SFR brade ses centres d'appel

Brève
02/08/2007

Le 1er août, le Service clients de SFR Lyon, Toulouse et Poitiers a été cédé à deux sous-traitants : Infomobile (filiale de Teleperformance) pour Lyon et Toulouse, et une filiale de Arvato pour Poitiers.

Après deux mois de lutte, les salariés ont obtenu une indemnité de 3500 euros brut et des indemnités plus importantes que prévu initialement pour ceux qui décideraient de partir avec 10 ans d'ancienneté. Mais ils n'ont pas pu empêcher le transfert : ils sont 1900 salariés concernés, dont environ 600 à Lyon.

Les salariés transférés craignent que, à terme, des emplois disparaissent, ou peut-être même la filiale toute entière.

Dans l'immédiat, les salaires devraient rester les mêmes, mais être bloqués jusqu'à ce qu'ils soient rattrapés par ceux de la convention collective "prestataires de service" à laquelle Infomobile appartient, et qui est bien moins avantageuse que celle des Télécoms, dont dépend SFR. Les salariés risquent de perdre aussi sur les conditions de travail, la garantie maladie et le droit syndical.

Mais ils ont montré leur combattivité pour tenter de rester SFR. Il va leur falloir continuer à se battre pour conserver leurs acquis.

Lyon

A la Poste, l'exploitation commence jeune

Brève
02/08/2007

A la poste Antonin Poncet, à la motorisation, les saisonniers d'été sont embauchés sur la base de 30h50 et non de 35 heures comme les titulaires. Alors qu'ils sont moins rodés à ce travail, ils doivent commencer plus tard et sont censés finir avant les titulaires. Le but, c'est évidemment de les payer le moins possible.

Ainsi, même pendant les vacances, les étudiants peuvent continuer à apprendre... ce que veut dire le mot exploitation, par exemple.

Rhône

D'un bidonville à l'autre

Brève
02/08/2007

Le bidonville du Carré de Soie, à Villeurbanne, établi sur une friche industrielle et occupé par des Roms de Roumanie, était sous la menace d'une expulsion depuis des mois. Elle a eu lieu le 1er août.

Avec un seul point d'eau et 8 sanitaires pour 400 personnes, les conditions de vie y étaient innommables et un cas de tuberculose a été détecté. Certains sont partis avant l'intervention de la police et parmi les 250 restants, une majorité a accepté de rentrer en Roumanie avec une indemnité de 150 euros par adulte et 46 euros par enfant. D'autres ont du travail mais ne trouvent pas à se loger.

Ceux qui ont déménagé sont allés rejoindre, probablement, les bidonvilles du Puisoz, à Vénissieux (150 à 200 personnes) et de Saint-Priest (100 personnes).

Régulièrement des bidonvilles, occupés par des Roms, sont évacués, pour réapparaître plus tard au même endroit ou ailleurs : Surville évacué en 2004, puis le Puisoz en mai 2006, Saint-Priest en septembre et maintenant le Carré de Soie. Les Roms de Roumanie fuient la misère et le racisme qu'ils subissent dans leur pays pour se retrouver ici, toujours sans travail et sans logement. Derrière les belles paroles sur l'Union européenne se cache beaucoup de misère, aussi bien dans les pays pauvres comme la Roumanie que dans les pays riches comme la France.

Région Rhône-Alpes

Non à la loi sur le "service minimum"

Brève
18/07/2007

Pour manifester leur opposition au projet de loi sur le "service minimum dans les transports terrestres", discuté en ce moment au Parlement, diverses organisations, dont les syndicats de cheminots, appellent à des rassemblements devant les Préfectures, le mardi 31 juillet à 14h30.

A Lyon, ce rassemblement aura lieu devant la Préfecture du Rhône.

A Grenoble, il aura lieu devant la Préfecture de l'Isère, à l'appel des syndicats CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, UNSA et Solidaires.

Il faut assurer le succès de ces rassemblements et montrer ainsi au gouvernement qu'il ne pourra pas imposer une loi restreignant de façon aussi provocante le droit de grève.

Rhône

Les travailleurs handicapés lui coûtaient trop cher

Brève
15/07/2007

Il y a quelques années, le Conseil général du Rhône avait réduit (de 30% environ) de façon arbitraire l'ACTP (allocation compensatrice tierce personne) pour les personnes handicapées qui vivent à leur domicile et qui travaillent 8 heures par jour dans un centre d'aide par le travail.

Pourquoi ? Estimait-il que ces travailleurs handicapés ont moins besoin d'une tierce personne pour les accompagner dans la vie courante puisqu'ils sont au travail ? Cela n'a pourtant rien à voir. En tous les cas, cela lui permettait de faire des économies.

C'est ce qu'ont contesté quelques allocataires devant la commission départementale, puis nationale, d'aide sociale, qui viennent de leur donner raison. Le Conseil général est obligé de leur verser un rappel de 10 000 euros !