Renolift - Meyzieu (Rhône)

Ils ont du mal à lâcher l'argent

Brève
14/07/2010

En février, les salariés licenciés de Renolift s'étaient battus pour obtenir une prime supralégale de 8 000 € de la part des groupes Ruget et Schindler, propriétaires actuel et passé de l'entreprise qui fermait.

Cette prime, obtenue après avoir obligé trois dirigeants à une longue nuit de réflexion, n'était qu'une mince compensation pour ces 103 travailleurs qui perdaient leur emploi et leur revenu.

Et pourtant, ils ne l'ont toujours pas touchée : 2 000 € seulement leur ont été versés pour l'instant ! Alors, les ex-salariés ont piqué un coup de colère et promis une nouvelle action s'ils ne touchaient pas leur dû rapidement.

Lyon Biopôle

Une entreprise qui rapporte

Brève
14/07/2010

Anne-Marie Idrac, la secrétaire d'Etat chargée du commerce extérieur, est venue à Lyon féliciter les entreprises pharmaceutiques du pôle de compétitivité Lyon Biopôle pour leurs bons résultats.

Ces entreprises pharmaceutiques, qui font de larges bénéfices au détriment des malades et de la Sécurité sociale, tout en licenciant, pour certaines comme Sanofi-Aventis, ont droit en plus, grâce au pôle de compétitivité, aux largesses de l'Etat et des collectivités locales.

Cela mérite bien les encouragements d'un gouvernement qui s'emploie à permettre aux riches de s'enrichir toujours davantage et aux pauvres de s'appauvrir.

Hôpitaux publics

Canicule ou pas, difficile de se faire soigner

Brève
14/07/2010

Dans la région, la canicule n'a pas encore atteint la gravité de celle de 2003, mais elle est bien là. Roselyne Bachelot se veut rassurante en prétendant qu'il n'y a rien à craindre car, selon elle, les hôpitaux publics seraient prêts à faire face.

Cela n'a rien à voir avec la réalité. Car si, aux HCL à Lyon, il y a en pourcentage moins de lits fermés en juillet-août qu'en 2009 (environ 20%), dans les faits il y a de moins en moins de lits à cause des suppressions de personnel et des fermetures de lits qui s'ajoutent, année après année.

Les hôpitaux sont de moins en moins aptes à faire face à des événements graves. Mais c'est aussi toute l'année qu'il est de plus en plus difficile de s'y faire soigner. L'entreprise de démolition des hôpitaux publics à laquelle se livre le gouvernement est une véritable catastrophe pour la santé des plus démunis.

Hospices Civils de Lyon

Suppressions de primes aux HCL : halte au vol !

Brève
12/07/2010

Pour faire des économies et tenter de combler leur déficit, les Hospices Civils de Lyon (HCL) ont décidé de supprimer un certain nombre de primes (dont l'indemnité de nuit) à tous les nouveaux agents arrivant sur des postes concernés par ces primes, ce qui représente jusqu'à 300 € de perte mensuelle pour la seule prime de nuit.

Pour l'instant, cette diminution de salaire ne concerne que les nouveaux arrivants de nuit, mais il est à craindre que cette attaque brutale ne se généralise à tout le personnel de nuit. D'autres primes seraient également dans le collimateur comme la prime annuelle de service.

Les personnels de nuit, fort d'une délégation de 250 personnes, ont envahi mercredi 30 juin le Comité Technique d'Etablissement des HCL pour exprimer directement devant la direction leur indignation devant de telles mesures et leur détermination à s'y opposer.

Les hospitaliers ne sont nullement responsables du déficit des HCL : c'est le gouvernement qui ne donne pas aux hôpitaux des budgets suffisants pour leur fonctionnement. Ce n'est pas à eux d'en faire les frais !

SNCF - Lyon

Des dysfonctionnements pas dus au hasard

Brève
30/06/2010

Lundi 28 juin, en début d'après-midi, une locomotive tombée en panne en gare de la Part-Dieu a entraîné des retards de 10 minutes à 2h15 pour 150 TER, 80 TGV ou Téoz et 27 trains de fret ! Avec tous les inconvénients pour les centaines de voyageurs bloqués en gare.

La direction de la SNCF met en cause la nouvelle commande régionale centralisée du réseau (aiguillages), dont le fonctionnement n'est pas encore maîtrisé, et pour laquelle les syndicats de cheminots dénoncent une formation insuffisante.

Mais pour les usagers des transports, les pannes, retards et trains supprimés n'ont rien d'exceptionnel. C'est même leur quotidien. Car à force de supprimer du personnel et de réduire l'entretien du matériel, les dysfonctionnements se multiplient à la SNCF.