Les pollueurs ne seront pas les payeurs

Brève
04/09/2009

La taxe carbone prétend faire payer les pollueurs. En fait, les premiers payeurs seront ceux obligés de prendre leur voiture pour aller travailler.

Et les entreprises ? Va-t-on faire payer, par exemple, Renault Trucks qui, au lieu de continuer à faire travailler une fonderie proche de l'usine de Vénissieux (dont la perte du marché a entraîné la fermeture) fait faire désormais le travail en Inde, avec ensuite transport de pièces par bateau et camions ? Et qui également met de moins en moins de cars de ramassage à disposition de ses salariés, les obligeant à venir travailler en voiture.

Ce n'est pas prévu. L'entreprise va même probablement être gagnante avec la suppression de la taxe professionnelle. La taxe carbone, c'est un impôt de plus pour les travailleurs et un nouveau cadeau aux entreprises, sans même une réduction de la pollution !

Région lyonnaise

D'un bidonville à l'autre

Brève
04/09/2009

Dans la banlieue sud-est de Lyon, l'errance des familles de Roms, originaires de Roumanie ou d'ex-Yougoslavie, continue.

Le 13 août, une centaine d'entre eux a été expulsée d'un terrain à Chassieu. Certains, qui se sont alors installés à Vénissieux sur le terrain de l'ancienne Auberge de jeunesse, sont l'objet d'une nouvelle procédure d'expulsion, et une autre famille a été mise à la porte d'un foyer d'urgence vide où elle s'était installée.

De nouvelles expulsions sont prévues : le 6 septembre à Lyon avenue Berthelot pour plusieurs familles, et très bientôt à Vaulx-en-Velin, où plusieurs dizaines de personnes vivent sur une friche industrielle dangereuse.

Cela fait des années que cela dure et que ces familles, venues ici pour fuir la misère et le racisme subis dans leur pays, sont chassées d'un bidonville à l'autre, où elles vivent dans des conditions innommables. L'Europe leur permet de circuler, mais pas de vivre dignement.

Rhône-Alpes

Colère des agriculteurs

Brève
25/08/2009

Mardi 25 août, des agriculteurs de toute la région Rhône-Alpes sont venus nombreux manifester à Lyon, où leurs tracteurs ont encerclé la place Bellecour pendant un pique-nique et des prises de paroles, avant de partir en manifestation dans la presqu'île.

Ils protestent contre la chute des cours, qui les oblige parfois à vendre à perte, et qui ne profite même pas aux consommateurs : un kilo de pêches, par exemple, qui leur est acheté 85 ou 90 centimes, est vendu bien plus cher en magasin.

Ceux qui empochent la différence, ce sont les intermédiaires et les grandes enseignes de la distribution, qui s'enrichissent sur le dos des producteurs et des consommateurs.

Les agriculteurs quant à eux, sont prêts à continuer à manifester pour pouvoir vivre de leur travail.

Marseille

Notre camarade Sylvie Moyen est décédée

Brève
03/08/2009

Ce dimanche matin 2 août, Sylvie est morte à l'âge de 58 ans, à la suite d'un cancer.

Militante de Lutte Ouvrière depuis 1976, elle avait travaillé dans plusieurs entreprises, puis finalement à la SNCM, où elle a été élue CGT. Parmi les militants de la grande grève d'octobre novembre 2005 contre la privatisation de l'entreprise, elle a été une des plus actives.

Dans de nombreuses élections elle était candidate pour Lutte Ouvrière. En 2008, elle avait été notre élue au conseil municipal du 8ème secteur, les 15ème et 16ème arrondissements de Marseille. Sylvie a été longtemps notre porte-parole régionale.

Ses obsèques auront lieu mercredi 5 août au Funérarium municipal du cimetière St Pierre, au 380 rue St Pierre, Marseille, à 11h.

Région lyonnaise

Après avoir sous-traité le travail, France Telecom sous-traite les licenciements

Brève
31/07/2009

A France Telecom, depuis des années, une grande partie des interventions techniques sur le réseau ou chez les abonnés étaient sous-traitées : sur la zone de Lyon, pour 3 ou 400 techniciens, il y avait deux à trois fois plus de sous-traitants.

Mais, depuis le début de l'année, il y a un renversement de tendance. France Telecom veut économiser ce qu'il payait aux sous-traitants en intensifiant le travail des techniciens de France Telecom : chasse aux temps morts, heures supplémentaires massives pour un oui pour un non (par exemple en cas d'orage ou de retard). Mais il n'y a pas d'embauches pour autant.

Résultat : ce sont les sous-traitants qui licencient... et les techniciens de France Telecom qui travaillent de plus en plus.