Lejaby - Rhône-Alpes

Reprise du travail

Brève
30/09/2010

Les ouvrières de Lejaby ont cessé leur occupation du site de Rillieux mercredi 29 septembre et repris le travail jeudi, après la signature d'un protocole d'accord par les syndicats et l'approbation du texte par une majorité des occupantes.

La direction a un peu cédé sur la prime de départ en accordant à chaque ouvrière licenciée 15 000 € brut, et 600 € brut par année d'ancienneté pour les cinq premières années, et 500€ pour chaque année suivante, ce qui est bien moins que ce que revendiquaient les grévistes. Les jours de grève seront payés.

Mais surtout, la direction maintient la fermeture de trois sites et les 197 licenciements. La détermination des grévistes n'a pas suffi pour obtenir le maintien des sites et des emplois, ni même une indemnisation suffisante.

Alors qu'on nous raconte que les embauches reprennent et que le chômage diminue, l'exemple de Lejaby, comme de bien d'autres, montre qu'il n'en est rien. Pour faire céder tous ces patrons avides de profits et le gouvernement à leur service, c'est tous ensemble qu'il faudra se battre.

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Lejaby - Rillieux (Rhône)

Des ouvrières au tribunal

Brève
28/09/2010

Cinq ouvrières de Lejaby étaient assignées, lundi 27 septembre, au tribunal des référés de Lyon. Alors que c'est la direction qui veut fermer trois sites, dans l'Ain et en Ardèche, en supprimant 197 postes sur 653 en France, ce sont les ouvrières qui sont envoyées au tribunal pour occupation illégale de leur entreprise parce qu'elles essaient de défendre leur emploi en bloquant l'accès aux entrepôts à Rillieux.

La décision du juge sera rendue jeudi. En attendant, l'occupation continue !

Reynolds - Valence (Drôme)

Une fermeture pour les profits

Brève
28/09/2010

La cour d'appel de Grenoble vient de confirmer la conclusion d'avril 2009 du tribunal des prud'hommes de Valence : la société n'avait aucune réelle nécessité de délocaliser l'usine en Chine. Comme Reynolds n'a pas attendu les décisions des tribunaux pour fermer, les 256 salariés licenciés devraient être indemnisés, mais cela prendra probablement des mois, et cela n'empêchera pas les travailleurs de galérer pour retrouver du travail, dans une période où le chômage est aussi important.

Et les déclarations des tribunaux, même si cela fait plaisir de les entendre, ne font que confirmer ce qu'on savait déjà : la plupart du temps, la seule raison d'être des délocalisations, c'est d'augmenter les profits.

Hospices civils de Lyon

Personnel de nuit toujours en lutte

Brève
28/09/2010

Lundi 27 septembre, le personnel de nuit des HCL a de nouveau manifesté dans les rues de Lyon pour protester contre la suppression de primes, qui leur ferait perdre 200 à 400 € par mois. La manifestation, partie de Bellecour, s'est rendue à l'Hôtel de ville, aux Terreaux, le maire de Lyon Gérard Collomb étant toujours président des HCL, même si on ne l'a guère entendu prendre la défense du personnel.

Tout ce que propose la direction, pour l'instant, c'est de travailler plus pour gagner moins. Et elle s'imagine qu'elle va pouvoir trouver suffisamment de personnel prêt à passer ses nuits à l'hôpital pour le même salaire qu'en travaillant la journée !

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Lejaby - Rhône-Alpes

Non aux fermetures de sites !

Brève
19/09/2010

Depuis jeudi 16, des ouvrières de Lejaby occupent le siège social à Rillieux pour protester contre le projet, annoncé le 30 mars, de fermer trois des quatre usines de production restantes en France, à Bellegarde, Bourg-en-Bresse et au Teil.

Déjà quatre autres sites avaient été fermés en 2003 par l'ancien propriétaire, Warnaco. Il ne resterait plus qu'Yssingeaux (Haute-Loire) et le siège social. Le nouveau propriétaire, Palmers, veut, comme le précédent, délocaliser encore plus en Tunisie et en Asie pour augmenter ses profits.

Les salariées, après avoir tenté, en vain, de faire suspendre le plan social par les tribunaux, ont toujours pour objectif d'empêcher leur licenciement. Et si elles n'y parvenaient pas, elles voudraient au moins avoir des indemnités de licenciement suffisantes : elles demandent 70 000 euros par personne alors que la direction ne propose que 10 000 euros plus 420 euros par année d'ancienneté !

L'intransigeance de la direction, loin de faire retomber la détermination des ouvrières, ne fait qu'augmenter leur colère et leur volonté de faire céder l'un de ces groupes qui font passer leurs actionnaires avant les travailleurs.

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