Lejaby - Rhône-Alpes

Encore des mauvais coups en préparation ?

Brève
28/10/2011

La société Lejaby/Rasurel, appartenant au groupe Palmers, vient d'être mise, à sa demande, en redressement judiciaire pour une période de six mois. Depuis 2003, Lejaby a fermé sept sites, les trois derniers en décembre 2010 avec 197 salariés licenciés. Au mois de septembre, des salariées avaient bloqué l'accès aux entrepôts de Rillieux pendant deux semaines, mais n'avaient pas pu empêcher la fermeture des trois sites d'Ain et d'Ardèche. Elles avaient seulement obtenu de meilleures indemnités de licenciement, mais bien au-dessous de ce qu'elles revendiquaient.

Il ne reste plus aujourd'hui dans la région que le site de production d'Yssingeaux (Haute Loire) et le siège social de Rillieux (Rhône). La direction dit avoir des difficultés financières et annonce des « réorganisations ». De quoi inquiéter les salariées et se poser des questions : avec 82% de la production effectuée actuellement au Maghreb, avec des salaires misérables comme on a pu le voir dans les reportages sur la Tunisie, d'où vient le déficit ? Est-il réel ou bien est-ce une manœuvre pour pouvoir encore supprimer des emplois ?

Pour Lejaby, comme pour bien d'autres entreprises, on voit bien que, pour que les salariés puissent connaître la vérité, il faudrait qu'ils puissent avoir accès aux comptes de leur entreprise afin de savoir où est passé l'argent généré par leur travail.

Logement social en Isère

En arrière, toute

Brève
27/10/2011

Si les bailleurs sociaux de l'Isère disposent d'un parc de près de 77 000 logements, ils recensent quand même 20 000 demandes insatisfaites. Et le nombre de mises en chantier (2 117 en 2010) reste bien insuffisant.

La politique du gouvernement n'est pas pour rien dans l'aggravation de la situation : de 800 millions d'euros en 2008, les aides de l'Etat vont passer à 300 millions en 2012. Comme, dans le même temps, le prélèvement de l'Etat sur les bailleurs sociaux est de 245 millions, il ne leur reste plus que 55 millions.

Cela ne peut que conduire à plus en plus de foyers populaires vers la rue. C'est inadmissible.

NTN-SNR Roulements (agglomération d’Annecy)

+ 60 promis, - 4 réalisés

Brève
26/10/2011

Ce samedi 22 octobre a lieu l'inauguration officielle de l'agrandissement de l'usine NTN-SNR d'Argonay.

Cet agrandissement était attendu depuis des années, tant l'usine était devenue trop exiguë pour une activité industrielle soutenue.

Fin mai 2008, en même temps qu'était annoncé l'investissement pour l'agrandissement d'Argonay, 60 emplois supplémentaires sur ce site étaient promis, chiffres confirmés devant le Comité d'Entreprise. A l'époque il y avait 351 salariés en CDI sur ce site. Or à l'heure actuelle il n'y en a plus que 347 !

Où sont passés les emplois promis ? Et ce, sur un site NTN-SNR censé être « porteur d'avenir » puisque spécialisé dans la Haute Précision Aéronautique ! En fait, on assiste à une diminution des emplois CDI sur l'ensemble des sites NTN-SNR du bassin annecien : l'effectif global est passé de 2 770 en juin 2008 à 2 629 actuellement ! Et pour rappel, en 2005 l'effectif était à 2847 salariés !

Cette chute des effectifs se fait alors que la situation économique de NTN-SNR est pourtant florissante et que 10 millions de dividendes viennent d'être versés aux actionnaires !

Cherchez l'erreur !

Carrefour - Vénissieux (Rhône)

Ecologie ? Surtout profits !

Brève
24/10/2011

Renault Trucks vient de mettre en service un camion de livraison 100% électrique, soi-disant écologique. Le groupe Carrefour est le premier à en bénéficier. Par souci écologique ? Non : un des dirigeants l'a clairement dit : dans les zones très habitées, les camions pourront livrer dès 5h au lieu de 7h, puisqu'il y aura moins de nuisances sonores.

Déjà, en décembre dernier, au moment des fêtes de fin d'année, plusieurs dizaines d'employés du magasin de Vénissieux avaient fait grève parce qu'on voulait leur imposer de mettre en rayon la nuit. Maintenant, ce sont les livreurs que Carrefour veut empêcher de dormir. Démolir la santé et la vie de famille des salariés, peu importe à tous ces dirigeants du moment que ça leur permet de gagner plus !

Renault Trucks - Vénissieux (Rhône)

Quand un patron affiche son mépris

Brève
17/10/2011

Les paroles du PDG de l'entreprise au micro de France Info ont suscité la colère dans l'usine, en particulier quand il affirme qu'il y a 12% d'absentéisme, « 12% de gens qui font des courses de vélos le dimanche et se déclarent malades le lundi : ce sont des voleurs ». Outre le fait que ses chiffres sont fantaisistes, le fait de traiter de « voleurs » les ouvriers victimes d'accidents, ou qui tombent malades à cause de l'augmentation des cadences, de la chasse aux temps morts, de l'usure prématurée et de la suppression de nombreux postes de reclassement pour les travailleurs handicapés, a été pris comme une véritable provocation.

Quant aux journées de chômage technique, nombreuses depuis 2008, qu'il qualifie de « chômage doré », tous ceux qui ont subi les pertes de salaire et la suppression de jours de congé pour le subventionner, ont apprécié. Sans parler des centaines d'intérimaires qui se sont retrouvés à la porte.

Ces déclarations sont révélatrices de la mentalité des dirigeants : pour eux, ceux qui font tourner l'entreprise sont des voleurs et les actionnaires qui empochent les dividendes de courageux entrepreneurs. Pourtant, les parasites, ce sont bien ceux qui s'enrichissent du travail des autres : de quoi donner envie de leur faire ravaler leur mépris.