Marseille

Du vent pour les travailleurs, des cadeaux pour les patrons

Brève
08/05/2008

Les employés des ports continuent leur mouvement pour s'opposer à la privatisation des travaux portuaires. Privatisation qui d'après Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux transports, amènerait un fort investissement de l'État pour la modernisation des ports et ce qu'il appelle "une nouvelle gouvernance" qui permettrait aux patrons de faire travailler le personnel comme ils le voudraient ainsi que l'"unicité du commandement".Le résultat en serait, promet-il, un formidable développement des ports, ainsi que la création de 30 000 emplois.

Il y avait eu les mêmes promesses de création de milliers d'emplois en 1992 lors du changement de statut des dockers : en fait de 8000, le nombre des dockers est passé à la moitié, 4000 !

Donner carte blanche aux patrons ne peut qu'inquiéter les travailleurs : le nombre d'accidents et de morts au travail sur les ports est aujourd'hui important. Qu'en sera-t-il demain lorsque les patrons feront ce qu'ils voudront ?

Augmenter la rentabilité des ports, fadaises !

Tel quel , bien qu'il n'y ait eu depuis des années ni investissements en nouveaux matériels ni entretien suffisant des installations, le Port Autonome de Marseille ne fonctionne pas si mal puisque, entre janvier et la fin mars, le trafic, tous secteurs confondus, a progressé de 12 %.

Lyon

HCL en déficit : il faut donner des moyens aux hôpitaux !

Brève
08/05/2008

D'après les audits qui viennent d'être effectués sur les finances des Hospices Civils de Lyon, ils vivraient au-dessus de leurs moyens. Mais la réalité, c'est que les moyens accordés sont bien au-dessous des besoins !

Déjà aujourd'hui, les hôpitaux publics manquent de lits et de personnel. Mais avec ce que promettent le Directeur général des HCL et le Directeur de l'ARH (Agence régionale d'hospitalisation) cela va encore empirer.

Le nouveau financement "à l'activité" est fait pour favoriser les cliniques privées, qui ne font que ce qui est rentable, laissant aux hôpitaux publics tout ce qui est coûteux, sans le financement nécessaire. L'argent de la Sécurité sociale, au lieu d'être entièrement consacré aux malades, va de plus en plus dans les poches des actionnaires des cliniques privées.

La politique actuelle consiste à pousser les malades vers ces cliniques privées... s'ils peuvent payer les dépassements d'honoraires ! Pour les autres, il restera les délais d'attente des HCL, puisque les économies qu'on leur demande de faire vont encore réduire les possibilités de soigner, tout en aggravant les conditions de travail du personnel.

Beaucoup, aujourd'hui, n'ont déjà plus les moyens de se faire soigner, y compris parmi ceux qui travaillent et cotisent à la Sécurité sociale. Mais c'est la politique du gouvernement dans tous les domaines : prendre dans les poches des pauvres pour enrichir ceux qui n'en ont pas besoin.

Saint-Fons

Le traitement des déchets : ça rapporte aux actionnaires !

Brève
25/04/2008

Prochainement, à la limite de Feyzin et Saint-Fons, sur le site de Belle-Etoile, doit s'installer un centre de traitement de déchets d'équipements électriques et électroniques et de déconstruction de véhicules hors d'usage, par la société SITA France, qui promet la création d'une centaine d'emplois. Souhaitons que, pour ces travailleurs, SITA soit plus regardant sur les conditions de travail qu'elle ne l'est dans d'autres entreprises du groupe déjà existantes.

Mais, si le retraitement des déchets est utile à la collectivité, c'est surtout pour SITA une opération rentable. SITA va en effet profiter d'aides à l'installation et créer, pour partie, des "emplois aidés". Et, comme cette activité s'inscrit dans le cadre du pôle de compétitivité Axelera (dans lequel s'inscrivent aussi Rhodia, Arkema etc...), SITA va toucher des subventions de l'État, de la Région et du Grand Lyon.

Le groupe Suez, dont SITA est une filiale, n'est pourtant pas une PME en difficulté : il a déclaré officiellement 3,9 milliards de bénéfices pour l'année 2007. Une fois de plus, l'argent de la collectivité, qui aurait dû servir au fonctionnement des services publics, va passer dans les poches des actionnaires.

Quand l'argent public est mis au service des intérêts privés

Brève
22/04/2008

Le ministère de l'industrie et la région Rhône-Alpes devraient verser des aides à Renault Trucks, qui pourraient se monter à 7,5 millions d'euros. Cela pour poursuivre ses recherches sur le développement des véhicules hybrides.

Ce soutien financier a été attribué grâce à la labellisation de ce projet par le Pôle de compétitivité "Lyon Urban Trucks & Bus", projet qui irait, paraît-il, dans le sens du Grenelle de l'Environnement.

Tout est bon pour subventionner les entreprises privées, y compris qui font des bénéfices comme Renault Trucks, avec l'argent du contribuable, même quand il s'agit, au nom de l'environnement, de multiplier les transports en camions.

Lyon

Les uns s'enrichissent sur la santé des autres

Brève
07/04/2008

D'après la Caisse Primaire d'Assurance Maladie de Lyon, les remboursements des arrêts de travail dus à des accidents du travail ont augmenté de 18,7 % en 2007.

Ces accidents du travail touchent davantage les jeunes salariés. Et les accidents et maladies professionnelles sont plus fréquents dans le BTP, l'alimentation et les entreprises intérimaires. Les plate-formes téléphoniques sont également montrées du doigt pour les maladies psychiques.

Cette augmentation intervient malgré les réticences de bien des médecins à donner des arrêts maladie, et les pressions, dans certaines entreprises, pour accepter un poste "aménagé" au lieu de s'arrêter en cas d'accident du travail.

Mais ce n'est pas surprenant, avec l'augmentation des cadences, du stress, des heures supplémentaires qui aggravent la fatigue, du nombre d'intérimaires, plus vulnérables quand ils ne connaissent pas bien leur nouveau travail. Les salariés s'usent au travail, la Sécurité sociale aggrave son déficit... et les actionnaires empochent !