Firminy (Loire)

Aubert et Duval

Brève
18/05/2009

Cette entreprise de mécanique lourde annonce du chômage partiel pour ses 300 salariés (sur 3 500 en France) après les avoir obligés à prendre leurs RTT et leurs congés. Comment va-t-elle les indemniser, alors que les patrons débordent d'euros de partout ?

Aubert et Duval a un trésor de 1,2 milliard d'euros, et a versé 150 millions d'euros de dividendes à ses actionnaires en 2008.

Ils doivent donc indemniser le chômage partiel à 100 %.

Vallée de l'Arve (Haute Savoie)

Tourner autour du pot

Brève
18/05/2009

L'industrie du décolletage, la principale de cette vallée, est en pleine crise et les mesures de chômage partiel et de licenciements se sont multipliées ces dernières semaines.

Mais certains, qui prétendent aider ces industries, tournent autour du pot. Le gouvernement vient de nommer un "Commissaire à la réindustrialisation". Une de ses premières propositions : mettre des ingénieurs en formation. Mais ce n'est pas le problème pour ces salariés-là, qui semblent très bien formés. De son côté, le Conseil général de Haute-Savoie se fend d'une nouvelle subvention au pôle de compétitivité "Arve Industries", pôle qui n'a servi qu'à syphonner des aides publiques vers les intérêts privés.

Il reviendra donc aux travailleurs, de la Vallée ou pas, de se battre pour une vraie solution : que les donneurs d'ordre, les grands groupes de l'automobile ou des travaux publics, puisent dans leurs réserves pour payer à 100 % des travailleurs

Agglomération d'Annecy

Grève à la SNR contre les 0%

Brève
12/05/2009

Du mardi 5 au lundi 11 mai, une grève a touché cette entreprise de roulements. La direction avait osé annoncer 0 % sur les salaires pour 2009, en augmentation générale comme en augmentations individuelles. Les travailleurs ne l'ont pas accepté : un mouvement de grève, parti d'un atelier du site d 'Annecy, s'est étendu à trois autres sites de la SNR. La direction a eu la visite des grévistes qui ont marché sur ses moquettes, ce qui n'était pas arrivé depuis vingt ans.

Le mouvement, minoritaire, mais très combatif, ne s'est pas étendu à partir du lundi 11 et les grévistes ont repris le travail, très contents d'avoir montré leur colère et leur force.

Lyon

Les conséquences de la politique sécuritaire du gouvernement

Brève
06/05/2009

Dimanche 3 mai, les détenus des vieilles prisons St Paul - St Joseph de Lyon ont été transférés dans une prison neuve, en banlieue, à Corbas. Ils ne regretteront probablement pas les vieux bâtiments vétustes. Mais certains soulignent le risque de manque de contacts humains, d'autant plus que le personnel reste insuffisant.

Car la surpopulation ne va pas disparaître. A St Paul - St Joseph, il y a eu jusqu'à 800 détenus pour 364 places. Et dans la nouvelle prison, prévue pour 690 places, on a installé des lits superposés dans des cellules prévues initialement pour une seule personne, afin de pouvoir loger 930 détenus.

C'est la situation de la plupart des prisons, comme St Quentin-Fallavier, où il y a 264 détenus pour 192 places ; et il y en a eu jusqu'à 350 pendant l'hiver.

C'est ce que dénoncent les gardiens qui, actuellement, manifestent et bloquent les entrées et les sorties de certaines prisons. Car avec de telles conditions, la tension monte, ce qui aggrave les conditions de vie pour les détenus et les conditions de travail pour les gardiens.

En réponse, le gouvernement leur a envoyé la police et les gaz lacrymogènes, pendant que le ministre du budget affirmait qu'il n'était pas question d'augmenter le budget de l'Administration pénitentiaire. La politique sécuritaire du gouvernement entraîne le surpeuplement, mais il réprime ceux qui en dénoncent les conséquences.

Grenoble, Echirolles

Une gifle pour les patrons de Caterpillar

Brève
28/04/2009

Ce lundi 27 avril, les travailleurs de Caterpillar ont entamé leur septième semaine de lutte par la grève. Après une période de chômage partiel, ce sont plus de 60 % des travailleurs qui ont suivi ce mot d'ordre, montrant ainsi qu'ils ne se laissaient pas impressionner par les manoeuvres de la direction.

Leur mobilisation a créé les conditions pour que le Tribunal de Grande Instance de Grenoble rejette ce jour même le recours de la direction contre le Comité d'entreprise. Le tribunal ordonne la reprise des négociations avec les représentants syndicaux dans les quinze jours afin d'achever les négociations autour du plan social.

Cette décision est clairement une victoire pour les travailleurs en lutte. Elle ne peut que les encourager à poursuivre leur combat pour des revendications plus que légitimes, dont la levée des sanctions menaçant 22 d'entre eux sous le prétexte d'entrave à la liberté du travail. Cette accusation d'entrave à la liberté du travail est d'un cynisme écoeurant alors que les travailleurs de Caterpillar luttent contre un plan de licenciement massif.