Tarascon

Les mauvais coup se préparent en été

Brève
21/08/2008

Linpac, filiale d'un grand groupe anglais fabricant des barquettes et des emballages est en passe de fermer.

C'est pendant les vacances que les employés ont appris la nouvelle. 130 salariés vont se retrouver à la rue à Tarascon. Certains ouvriers ont rappelé que depuis des années il y avait un gel des salaires et que la productivité avait fortement augmenté ; les gains ont été considérables.

Cela ne semble pas suffire aux patrons qui ferment l'usine, jettent à la rue une bonne centaine de salariés au nom du profit.

Pierre-Bénite (Rhône)

Les travailleurs de Kemira s'opposent aux projets de la direction

Brève
28/07/2008

Il y a à peine plus d'un an, l'usine Arkema de Pierre-Bénite a vendu une partie de ses productions au trust finlandais Kemira. Ce qui fait qu'une vingtaine de salariés d'Arkema ont changé de patron. Kemira s'était engagé à maintenir rémunérations et organisation du travail.

Mais en juin, la direction de Kemira a remis tout cela en cause. Conséquences : une perte de rémunération allant jusqu'à 500 euros par mois, le non-renouvellement des intérimaires et même le probable licenciement de deux travailleurs.

Les salariés de Kemira se sont aussitôt mis en grève totale. Après 15 jours d'arrêt de la production, la direction de Kemira a accepté de revoir partiellement son projet.

Tout n'est pas réglé, loin s'en faut. La grève est suspendue jusqu'à nouvel ordre et les travailleurs restent attentifs !

Lyon

"C'est moi qui compte"

Brève
14/07/2008

Dans un entretien publié par le quotidien "Le Progrès de Lyon", Paul Berliet, ancien PDG des usines portant son nom (devenues depuis Renault Trucks), répond à la question : "Qu'est - ce qu'un bon ouvrier pour un bon patron ?" "Pour moi, le bon ouvrier, d'abord, il pense et fait ce qu'il veut en dehors de l'entreprise. Mais dans l'entreprise, c'est moi qui compte."

Voilà un ex-exploiteur qui ne cache pas ses conceptions. Il ne faisait certainement pas tant le fier durant les grèves de mai 68.

En tout cas, lui et ses successeurs devraient se rappeler que, les mêmes causes produisant les mêmes effets, ils pourraient revoir des moments où celui qui "compte" ne serait pas le patron, mais l'ouvrier.

Bellegarde (Ain)

Lafuma : "fournisseur officiel de chômeurs"

Brève
03/07/2008

Les salariés de l'usine Eider à Eloise, près de Bellegarde dans l'Ain, se battent depuis la mi-juin pour sauver leurs emplois.

Le 12 juin, Lafuma rachetait l'entreprise de vêtements de montagne Eider, avec des paroles rassurantes sur l'avenir de l'usine. Moins de deux semaines plus tard, le PDG du groupe annonçait le licenciement de 47 salariés, la mutation de 40 autres dans des usines du groupe en Haute-Savoie, et la fermeture complète du site d'ici la fin de l'année 2008.

Lafuma a profité des difficultés annoncées de Eider pour racheter la marque et les brevets. Puis, dans le secret de ses bureaux, sa direction a décidé de regrouper la production des vêtements d'hiver sur quelques sites, au mépris des salariés et des conséquences pour le bassin de Bellegarde déjà fortement touché par le chômage.

Lafuma, qui a réalisé l'an dernier près de 10 millions d'euros de bénéfices, aurait largement les moyens de conserver tous les emplois. Mais, comme le disent les grévistes, "Lafuma habille les sportifs et déshabille les salariés".

Lyon

Un exemple à suivre

Brève
08/06/2008

Fin mai, des services de l'hôpital Henry Gabrielle à Saint-Genis-Laval, où se font les réadaptations, étaient en grève. Ils réclamaient des effectifs supplémentaires. Car les patients qui viennent de l'hôpital Neurologique arrivent au bout de 5 jours au lieu de 10 auparavant, ce qui rend la charge de travail de plus en plus lourde.

La grève partie d'un service s'est propagée à d'autres services. Un virus qui pourrait atteindre d'autres hôpitaux des HCL.