Toray - St-Maurice-de-Beynost (Ain)

Le cinéma et l'envers du décor

Brève
05/05/2010

A l'en croire, la direction de Toray, ce groupe japonais qui produit du film alimentaire, aurait investi 70 millions d'euros dans un atelier flambant neuf de son usine de l'Ain uniquement pour "pérenniser" les 460 emplois de l'usine !

C'est ce scénario grotesque qu'ont répété Queyranne, pour la Région, et Collomb, pour le Grand Lyon. Même Lagarde, ministre de l'économie, devait saluer "les investisseurs" avant de se désister au dernier moment, car trop occupée à boucler le plan d'austérité contre les travailleurs grecs.

Pas un mot sur le chantage aux collectivités locales pour qu'elles versent plus de 13 millions de subventions. Pas un mot sur le chantage aux salariés pendant des mois, en vain, pour essayer de leur imposer "la remise en cause des droits acquis contre le nouvel atelier". Pas un mot enfin sur les conditions de travail dans le nouvel atelier : 30% de précaires, des pressions accrues pour produire toujours plus et moins de 20 embauches au total.

Andrézieux-Bouthéon (Loire)

Encore une fermeture d'usine dans la Loire

Brève
03/05/2010

Il y a quelques jours était annoncée la fermeture de Kennametal, à Andrézieux-Bouthéon, près de Saint-Etienne, avec 59 suppressions d'emplois à la clef. Après Siemens à Saint-Chamond, Mavilor du groupe ThyssenKrupp à L'Horme, Sullair à Montbrison et Akers à Fraisses, il s'agit là encore d'une usine appartenant à un gros trust. Kennmetal est en effet numéro 1 mondial dans plusieurs secteurs de l'outillage industriel, avec un chiffre d'affaires annuel de 2,4 milliards de dollars.

Il est intolérable que des groupes richissimes profitent de la crise pour licencier des travailleurs, fermer des sites et ruiner un peu plus des régions qui, comme la Loire, sont déjà touchées durement par le chômage.

CAF - Lyon

Souriez, vous êtes filmés

Brève
03/05/2010

La CAF de Lyon vient de refaire ses locaux d'accueil ; ils sont maintenant flambant neuf. Tant mieux.

Mais pour la direction de cette institution, les classes laborieuses doivent apparemment être des classes dangereuses, puisque 23 caméras de surveillance y ont été installées, dont 3 dans les bureaux d'accueil social. Ces caméras ne doivent prendre, paraît-il, que des images et pas de son. Mais personne ne sait par qui elles seront visionnées. Et en tous cas, tous ceux qui viendront raconter leurs problèmes ou leurs soucis seront filmés.

Quant à imaginer que la violence, quand elle existe, peut être générée par l'attente due au fait que le personnel est surchargé, ou par la dégradation des conditions de vie, cela n'est pas à l'ordre du jour.

Sullair - Montbrison (Loire)

Les salariés ont eu raison de se battre

Brève
01/05/2010

Les travailleurs de Sullair étaient en lutte depuis l'annonce de la fermeture de l'établissement, qui fabrique des compresseurs. Sullair est pourtant un puissant trust, au chiffre d'affaires de 600 millions de dollars par an, et l'usine de Montbrison était bénéficiaire.

Au bout de cinq semaines de grève, les 112 travailleurs n'ont pas réussi à empêcher la fermeture du site, mais ils ont obtenu de ne pas partir sans rien : ils recevront des primes supra-légales de licenciement allant de 30 000 à 50 000 euros.

Mais pour cela, il leur aura fallu des semaines de mobilisation, la séquestration du dirigeant pendant près de deux jours, des manifestations et même récemment la destruction de compresseurs pour que le groupe accepte enfin de leur donner ce qui leur était dû.

Gérard Collomb, maire de Lyon

Choisir son camp...

Brève
23/04/2010

Gérard Collomb, après avoir soutenu Georges Frêche et ses dérapages, prétend maintenant se singulariser à gauche en se prononçant pour le report de l'âge de la retraite au-delà de 60 ans.

Mais s'il pense être original en défendant la politique du patronat, c'est raté : on a déjà vu ça chaque fois que le PS a été au gouvernement.