Le Fontanil (agglomération grenobloise)

Non à la répresssion chez ONET !

Brève
12/07/2007

Mercredi 4 juillet, un délégué syndical CGT de l'entreprise de nettoyage ONET, s'est vu interdire par son patron, l'accès à son travail, à l'usine Schneider de cette ville. Depuis, il est en "mise à pied conservatoire, pour une éventuelle sanction pouvant aller jusqu'au licenciement". Son employeur lui reproche une altercation verbale avec une chef et une salariée, qui aurait conduit un cadre de Schneider à demander son renvoi de l'usine. Les salariés aimeraient bien voir un règlement aussi rapide quand il s'agit de chefs harceleurs !

Depuis un certain temps, ce délégué, dévoué et combatif, est victime de provocations de la part de sa hiérarchie. Il faut dire que chez ONET, se débarrasser des militants est une pratique courante.

C'est donc par solidarité que mardi 10 juillet, malgré la période de vacances, plusieurs dizaines de travailleurs, employés d'ONET mais aussi des militants CGT de Schneider et d'autres entreprises, se sont rassemblés devant l'usine. Ils marquaient aussi leur opposition à l'attitude hypocrite de Schneider, qui laisse une entreprise sous-traitante bafouer les lois sociales les plus élémentaires.

ONET n'en a pas fini avec ceux qui résistent et font respecter leurs droits.

Lyon

Les employés de SFR ne se laissent pas faire

Brève
02/07/2007

Depuis que SFR a annoncé la vente de trois de ses sites (Toulouse, Poitiers et Lyon), les employés manifestent chaque semaine dans ces trois villes.

A Lyon, le 14 juin ils ont défilé à 200 de la Part-Dieu jusqu'à la place Bellecour. La semaine d'après, ils ont organisé un barrage filtrant sur le quai Général de Gaulle dans le 6ème arrondissement. Et ils ont débrayé tous les jours.

Les employés de la SFR n'acceptent pas d'être vendus avec les meubles à d'autres patrons. Car ils craignent, à juste titre, de se retrouver avec des salaires et des conditions de travail dégradés, et aussi de voir une partie de leurs emplois menacés.

Lyon

Les heures sups : tout bénéfice pour le patronat

Brève
02/07/2007

Vendredi 29 juin, Sarkozy est venu vanter les heures supplémentaires auprès d'ouvriers du bâtiment à Lyon.

D'après la presse, il leur aurait dit : "Pas d'impôt, pas de fiscalité. C'est pour vous, c'est directement dans la poche. C'est pas bien ?"

Pour dire toute la vérité, il aurait fallu qu'il ajoute : "Pour les patrons, déchargés de cotisations sociales sur les heures supplémentaires, ce sera plein les poches. Et un trou de la Sécu qui s'agrandira. Mais pour le combler, on fera payer plus les ouvriers pour se soigner. On vous reprendra d'une main ce qu'on vous aura donné de l'autre. C'est pas bien pour les patrons ?"

Pour être féministe, l'UMP a du chemin à faire !

Brève
02/07/2007

Après avoir été filmé à son insu par TLM en train de qualifier Anne-Marie Comparini de "salope", le dirigeant de l'UMP Patrick Devedjian a dû lui faire des excuses.

Cependant, quand le Conseil régional Rhône-Alpes a voté une motion de soutien à Anne-Marie Comparini, qui est son ex-présidente, les élus FN et UMP se sont abstenus, à l'exception de quatre élues UMP qui l'ont votée.

On avait déjà pu juger du mépris de l'UMP pour les femmes lors des élections législatives : dans le Rhône, il n'a pas présenté une seule femme dans les 14 circonscriptions !

Rhône

Chauffeurs de bus en colère

Brève
28/06/2007

Les chauffeurs de bus de Connex Rhodalia (Veolia) de Saint-Fons ont fait une semaine de grève suite à une tentative d'incendie samedi 16 juin dans un bus de la ligne 101 (Lyon-Vienne via Givors-Grigny), invoquant leur droit de retrait.

Depuis des mois, ils avaient signalé à leur direction la nécessité et l'urgence de sécuriser les conducteurs et les usagers de cette ligne sur laquelle les incidents sont fréquents. Un bus avait déjà été incendié en décembre.

Mais la situation n'est guère meilleure sur les autres lignes sous-traitées à la Connex pour le département du Rhône et le Sytral.

Outre les incidents, les grévistes dénoncent la vétusté des bus, les conditions de travail et des salaires d'à peine 1000 euros. Face aux revendications, la direction n'a pas trouvé d'autre réponse que d'une part éviter de passer dans certains quartiers, ce qui pénalise les usagers, et d'autre part la mise à pied de grévistes. En l'absence de réponse à leurs problèmes, les conducteurs ont déposé un préavis de grève pour le 2 juillet.