Carrefour (Rhône)

Les travailleurs continuent à vouloir faire valoir leur droit

Brève
02/06/2010

En octobre 2008, les magasins Carrefour d'Ecully et Givors avaient été condamnés à 1,3 million d'euros d'amende pour avoir payé des salariés au-dessous du Smic, hors primes, car Carrefour intégrait une pause payée dans le calcul du Smic.

Mais Carrefour avait fait appel et vient d'être relaxé par le tribunal de police de Lyon, qui considère normal que le forfait pause soit inclus dans l'assiette du Smic ! Les dirigeants de Carrefour, parmi les plus riches du pays, vont pouvoir continuer à se croire tout permis.

Cependant, les syndicats qui avaient porté plainte disent vouloir se pourvoir en cassation. Et il y a toujours une requête devant les prud'hommes de la part de 200 salariés de Carrefour du Rhône et de l'Isère pour obtenir des rappels de salaires, car ils estiment avoir été payés au-dessous du Smic.

Lyon

Pour les automobilistes, c'est toujours plus cher

Brève
02/06/2010

Depuis le 1er juin, encore 10 000 places de stationnement sont devenues payantes à Lyon, ce qui porte à 33% la proportion de places payantes.

La municipalité dit vouloir réduire le nombre de voitures en circulation. Mais au lieu de construire des parkings gratuits et de multiplier les transports en commun bon marché, elle commence par faire payer les automobilistes, qui doivent débourser toujours plus pour l'essence, les horodateurs et les parkings de Lyon Parc Auto aux tarifs prohibitifs.

Marseille Centre

Quartiers populaires du centre de Marseille laissés à l'abandon.

Brève
31/05/2010

Le centre de Marseille a deux visages :

- celui des opérations d'aménagement Euroméditerranée, avec la rénovation de la gare, la construction du tramway et la réhabilitation de grandes avenues.

- celui des îlots des quartiers centraux qui restent très pauvres et qui sont laissés volontairement à l'abandon par les pouvoirs publics.

Dans ces îlots de pauvreté les rats se multiplient, au point que les habitants de certains immeubles n'osent plus laisser leurs enfants jouer dans les cours ou les escaliers. Des pétitions circulent contre cette prolifération.

L'entretien des rues (balayage, enlèvement des ordures) n'a rien à voir avec celui dont bénéficient les quartiers riches, ceux du sud de Marseille. Régulièrement dans le centre, des bâtiments insalubres et devenus très dangereux sont vidés de leurs occupants ; une fois murés ils se transforment pour de longues années en autant de foyers pour les rongeurs.

Les pouvoirs publics qui laissent les mains libres et aident les requins de l'immobilier ne font rien pour les gens pauvres qui vivent ici.

Centre de tri

Grève aux centres de Tri de Vitrolles et des Arnavants (Marseille)

Brève
31/05/2010

Depuis le 25 mai, les centres de tri de Vitrolles et des Arnavants, qui desservent une partie de Marseille et de son agglomération, sont en grève.

Avec les réductions d'effectifs, il manque 30 à 40 emplois dans chacun des deux centres, et la charge de travail est devenue insupportable. Des machines de tri qui nécessitent deux personnes pour fonctionner tournent avec une seule, les pressions de la hiérarchie se multiplient pour empêcher les travailleurs de prendre la moindre pause.

C'est pour obtenir les embauches nécessaires et des conditions de travail correctes que les postiers se sont mis en grève.

Hôpital du Vinatier - Bron (Rhône)

La prison à l'hôpital, ça passe mal

Brève
30/05/2010

Mardi 18 mai, la première des 22 UHSA prévues en France a ouvert à l'hôpital du Vinatier. Ce sont des services psychiatriques destinés aux détenus, car ils sont nombreux à être malades : un quart des détenus relèveraient de la psychiatrie. C'est à mettre en lien avec les 40 000 fermetures de lits qu'il y a eu sur 20 ans dans les hôpitaux psychiatriques du pays.

La direction, pour trouver des volontaires acceptant d'aller travailler "en prison", a dû promettre une prime de 234 € par mois. Mais, finalement, elle ne sera plus que de 117 €. Aussi le personnel de l'UHSA s'est mis en grève mardi 18 mai, jour de l'ouverture du service. Ils étaient au portail avec des tracts appelant l'ensemble du personnel à manifester le vendredi.

Ce jour-là une centaine d'agents hospitaliers étaient présents pour dénoncer, lors de l'inauguration par Bachelot et Alliot-Marie, les restrictions budgétaires et la stigmatisation des malades mentaux.