Satolas - Corbas (Rhône-Alpes)

Grève à Cogedem-Conforama Distribution

Brève
14/11/2007

Les employés des plates-formes logistiques de Conforama, situées à Satolas (Isère) et Corbas (Rhône), qui sont environ 150, se sont mis en grève le 29 octobre pour 200 euros d'augmentation, une prime de transport, et l'intégration de la prime de rendement dans le salaire de base, entre autres. Leur grève a considérablement perturbé l'approvisionnement de nombreux magasins.

Après 11 jours de grève, la plupart des grévistes de Satolas ont repris le travail, la CGC ayant signé un accord prévoyant de verser les 120 euros de prime de productivité mensuels en salaire fixe, ce qui permettra d'avoir un salaire moins aléatoire.

Mais à Corbas, bien que les salariés soient bien moins nombreux, la grève s'est poursuivie avec la CGT. Car les grévistes estiment ne pas avoir obtenu l'augmentation de salaire fixe qu'ils demandaient et ils craignent, lors d'une probable fermeture de leur plate-forme et de leur transfert à Satolas, en 2008, d'avoir une perte financière, comme cela s'est déjà produit pour d'autres travailleurs transférés.

Dans bien des entreprises, les salaires de base sont très faibles et ce sont les primes qui permettent d'avoir un salaire un peu meilleur. Mais elles peuvent être réduites ou supprimées sous n'importe quel prétexte. Alors, au moment où tous les travailleurs voient les prix augmenter et le pouvoir d'achat se réduire, il est vital de vouloir s'assurer un salaire fixe permettant de vivre.

Roussillon (Isère)

Rhodia cesse de fabriquer le paracétamol

Brève
14/11/2007

Le 6 novembre, 300 travailleurs de Rhodia, venus de différents sites de la région Rhône-Alpes, ont envahi le CE, à Roussillon, pour protester contre le projet d'arrêt de la production du paracétamol dans cette usine, fin 2008, qui va entraîner 45 suppressions de postes, et au moins autant d'emplois indirects.

Rhodia est portant le seul producteur européen de cette molécule et l'un des premiers mondiaux, dont on ne peut pas dire que les besoins manquent ! Mais cette production ne rapporte plus assez pour les actionnaires du groupe, alors qu'importent les besoins...

Cet arrêt de production s'ajoute à des fermetures d'usines, d'ateliers, à la vente d'installations comme les Silicones, la mise en plate-forme de services préparant l'externalisation. Et de nouvelles installations, encore, sont menacées. Alors, il y a un ras-le-bol chez les salariés de Rhodia, qu'ils sont venus exprimer à Roussillon.

Vénissieux (Rhône)

A SETELEN, les travailleurs s'organisent, la direction recule

Brève
10/11/2007

Cette entreprise sous-traite les travaux des lignes de France Telecom. Après trois jours de grève, les travailleurs de SETELEN ont obtenu une prime de 150 euros et la réorganisation des élections professionnelles, car il n'y en avait pas eu depuis que l'entreprise est passée d'un effectif de moins de 200 à plus de 400 personnes. En plus, la direction accepte de discuter des qualifications et des conditions de travail.

Bien qu'étant dispersés par petites équipes sur des sites différents dans plusieurs départements, les travailleurs de SETELEN ont trouvé les moyens de se contacter, de s'organiser et de faire reculer leur direction.

Bellignat (Ain)

Vistéon : une fermeture scandaleuse

Brève
18/10/2007

La direction de Vistéon vient d'annoncer la fermeture complète de l'usine de Bellignat, dans l'agglomération d'Oyonnax, avec le licenciement des 145 travailleurs qui restaient sur le site.

En juin dernier, cet équipementier automobile avait décidé de transférer l'essentiel de la production (des panneaux de portes pour Renault et PSA) dans ses usines du Nord et de Franche-Comté. 148 travailleurs avaient alors été licenciés. Plusieus jours de grève et le blocage des chaînes de montage du groupe PSA avaient permis d'améliorer un peu les primes de départ mais il était clair pour beaucoup que la direction de Vistéon se préparait à fermer complètement le site. Il n'aura pas fallu attendre longtemps.

En réalité, ce plan de fermeture était prévu de longue date, des sommes avaient été provisionnées, un DRH a été recruté pour cela. Seuls les travailleurs de l'usine ont été les derniers informés.

Tout est scandaleux dans cette décision. Vistéon est un groupe mondial d'équipement automobile qui réalise des profits importants. Les carnets de commande sont pleins. Les travailleurs de Vistéon Rougegoutte en Franche-Comté et de la région lilloise devront produire plus, alors qu'une centaine d'emplois ont été supprimés un an avant à Rougegoutte. Et pour la Plastic Vallée d'Oyonnax, c'est une nouvelle catastrophe qui s'ajoute aux emplois déjà perdus ces dernières années, et aux menaces qui pèsent sur les travailleurs du groupe de jouets Smoby.

Tout cela pour enrichir les actionnaires de Vistéon, qui veulent faire travailler plus en étant moins nombreux, sans se soucier de l'avenir de ceux qu'ils mettent à la porte.

L'Isle-d'Abeau (Isère)

"HP et Sanmina tueurs d'emplois"

Brève
17/10/2007

Lundi 15 octobre s'est ouvert, à Vienne, le procès en prud'hommes de 325 ex-salariés de Sanmina contre Hewlett Packard et Sanmina.

En 2002, HP avait vendu son usine d'assemblage de l'Isle d'Abeau à Sanmina, dont HP était le seul donneur d'ordres. Le jour où les commandes de HP ont cessé, Sanmina a fermé l'usine et licencié, en juillet 2005, les 540 salariés. Aujourd'hui, un tiers seulement a retrouvé un emploi.

Les salariés licenciés estiment que la fermeture était programmée dès la vente, en 2002, et que HP a sous-traité leur licenciement, avec des indemnités plus faibles que celles qu'aurait pu verser HP. Ils demandent donc chacun entre 20 000 et 100 000 euros (suivant leur poste et leur situation) de dommages et intérêts, à Sanmina et HP.

C'est devenu une pratique courante pour les grands groupes de sous-traiter des licenciements, en vendant des entreprises, ou des secteurs d'entreprises à d'autres, qui ne seront pas tenus d'indemniser les salariés à la même hauteur. Mais personne n'est dupe, et surtout pas les licenciés, qui attaquent les deux groupes qu'ils estiment complices. Comme le disaient les pancartes du cortège se rendant au procès : "HP et sanmina tueurs d'emplois !".