), salaires, paiement des heures supplémentaires, et une embauche, ce qui leur permettra d'avoir un week-end libre sur deux.

Les sociétés de nettoyage se croient tout permis avec leurs salariées... jusqu'à ce que la coupe déborde. En faisant grève, ces femmes de chambre ont réussi à se faire respecter et obtenu des améliorations. Elles ont bien fait de se révolter !

Renault Trucks - Vénissieux (Rhône)

Prendre sur les profits pour maintenir les emplois

Brève
15/11/2011

La direction de Renault Trucks a prévu d'annoncer début décembre des journées de chômage partiel pour les trois premiers mois de 2012, dans les usines de Bourg, Blainville et à l'Usine Moteurs de Vénissieux. Elle prétexte une baisse des commandes. Pourtant, il y a encore quelques semaines, elle multipliait les heures supplémentaires pour les équipes du soir, et les samedis matins.

De plus, de nombreux intérimaires, dont les contrats se terminent d'ici la fin de l'année, ont été prévenus qu'ils ne seraient pas renouvelés. Certains d'entre eux avaient déjà connu cette situation fin 2008 quand plusieurs centaines d'intérimaires avaient été renvoyés.

Augmenter le nombre de chômeurs d'un côté, et de l'autre faire travailler toujours plus vite ceux qui restent alors même que la production va baisser, voilà ce que veut imposer la direction. Les profits annoncés de Volvo, auquel Renault Trucks appartient, devraient servir à maintenir tous les emplois en répartissant le travail et en conservant, et même embauchant, tous les intérimaires.

SNCF - Saint-Etienne

Grève contre les risques de privatisation

Brève
14/11/2011

Depuis le jeudi 3 novembre, une grève affecte les TER en partance ou à destination de Saint-Etienne. La direction de la SNCF affirme qu'il y a peu de perturbations, mais en fait la grève est bien suivie, et beaucoup de trains comptés comme circulant sont en fait remplacés par des autocars.

Les grévistes dénoncent les projets de la SNCF de fusionner les trois établissements existant à Saint-Etienne. Concrètement, les conducteurs et les contrôleurs qui dépendent aujourd'hui de Lyon seront regroupés dans l'établissement stéphanois. Mais les grévistes craignent que ce projet soit une étape avant la revente de cet établissement fusionné à une entreprise privée, ce qui conduirait à une dégradation des conditions de travail, ainsi que de la qualité du transport pour les usagers

Face à une direction qui refuse de discuter, les grévistes ont décidé de prolonger leur grève jusqu'au vendredi 18 novembre.

Le Cheylard (Ardèche)

Grèves et manifestations contre les licenciements

Brève
13/11/2011

900 personnes, dont de nombreux ouvriers en grève, ont manifesté dans les rue du Cheylard jeudi 3 novembre. C'est considérable pour cette petite ville de moins de 4000 habitants.

Les ouvriers de Chomarat, groupe textile international travaillant pour Vuitton et Lacoste, se sont mis en grève contre 122 licenciements prévus sur 680 emplois. Chez Bijoux GL ce sont des milliers d'heures de chômage partiel qui sont annoncées. Ces entreprises appartiennent aux familles Chomarat et Legros qui exploitent de concert depuis des lustres les travailleurs de la région. Aujourd'hui elles prétendent que les affaires vont mal et que les salariés sont en surnombre. Mais comment croire ces patrons dont les comptabilités sont classées « secret commercial » ?

Après une semaine de grève, les ouvriers de Chomarat ont obtenu le report des licenciements jusqu'en février prochain. C'est un premier recul de la direction. Cela n'annule pas la menace mais cela montre que la lutte peut être payante.

Haute-Savoie

D'un pays à l'autre

Brève
11/11/2011

Des émissions de télévision nous ont montré comment la main d'œuvre peut être mobile d'un pays à l'autre. Pour ce qui concerne le personnel hospitalier, les infirmières en particulier, la Suisse est demandeuse : des candidates viennent de France, et trouvent de meilleurs salaires en passant la frontière.

Certains hôpitaux français, qui ont des problèmes de recrutement (voir les salaires et les conditions de travail hexagonales), courtisent du personnel espagnol et mettent en place des cours de français quand ils les accueillent !

Que ces déplacements deviennent des occasions de mélange entre diverses couches de la population laborieuse, de comparaison de leurs sorts respectifs et qu'il puisse en sortir une conscience des intérêts communs des travailleurs de tous les pays, ce serait un juste retour de bâton pour des Etats ou des patrons avides d'aligner les situations par le bas.