SNCF - Lyon

Des dysfonctionnements pas dus au hasard

Brève
30/06/2010

Lundi 28 juin, en début d'après-midi, une locomotive tombée en panne en gare de la Part-Dieu a entraîné des retards de 10 minutes à 2h15 pour 150 TER, 80 TGV ou Téoz et 27 trains de fret ! Avec tous les inconvénients pour les centaines de voyageurs bloqués en gare.

La direction de la SNCF met en cause la nouvelle commande régionale centralisée du réseau (aiguillages), dont le fonctionnement n'est pas encore maîtrisé, et pour laquelle les syndicats de cheminots dénoncent une formation insuffisante.

Mais pour les usagers des transports, les pannes, retards et trains supprimés n'ont rien d'exceptionnel. C'est même leur quotidien. Car à force de supprimer du personnel et de réduire l'entretien du matériel, les dysfonctionnements se multiplient à la SNCF.

Académie de Lyon

Les retraités invités à reprendre du service

Brève
28/06/2010

Les enseignants de l'Académie de Lyon qui partent à la retraite à la fin de cette année scolaire n'ont pas eu le temps de fêter leur départ qu'ils recevaient un courrier du Rectorat les incitant à "poursuivre leurs activités enseignantes sous forme de vacations" pour "assurer des suppléances de courte ou moyenne durée".

Evidemment, à force de supprimer des postes, de ne plus remplacer un départ à la retraite sur deux, il sera dans les années à venir de plus en plus difficile de trouver des enseignants pour assurer les remplacements. Ce sont les élèves, et notamment ceux des milieux les plus défavorisés, qui vont pâtir de cette situation.

Cependant, il y aura sans doute peu d'enseignants nouvellement retraités prêts à accepter de jouer les vacataires, trop heureux de fuir les conditions de travail qui s'aggravent, avec de plus en plus d'élèves par classe et des réformes désastreuses pour les élèves et qui n'ont qu'un seul but : faire des économies budgétaires.

Lyon

Les hôpitaux touchés par les crédits "pourris"

Brève
21/06/2010

Pour financer leur déficit, la plupart des hôpitaux sont contraints d'emprunter auprès des banques. Mais certains de ces emprunts sont à risques. La banque Dexia a ainsi proposé à plus de 300 hôpitaux et établissements de santé des crédits à risques dépendant des fluctuations des devises étrangères.

Les Hospices Civils de Lyon n'y échappent pas et comptaient, fin 2009, une dette à risques de 195 millions d'euros. Ces crédits "pourris" leur coûteraient 22 millions s'ils voulaient s'en défaire.

D'un côté, le gouvernement ne donne pas les moyens suffisants pour équilibrer le budget des hôpitaux, les obligeant à s'endetter lourdement. De l'autre, les banques en profitent pour placer des capitaux qui leur rapportent gros.

La santé des patients et les conditions de travail des hospitaliers pèsent peu dans ces spéculations financières dans lesquelles le gouvernement est totalement complice.

Lyon

Non au projet de privatisation de la CNR !

Brève
09/06/2010

Le grand embouteillage de mardi 8 juin au matin était dû, outre à un accident de voiture, à une manifestation de plusieurs centaines de salariés de la CNR.

Ils protestent contre un projet, en cours, de privatisation de la CNR. La Compagnie Nationale du Rhône, qui produit de l'électricité d'origine hydraulique, développe également des missions d'intérêt général le long du Rhône. C'est une entreprise indépendante dont la majorité du capital est publique (départements, régions, communes). Mais les 49,97 % restants appartiennent à GDF-Suez, qui veut devenir majoritaire.

On peut imaginer où iront les bénéfices (actuellement reversés aux collectivités actionnaires) et ce que deviendront les missions de service public si c'est GDF-Suez qui met la main sur l'entreprise.

Comme l'écrivent les syndicats de l'entreprise, organisateurs de la manifestation : "Ne laissons pas privatiser le fleuve Rhône" !

Lyon

Les HCL bradent leurs bijoux de famille

Brève
09/06/2010

Les Hospices Civils de Lyon ont décidé de vendre une partie de leur patrimoine immobilier, soit environ 80 immeubles, à des promoteurs pour éponger une partie du déficit.

Mais ces logements servaient aussi, le plus souvent, à loger à prix modéré une partie de leur personnel, qui sera bientôt victime de la rapacité des promoteurs. Ce n'est évidemment qu'un détail insignifiant pour les directeurs qui, eux, bénéficient toujours d'appartements de fonction !