Saint-Fons (Rhône)

Suite d’accidents à Rhodia - Belle-Etoile

Brève
01/06/2007

Le 25 mai a eu lieu le 3ème accident grave en 7 mois. Après un salarié tombé du toit d'un atelier en novembre et un intérimaire gravement brûlé au visage le 16 mai par une projection d'HMD, qui lui a fait en grande partie perdre la vue, cette fois un travailleur a reçu un jet d'eau à 70°C sur le corps et se retrouve au service des grands brûlés à Edouard Herriot.

La CGT de l'usine, dans un communiqué, pense que la succession d'accidents ne peut pas être attribuée au hasard et dénonce la politique de Rhodia "toute en communication mais laxiste dès qu'il y a un coût qui risque de réduire d'une façon substantielle les profits de l'entreprise".

Pierre-Bénite (Rhône)

Arkema de nouveau en grève

Brève
01/06/2007

En mars-avril, les travailleurs d'Arkema ont fait une semaine de grève avec arrêt total de la production pour s'opposer aux restructurations qui prévoyaient l'arrêt de plusieurs productions et la suppression de 226 emplois, sans compter environ 130 travailleurs d'entreprises sous-traitantes.

La direction avait finalement accepté de suspendre le projet et de nommer des experts. Après le rapport des experts, les nouvelles propositions de la direction sont tombées : il y aura 196 suppressions d'emplois, soit 30 de moins. Même si l'âge de départ en pré-retraite est abaissé et quelques reclassements proposés chez Total et d'autres usines Arkema de la région, ces propositions sont nettement insuffisantes.

Les travailleurs de Pierre-Bénite n'acceptent pas ces restructurations et leurs conséquences. En reprenant le travail le 3 avril ils avaient promis de se remettre en grève si la direction ne proposait rien de satisfaisant. C'est ce qu'ils ont fait : l'usine est de nouveau arrêtée et occupée par les grévistes

Feyzin (Rhône)

En grève pour les effectifs

Brève
14/05/2007

Les cheminots du triage de Sibelin débrayent 3h55 par jour, à plus de 70 %, depuis jeudi soir 10 mai.

Ce qui a déclenché leur grève, c'est un ras-le-bol général, en particulier des effectifs insuffisants. Le manque de personnel fait qu'on leur demande d'être toujours plus disponibles : ils sont appelés chez eux pour changer leurs horaires de travail du lendemain et on leur demande aussi parfois de venir travailler des week-ends où ils auraient dû être en congé. On leur demande de se former pour être superpolyvalents, mais cela se retourne contre eux car ils se retrouvent à être encore plus corvéables. Et la SNCF décide d'en haut des réorganisations qu'il faut ensuite se débrouiller à appliquer avec chaque fois moins de personnel.

C'est pourquoi les grévistes revendiquent l'arrêt des réorganisations et l'augmentation des effectifs.

Rhône

Fermeture d'une usine de chaussures

Brève
25/04/2007

Les 63 salariés de l'usine "Accessoire Diffusion", à Saint Symphorien sur Coise, viennent d'apprendre la fermeture de leur usine de fabrication de chaussures de luxe.

Après deux dépôts de bilan et rachats en 1997 et 2002, le propriétaire actuel a de nouveau déposé le bilan fin janvier et l'entreprise a été mise en observation jusqu'au 31 juillet. Mais sans attendre cette date, un appel d'offre a été lancé avec comme perspectives la liquidation ou la cession de l'entreprise. Le tribunal de commerce doit trancher jeudi 26 avril.

Le seul repreneur s'étant manifesté est le groupe Vivarte, un des leaders de la distribution de vêtements et de chaussures, avec 2500 magasins sous 15 enseignes différentes comme Caroll, Kookaï, André, Minelli... Mais ce n'est pas l'usine qui l'intéresse. Car, le propriétaire actuel ayant séparé la production de la marque et des magasins de vente, Vivarte achèterait la marque et fermerait l'usine.

Les salariés (en majorité des femmes) ont entre 15 et 30 ans d'ancienneté dans l'usine, elles ont toujours travaillé dans la chaussure et, dans cette petite commune des Monts du Lyonnais, elles auront bien du mal à retrouver du travail. L'annonce de la fermeture les a consternées.

Le directeur de l'entreprise, M. Hubert de Chaisemartin, prétend ne pas pouvoir faire autrement à cause de problèmes de trésorerie, qui seraient dus à un conflit l'opposant à un ex-dirigeant. Les travailleurs, payés au SMIC, qui fabriquent des chaussures vendues plusieurs centaines d'euros, ne sont en rien responsables de ces problèmes. Il n'y a aucune raison pour qu'on le leur fasse payer en supprimant leurs emplois !

Pierre-Bénite (Rhône)

Recul de la direction d'Arkema

Brève
03/04/2007

Lundi 2 avril, des dizaines de travailleurs venus en délégation de plusieurs entreprises Arkema du pays, mais aussi de Rhodia, Ciba-Huntsmann, Famar, Renault-Trucks, SNCF, communaux... de la région sont venus soutenir les grévistes d'Arkema - Pierre-Bénite en grève depuis une semaine contre l'arrêt de plusieurs productions entraînant la suppression de 248 emplois.

L'après-midi, la direction d'Arkema a proposé d'annuler le CCE prévu le lendemain et de nommer des experts, comme le demandaient les syndicats. Devant ce recul de la direction, les grévistes ont décidé de reprendre le travail mardi 3, tout en disant qu'il faudrait remettre ça si la direction ne propose rien de satisfaisant.