Chômage partiel à Renault Trucks : ce n'est pas aux travailleurs de payer !

Brève
20/11/2008

La direction de Renault Trucks a annoncé, mercredi 19 novembre, 90 jours de chômage pour l'année 2009. Les travailleurs concernés par ces mesures sont les ouvriers en production et les salariés ATAM non forfaités des usines de Blainville, Bourg-en-Bresse et, à Vénissieux, l'Usine moteurs et l'emboutissage. Les travailleurs ne toucheront que 61% de leur salaire net. Quant aux intérimaires encore présents dans l'entreprise, leurs contrats devraient être rapidement arrêtés.

La raison invoquée est une baisse des commandes : le marché européen du camion aurait diminué de 55%, pour l'ensemble des marques.

Mais ce n'est pas parce que les commandes baissent qu'il n'y a pas d'argent. En 2008, la direction a versé aux actionnaires 190 millions d'euros en avril et encore 300 millions en octobre. Entre 2001 et 2007, la productivité a plus que doublé, pas seulement par la modernisation, mais aussi en augmentant constamment les cadences de travail, pendant que les salaires stagnaient.

Les travailleurs ont déjà bien assez payé comme ça. Ils ne sont pas responsables de la crise et n'ont pas à payer les pots cassés. Avec les profits accumulés ou versés aux actionnaires, Renault Trucks a les moyens de continuer à payer ses salariés à 100%, y compris les intérimaires.

Lyon

Dégradation des conditions de travail en psychiatrie

Brève
15/11/2008

C'est aux cris de "A l'hôpital, c'est la galère ; en psychiatrie, c'est la misère ; embauchez !" que 200 agents du centre hospitalier de Saint-Jean de Dieu ont à nouveau manifesté jeudi 13 novembre pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail. Un premier débrayage avait eu lieu le jeudi précédent, suite à une violente agression d'un patient sur une infirmière qui a dû être hospitalisée.

L'insécurité quotidienne que vivent les agents hospitaliers est due au manque criant de personnel et à la saturation des unités de soins qui accueillent souvent un nombre de patients supérieur à leurs capacités d'accueil. Car depuis des années, les gouvernements ont sabré dans les budgets de la santé, particulièrement en psychiatrie, fermant des milliers de lits et supprimant de nombreux postes de soignants.

Le personnel et les syndicats CGT et SUD ont décidé de réagir et de manifester tous les jeudis pour dénoncer la politique de la santé du gouvernement. Pour créer les 77 postes minimum qu'ils estiment nécessaires pour travailler correctement, ils savent que l'argent existe. Il suffit de voir tous les milliards déversés aux spéculateurs responsables de la crise actuelle. Ce n'est pas pour rien qu'un des slogans repris au cours de la manifestation était "L'argent public pour les services publics, pas pour les banquiers".

Région lyonnaise

Ce n'est pas aux travailleurs de payer la crise

Brève
10/11/2008

Les hommes politiques au gouvernement ont fini par reconnaître que la crise politique est grave. mais s'ils le reconnaissent, c'est pour faire accepter aux travailleurs les mesures qui se préparent contre eux.

Déjà dans la région, pour ne citer que quelques exemples, Renault Trucks à Vénissieux et à Bourg-en-Bresse, Bosch à Vénissieux, Arvin Meritor et Montabert à Saint-Priest, ACI à Villeurbanne suppriment des centaines d'emplois d'intérimaires.

De plus Renault Trucks et Arvin Meritor prévoient du chômage technique en fin d'année, alors qu'à Bosch, ce sont 31 jours chômés qui sont prévus, avec partout des pertes de salaires pour les travailleurs.

Toutes ces entreprises ont usé leurs salariés au travail pendant des années pour leur extorquer des profits qui viennent de partir en fumée. Et elles voudraient faire passer la facture une deuxième fois !

Les travailleurs n'ont pas à payer pour la bourgeoisie qui a conduit la société à ce désastre. C'est aux capitalistes, aux banquiers, au patronat de payer pour les pots qu'ils ont eux-mêmes cassés.

Saint-Fons (Rhône)

Dangereux et radins

Brève
10/11/2008

Dans le cadre de son plan de prévention des risques majeurs, la commune de Saint-Fons a prévu d'alerter la population, en cas d'incident, par un réseau de fibres optiques reliées à des haut-parleurs. Coût de l'opération : 136 000 euros.

Les différentes entreprises de la plateforme chimique ont en choeur refusé de mettre la main à la poche, disant qu'elles payaient déjà la taxe professionnelle.

Ce sont pourtant bien ces entreprises, classées Seveso 2, qui sont un danger ! C'est à elles de payer, et pas aux habitants à qui elles font courir des risques.

Rhône

Carrefour condamné à payer

Brève
29/10/2008

Vendredi 24 octobre, les magasins Carrefour d'Ecully et de Givors ont été condamnés à verser 3000 euros d'amende à l'État pour chacun des 429 employés concernés par l'infraction, dans ces deux magasins, soit près de 1,3 million d'euros au total. En effet, les salariés concernés gagnaient moins que le Smic, hors primes, car Carrefour intégrait une pause payée dans le calcul du Smic.

Cependant, pour toucher les sommes qui leur sont dues, les salariés devront déposer individuellement des dossiers devant les conseils de prud'hommes. Et de plus Carrefour a fait appel.

En fait, dans tout le pays, beaucoup de travailleurs ont un salaire qui n'atteint le Smic que grâce à des primes. Alors, pour une fois qu'une entreprise (dont les dirigeants sont parmi les plus riches du pays) est reconnue en infraction par un tribunal et condamnée, on ne peut que se réjouir !